Publié le 13 Septembre 2012
- Va donc la fermer, dit Aden.
-Ferme-la toi-même, répliqua Nouya.
- Je suis le mari et toi la femme, insista Aden.
- C’est moi qui depuis ce matin, travaille dans la maison, donne à manger aux animaux et a fait la cuisine dont tu te lèches les doigts.
- C’est bon, le premier qui ouvrira la bouche pour parler, celui-là ira fermer la porte.
Néanmoins, comme Nouya était encore plus obstinée que bavarde, elle garde le silence et les époux se remirent au plat de méchoui sans échanger une parole, tandis que la porte demeurait ouverte.
Or, un chien qui passait entra dans la maison, nul ne se levant pour le chasser, il flaira le bon plat et se mit à le manger. Les époux demeuraient silencieux. Quand l’animal eut fini, ne laissant au fond du plat que l’os de la jambe du mouton, Nouya prit cet os et l’attacha à la barbe de son mari ; aussitôt le chien se précipita et tira sur l’os, et, en même temps sur la barbe d’Aden.
- J’aime mieux aller fermer la porte, dit Aden.
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