deesse

Publié le 13 Septembre 2012

 

Japonais :
Déesse : megami.
Source : moto.
Pas de pluriel en japonais.

 

en espagnol :
déesse : diosa
sources : fuentes
déesse des sources : diosa de las fuentes

en anglais :
déesse : goddess
sources : origins
déesse de sources : goddess of the origins

 

Pour l'anglais,"sources" se dit "origins" et donc c'est "goddess of the origins".

 

Slovaque:
Déesse des sources -- Bohyňa prameňov

 

Italien :
Déesse : Dea.
Source : sorgente.
Déesse des sources : Dea delle sorgenti.
Déesses des sources : Dee delle sorgenti.

 

TCHEQUE
Déesse des sources -- Bohyně pramenů (pareil sing/plur)

 

Latin : fontium dea

 

hongrois: déesse = istennő, sources = források
déesse des sources = a források istennője

 

en breton :
déesse : doueez
source : mammenn
déesse des sources : doueez ar mammennou

 

En Coréen :
déesse : (yeoshin)
source : (saem) ou  (yongcheon)
déesse des sources : (saemeui yeoshin)

 

en turc:
déesse : tanrıça
source : kaynak
sources : kaynaklar
déesse des sources : kaynakların tanrıçası

 

en allemand je propose :
déesse : die Göttin
source : die Quelle(n)

donc
die Göttin der Quelle pour la déesse de la source
die Göttin der Quellen pour la déesse des sources
mais die Quellgöttin est peut-ête mieux

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #dee, #deesse, #die, #origins, #source

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Achille : fils de Thétis et de Pelée, roi des Myrmidons (peuple de Thessalie) et l’un des grands héros de l’Iliade. Il tua Hector sous les murs de Troie et fut atteint par la flèche empoisonnée de Pâris.

 

 Actéon : chasseur transformé en cerf par Artémis et dévoré par ses chiens. Il avait eu le malheur de surprendre la nudité de la déesse pendant son bain.

 

Agamemnon : roi de Mycènes et chef des grecs qui assiégèrent Troie. Après avoir sacrifié sa fille Iphigénie pour apaiser la colère d’Artémis, il fut assassiné à son retour à Mycènes par sa femme Clytemnestre aidée de son amant Egisthe.

 

Ajax : guerrier grec qui défendit en compagnie d’Ulysse le corps d’Achille pendant la guerre de Troie. Pour prix de sa vaillance, il voulut recevoir les armes du héros mort, mais Ulysse lui fut préféré. Fou de rage, il se suicida.

 

Aphrodite (Vénus) : née de l’écume et fille de Zeus et Dioné, déesse de la Beauté et mère de l’Amour, elle est aussi la divinité de la fécondité.

 

 

Apollon ( Phébus) : fils de Zeus et de Léto. Il naquit à Délos selon la tradition, puis tua le serpent Python avant de s’approprier l’oracle de Delphes. Dieu des prophéties et de la vérité.

 

 Arès (Mars) : dieu terrien de la Guerre. Son équivalent latin est Mars.

 

 

 

 

Ariane : fille de Minos. Elle aida Thésée à sortir du labyrinthe mais fut abandonnée par lui sur le rivage de l’île de Naxos où Dionysos l’enleva.

 

 Artémis (Diane) : fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d’Apollon. Surtout connue comme déesse de la chasse, elle resta toujours vierge mais fut paradoxalement associée à la fécondité, à la nature et aux moissons.

 

 

Asclépios (esculade) : dieu de la médecine et de la santé, qu’on reconnaît à son caducée. Dieu vénéré à Epidaure.

  

Athéna (Minerve) : fille de Zeus. Née tout armée du crâne de Zeus, déesse des Arts, de la science et de la Prudence guerrière.

  

Atlas : l’un des Titans. Révolté contre Zeus, il fut condamné à soutenir la voûte du ciel.

  

Borée : dieu des vents du nord.

