Publié le 13 Septembre 2012

Un homme vivait dans la forêt et gagnait sa vie comme bûcheron. Un jour qu'il était au travail, il vit un ourson qui se tordait de douleur par terre. L'homme s'approcha lentement, de peur que la mère ourse ne rôde dans le coin et l'attaque, mais il vit que l'ourson était seul et souffrait d'une grosse écharde de bois enfoncée dans son pied. Il réussit à l'amadouer suffisamment pour lui saisir le pied et retirer l'écharde. L'ourson était tellement content qu'il demanda au bûcheron de le suivre. Il lui montra un grand arbre dans lequel s'ouvrait un grand trou rempli de miel. Il lui fit signe de se servir à son gré et retourna dans la forêt vivre sa vie d'ourson.

L'homme était bien heureux de cette aubaine : il pourrait nourrir sa famille et gagner une belle somme en vendant le reste au marché. Il commença à récolter le miel, encore et encore, mais à force de se pencher pour aller le chercher de plus en plus loin, il finit par tomber dans le trou. Il passa à travers la couche de miel et se mit à tomber, tomber, tomber, jusqu'à atterrir dans une grotte. Dans la faible lumière, il crut tout d'abord que le sol bougeait sous ses pieds, puis il se rendit compte avec horreur qu'il était dans un nid de serpents et que les reptiles, par centaines, par milliers, grouillaient autour de lui. Il recula jusqu'au mur de la grotte, incapable de fuir. Sa terreur atteignit son paroxysme lorsqu'il vit s'avancer une femme dont le bas du corps était une grande queue de serpent. Il reconnut Şahmeran, la femme serpent dont parlaient de nombreux contes de la région. Il se mit à genoux et la supplia de le laisser partir, racontant sa vie difficile et la famille qu'il avait à nourrir. Attendrie, Şahmeran accepta de lui montrer le chemin de la sortie s'il promettait de ne jamais révéler sa cachette. L'homme promit, et Şahmeran lui expliqua comment remonter jusqu'à l'arbre.

De nombreux jours passèrent, les uns après les autres, et la fille du sultan tomba gravement malade. A cours de remèdes, les médecins déclarèrent au souverain que seule une potion faite avec le sang de Şahmeran la sauverait de son mal. Le sultan était au désespoir car il savait que personne n'avait jamais réussi à trouver la créature. Mais il lui restait néanmoins une chance : on disait que celui qui connaissait la cachette de Şahmeran portait une marque sur l'omoplate en forme de serpent. Le sultan offrit alors à tout son peuple une journée gratuite aux bains. Il posta des soldats dans chaque hammam, des soldats qui, discrètement, inspectaient le dos de ceux qui venaient profiter de l'aubaine. Le bûcheron, qui même au fond de sa forêt avait entendu parler de ce cadeau, fut donc arrêté et amené devant le sultan.

L'homme refusa tout d'abord de divulguer le secret, mais les tortures prodiguées par les bourreaux du palais eurent raison de sa volonté et de sa promesse. Les soldats allèrent chercher Şahmeran au fond de son trou et la ramenèrent au palais dans une cage ; le bûcheron fondit en larmes devant elle en expliquant qu'on l'avait forcé à la trahir. Lorsqu'elle comprit qu'on allait la tuer, Şahmeran demanda au sultan d'être coupée en trois : un morceau pour guérir la malade, un morceau dont on ferait boire le sang au bûcheron, et un dernier morceau que l'on rejetterait dans le trou de l'arbre pour qu'elle puisse peut-être y renaître un jour. Le sultan accéda à ces ultimes volontés. Dès que le bûcheron avala le sang de Şahmeran, il se changea en serpent et s'enfuit du palais. Et l'on raconte depuis lors que celui qui tombe dans la caverne de Şahmeran, si les autres reptiles lui en laissent le temps, peut voir l'un d'eux pleurer sur son sort près d'une grande queue de serpent...

Adapté par Claudio d'après un récit de Elif Ipeck

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #bucheron, #sahmeran, #serpent, #tombe, #vit

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Publié le 13 Septembre 2012

C’est un animal fantastique qui hante les forêt lorraines.

