jour

Publié le 13 Septembre 2012

Il y avait, une fois, dit-on, un roi d'Égypte, pour lequel n'avait pas été mis au monde d'enfant mâle… Alors, il supplia les dieux, autour de lui, de lui donner un fils. Ceux-ci ordonnèrent de faire en sorte que l'on mît au monde pour lui. Cette nuit-là, tandis qu'il couchait avec son épouse, elle devint enceinte. Lorsqu'elle eut accompli le nombre de mois nécessaires pour la naissance, elle accoucha d'un garçon. Alors les sept Hathor s'en vinrent pour lui annoncer quel serait son destin ; elles dirent : " Sa mort viendra d'un crocodile, ou d'un serpent, ou encore d'un chien ". Les gens qui étaient aux côtés de l'enfant écoutèrent ces paroles et les rapportèrent à Sa Majesté - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé ! - Alors le cœur de Sa Majesté devint triste, au-delà de toute expression. Sa Majesté - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé ! - fit construire pour l'enfant une maison en pierre, dans le désert ; elle fut pourvue d'une domesticité et de toutes les belles et bonnes choses appartenant au palais royal - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé !... Mais l'enfant ne devait pas sortir de la maison.

Lorsqu'il eut grandi, il monta, un jour, sur la terrasse et aperçut un chien qui suivait un homme, marchant sur le chemin. Il dit au serviteur qui se tenait près de lui : " Qu'est-ce donc qui marche derrière cet homme qui s'avance sur le chemin ? " Il lui répondit : " C'est un chien ". L'enfant lui dit alors : " Fais en sorte que l'on m'amène un chien semblable ". Le serviteur alla rapporter cela à Sa Majesté - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé ! - et Sa Majesté dit : " Qu'on lui apporte un jeune chien, qui saute, plein de vie, afin que son cœur ne soit plus chagrin ". Et le chien fut apporté au jeune prince.

Après que des jours furent écoulés, et que le corps de l'enfant se fut développé, il dépêcha un messager à son père afin de lui dire : " Qu'arrivera-t-il, si je demeure ainsi ? Vois, je suis assigné à mon destin. Permets donc que j'aie le loisir d'agir ainsi que mon cœur le souhaite. Et Dieu fera de ce qui est de sa volonté ". Alors, on équipa pour lui un char, muni de toutes sortes d'armes de combat ; on plaça un serviteur à sa suite, comme compagnon, et on le fit passer sur la rive est du fleuve. On lui dit : " Poursuis maintenant ton chemin à ta guise ". Son chien était avec lui. Il voyagea vers le Nord, dans le désert, suivant son désir ; il se nourrissait de tout le meilleur gibier du désert.

Un jour, il arriva auprès du prince du Naharina. Or ce prince n'avait pas eu d'enfant, à l'exception d'une fille ; pour celle-ci, on avait construit une maison, dont la fenêtre était éloignée du sol de soixante-dix coudées. Le prince du Naharina avait fait en sorte que soient amenés tous les fils de tous les chefs du pays de Syrie, et il leur avait dit : " Quiconque, parmi vous, atteindra, en sautant la fenêtre de ma fille, celui-là l'épousera ".

Après que de nombreux jours se furent écoulés, tandis que ceux-ci se livraient à leur exercice quotidien, le jeune prince vint à passer devant eux. Ils le conduisirent jusqu'à leur maison, le lavèrent, donnèrent de la nourriture à son attelage et l'oignirent, bandèrent ses pieds et donnèrent des aliments à son compagnon. Puis ils lui dirent en manière de conversation : " D'où viens-tu, bel adolescent ? " Il répondit : " Je suis le fils d'un officier du pays d'Égypte. Ma mère étant morte, mon père prit une autre femme, qui devint ma belle-mère. Celle-ci, peu à peu, me haït, et je partis pour la fuir ". Alors ils le prirent dans leurs bras et le baisèrent sur tout le corps.

Après d'autres jours nombreux, il dit aux jeunes gens : " Mais que faites-vous donc ? " Ils répondirent : " Cela fait trois mois que chaque jour nous sommes ici, passant notre temps à sauter ; car celui qui atteindra la fenêtre de la fille du prince du Naharina, celle-ci lui sera donnée comme épouse ". Il leur dit : " Ah ! si mes pieds n'étaient pas douloureux, j'irais moi aussi pour sauter avec vous ". Ils s'en allèrent alors pour sauter, selon leur habitude de chaque jour, tandis que le jeune prince se tenait debout, éloigné et les regardant. Alors le visage de la fille du prince de Naharina se tourna vers lui.

