porte

Publié le 13 Septembre 2012

L'on raconte qu'aux temps anciens il était un pauvre vieux qui s'entêtait à vivre et à attendre la mort tout seul dans sa masure. Il habitait en dehors du village. Et jamais il n'entrait ni ne sortait, car il était paralyse. On lui avait traine son lit prés de la porte, et cette porte, il en tirait la targette a l'aide d'un fil. Or ce vieux avait une petite fille, a peine au sortir de d'enfance, qui lui apportait tous les jours son déjeuner et son diner. Aicha venait de l'autre bout du village, envoyée par ses parents qui ne pouvaient eux-mêmes prendre soin du vieillard.

La fillette, portant une galette et un plat de couscous, chantonnait à peine arrivée :

Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! Et le grand-père répondait :

Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille !

La fillette heurtait l'un contre l'autre ses bracelets et il tirait la targette. Aicha entrait, balayait la masure, serait le lit. Puis elle servait au vieillard son repas, lui versait a boire. Apres s'être longuement attardée prés de lui, elle s'en retournait, le laissant calme et sur le point de s'endormir. La petite fille racontait chaque jour à ses parents comment elle avait veille sur son grand-père et ce qu'elle lui avait dit pour le distraire. L'aïeul aimait beaucoup a la voir venir.

Mais un jour, l'Ogre aperçut l'enfant. Il la suivit en cachette jusqu’à la masure et l'entendit chantonner :

Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba ! Il entendit le vieillard répondre

Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille !

L'Ogre se dit ; "J'ai compris. Demain je reviendrai, je répéterai les mots de la petite fille, il m'ouvrira et je le mangerai !"

Le lendemain, peu avant que n'arrive la fillette, L'Ogre se présenta devant la masure et dit de sa grosse voix"

Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !

Sauve-toi, maudit ! lui répondit le vieux. Crois-tu que je ne te reconnaisse pas ?

L'Ogre revint à plusieurs reprises mais le vieillard, chaque fois, devinait qui il était. L'Ogre s'en alla finalement trouver le sorcier.

Voici, lui dit-il, il y a un vieil impotent qui habite hors du village. Il ne veut pas m'ouvrir parce que ma grosse voix me trahit. Indique-moi le moyen d'avoir une voix aussi fine, aussi claire que celle de sa petite fille.

Le sorcier répondit :

Va, enduis-toi la gorge de miel et allonge-toi par terre au soleil, la bouche grande ouverte. Des fourmis y entreront et racleront ta gorge. Mais ce n'est pas en un jour que ta voix s'éclaircira et s'affinera !

L'Ogre fit ce que lui recommandait le sorcier ; il achetait du miel, s'en remplit la gorge et alla s'étendre au soleil, la bouche ouverte. Une armée de fourmis entra dans sa gorge.

Au bout de deux jours, l'Ogre se rendit a la masure et chanta

Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !

Mais le vieillard le reconnut encore.

Eloigne-toi, maudit ! lui cria-t-il. Je sais qui tu es.

L'Ogre s'en retourna chez lui.

Il mangea encore et encore du miel. Il s'entendit de longues heures au soleil. Il laissa des légions de fourmis aller et venir dans sa gorge. Le quatrième jour, sa voix fut aussi fine, aussi claire que celle de la fillette. L'Ogre se rendit alors chez le vieillard et chantonna devant sa masure :

Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !

Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille ! répond l'aïeul.

L'Ogre s'était muni d'une chaine ; il la fit tinter. La porte s'ouvrit. L'Ogre entra et dévora le pauvre vieux. Et puis il revêtit ses habits, prit sa place et attendit la petite fille pour la dévorer aussi.

Elle vint, mais elle remarqua, des qu'elle fut devant la masure, que du sang coulait sous la porte. Elle se dit : "Qu'est-il arrive a mon grand-père ?"

Elle verrouilla la porte de l'extérieur et chantonna

Ouvre moi la porte, o mon père Inoubba, o mon père Inoubba !

L'Ogre répondit de sa voix fine et claire :

Fais sonner tes petits bracelets, o Aicha ma fille !

La fillette qui ne reconnut pas dans cette voix celle de son grand-père, posa sur le chemin la galette et le plat de couscous qu'elle tenait, et courut au village alerter ses parents.
L'Ogre a mangé mon grand-père, leur annonça-t-elle en pleurant. J'ai ferme sur lui la porte. Et maintenant qu'allons-nous faire ?

Le père fit crier la nouvelle sur la place publique. Alors, chaque famille offrit un fagot et des hommes accoururent de tous cotes pour porter ces fagots jusqu'a la masure et y mettre le feu. L'ogre essaya vainement de fuire. Il pesa de toute sa force sur la porte qui résista. C'est ainsi qu'il brula.