Son pelage noir est parsemé de taches blanches, il est aussi gros qu’un blaireau, ses oreilles sont petites et pointues et ses yeux sont aussi perçants

Sa course est tellement rapide qu’il pourrait distancer sans problème un lévrier, lorsqu’il est en colère, il grogne comme un sanglier.

Le Darou n’est pas un animal méchant au contraire, il est très peureux et craintif.

Un soir, dans un café du village de Chantraine près de la ville d’Epinal, des jeunes gens qui buvaient, jouaient aux cartes, parlaient bruyamment décidèrent d’aller à la chasse au Darou.

Un inconnu nommé Yves qui se trouvait là demanda :

- C’est quoi un Darou ?

- C’est un petit animal aussi gros d’un blaireau ? Si tu veux tu peux venir avec nous.

Aussitôt dit, aussitôt fait, les jeunes gens se munirent d’un sac.

- Un sac demanda Yves. Pourquoi faire ?

- Mais pour ramener le Darou ?

Le petit cortège partit tout enthousiaste.

Ils se dirigèrent vers les bois à la queue leu leu. Ils parlaient tout bas en scrutant les taillis ; le vent soufflait et le sol était humide.

Soudain le jeune de tête s’arrêta.

- Regardez, il y a des traces sur le sol.

Braquant une lampe électrique ils virent des traces de pas.

- C’est le pied du Darou.

- C’est peut-être un chien, lança Yves.

- Non, je m’y connais, c’est vraiment le Darou. Il faut s’organiser, comme c’est la première fois que tu viens avec nous, c’est toi qui le tueras. Je te donne le fusil et le sac…

- Mais, je… bredouilla-t-il.

- Que nenni, nous allons rabattre la bête sur toi et dès que tu la vois, tu tires, d’accord…

- Mais.

- Pas de mais, nous comptons sur toi.

Bien malgré lui, Yves accepta, il tenait fermement le fusil et le sac.

- Il arrivera de quel endroit ?

- Tu le verras bien.

Yves se blottit derrière un buisson et les autres s’éloignèrent en silence.

Il scrutait la nuit noir, le vent soufflait de plus en plus fort, des formes inquiétantes zigzaguaient dans les branches.

Les secondes, puis les minutes passaient… Les branches craquaient, Yves commençait à trouver le temps long, quelques gouttes commencèrent à tomber.

Soudain un grincement sourd se fit entendre et des pas résonnèrent.

Une silhouette apparût.

- Hé, toi que fais-tu ici ?

Yves ayant de plus en plus peur, se recroquevilla sur lui.

- Ah, coquin, je te prends la main dans le sac.

Dans la pénombre Yves aperçut la casquette du garde chasse.

- Mais, je…

- Je te prends en fragrant délit de braconnage.

Yves apeuré, répondit en bredouillant.

- Mais, je, je chasse le Darou…

- Le Darou, c’est une plaisanterie. Ton compte est bon, viens avec mois, tu t’expliqueras à la gendarmerie.

Tout penaud, Yves suivit le garde chasse ; la pluie avait redoublé de violence.

Soudain, le garde dit à Yves :

- Il fait froid et nous sommes tout mouillé, nous allons nous arrêter au café et boire un bon grog. Yves ne voulait pas y aller, mais il le suivit de mauvaise grâce.

Au moment où il poussa la porte, un immense éclat de rire monta aussitôt de la salle.

Ils étaient tous de connivences, ainsi que le faux garde.

- Allons ! l’ami le Darou n’existe pas, viens boire un verre avec nous.

Yves qui n’était pas rancunier, rejoignit le petit groupe et tout se finit dans des rires et des chansons.


  Explications du Dahu,Dahut, Darou, Dairi, darhut, tamarou, tamarro, rülbihttp://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/b/ba/Dahu.jpg/220px-Dahu.jpg

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Rédigé par orange8454

Publié dans #c’est, #darou, #garde, #sac, #yves

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y a très longtemps vivait à Buzy un seigneur très méchant passionné de chasse.

Tous les jours il courait le bois à la recherche de proies.

Sa femme, la blanche Iseult, s’ennuyait toute seule dans son château lugubre.

Un jour elle demanda à son époux de l’accompagner à la messe, il accepta, mais au moment de partir, arriva le brigand Philippe de Florange qui ne pensait qu’à la guerre.