  

Cécrops : roi mythique d’Athènes qu’il aurait fondée sous le nom de Cécropia.

  

Chiron : centaure qui assura l’éducation du jeune Achille et d’Asclépios.

  

Cybèle : mère des dieux, déesse de la nature et de la civilisation.

  

Cronos (Saturne)  : dieu du Temps, du ciel, règne sur les titans. Mari de Rhéa. Craignant d’être détrôné par un de ses enfants, il les avale à leur naissance jusqu’à ce que Zeus, le dernier-né, les libère.

  

Clytemnestre : épouse d’Agamemnon, roi de Mycènes.

  

Déméter (Cérès) : sœur de Zeus, déesse de la terre et de l’agriculture.

  

Dionysos (Bacchus) : fils de Zeus et de la nymphe Sémélé. Dieu du vin et de l’ivresse.

  

Egée : roi d’Athènes et père de Thésée. Il se jeta du haut de l’Acropole en croyant son fils mort.

  

Egisthe : amant de Clytemnestre et assassin d’Agamemnon. Il fut tué par Orestre.

  

Electre : amant de Clytemnestre. Avec son frère Oreste, elle vengea la mort de son père.

  

Eôs : déesse de l’aurore ; sœur d’ Hélios et de Séléné.

  

Erinyes : déesses de la vengeance : Tisiphone, Alecto, Mégère.

  

Eros  (cupidon) : fils d’Aphrodite, il était vénéré comme dieu de l’Amour.

  

Gaïa ou Gê (Terra) : personnification de la terre et nourricière universelle.

 
Ganymède : échanson [1] des dieux.

  

Hadès (Pluton) : fils de Cronos à qui échut le monde souterrain.

 

Hébé : déesse de la jeunesse éternelle ; elle versait à boire aux dieux jusqu’au jour où elle fut remplacée dans cette charge par Ganymède, épouse d’Héraclès.

  

Hécate : déesse des revenants et des fantômes, compagne de Ernyes.

 

Hector : fils de Priam, le roi de Troie, et époux d’Andromaque. Il fut tué par Achille.

  

Héphaïstos  (vulcain) : fils de Zeus et d’Héra, dieu boiteux des Forges. A l’aide d’un filet, le jaloux surprend sa femme, la belle Aphrodite, en pleins ébats avec Arès.

  

Hélène : épouse de Ménélas. Son enlèvement par le prince troyen Pâris fut à l’origine de la guerre de Troie.

  

Hélios (Sol) : dieu du soleil.

 

Héra  (Junon) : femme de Zeus, déesse du mariage et de l’accouchement, protectrice des femmes mariées ; reine des dieux.

  

Héraclès (Hercule) : fils de Zeus et Alcmène ; une série d’épreuves toutes plus impossibles les unes que les autres lui furent imposées, connues sous le nom des Douze travaux d’Héraclès.

  

Hermès (Mercure) : fils de Zeus et de Maïa. Divinité du commerce et des voleurs, de l’éloquence et messager des dieux. Le dieu Pan était l’un de ses fils.

  

Hestia (Vesta) : sœur de Zeus, déesse vierge  du foyer.

  

Hippolyte : fils de Thésée et d’Antiope. Accusé par sa belle-mère Phèdre de l’avoir séduite, il fut maudit par son père qui le fit tuer par Poséidon.

  

Hypnos (somnus) : dieu du sommeil.

  

Iphigénie : fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Son père la sacrifia à la déesse Artémis pour permettre le départ de la flotte grecque retenue à Aulis par l’absence de vent.

  

Moires : divinités du destin (Clotho, lachétis, Atropos) qui président successivement à la vie, à la mort des humains.

  

Nérée : dieu marin et père des cinquante Néréides [2].

  

Océan ou Okéanos : divinité entourant la terre.

  

Olympe : plus haut sommet grec (2911 m), résidence des dieux (aujourd’hui Olimbos).

