jour

Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois dans une région du haut Atlas, un vieux sultan et n’est sultan que Allah le tout puissant, qui était de caractère exigeant mais très honnête ; il était père d'une jeune fille, la princesse Tinarouz. Très curieuse de tout, elle avait les yeux noirs comme la nuit, de longs cheveux et un voile qui recouvrait son visage.

Celle-ci désirait se marier le premier jour du printemps et voulait comme cadeau le coffre en argent qui se trouvait au grenier et qui appartenait à son arrière-grand-mère. Il ne restait que cinq jours avant l’arrivée du printemps et le roi n'ayant pas trouvé de jeune prince à qui marier sa fille.

Le jour arrivé, très triste et ennuyé, le sultan alla voir sa fille pour lui dire que se marier ce jour-là précisément était impossible. La princesse en fut très triste et alla dans sa chambre.

Myriam, sa servante lui demanda ce qui n'allait pas et la princesse lui répondit que son père avait dit qu'elle ne pouvait pas se marier le premier jour du printemps. Myriam, qui était un peu sorcière, lui donna une pierre et lui dit :

" Frotte cette pierre sur ton cœur et en même temps fais un vœu et il se réalisera le jour que tu désires "

Et elle fit ce que la servante lui avait demandé. Tinarouz demanda bien sûr de se marier avec un prince le jour de son anniversaire.

Quand le grand jour fut arrivé, le sultan fit descendre le coffre en argent jusqu'à la salle du trône et ordonna de le déposer devant sa fille.

Et quand Tinarouz l'ouvrit, elle poussa un cri. Car, devinez ce qu'il y avait à l'intérieur ? Dans le coffre, se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme la couleur de la rivière près de la Kasbah.

Le jouvenceau avait les cheveux bruns et un chapeau sur la tête.

" Qui êtes-vous ? " demanda la princesse.

" Je ne peux pas vous le dire, mais je suis venu vous demander votre main si votre père est d’accord "

Certes le prince était beau mais le sultan et la princesse se demandaient s'il était bon et courageux. Aussi le sultan dit-il au prince que pour obtenir la main de sa fille, il fallait combattre le « Ghoul à sept têtes » qui régnait dans la forêt près de la rivière qui coulait près de la Kasbah.

Le lendemain matin, le jeune homme, armé d'une épée, alla à cheval jusqu'à la forêt où se trouve le « Ghoul à sept têtes ».

Une fois arrivé à la forêt et au bout de quelques instants, le jeune homme sentit la terre trembler en dessous de lui et vit les arbres bouger. Soudain apparut, tachetée de rouge entre les arbres, une grosse créature à sept têtes vertes. Le « Ghoul » commença à jeter des flammes qui entourèrent le jeune prince qui s'alarma :

" Mon dieu, que vais-je faire entre ces flammes ? ".

Mais au moment où il allait se faire brûler, une chose surprenante arriva : la rivière sortit de son lit et se dispersa dans la forêt qui fut inondée. Le jeune homme profita de cet effet de surprise pour couper les sept têtes du « Ghoul » d’un seul coup puis il les emporta dans un grand sac et retourna au village sur son cheval blanc. Une fois arrivé au village, il déposa le sac devant le sultan et sa fille.

" As-tu tué le Ghoul ? " demanda le roi.

" Oui " répondit le jeune homme et il ouvrit le sac.

" Donc je t'accorde la main de ma fille " reprit le sultan.

Et c'est ainsi que la princesse put épouser le prince.

Ils vécurent quelque temps heureux, mais un jour qu'ils mangeaient au bord d'une rivière bleu turquoise, Tinaruz demanda au prince d'où il venait et comment il s'appelait.

" Si je te le dis, il nous arrivera un malheur "

Mais la princesse insista tellement que le prince allait commencer à lui dire qui il était et d'où il venait quand il se reproduisit le même événement qu'avec le «Ghoul» : la rivière ressortit de son lit en engloutissant le prince.

La princesse courut jusqu'à la Kasbah de son père. Désespérée, elle lui raconta la mésaventure du prince. Des jours passèrent et Tinaruz se lamentait de la disparition de son mari.

