Publié le 13 Septembre 2012
Le vaincu de Jôpou sortit de sa ville avec son écuyer et avec les femmes et les enfants de sa cité, et il vint au devantde Thoutîyi. Il le prit par la main et il l'embrassa et il le fit entrer dans son camp; mais il ne fit pas entrer lescompagnons de Thoutîyi et leurs chevaux avec lui. Il lui donna du pain, il mangea et il but avec lui, il lui dit enmanière de conversation :
« La grande canne du roi Manakhpirîya, comment est-elle ? »
Or, Thoutîyi, avant d'entrer dans le camp de la ville de Jôpou, avait pris la grande canne du roi Manakhpirîya, il l'avaitcachée dans le fourrage, et il avait mis le fourrage dans les mannes, et il les avait disposées comme on fait lesmannes de fourrage de la charrerie d'Égypte.
Qr, tandis que le vaincu de Jôpou buvait avec Thoutîyi, les gens qui étaient avec lui s'entretenaient avec lesfantassins de Pharaon, et ils buvaient avec eux. Et après qu'ils eurent passé leur heure à boire, Thoutîyi dit auvaincu de Jôpou :
« S'il te plaît tandis que je demeure (avec les femmes et les enfants de ta cité à toi, qu'on fasse entrer mescompagnons avec leurs chevaux pour leur donner la provende, ou bien qu'un Apourou coure à l'endroit où ilssont. »
On les fit entrer, on entrava les chevaux, on leur donna la provende, on trouva la grande canne du roi Manakhpirîya, on alla le dire à Thoutîyi.
La manière dont le prince de Radimâ reçut le héros du conte, et, d'une manière générale, l'accueil que trouvaientles Égyptiens, exilés ou simplement émigrés, auprès des petits cheikhs asiatiques.
Il est probable que la canne avait quelque vertu magique cela expliquerait le désir que le prince éprouve de laposséder, sans doute dans l'espoir qu'elle le rendrait invincible.
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