  

Œdipe : héros malheureux de la légende thébaine. Abandonné par son père Laïos, il fut élevé par le roi de Corinthe, Polybos. Sur le chemin de Thèbes à Delphes, il rencontra son père : il ne le connaissait pas et le tua. Après avoir débarrassé la Boétie du Sphinx, il reçut pour prix de sa victoire la main de Jocaste, et ainsi épousa sa mère à son insu. Lorsqu’il apprit la vérité, il se creva les yeux et disparut à Colone.

  

Ouranos (Uranus) : dieu du ciel ; père des titans.

  

Orphée : fils Oeagre et de la muse Calliope. Après avoir participé à l’expédition des Argonautes, Orphée revint dans sa Thrace natale et épousa la nymphe Eurydice. Parti retrouver dans les Enfer sa femme défunte, il émut les dieux par ses chants et le jeu de sa lyre. Ceux-ci lui accordèrent de ramener Eurydice à la vie à condition de ne pas regarder en arrière. La curiosité d’Orphée signa le retour définitif de la nymphe au séjour des morts. Orphée, revenu sur terre, fut mis en pièces par les femmes thraces excédées par ses plaintes.

 

Pan : dieu des forêts et des pâturages, protecteur des troupeaux, des bergers et des chasseurs.

  

Pandore : la première femme créée par Héphaïstos. Elle ouvrit la boîte contenant toutes les calamités du monde que Zeus lui avait confiée.

  

Pégase : cheval ailé né du sang de Méduse lorsque Persée lui eut tranché la tête.

  

Perséphone (Proserpine) : déesse de la mort et de la fertilité.

  

Poséidon (Neptune) : fils de Cronos à qui échut la souveraineté sur la mer. Patron d’Eleusis, il se disputa avec Athéna pour la possession de l’Attique. Son culte semble originaire de Thessalie. Dieu des mers et de l’élément liquide. Père d’enfants célèbres comme : Triton, le Géant Orion, le cyclope Polyphème, Pégase.

  

Priam : roi de Troie, père de Pâris et époux d’Hécube.

  

Priape : dieu de la fécondité et de la génération.

  

Prométhée : génie du Feu qui créa le premier homme avec du limon.

  

Rhéa (Cybèle) : femme de Cronos ; déesse mère.

  

Séléné : déesse de la lune, sœur d’Hélios et d’Eros.

  

Styx : fleuve des Enfers.

  

Thésée : héros athénien et ami d’Héraclès. A son exemple, il accomplit des travaux (victoires sur le Minotaure, les Centaures et les Amazones) qui le font apparaître comme redresseur de torts.

  

Zeus (Jupiter) : président de l’assemblée des douze dieux de l’Olympe, il siège en toute logique au sommet de ce mont de Thessalie, qui est le point culminant de la Grèce.



 [1] Echanson : personne dont la fonction était de servir à boire à la table du dieu.

 [2] Néréides : elles personnifiaient les vagues de la mer. 

Image6.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #deesse, #dieu, #fils, #fut, #zeus

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Déesse de la chasse, Artémis, se présente comme une belle jeune fille d’une virginité farouche. Elle sait aussi se montrer implacable lorsque l’on bafoue son honneur. Le double visage de la sœur jumelle d’Apollon en fait l’une des figures les plus complexes du panthéon grec : déesse de la Lune, Artémis préside aux accouchements, mais elle peut aussi, terrible faucheuse, précipiter la mort au chevet des femmes en couches.

 

L’incorrigible Zeus féconde une Titanide, Léto. Furieuse, Héra interdit à quiconque de donner asile à l’infortunée sur le point d’accoucher. Zeus transporte alors Léto sur l’île de Délos, qu’il recouvre d’une vague pour la soustraire aux rayons du soleil. C’est là que naît Artémis, qui précède d’un jour son frère Apollon dans le séjour des dieux.