Un soir où la lune se reflétait dans la rivière, Myriam, qui se promenait au bord, vit apparaître de petites lumières qui dansaient sur l’eau et soudain la rivière s'ouvrit.

Myriam vit alors un vieil homme à la barbe blanche assis sur le trône et à côté de lui se trouvait un jeune homme aux yeux bleus comme l'eau, aux cheveux bruns et qui portait un petit chapeau.

Myriam reconnut tout de suite le mari de la princesse et courut avertir sa maîtresse de cette apparition :

" Princesse ! Princesse ! J’ai vu le jeune homme que tu as épousé "

" Amène-moi à lui " lui dit brusquement la princesse.

Myriam conduisit donc Tinaruz au bord de la rivière et comme sa servante, elle aperçut le vieux monsieur assis sur le trône et à côté de lui le jeune prince.

La princesse reconnut aussitôt son mari et se mit à danser devant lui et le vieux monsieur.

Tout à coup, le prince lui aussi reconnut celle qu'il avait épousée et éleva la voix :

" Père, regarde c'est avec elle que je me suis marié "

Le vieux monsieur demanda :

" Toi, belle étrangère, que fais- tu ici ? "

" Je suis venu chercher l'homme que j'ai épousé "

" Tu as la promesse du roi des eaux mais souviens-toi toujours de la raison pour laquelle tu as perdue ton époux. La curiosité peut être dangereuse ! "

Et les eaux se refermèrent laissant sur la rive Tinaruz et le prince, heureux de se retrouver.

 

 

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

C’est l’histoire de Yakali de Meknès. C’était un fabricant de tapis merveilleux ; les tapis qui sortaient d’entre ses mains se vendaient au poids de l’or, mais il avait un défaut qui était la vanité.


- Nul dans l’Empire ne fait des tapis aussi beaux… je suis le plus malin des malins.


Or, un jour un marchand passant par Meknès l’entendit parler ainsi, il prit un tapis et dit :


- Ya Yakali, tu es un artisan d’entre les artisans et cependant je sais un homme qui fait des tapis aussi beaux sinon plus beaux que les tiens. En toutes choses il est plus malin que toi.


Vexé au plus profond, il demanda, quel est donc cet homme et où est sa demeure ?


- Comme toi, il se nomme Yakali et il habite Fez.


Le vaniteux commença à haïr son concurrent inconnu et son cœur lui conseilla d’aller le voir et de lui jouer quelque méchant tour pour prouver qu’il était plus malin que lui.


Ainsi, il partit un jour pour Fez, la magnifique. Il alla tout droit vers le souk des marchands de tapis. Il aperçut dans une échoppe un homme accroupi qui fabriquait un tapis.


- Je suis Yakali de Meknès, je voudrais rencontré Yakali de Fez.


L’homme répliqua :


- C’est facile, je vais le chercher et le ramène à l’instant. Mais comme je suis pressé et que je n’ai pas de temps à perdre, puisque tu fais aussi des tapis, continue celui que j’ai commencé, car il m’est commandé et doit m’être payé un bon prix.


- Il sera fait selon ton désir.


Yakali de Meknès s’accroupit à la place laissée vide par son confrère et il se mit au travail en ruminant dans sa tête le beau tour qu’il allait jouer à ce Yakali de Fez que l’on disait si malin.


Trois heures passèrent, puis quatre, le tapis était fini. Yakali impatient, se leva et avisnat un passant, il demanda :


- Pourrais-tu me dire où est passé le propriétaire de cette échoppe ? Cela fait quatre heures qu’il est parti.


- Viens avec moi et je te le montrerai.


Yakali de Meknès suivit l’inconnu  jusqu’au coin d’une place, dans un petit café, le propriétaire de l’échoppe jouait aux dames avec des amis.


Mécontent, Yakali de Meknès s’écria :


- Voilà pourtant comme il cherche, ainsi qu’il me l’a promis, Yakali de Fez à qui je veux jouer un bon tour pour lui prouver que je suis plus malin que lui.


Alors l’inconnu se mit à rire.


- Il n’a pas à le chercher, c’est lui-même Seulement, je crois que c’est lui qui a joué le bon tour et que, des deux malins, c’est lui le plus malin. Il a fait travailler durant quatre heures Yakali de Meknès et il lui a fait finir son tapis que lui s’offrait du bon temps.

