zeus

Publié le 13 Septembre 2012

Fille de Déméter et de Zeus, Perséphone porte aussi le surnom de Coré. A l'insu de Déméter, Zeus l'avait promise à son frère Hadès. Tandis que la jeune femme cueillait un jour des fleurs dans la campagne en compagnie de ses amies et des nymphes insouciantes, elle aperçut un beau narcisse dont elle s'approcha et qu'elle cueillit. A cet instant, le terre s'entrouvrit, Hadès sortit de la crevasse et enleva sa nièce sur son char. Déméter, folle de douleur, car elle ne savait qui lui avait ravi sa fille, partit à sa recherche et erra dans le monde pendant neuf jours et neuf nuits.

Au bout de ce temps, Hélios, ému, lui apprit le nom du ravisseur. Pour se venger, Déméter quitta l'Olympe et cessa de faire fructifier la terre. Inquiet alors sur le sort des mortels, Zeus envoya Hermès dans le monde des Enfers pour y chercher Perséphone et la ramener à sa mère, à la seule condition que, durant son séjour dans le monde souterrain, elle n'eût rien mangé. Hadès, devinant la ruse de Zeus, donna à son épouse des grains de grenade. Ainsi, pensait-il, il pourrait garder Perséphone. Pourtant, le dieu fut obligé d'accepter un compromis. Perséphone ne resterait auprès de lui que six mois et demeurerait l'autre moitié de l'année auprès de Déméter.

La légende de cette divinité est facile à interpréter : Perséphone, enfermée dans les Enfers, n'est autre que les grains de blé, ensevelis sous terre durant l'automne et l'hiver. Au retour du printemps et durant l'été, à la germination des plantes correspond le retour de Perséphone auprès de sa mère, dont les mystères d'Éleusis symbolisent le caractère sacré. D'une manière générale, Perséphone demeure avant tout le femme d'Hadès, la majestueuse reine des Ombres, la mère des terribles Érinyes. Dans les oeuvres d'art, elle atteste ce caractère redoutable que lui ont attribué les écrivains grecs. Sévère et grande, assise sur un trône à côté de son époux, elle tient un flambeau et parfois un pavot, dont les vertus soporifiques symbolisent le sommeil annuel -- si proche de la mort -- de la terre.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #demeter, #hades, #persephone, #terre, #zeus

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Publié le 13 Septembre 2012

Les fils et les filles d'Ouranos et de Gaia habitaient les demeures des cieux. Ils étaient douze : six fils, Océan, Coeos, Crios, Hypérion, Japet, Cronos ; et six filles, Téthys, Théia, Thémis, Mnémosyme, Phoebé et Rhéa, qui portaient le nom général de Titanides. Indignés qu'Ouranos voulût les précipiter dans le Tartare, ils se révoltèrent, mutilèrent leur père et régnèrent à sa place. Le dernier d'entre eux, Cronos, dévora ses enfants, car il craignait qu'ils ne lui ravissent le trône. Mais le plus jeune de ses fils, Zeus, miraculeusement échappé à cette série d'infanticides, avec le secours de sa mère Rhéa, lui donna un breuvage pour lui faire vomir ses frères et sœurs. Avec leur aide; le dieu entra en lutte contre les Titans, qui s'armèrent de gigantesques rochers arrachés aux montagnes et se postèrent en Thessalie sur le mont Othrys, tandis que les enfants de Cronos s'établissaient sur l'Olympe. La lutte, le Titanomachie, fut effrayante et à la dimension des belligérants. Mais Zeus réussit à s'assurer la victoire grâce aux concours des Cyclopes forgeurs de foudre et des Héchatonchires ; les vaincus furent précipités au fond du Tartare. Cependant, la victoire n'était pas définitivement acquise. Certains Titans, tels Mnémosyme et Japet, s'étaient bien ralliés à la cause de Zeus ; mais d'autres monstres, les Géants et Typhon, s'apprêtaient à donner l'assaut contre l'Olympe.

On donne diverses interprétations de ce combat. Il semble que le Thessalie ait été une contrée soumise, en un temps fort éloigné, à des bouleversements géologiques dont des témoins auraient rapporté les terribles effets. La tradition se serait ensuite emparée de ces récits pour en faire un mythe.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #cronos, #donne, #fils, #titans, #zeus