 

Artémis est aussi fruste que son frère est raffiné

 

Artémis accompagne son frère lors de son expédition contre le serpent Python, puis lors de son exil en Thessalie. Avec lui, elle venge l’outrage fait à leur mère par le géant Tityos, qui avait tenté de la violer. Plus tard, elle s’établit en Arcadie où, suivie d’un cortège de soixante Océanides, de vingt Nymphes, et d’une meute de chiens courants, elle se livre inlassablement aux plaisirs de la chasse, traquant sans relâche cerfs et daims. Dédaignant les bijoux et les parures, trop frivoles à son goût, la jeune fille obtient de son père Zeus un carquois et des flèches pour se livrer à son occupation favorite.

 

Parcourant les vallées ombreuses essaimées d’impétueux torrents, la déesse à l’arc d’argent se révèle aussi habile que son père, incomparable archer. Si les bêtes ont tout lieu de redouter son adresse, la nature, qu’elle protège, la célèbre. Elle montre, à travers la forêt, le bon chemin au voyageur égaré, protège les moissons et sait indiquer au fondateur de cité le lieu propice où s’établir.

 

La chasseresse de la forêt défend jalousement sa vertu

 

Qu’on ne vienne pas, pourtant, attenter à sa pudeur ! Actéon en fait les frais lui qui, surprenant au cours d’une chasse Artémis se baignant dans le cours frais d’un torrent avec ses compagnes, s’attarde un instant à contempler la nudité triomphante de la belle déesse ; transformée en furie, Artémis change l’impudent en cerf, et le fait dévorer par sa meute. Et que dire d’Orion, qui, sur l’île de Chios, tente de la violenter ? Aussitôt un scorpion surgit du sol, qui inflige une piqûre fatale au chasseur géant. Deux autres Géants, les Aloades, prétendent eux aussi lui faire violence : transformée en biche, Artémis se place entre eux lorsqu’ils s’affrontent pour la capturer, et les amène à se transpercer mutuellement de leurs javelots.

 

Une déesse à la justice expéditive

 

Cruelle lorsqu’on l’offense, Artémis châtie durement Agamemnon, qui a prétendu être plus adroit qu’elle à la chasse : retenu dans le port d’Aulis, où les vents lui sont contraires, il doit immoler sa fille, Iphigénie que la déesse, saisie de pitié, sauve toutefois avant que ne soit consommé le sacrifice.

 

Cette mansuétude apparaît pourtant exceptionnelle : Admète, roi de Phères en Thessalie, qui avait omis d’offrir un sacrifice à la déesse lors de son mariage, trouve sa chambre nuptiale grouillante de serpents ; le roi de Calydon en Etolie, Oenée, qui oublie de lui faire offrande pour ses récoltes, voit son royaume ravagé par un monstrueux sanglier.

 

Artémis et son frère Apollon

 

La rigueur d’Artémis n’épargne pas la nymphe Callisto, séduite par Zeus, que la cruelle chasseresse transforme en ourse. Et malheur à la fille de Tantale, Niobé, qui, se vantant d’avoir enfanté six fils et six filles, nés de son mariage avec Amphion, ose un jour se moquer de la modeste fécondité de Léto ! Artémis et Apollon, réunis pour défendre l’honneur maternel, criblent de flèches la progéniture de l’impertinente qui supplie alors Zeus de la métamorphoser en rocher.

 

Il serait injuste d’assimiler Artémis à une déesse maléfique. Certes, ses flèches sont cruelles et répandent la mort sans crier gare, et la déesse que l’on vénère en Tauride sous le nom d’Artémis apparaît redoutable : montée sur un char attelé à des taureaux, elle préside aux sacrifices humains. Pourtant, de même que son frère Apollon personnifie le Soleil, Artémis, déesse lunaire, éclaire la nuit d’une clarté diffuse.

 

Elle préside à tous les grands événements de la vie des femmes et protège les accouchées. Musicienne, Artémis Hymnia s’accorde parfois, au retour de la chasse, les délassements de la musique ; là, entourée des Muses et des Charités, elle dirige le chœur qui réjouit l’assistance de ses mélodies.

