zeus

Publié le 13 Septembre 2012

Celui qui osa braver le roi des dieux.

 

Prométhée tient une place à part dans la mythologie. Fils du titan Japet, il n’appartient pas à la lignée des dieux olympiens, mais les aide dans leur prise de pouvoir contre les Titans. Il est surtout le créateur de l’humanité, qu’il a façonnée dans la glaise et qu’il favorise aux dépens des dieux. Il incarne, comme son nom l’indique, la pensée « prévoyante » (du grec Promètheus), mais son esprit rebelle et trompeur provoque des drames. En dupant Zeus, il cause indirectement le malheur des mortels.

En ces temps reculés

 

Les dieux et les hommes vivent encore ensemble. Zeus demande à Prométhée d’effectuer, dans la plaine de Mécôné, le sacrifice d’un taureau, puis de partager ce qui revient aux dieux et aux hommes. Or, il sépare la chair des os et la dissimule dans la panse peu ragoûtante de l’animal, puis enduit les os d’une graisse blanche appétissante pour dissimuler son forfait. Zeus choisit pour les dieux ce qui semble être la meilleure part, les os recouverts de graisse. Découvrant que Prométhée l’a trompé, il décide de se venger sur les hommes en leur interdisant l’usage du feu.


Prométhée, qui n’accepte pas la punition de Zeus, se révolte

 

Il monte sur l’Olympe tenant à la main une branche de fenouil, plante dont la particularité est d’être sèche à l’intérieur. Il dérobe à Zeus une semence de feu, enlevée « à la roue du soleil », et l’insère dans la tige du fenouil, à l’abri des regards. Puis il redescend sur terre avec son précieux butin pour en faire don aux hommes. Cette fois-ci, la colère divine ne se tournera pas seulement vers les hommes.

Pour châtier Prométhée

 

Zeus le condamne à être enchaîné sur un rocher du Caucase et jure par le Styx (fleuve des Enfers) que cette sentence est éternelle. Il envoie un aigle dévorer quotidiennement son foie d’immortel qui, chaque nuit, se reconstitue. Un jour, Hercule, passant à proximité, prend pitié, tue le rapace et délivre Prométhée. Zeus s’incline devant l’exploit de son fils, mais oblige Prométhé à porter continuellement une bague faite du métal de ses chaînes et un morceau du rocher de son martyr. Libre et réconcilié avec Zeus, Prométhée échangera sa condition de mortel contre l’immortalité du Centaure Chiron. Ce dernier, blessé accidentellement par une des flèches empoisonnées d’Hercule, ne peut guérir et préfère la mort aux souffrances qu’il endure.

Image11.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #dieux, #hommes, #promethe, #qu’il, #zeus

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

La vie des grecs dans l’Antiquité était soumise à des puissances extérieures incontrôlables, comme le vent, la mer, la pluie et le cycle des saisons. Celles-ci s’incarnaient dans les théoï, c’est-à-dire les dieux. Afin de les maintenir dans de bonnes dispositions, les anciens leurs offraient régulièrement des offrandes sans toutefois s’assurer par là leur bénédiction. Pouvant rester sourdes à toutes séductions, les divinités étaient pourvues d’un sens peu développé du bien et du mal et leur puissance frappait aveuglément le juste comme le coupable. En cas de retard ou d’erreur dans l’observation des rites, la colère divine s’exprimait sous forme de catastrophes naturelles ou individuelles.

Des dieux à l’image des hommes

 

La principale originalité des mythes grecs réside dans son caractère fondamentalement anthropocentrique [1] . Même s’ils n’obéissent pas aux mêmes lois, les dieux n’en sont pas moins des hommes auxquels est donnée l’apparence de la réalité. En revêtant des formes humaines les aspects irrationnels de la nature, les grecs tentent donc maladroitement d’expliquer le monde qui les entoure. A la différence des autres cultures méditerranéennes, les monstres demeurent rares et presque toujours associés au mal.

 

Les satyres, les centaures et autres chimères peuvent être considérés comme des sortes de reliquats de croyances primitives, et les luttes d’Héraclès ou de Thésée comme des allégories du triomphe de la raison. Ces héros ou demi-dieux font d’ailleurs partie intégrante du panthéon.