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Publié le 13 Septembre 2012

Après avoir vaincu les Titans, Zeus, ses frères et ses sœurs durent entreprendre une nouvelle lutte contre les Géants, nés du sang qui coulait de la blessure d'Ouranos mutilé par Cronos. Colosses d'une taille immense, ils avaient un torse terminé par une queue de serpent ; d'une bravoure indomptable, ils entreprirent d'escalader l'Olympe en accumulant montagnes sur montagnes ; devant ce nouveau danger, les Dieux appelèrent à l'aide Prométhée, fils du Titan Japet, et Héraclès, car un oracle avait prédit que seul un mortel pouvait faciliter la victoire totale des dieux. Héraclès repoussa les montagnes, qui s'écroulèrent sur les Géants et les assommèrent, tandis que Zeus les foudroyait. Ceux qui survécurent, comme Encelade, furent enfermés dans les profondeurs de la terre.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dieux, #geants, #heracles, #montagnes, #zeus

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Publié le 13 Septembre 2012

Expressions des forces de la nature, les dieux personnifient aussi les qualités et les défauts des hommes dont ils prennent l'apparence tout en conservant l'immortalité. Les dieux sont, pour la plupart, nés, sous le nom général de "Titans", de l'union cosmique des deux entités du Monde, la voûte céleste et la croûte terrestre. Puis Cronos, Coeos et Océan ont engendré la génération des dieux, qui, après des luttes gigantesques avec les divinités primordiales et anarchiques, se sont installés sur l'Olympe.

Toutefois, certains dieux ont été créés de manière étrange. Héphaïsto est né de la seule Héra, sans le concours de Zeus, l'époux de la déesse, tandis qu'Athéna sortait tout armée du crâne de Zeus sans qu'aucune femme ne l'ait portée en son sein. En outre, Aphrodite, selon une des légendes, jaillit elle-même de la mer, et Dionysos fut le fruit des amours de la mortelle Sémélé et de Zeus. D'une manière générale, les dieux nés de la nature même pouvaient prétendre à la régenter et à la diriger selon leur volonté.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #deux, #general, #maniere, #nes, #zeus

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Publié le 13 Septembre 2012

Ces êtres fabuleux, pourvus d'un oeil unique au centre du front, apparaissent dans de nombreuses légendes gréco-latines. On en distingue quatre sortes : les Cyclopes ouraniens, les Cyclopes forgerons, les Cyclopes bâtisseurs et les Cyclopes pasteurs.

Les Cyclopes ouraniens sont nés de l'union monstrueuse de Gaia (la Terre) et d'Ouranos (le Ciel). Comme ils étaient trois frères, Ouranos redouta de les voir se retourner contre lui et s'emparer de ses pouvoirs. Aussi, il les jeter dans le Tartare. Plus tard, avec l'aide de leurs frères les Titans, de Cronos en particulier, et de leur mère indignée, ils se révoltèrent et mutilèrent leur père. Mais Cronos, lui aussi, qui trouvait leur existence dangereuse pour sa suprématie, les précipita à nouveau dans les Enfers. Zeus les délivra. Par gratitude, ils forgèrent la foudre, l'éclair et le tonnerre, qui permirent à Zeus de vaincre Cronos et de s'emparer du trône céleste. Les trois Cyclopes, pour commémorer leurs rôles dans cette révolution, prirent alors respectivement les noms d'Argês ("l'éclair"), Stéropês ("la foudre") et Brontês ("le tonnerre"). A Hadès, ils offrirent un casque qui rendait invisible ; à Poséidon, le trident grâce auquel celui-ci soulève ou apaise les ondes marines. Par la suite, les trois Cyclopes furent mis à mort par Apollon : le dieu ne leur pardonnait pas d'avoir fourni à Zeus la foudre qui avait frappé et tué Asclépios, son fils.

A ces trois auxiliaires de Zeus viennent s'ajouter les aides-forgerons d'Héphaïstos , qui ont élu domicile au cœur des volcans où ils travaillent l'airain afin d'en façonner l'armure des Dieux et des héros. Pyracmon ("l'enclume") et Acamas ("l'infatigable") comptent parmi les plus souvent cités de ces Cyclopes. Plus tardivement encore, on a donné le nom de "murailles cyclopéennes" aux murs constitués d'énormes blocs de pierre, dont on peut voir encore les restes à Mycènes et à Tirynthe. Certains Cyclopes bâtisseurs les auraient édifiés.

Mais les plus fameux des Cyclopes restent ceux que décrit Homère. Géants brutaux, sans foi ni loi, ils élèvent des troupeaux de moutons, récoltent, sans user d'aucun moyen de technique agricole , ce que la terre consent à faire pousser spontanément, et ne craignent pas, à l'occasion, de dévorer les êtres humains qui se risquent sur leurs territoires et dans leurs cavernes. Ils représentent, aux yeux des Grecs, le type de la race sauvage, inculte, dénuée de toute idée de civilisation. Au cours de leur pérégrination, Ulysse et ses compagnons se mesurèrent avec le plus redoutable d'entre eux, Polyphème.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #cronos, #cyclopes, #forgerons, #trois, #zeus

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