Image4.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #artemis, #chasse, #deesse, #d’un, #frere

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Les mille visages de la fondatrice d’Athènes.

 

 

 

 

 

 

Ouranos

Personnification du Ciel

Gaia

Personnification de la Terre

 

Cronos

              Rhéa               Océanos  Téthys
     Titan               Titanide                    Titan   Titanide
                Zeus

Roi de l’Olympe

                  Métis

La Sagesse personnifiée

 

 

   

Athéna

Déesse de la Guerre, de la Sagesse et de la Mesure

 

 

Incarnation de la sagesse comme de la Mesure et déesse des Combat, Athéna est l’une des figures les plus complexes des douze divinités de l’Olympe. En effet, cette fille de Métis et de Zeus, restée vierge, est également chargée de veiller sur l’entente des époux et de protéger les familles et les cités. Incarnation de la Force mesurée, elle figure dans tous les mythes, portant assistance aux héros ou apprenant aux hommes – à l’instar de Minerve, son équivalente romaine – la philosophie, la science et l’artisanat. 

C’est une des déesses les plus respectées. Athéna est une déesse guerrière, qui use plus d’intelligence que de force brute. En temps de paix, elle enseigne mille techniques aux hommes et les aide ainsi à améliorer leur civilisation.

 

La naissance d’Athéna

 

La première femme de Zeus était Métis, déesse de la sagesse et de la prudence. Mais on a prévenu Zeus que l’enfant qu’ils auraient ensemble le détrônerait. Pour éviter ce destin, Zeus avale Métis dès qu’il apprend qu’elle attend un enfant. Mais bientôt, un violent mal de tête le saisit. Il souffre tant qu’il demande à Héphaïstos, dieu des artisans, de lui fendre le crâne. Athéna en jaillit alors déjà armée et casquée, poussant un cri de’ victoire !

 

La protectrice d’Athènes…

 

Après avoir gagné un concours contre Poséidon pour devenir la patronne de l’Attique (région d’Athènes), Athéna devient la protectrice de cette cité. Des temples, et plus particulièrement le grand Parthénon, lui sont dédiés et de grandes fêtes publiques la célèbrent alors. Athéna est la protectrice des cités en général. Elle a aussi appris aux femmes à filer et à tisser, aux hommes l’art de la poterie et celui de construire des chars de guerre et des bateaux.

 

… et des héros

 

Athéna use de son intelligence pour aider les héros grecs à vaincre les pires difficultés : grâce à elle, Persée peut tuer Méduse, Jason fait construire le navire qui le mènera à la Toison d’or, Ulysse rentre chez lui après la guerre de Troie… Mais, lorsqu’elle est en colère, Athéna peut devenir impitoyable.

Image1.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #athena, #deesse, #sagesse, #zeus, #             

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

La force au service de la violence et de la mort.

 

Image5.gif Mars pour les romains. Fils de Zeus et d’Héra, Arès compte parmi les douze grands dieux de l’Olympe. Son agressivité excessive, sa brutalité légendaire font de lui l’une des divinités les plus mal-aimées de toute la Grèce antique. En dépit de ses nombreux défauts, Arès possède suffisamment d’attraits pour séduire la plus gracieuse de toutes les déesses, Aphrodite, personnification de l’Amour et de la Beauté.

 

Si la Théogonie du poète grec Hésiode décrit Arès comme le fils de Zeus et d’Héra, sa généalogie est incertaine car, selon l’Iliade d’Homère, Héra aurait enfanté de lui sans intervention masculine. Le dieu de la Guerre est tellement violent, que même les autres dieux se méfient de ses emportements : sa soif de bataille et de sang paraît intarissable.

 

Un guerrier sanguinaire dans les bras d’Aphrodite

 

Image7.gif Le plus rustre des dieux n’est pas dénué de charme : il séduit Aphrodite elle-même par son ardeur et sa stature colossale. Or, Zeus a marié la belle déesse à Héphaïstos, le dieu forgeron boiteux. Son ardente liaison avec Arès doit donc demeurer secrète et notamment échapper au regard d’Hélios le dieu Soleil, qui voit tout dès les premières lueurs de l’aube.