 

Le combat de Zeus contre les Titans

 

Zeus, père des dieux et des hommes selon Homère, annonce par sa suprématie dans le polythéisme [2] la conception d’une souveraineté universelle fondée sur la Raison, un thème cher à Platon. Dernier enfant du couple primordial Cronos-Rhéa, sauvé grâce à une habile substitution alors qu’il allait être dévoré par son père, Zeus passe sa jeunesse en Crète où il est élevé par les Nymphes et les Courètes. Devenu adulte, il donne à boire une drogue à Cronos qui le fait vomir la fameuse pierre donnée par Rhéa (elle sera déposée ensuite à Delphes) et tous ses autres enfants. Commence alors une guerre terrible entre Cronos allié aux Titans et ses fils aidés du Géant Prométhée, sauveur du genre humain. Vainqueur, Zeus doit faire face à d’autres rébellions mais les mate facilement avec l’aide d’Héraclès. Celle de Typhon aux cent têtes, le dernier-né de la déesse Terre, n’est plus qu’une formalité. Finalement, l’équilibre du monde est assuré une fois les Titans précipités dans le Tartare.

 

Zeus, souverain des dieux et des hommes

 

Zeus et ses frères s’installent alors sur l’Olympe et se partagent le pouvoir : Poséidon, époux de Déméter, règne sur les mers tandis qu’Hadès, amant de Perséphone, obtient les Enfers. Zeus reçoit le Ciel et établit ainsi sa prééminence. Epoux de la déesse Héra, il est le père des dieux Arès, Héphaïstos, Hébé et Ilythie, et de ses amours tumultueuses naissent une multitude de divinités ou de héros : les Heures, les Muses, Aphrodite, Hermès, Apollon et sa sœur jumelle Artémis, pour ne citer que les plus célèbres. Pour séduire ses nombreuses conquêtes, il n’hésite pas à prendre de multiples formes. Elles vont du taureau (Europe) au cygne (Léda) en passant par l’aigle (Ganymède) ou l’homme aimé (Alcmène).

 

Parfois Zeus se passe même de partenaire : Athéna sort ainsi tout armée de son crâne et Dionysos termine sa gestation dans sa cuisse… Tout cela montre l’ubiquité de la divinité suprême : comme le dit Euripide, « il n’est rien qui ne soit de Zeus ». Quoi qu’il en soit, son rôle est primordial et semble bien avoir été celui d’un garant de l’ordre social, de la justice, du respect de l’hospitalité ou du culte des morts, celui qui dispense le bien-être et les maux. En comparaison, les autres dieux occupent une place différente et inférieure. Si leurs attributions sont bien définies, elles pouvaient être remises en question et changer temporairement d’autorité.


 [1]  Anthropocentrique : attitude qui rapporte toute chose de l’univers à l’homme.

 [2]  Polythéisme : religion qui admet l’existence de plusieurs dieux.

Image18-copie-1.gif


Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #autres, #bien, #dieux, #hommes, #zeus

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Les mille visages de la fondatrice d’Athènes.

 

 

 

 

 

 

Ouranos

Personnification du Ciel

Gaia

Personnification de la Terre

 

Cronos

              Rhéa               Océanos  Téthys
     Titan               Titanide                    Titan   Titanide
                Zeus

Roi de l’Olympe

                  Métis

La Sagesse personnifiée

 

 

   

Athéna

Déesse de la Guerre, de la Sagesse et de la Mesure

 

 

Incarnation de la sagesse comme de la Mesure et déesse des Combat, Athéna est l’une des figures les plus complexes des douze divinités de l’Olympe. En effet, cette fille de Métis et de Zeus, restée vierge, est également chargée de veiller sur l’entente des époux et de protéger les familles et les cités. Incarnation de la Force mesurée, elle figure dans tous les mythes, portant assistance aux héros ou apprenant aux hommes – à l’instar de Minerve, son équivalente romaine – la philosophie, la science et l’artisanat. 

C’est une des déesses les plus respectées. Athéna est une déesse guerrière, qui use plus d’intelligence que de force brute. En temps de paix, elle enseigne mille techniques aux hommes et les aide ainsi à améliorer leur civilisation.

 

La naissance d’Athéna

 

La première femme de Zeus était Métis, déesse de la sagesse et de la prudence. Mais on a prévenu Zeus que l’enfant qu’ils auraient ensemble le détrônerait. Pour éviter ce destin, Zeus avale Métis dès qu’il apprend qu’elle attend un enfant. Mais bientôt, un violent mal de tête le saisit. Il souffre tant qu’il demande à Héphaïstos, dieu des artisans, de lui fendre le crâne. Athéna en jaillit alors déjà armée et casquée, poussant un cri de’ victoire !