L'année suivante, à l’ endroit même ou l'Ogre fut brule, un chêne s'élança. On l'appela le "Chêne de l'Ogre". Depuis, on le montre aux passants.

Mon conte est comme un ruisseau, je l'ai conté à des Seigneurs.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #inoubba, #ogre, #pere, #petits, #porte

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Publié le 13 Septembre 2012

Aden était le plus entêté d’entre les hommes et Nouya la plus obstinée d’entre les femmes, que je sois puni si je mens ! Un jour qu’ils étaient tous les deux à table, assis devant un succulent méchoui, ils s’aperçurent que la porte de la maison était ouverte.


- Va donc la fermer, dit Aden.


-Ferme-la toi-même, répliqua Nouya.


- Je suis le mari et toi la femme, insista Aden.


- C’est moi qui depuis ce matin, travaille dans la maison, donne à manger aux animaux et a fait la cuisine dont tu te lèches les doigts.


- C’est bon, le premier qui ouvrira la bouche pour parler, celui-là ira fermer la porte.


Néanmoins, comme Nouya était encore plus obstinée que bavarde, elle garde le silence et les époux se remirent au plat de méchoui sans échanger une parole, tandis que la porte demeurait ouverte.


Or, un chien qui passait entra dans la maison, nul ne se levant pour le chasser, il flaira le bon plat et se mit à le manger. Les époux demeuraient silencieux. Quand l’animal eut fini, ne laissant au fond du plat que l’os de la jambe du mouton, Nouya prit cet os et l’attacha à la barbe de son mari ; aussitôt le chien se précipita et tira sur l’os, et, en même temps sur la barbe d’Aden.


- J’aime mieux aller fermer la porte, dit Aden.

 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #aden, #ferme, #maison, #nouya, #porte

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois un padischah à qui l’envie prit de parcourir son empire. Un jour qu’il marchait dans la campagne, il vit au loin un ruisseau et au bord un homme à la longue barbe blanche qui des ciseaux à la main, paraissait couper quelque chose. Il s’approcha et demanda au vieillard ce qu’il faisait.

 

- Je coupe le destin des hommes, et je le jette au ruisseau qui l’emporte au fleuve de vie.

 

Le padischah trouva la réponse étrange.

 

- Eh ! dit-il regarde donc un peu quel est l’avenir de ma fille. Car il avait une fille unique.

 

- Je viens justement de le couper et de le lancer dans le courant, dit le vieillard.

 

- Et quel est-il ?

 

- Le destin de ta fille, c’est le berger qui fait paître ses chèvres sur la colline que tu vois là-bas.

 

Le padischah alla jusqu’à la montagne et lia connaissance avec le berger. Il lui proposa de lui acheter ses chèvres et lui en offrit mille pièces d’or. Comme le berger ne consentait pas à vendre son troupeau, il lui offrit de lui donner une caisse de pièces d’or à la seule condition de porter une lettre au vizir du padischah dans la capitale. Le berger accepta et le padischah resta pour garder les chèvres jusqu’à son retour. La lettre contenant ces simples mots : « tuez le porteur de cette lettre et qu’à mon retour tout soit terminé ».

 

Le berger cependant avait suspendu la lettre à son cou pour ne pas la perdre et était parti. Quand il arriva à la capitale, il était si fatigué qu’il se coucha sous un arbre qui se trouvait en face du palais royal et s’endormit. Or la fille du roi, qui regardait par la fenêtre, aperçut le berger et vit aussi la lettre qu’il portait attachée à son cou. Curieuse de savoir ce que contenait cette lettre, elle envoya une servante chargée de la prendre sans réveiller le dormeur et de la lui apporter. Quand elle eut lu la lettre, la fille du padischah, pleine de sympathie pour le jeune et beau garçon, écrivit un autre billet qui disait : « lavez et purifiez le porteur de cette lettre et mariez-le à ma fille. Que tout soit terminé à mon retour. » Puis elle la scella du sceau royal et la fit remettre à la place de l’autre par la servante.

 

Le berger s’éveillant enfin, porta la lettre au vizir. Celui-ci stupéfait à cette lecture, mais que faire ? On ne discute pas l’ordre du padischah. Et tout fut accompli come il avait été prescrit.

A ce moment le padischah revint. De loin il entendit de sons de flûte et de tambour et demanda ce qui se passait.

 

- Ce sont les noces de la fille du padischah, lui dit-on.

 

Le padischah se précipite, fait appeler son vizir et le somme de s’expliquer. Mais en voyant la lettre et en comprenant la supercherie, il se rappela la prédiction du vieillard.

