Publié le 1 Septembre 2021
artemis
Publié le 19 Août 2021
Publié le 13 Septembre 2012
Déesse de la chasse, Artémis, se présente comme une belle jeune fille d’une virginité farouche. Elle sait aussi se montrer implacable lorsque l’on bafoue son honneur. Le double visage de la sœur jumelle d’Apollon en fait l’une des figures les plus complexes du panthéon grec : déesse de la Lune, Artémis préside aux accouchements, mais elle peut aussi, terrible faucheuse, précipiter la mort au chevet des femmes en couches.
L’incorrigible Zeus féconde une Titanide, Léto. Furieuse, Héra interdit à quiconque de donner asile à l’infortunée sur le point d’accoucher. Zeus transporte alors Léto sur l’île de Délos, qu’il recouvre d’une vague pour la soustraire aux rayons du soleil. C’est là que naît Artémis, qui précède d’un jour son frère Apollon dans le séjour des dieux.
Artémis est aussi fruste que son frère est raffiné
Artémis accompagne son frère lors de son expédition contre le serpent Python, puis lors de son exil en Thessalie. Avec lui, elle venge l’outrage fait à leur mère par le géant Tityos, qui avait tenté de la violer. Plus tard, elle s’établit en Arcadie où, suivie d’un cortège de soixante Océanides, de vingt Nymphes, et d’une meute de chiens courants, elle se livre inlassablement aux plaisirs de la chasse, traquant sans relâche cerfs et daims. Dédaignant les bijoux et les parures, trop frivoles à son goût, la jeune fille obtient de son père Zeus un carquois et des flèches pour se livrer à son occupation favorite.
Parcourant les vallées ombreuses essaimées d’impétueux torrents, la déesse à l’arc d’argent se révèle aussi habile que son père, incomparable archer. Si les bêtes ont tout lieu de redouter son adresse, la nature, qu’elle protège, la célèbre. Elle montre, à travers la forêt, le bon chemin au voyageur égaré, protège les moissons et sait indiquer au fondateur de cité le lieu propice où s’établir.
La chasseresse de la forêt défend jalousement sa vertu
Qu’on ne vienne pas, pourtant, attenter à sa pudeur ! Actéon en fait les frais lui qui, surprenant au cours d’une chasse Artémis se baignant dans le cours frais d’un torrent avec ses compagnes, s’attarde un instant à contempler la nudité triomphante de la belle déesse ; transformée en furie, Artémis change l’impudent en cerf, et le fait dévorer par sa meute. Et que dire d’Orion, qui, sur l’île de Chios, tente de la violenter ? Aussitôt un scorpion surgit du sol, qui inflige une piqûre fatale au chasseur géant. Deux autres Géants, les Aloades, prétendent eux aussi lui faire violence : transformée en biche, Artémis se place entre eux lorsqu’ils s’affrontent pour la capturer, et les amène à se transpercer mutuellement de leurs javelots.
Une déesse à la justice expéditive
Cruelle lorsqu’on l’offense, Artémis châtie durement Agamemnon, qui a prétendu être plus adroit qu’elle à la chasse : retenu dans le port d’Aulis, où les vents lui sont contraires, il doit immoler sa fille, Iphigénie que la déesse, saisie de pitié, sauve toutefois avant que ne soit consommé le sacrifice.
Cette mansuétude apparaît pourtant exceptionnelle : Admète, roi de Phères en Thessalie, qui avait omis d’offrir un sacrifice à la déesse lors de son mariage, trouve sa chambre nuptiale grouillante de serpents ; le roi de Calydon en Etolie, Oenée, qui oublie de lui faire offrande pour ses récoltes, voit son royaume ravagé par un monstrueux sanglier.
Artémis et son frère Apollon
La rigueur d’Artémis n’épargne pas la nymphe Callisto, séduite par Zeus, que la cruelle chasseresse transforme en ourse. Et malheur à la fille de Tantale, Niobé, qui, se vantant d’avoir enfanté six fils et six filles, nés de son mariage avec Amphion, ose un jour se moquer de la modeste fécondité de Léto ! Artémis et Apollon, réunis pour défendre l’honneur maternel, criblent de flèches la progéniture de l’impertinente qui supplie alors Zeus de la métamorphoser en rocher.