 

La protectrice d’Athènes…

 

Après avoir gagné un concours contre Poséidon pour devenir la patronne de l’Attique (région d’Athènes), Athéna devient la protectrice de cette cité. Des temples, et plus particulièrement le grand Parthénon, lui sont dédiés et de grandes fêtes publiques la célèbrent alors. Athéna est la protectrice des cités en général. Elle a aussi appris aux femmes à filer et à tisser, aux hommes l’art de la poterie et celui de construire des chars de guerre et des bateaux.

 

… et des héros

 

Athéna use de son intelligence pour aider les héros grecs à vaincre les pires difficultés : grâce à elle, Persée peut tuer Méduse, Jason fait construire le navire qui le mènera à la Toison d’or, Ulysse rentre chez lui après la guerre de Troie… Mais, lorsqu’elle est en colère, Athéna peut devenir impitoyable.

Image1.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #athena, #deesse, #sagesse, #zeus, #             

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Le porteur céleste des dépêches divines.

 

Image8.gif    Coiffé de son chapeau à larges bords (le pétasos), des ailes attachées aux chevilles, Hermès est le très populaire messager de Zeus qui doit porter sa voix partout dans le monde. Héraut officiel des dieux, il n’a de cesse de parcourir les airs pour accomplir sa mission. Fin diplomate et protecteur des bergers et des coureurs, c’est un gaillard rusé, forçant la sympathie par son astuce.

 

Une nuit, pendant le sommeil des autres dieux, Zeus visite Maïa, la plus jeune des Pléiades, filles du Titan Atlas. La belle ne met que quatre jours avant d’enfanter Hermès. Elle le met au monde dans une caverne du Mont Cyllène, au sud de l’Arcadie.

 

Hermès révèle des talents précoces de négociateur

 

Dès sa naissance, le garçon se montre imprévisible et turbulent. Il se libère des bandelettes qui l’emmaillotent et part en Macédoine où il trouve douze vaches sacrées du troupeau d’Apollon. Voleur de bétail improvisé, il échappe au dieu de la clairvoyance par une ruse impertinente : il mène les bêtes par la queue pour brouiller le sens de leurs traces et se débarrasse de ses propres sandales dans le fleuve Alphée

 

Pour flatter les dieux après son larcin, il sacrifie deux des bêtes volées et se sert des boyaux comme cordes pour la lyre qu’il fabrique avec la carapace d’une tortue. Puis il retourne se blottir dans les bras de sa mère, juste avant qu’Apollon ne débarque furieux. Maïa plaide l’innocence de son fils, lequel se rachète finalement auprès du dieu solaire en lui offrant sa lyre. Le maître des arts et des muses, ému, accepte le marché.

 

Plus tard, en échange de sa syrinx ou « flûte de Pan », un autre instrument de musique qu’il aurait aussi fabriqué lui-même, Apollon lui remet son sceptre d’or, le caducée, autour duquel s’enroulent deux serpents. Ce bâton – devenu l’emblème des médecins – est un symbole de la finesse du jugement pratique, du diagnostic et de la négociation difficile. Par ce troc, Hermès obtient la maîtrise de l’art des présages.

 

Hermès jour de son charme et de son astuce

 

Hermès est un coureur intrépide dans tous les sens du terme. Beau parleur (il est le dieu de l’Eloquence) et tricheur en amour comme dans le affaires, il enchaîne les conquêtes. Un jour, il surprend Aphrodite, déesse de la Beauté, dans son bain matinal. Malgré sa belle allure, la déesse se refuse à lui, mais l’effronté Hermès est un garçon plein de ressources. Il a l’idée de faire venir l’aigle de Zeus qui dérobe une des sandales d’Aphrodite. Désireuse de retrouver son bien, celle-ci sacrifie sa pudeur coquette, et accorde ses faveurs à Hermès. De cet amour serait né Hermaphrodite, créature androgyne, mi-homme mi-femme. Image9.gif

 

Quant à la malheureuse Apémosyne, parce qu’elle est insaisissable, Hermès la fait tomber à terre : ce n’est plus de la séduction, mais du viol. Avec une nymphe inconnue, il engendre Pan (le dieu des Champs et des Bergers), effroyablement laid avec ses cornes et ses pieds de bouc.