 

C’est donc sous le couvert de la nuit qu’Arès rejoint la chambre de sa divine maîtresse. Prudent, il poste un éphèbe nommé Alectryon en sentinelle : celui-ci doit quitter le lever du jour. Comme on peut s’y attendre, un matin, Alectryon s’assoupit et laisse dormir les amoureux : Hélios s’empresse de prévenir Héphaïstos, le mari trompé. Pour punir Alectryon de sa négligence, Arès le transformera en coq : il sera condamné à signaler le lever du Soleil pour l’éternité.

 

Arès le ténébreux est la risée des dieux

 

L’habile Héphaïstos ne perd pas de temps et use de son savoir-faire unique pour fabriquer une couverture magique qu’il jette sur les amants, toujours enlacés. Tel un filet invisible, cette couverture légère comme une gaze mais solide comme l’acier piège dans leur étreinte la femme adultère et son terrible amant. Il ne reste plus au mari trahi qu’à convoquer les dieux, pour soumettre les fautifs à l’opprobre général.

 

Les amants surpris en si fâcheuse position ne provoquent aucunement l’indignation qu’Héphaïstos était en droit d’attendre, mais déclenchent un immense éclat de rire chez les dieux. Le jugement des immortels est empreint d’indulgence. Poséidon prend même la dépense des amoureux, tandis qu’Apollon et Hermès estiment que l’amour d’Aphrodite valait bien cette épreuve. Quant aux autres déesses, elles se gardent bien de toute moquerie à l’égard de la belle.

 

A la demande de Zeus, Arès doit, pour être libéré, dédommager l’époux légitime, en lui versant une compensation. Humilié, le dieu de la Guerre s’enfuit en Thrace, son pays natal, tandis que la belle déesse, quelque peu honteuse, mais pas repentie, gagne l’île de Chypre.

 

Des descendants généralement peu fréquentables

 

Arès n’a pas d’épouse mais il engendre plusieurs enfants, fruits de ses nombreuses aventures galantes. Aphrodite, qui est aussi déesse de la Fécondité, lui donne trois enfants : Deimos (la terreur), Phobos (la Crainte) et Harmonie. Les deux premiers, jumeaux effroyables, accompagnent leur père sur les champs de bataille. Certaines légendes attribuent également au couple adultère, qu’Arès forme avec Aphrodite la parenté d’Eros (Cupidon), dieu du Désir amoureux.

 

Tous ses enfants ne naissent pas d’histoires d’amour, loin de là : le dieu de la Guerre pratique le viol et engrosse ainsi certaines de ses victimes. C’est le cas d’Astyoché, dont naissent Ascalaphos et Lalménos. Les enfants d’Arès sont, pour la plupart, violents et frustes, comme Cycnos le brigand ou Diomède de Thrace, qui nourrit ses chevaux de chair humaine.

 

La farouche et sage Athéna s’oppose au dieu de la Guerre

 

Le caractère sanguinaire et sans scrupules d’Arès effraie même les autres dieux et, s’il vit en bonne intelligence avec Aphrodite, il a une ennemie déclarée en la personne de la sage et brillante Athéna.

 

La rapidité d’Arès est vertigineuse et sa force sans égale, mais ses emportements sont à l’opposé de l’intelligence et de la mesure de la déesse guerrière. Le terrible cri d’Arès qui glace le sang de ses victimes (îalalè, alalaî !) ne l’impressionne pas, et la grande protectrice de la cité d’Athènes n’hésite pas à le désarmer. Elle l’empêche souvent de prendre part aux combats qu’elle juge ne pas le concerner, en l’affrontant directement s’il le faut.

Image6.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #aphrodite, #ares, #deesse, #dieu, #enfants

Repost0