Ami du sire de Buzy, il se moqua de lui lorsqu’il sut la raison de ses si beaux habits.

Phillipe fut tellement convainquant, que le sire de Buzy l’accompagna à la chasse.

Ne se faisant pas prier, ils partirent immédiatement.

Ils galopèrent à travers les champs, les forêts.

Soudain, le sire de Buzy aperçut un superbe chevreuil, dont les bois étaient en or massif.

Il s’élança à sa poursuite, l’animal était d’une agilité surprenante, lorsqu’il croyait l’attraper, elle repartait de plus belle dans une chevauchée fantastique.

Elle ne s’est jamais arrêtée, car on ne revit plus jamais de sire de Buzy…




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Rédigé par orange8454

Publié dans #bois, #buzy, #chasse, #l’accompagna, #sire

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Publié le 13 Septembre 2012

A Toul est produit un vin que l’on appelle « le gris de Toul ». Un jour Saint Vincent , patron des vignerons décida de visiter le village de Lucey.



Il apprécia la façon dont les habitants entretenaient leurs vignes.

Lors de son inspection, personne ne l’avait reconnu. Fatigué par sa longue marche, il alla frapper à une maison à l’entrée du village, mais personne ne répondit.

Il entra dans la maison et vit une cruche sur une étagère, ayant soif il se versa une grande rasade de ce nectar et le trouva fameux.

Dehors un oiseau chantait de sa plus belle mélodie. Ayant reconnu le Saint, l’oiseau se posa sur sa main. Curieux Saint Vincent lui demanda :

- Qui es-tu bel oiseau ?

- Je suis une linotte et je chante pour les vignerons qui sont dans leurs champs.

- Que me veux-tu ?

- Je suis triste car tu peux le voir ma robe est grise et terme. Je veille fidèlement sur les vignes et n’en suit pas récompensée comme le rouge gorge qui lui porte un plastron orangé décoré par le Christ et le chardonneret est l’emblème de la province.

- C’est fâcheux, que puis-je faire pour toi ?

- Me donner une récompense.

Saint-Vincent lui dit : goute ce vin que tu garde fidèlement.

L’oiseau s’exécuta, mais en plongeant son bec dans la cruche, il glissa et sa poitrine effleura la surface du vin. La gorge de la linotte formait une collerette bleutée.

Le Saint lui dit : Tu as toi aussi obtenu une décoration.

L’oiseau tout heureux remercia le saint et s’envola

Depuis ce jour la linotte de vigne a cette magnifique tache de la couleur du vin qui la distingue des autres oiseaux.






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Rédigé par orange8454

Publié dans #linotte, #l’oiseau, #saint, #vin, #vincent

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Publié le 13 Septembre 2012

Son nom était La Marguerite Frioule. Elle vivait à l’écart du village de Corny dans une vieille maison et possédait une chèvre toute décharnée.

Souvent le samedi soi, une épaisse fumée noire sortait de la cheminée.

Elle avait un chat noir avec des yeux étranges. La chèvre avec des cornes de la même forme que celles du diable.

Lorsque les gens passait devant sa maison, ils se signaient un signe de croix.

Pourtant, personne du village ne pouvait se plaindre d’elle, mais les gens pensaient qu’elle était une sorcière et qu’elle exerçait ses maléfices ailleurs.

Par crainte, des gens du village la dénoncèrent à la justice et elle fut condamnée pour sorcellerie et être brulée vive.

Le bucher fut construit sur la grande place du village. Tout les gens du village et des alentours accoururent pour assister à l’exécution.

La Marguerite au moment de monter sur le bicher demanda une dernière faveur :

- j’aimerais tenir encore une fois dans ma main la pelote de laine que j’ai filée et qui se trouve dans ma maison à côté de mon rouet.

On lui accorda cette derrière faveur. Une fois la pelote dans sa main, le fil se déroula rapidement et la ficela du haut en bas comme un saucisson. Elle vola dans les airs et disparut derrière une colline.

Tous le gens furent surpris et déçus de ne pas avoir d’exécution repartir dans leurs maisons.








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Rédigé par orange8454

Publié dans #chevre, #gens, #maison, #pelote, #village

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