 

Hermès aima aussi Perséphone et Hersé, dont il pétrifia le chaperon de sœur. Même la belle-mère d’Hermès, la cruelle et jalouse Héra, ne lui résiste pas. Croyant nourrir son fils Arès, elle lui donne le sein et finit par le traiter comme son enfant.

Dévoué et serviable, Hermès vole au secours des dieux et des hommes

 

Hermès est avant tout au service de Zeus. Ainsi, c’est sur ordre de Zeus qu’il soustrait le petit Dionysos à la fureur d’Héra. Et après que le titan Typhon eut tranché les tendons de Zeus et les eut caché, il va les chercher dans la grotte du dragon Delphynè, restaurant ainsi la force du roi de l’Olympe. Toujours pour satisfaire Zeus, amoureux d’Io, il élimine le trop vigilant Argos « aux cent yeux » (qu’il endort en le berçant d’histoires).

 

Etant le seul à qui Hadès, le dieu de la Mort, ouvre la route des Enfers, Hermès est qualifié de spychopompe ou « guide des âmes ». C’est pourquoi Zeus lui commande de guider Hercule, descendu aux Enfers pour capturer Cerbère, et de reconduire à la lumière Perséphone, enlevée par Hadès.

 

Subtil et fin stratège, Hermès rendra par ailleurs de nombreux services aux mortels et aux héros, en distribuant conseils avisés et objets magiques. Par exemple, il sauve Ulysse en lui remettant une herbe contre les maléfices de Circé, puis convainc Calypso de l’aider et souffle même à l’exilé d’Ithaque la science qui lui fait défaut pour bâtir un esquif.

soleil013-copie-1.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #hermes, #jour, #qu’il, #zeus

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Prométhée, fils d’un Titan, a tout changé dans la vie des hommes. Il leur a offert la viande des animaux à manger et le feu pour la cuire. Les dieux, eux, se contentent du fumet des festins.

 

Prométhée défie Zeus

 

A une époque lointaine, hommes et dieux vivaient ensemble dans l’abondance, mais un jour une querelle s’élève entre eux. Prométhée, qui doit les départager, prend en secret le parti des hommes. Il tue un bœuf, en dispose d’un côté la peau peu appétissante, sous laquelle il a caché la belle graisse blanche ; qui ne recouvre que des os sans rien à manger dessus. « Quelle part choisis-tu ? » demande-t-il à Zeus. Le dieu désigne celle qui a la meilleure mine. La viande revient donc aux hommes et Zeus n’a que des os ! « Puisque c’est ainsi, je confisque le feu aux hommes, s’écrie Zeus. Qu’ils mangent donc leur viande crue ! ». Mais Prométhée rapportera aux hommes le feu caché dans une tige de fenouil.

 

La vengeance de Zeus

 

Fou de colère, Zeus fait enchaîner Prométhée sur le mont Caucase. Chaque jour, un aigle vient dévorer son foie, qui repousse chaque nuit. Ce n’est que quelques siècles plus tard que, passant par là, Héraclès libérera le malheureux.

 

Zeus s’en prend aux hommes

 

Le roi des dieux tient aussi à se venger des hommes. Il se rend chez Héphaïstos, dieu des artisans, et lui ordonne : « Prends de la terre, mêles-y de l’eau et façonne-la à l’image des déesses. » C’est ainsi qu’apparaît la première femme, née pour servir la vengeance de Zeus. Elle se nomme Pandore, « don de tous les dieux ». Aphrodite lui donne la grâce, Hermès la curiosité. Elle se rend sur terre, portant dans ses bras une jarre dont elle a promis de ne jamais regarder ce qu’elle renferme.

 

Que contient la jarre de Pandore ?

 

Quand Epiméthée, le frère de Prométhée, aperçoit la gracieuse Pandore, il tombe en admiration et l’épouse. Pandore, un jour, n’y tient plus de curiosité. Elle soulève un petit peu le couvercle de la jarre qui luis a été confiée. Aussitôt s’en échappent les maux que les dieux y ont cachés : maladies et souffrances accableront désormais les humains. Effrayée, Pandore referme vite le vase. Il n’y reste plus que l’espoir, qui fera supporter aux hommes tant de malheurs.

Pr--sentation1-copie-1.gif  

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #hommes, #pandore, #promethee, #zeus

Repost0