Il serait injuste d’assimiler Artémis à une déesse maléfique. Certes, ses flèches sont cruelles et répandent la mort sans crier gare, et la déesse que l’on vénère en Tauride sous le nom d’Artémis apparaît redoutable : montée sur un char attelé à des taureaux, elle préside aux sacrifices humains. Pourtant, de même que son frère Apollon personnifie le Soleil, Artémis, déesse lunaire, éclaire la nuit d’une clarté diffuse.
Elle préside à tous les grands événements de la vie des femmes et protège les accouchées. Musicienne, Artémis Hymnia s’accorde parfois, au retour de la chasse, les délassements de la musique ; là, entourée des Muses et des Charités, elle dirige le chœur qui réjouit l’assistance de ses mélodies.
Publié le 13 Septembre 2012
Appelée Diane par les Romains, Artémis est la fille de Zeus et de Léto. Elle naquit dans l'île de Délos le même jour qu'Apollon, son frère jumeau, auquel elle emprunte bien souvent les traits de caractères et les attributs. Armée de flèches, elle tue impitoyablement ceux qui, d'une manière ou d'une autre, ont osé insulter sa personne divine et celle de sa mère, notamment les enfants de Niobé, et Orion, qui avait tenté de la séduire. D'une manière générale, elle responsable des morts soudaines : ses flèches sont toujours précises, foudroyantes de rapidité et mortelles ; comme Apollon, elle se trouve aux côtés des Troyens contre les Grecs et oblige Agamemnon, coupable de s'être vanté de la surpasser au tir à l'arc, à sacrifier Iphigénie, qu'elle sauve à la dernière extrémité.
Belle, chaste et vierge, ombrageuse et jalouse de ses talents de chasseresse, elle punit Actéon, qui prétendit la surpasser, en le transformant en cerf et le faisant dévorer par ses chiens. Dans le monde antique, on connaît toutefois plusieurs Artémis. Ainsi, en Tauride, on adorait une Artémis, cruelle déesse montée sur un char traîné par deux taureaux. Elle portait un flambeau à la main, et son front était surmonté d'un croissant de lune. On lui sacrifiait les étrangers ; Oreste, grâce à sa sœur Iphigénie, put s'enfuir et échapper à cette sauvage coutume. Une autre Artémis, celle d'Éphèse, diffère de la déesse traditionnelle : en effet, loin de se refuser à l'amour, elle s'y livre sans retenue et nourrit, grâce à ses multiples mamelles gonflées de lait, les hommes et la Terre. Cependant, malgré toutes ces confusions, l'Artémis grecque demeure la chasseresse et la chaste, et c'est sous ces traits et ces attributs qu'elle figure dans la plupart des légendes.
Publié le 13 Septembre 2012
Les légendes qui concernent ce chasseur Géant d'une grande beauté sont innombrables ; les unes le disent fils d'un paysan de Boétie qui logea Zeus, Poséidon et Hermès. Les Dieux, pour le remercier de cette hospitalité, lui auraient fait don de ce fils. D'autres prétendent qu'il est le fils de Poséidon et d'Euryale ; sa vie et sa mort sont également décrites de diverses façons. S'étant rendu à Chios, il tomba amoureux de la fille du roi Oenopion, Mérope, petite-fille de Dionysos, et voulut la séduire. Le roi, pour le punir, le priva de la vue. Pour la recouvrer, il dut gagner l'Orient et s'exposer aux rayons du soleil. Il vécut ensuite comme chasseur en compagnie d'Artémis, mais Éos, qui l'aimait, l'enleva, et, par jalousie, Artémis le tua d'une flèche. Suivant d'autres mythographes, la déesse le tua à l'instigation de son frère, qui lui montrait dans la mer un point éloigné et la défiait de l'atteindre. Elle tira une de ses flèches, qui atteignit le but, mais c'était la tête d'Orion qui dépassait sur la mer. Apollon n'avait pas pu supporter l'affection que sa sœur portait au chasseur. Horace prétend, de son côté, qu'Orion voulut faire violence à Artémis et que la vierge l'aurait tué de la piqûre d'un scorpion qu'elle aurait fait sortir de terre.
Quelles que soient les versions de la légende, elles concordent presque toutes pour affirmer qu'Orion, après sa mort, fut placé parmi les astres et forma la constellation qui porte son nom.
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