Néanmoins, plus que jamais résolu à se défaire de son gendre, il lui confie une nouvelle lettre en lui ordonnant de la porter le lendemain matin, dès le lever du jour, au fondeur de chandelles. En même temps il ordonnait à ce dernier de précipiter tout vif dans la chaudière l’homme qui viendrait à lui le lendemain matin avant l’aube. Et cela sans même chercher à le reconnaître et dès qu’il ouvrirait la porte.

Le lendemain notre berger se lève de bonne heure pour aller porter la lettre, mais sa femme ne veut pas le laisser partir si tôt, et elle le prie d’attendre un peu, pour prolonger encore leurs moments de bonheur. Quand il se lève de nouveau pour partir, elle lui offre du café et ainsi le temps s’écoule. Le jour est désormais levé. Enfin le padischah, ne pouvant contenir son impatience de savoir comment son ordre avait été exécuté, se précipite chez le fabricant de chandelles et y arrive avant le berger. A peine la porte ouverte, il est saisi et jeté tout vif dans la chaudière, tant il est vrai que chacun tombe dans le puits qu’il a lui-même creusé.

Quant au berger, époux de la fille unique du padischah, il monta sur le trône et ils vécurent de longues années de bonheur…

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #berger, #fille, #lettre, #padischah, #porte

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Publié le 13 Septembre 2012

en hongrois: Tessék kopogni! ("veuillez frapper")

 

Albanais: " Trokitni para se të hyni !"

 

en turc c'est : girmeden once kapiyi çaliniz ou girmeden once kapiya vurunuz ,la deuxième phrase est peut être plus courante.

 

en Allemagne : bitte anklopfen

 

en italien: "bussare prima di entrare"

 

En Sard: Sardu-campidanesu: Dubbài innantis de imbucai.

Sardu-logudoresu: Tzocare inanntis de imbucare.

 

gallois: Curwch (ar) y drws cyn dod i mewn

 

Hindi: Andeur aané ké paheulé, darwazaa pé khate-khatié
(Traduction mot à mot: A l'intérieur venant de avant, porte sur faire le son de frapper)

 

En Tamil: oullé nouyèyime moune kadeuvèy tattavoume

(Traduction mot à mot: à l'intérieur entrant avant la porte frapper)

 

romani marav an udar : frapper a la porte

 

en polonais "prosimy pukać"

 

Espagnol: Llame antes de entrar

Mais, de manière plus impersonnelle on peut voir également sur une porte: "llamar antes de entrar" ce qui équivaut à "frapper avant d'entrer".

 

En Basque : sartzen aurretik atea jo

 

En Vietnamien : trước khi vào nhà, đập cửa đi

 

Ce que Kajtek a proposé en polonais, c'est très gentil. Dans des bureaux, sur les portes, vous auriez trouvé plutôt: "Pukać przed wejściem!" qui est plus catégorique.

 

en bulgare : чукнете преди да влезнете

et ça se dit à la française [tchouknètè prèdi da vlèznètè]

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #entrer, #frappez, #mot, #porte, #traduction

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Publié le 13 Septembre 2012

en hongrois: Tessék kopogni! ("veuillez frapper")

 

Albanais: " Trokitni para se të hyni !"

 

en turc c'est : girmeden once kapiyi çaliniz ou girmeden once kapiya vurunuz ,la deuxième phrase est peut être plus courante.

 

en Allemagne : bitte anklopfen

 

en italien: "bussare prima di entrare"

 

En Sard: Sardu-campidanesu: Dubbài innantis de imbucai.

Sardu-logudoresu: Tzocare inanntis de imbucare.

 

gallois: Curwch (ar) y drws cyn dod i mewn

 

Hindi: Andeur aané ké paheulé, darwazaa pé khate-khatié
(Traduction mot à mot: A l'intérieur venant de avant, porte sur faire le son de frapper)

 

En Tamil: oullé nouyèyime moune kadeuvèy tattavoume

(Traduction mot à mot: à l'intérieur entrant avant la porte frapper)

 

romani marav an udar : frapper a la porte

 

en polonais "prosimy pukać"

 

Espagnol: Llame antes de entrar

Mais, de manière plus impersonnelle on peut voir également sur une porte: "llamar antes de entrar" ce qui équivaut à "frapper avant d'entrer".

 

En Basque : sartzen aurretik atea jo

 

En Vietnamien : trước khi vào nhà, đập cửa đi

 

Ce que Kajtek a proposé en polonais, c'est très gentil. Dans des bureaux, sur les portes, vous auriez trouvé plutôt: "Pukać przed wejściem!" qui est plus catégorique.

 

en bulgare : чукнете преди да влезнете

et ça se dit à la française [tchouknètè prèdi da vlèznètè]

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #entrer, #frappez, #mot, #porte, #traduction

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