 

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour quelques voisins se réunissent pour faire de la musique. L’assemblée était joyeuse quand, pour se distraire encore davantage aux dépens de notre hodja qui se trouvait là comme auditeur, quelqu’un lui tend un luth, car chacun sait que notre homme ignore tout de ces choses profanes. Mais par amour-propre, et c’était bien là-dessus que comptait l’assistance, il ne refuse pas. Il empoigne l’instrument et joue un petit air de sa composition, c’est-à-dire qu’il pince continuellement la même corde. Au bout de quelques secondes des protestations s’élèvent de l’assemblée assourdie.

 

- Ah ! dit le maître de maison, que fais-tu ? Nous demandons grâce. Pose ce luth. Ne sais-tu pas que les artistes ont coutume de promener leurs doigts sur les différentes cordes ?

 

- Vous n’avez pas compris l’essence de la chose, répond le hodja. Ces artistes dont vous parlez n’ont pas trouvé le ton juste. C’est pour le chercher qu’ils changent de corde. Moi, je l’ai trouvé. Pourquoi le quitter ?



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin hodja emprunte un chaudron à son voisin. Quelques jours plus tard il le lui rend et à l’intérieur se trouve une casserole.

 

- Qu’est-ce là ? demande le voisin.

 

- Oh ! C’est ton chaudron qui a fait un petit.

 

Le voisin, sans demander son reste, accepte l’aubaine. Quelques jours encore se passent. Notre hodja va trouver son voisin et demande à lui emprunter de nouveau son chaudron pour un jour ou deux.

 

- Volontiers, répond le voisin, à ta disposition.

A quelque temps de là le voisin n’a toujours pas vu revenir son chadron. Il s’en informe auprès du hodja.

 

- Hodja, mon voisin, qu’est devenu le chaudron que je t’ai prêté l’autre jour ?

 

- Ton chaudron ? Paix à ses cendres. Il est mort l’autre soir.

 

- Ah ! mon dieu ! hodja, tu plaisantes. Comment un chaudron pourrait-il mourir ?

 

- Par Dieu, mon voisin, je ne te trompe pas. Pourquoi un chaudron qu fait des petits ne pourrait-il pas mourir ? Si tu crois l’un, pourquoi pas l’autre ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chadron, #hodja, #jour, #l’autre, #voisin

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Publié le 13 Septembre 2012

Le hodja était l’heureux possesseur d’un agneau bien dodu. C’était l’occasion ou jamais de profiter des liens d’amitié. Aussi toutes ses connaissances n’avaient de regards que pour l’agneau. Et chacun de chercher un prétexte pour condamner le pauvre animal à la marmite Les compères se concertent et, un matin, la bande fait irruption chez le hodja, comme affolée.

 

- Hodja, après-demain le jugement dernier !

 

Le hodja accueille la nouvelle avec flegme et sans émotion apparente, mais la compagnie est en proie à la plus vive agitation.

 

- Puisque les jours sont désormais comptés, il faut se hâter de jouir de la vie. Tuons donc cet agneau et faisons un festin. Que ce dernier jour au moins soit digne d’être vécu.

 

Ainsi dit, ainsi fait.

 

On immole l’agneau et on organise pour le lendemain une joyeuse partie de campagne, sur les bords du lac, où l’on passera la journée en d’agréables divertissements. Grâces à Dieu, c’est une chaude journée d’été tout le monde, abandonnant ses vêtements sur la plage, se jette à l’eau pour barboter un peu avant le déjeuner, pendant que l’agneau rôtit, confié aux soins vigilants du hodja qui ne goûte guère les plaisirs de la nage. Pendant que nos gens s’ébattent joyeusement, le hodja fait main basse sur les habits et les jette dans le feu vif qui pétille sous la broche. Nos joyeux lurons, sortis de l’eau, cherchent partout leurs vêtements. Alors le hodja leur fait un large sourire.

 

- Vous cherchez vos habits ? J’en ai avivé le feu qui rôtissait la viande. Après tout, qu’avez-vous besoin de ces misérables hardes ? N’est-ce pas demain le jouir du jugement ?

 




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Rédigé par orange8454

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