Après quelque temps, le jeune prince s'en vint afin de sauter avec les enfants princiers. Il sauta donc et il atteignit la fenêtre de la fille du prince de Naharina. Elle le baisa et l'embrassa sur tout son corps. Alors, on alla informer son père en lui disant : " L'un des jeunes gens a atteint la fenêtre de ta fille ". Le prince questionna ainsi : " De quel chef est-il le fils ? " On lui répondit : " C'est le fils d'un officier qui est venu du pays d'Égypte, fuyant devant sa belle-mère ". Le prince de Naharina fut alors extrêmement furieux, et dit : " Vais-je donner ma fille à ce fuyard égyptien ? Faites en sorte qu'il s'en retourne ". On alla dire à celui-ci : " Repas donc vers le lieu d'où tu es venu ". Mais la jeune fille le saisit alors et elle fit un serment au nom de Dieu, disant : " Aussi vrai que dure Rê-Horalkhry, si on enlève loin de moi ce jeune homme, je ne mangerai plus, je ne boirai plus et je mourrai dans l'heure ". Le messager partit pour rapporter à son père toutes les paroles qu'elle avait prononcées. Celui-ci envoya des gens pour tuer l'adolescent à l'endroit où il se tenait. Mais la jeune fille dit : " Aussi vrai que dure Rê, si on le tue, quand se couchera la lumière divine, je mourrai. Je ne passerai pas une heure, pas une heure de plus que lui ". On alla de nouveau rapporter ces propos à son père. Alors celui-ci fit en sorte que l'on amenât l'adolescent en sa présence en même temps que sa fille… La dignité du jeune homme fut sensible au prince ; celui-ci le prit dans ses bras, le baisa sur tout son corps et lui dit : " Parle-moi de ta condition, car, vois tu es désormais pour moi comme un fils ". L'adolescent lui répondit : " Je suis le fils d'un officier du pays d'Égypte. Ma mère étant morte, mon père prit une autre femme, qui devint ma belle-mère. Celle-ci peu à peu me haït et je partis pour la fuir ". Alors le prince lui donna sa fille ; il lui donna une maison et des terres cultivables, en même temps que des troupeaux et toutes sortes de belles et bonnes choses.

Quelque temps après cela, le jeune homme dit à son épouse : " Je suis promis à trois destins : le crocodile, le serpent, le chien ". Elle lui dit aussitôt : " Fais donc tuer le chien qui te suit ". Mais il répondit : " Ce serait une folie. Je ne permettrai pas que l'on tue mon chien, que j'ai élevé depuis qu'il était petit ". Alors, elle devint vigilante pour son époux, extrêmement. Elle ne lui permettait pas de sortir seule et de s'éloigner.

Or, le jour où l'adolescent s'en était venu du pays d'Égypte, dans son errance, le crocodile que lui avait assigné le destin … l'avait suivi ; il se trouva juste avant lui, dans la ville où résidait le jeune homme … et se tint dans l'Eau. Or il y avait dans cette Eau un Esprit divin et puissant ; il ne permettait pas au crocodile d'aller au-dehors, et le crocodile ne permettait pas que l'Esprit divin et puissant sorte pour se promener. Quand à l'aube brillait la lumière divine, les deux adversaires se dressaient pour combattre, et cela chaque jour, depuis une durée de trois mois.

Quelque temps encore après cela, un jour, le jeune homme s'assit pour passer, dans sa maison, une heureuse journée. Après que fut venue la douce brise de la nuit, il s'allongea sur son lit et le sommeil s'empara de son corps. Son épouse emplit un bol avec du vin, un autre avec de la bière. Un serpent sortit alors de son trou dans l'intention de mordre le jeune homme ; son épouse était assise à son côté, mais elle ne dormait point. Les bols attirèrent le serpent, qui but et devint ivre ; puis il s'allongea, ventre en l'air. Alors l'épouse le fit mettre en pièces au moyen de sa hache. On réveilla son mari… Elle lui dit : " Vois, ton dieu a placé un de tes destins dans ta main ; il veillera encore sur toi… " Il fit désormais des offrandes à Rê, l'adorant et exaltant sa gloire, pendant le cours de chaque jour.

De nombreux jours encore après cela, le jeune homme sortit pour se promener, se divertissant dans son domaine. Son épouse ne sortit pas avec lui, mais son chien l'accompagnait. Celui-ci, alors, se mit à parler et dit : " Je suis ton destin ". Alors l'homme courut devant lui, il atteignit l'eau et s'y jeta… Le crocodile le saisit et l'emporta jusqu'à l'endroit où se tenait habituellement l'Esprit divin et puissant ; mais celui-ci n'était pas là. Le crocodile dit alors au jeune homme : " Je suis ton destin, qui t'ai suivi jusqu'ici. Durant les trois mois écoulés jusqu'à ce jour, j'ai combattu avec l'Esprit divin et puissant. Or, vois, je suis prêt à te libérer. Mais si cet Esprit vient pour combattre, tu me prêteras assistance et tu le tueras… ". Lorsque la terre s'éclaira, un second jour étant venu, l'Esprit divin et puissant s'en revint…

(Là s'arrête le manuscrit.) (Textes sacrés et textes profanes de l'Ancienne Égypte II ,Mythes, contes et poésie, Traductions et commentaires de Claire Lalouette, préface de Pierre Grimal, Connaissance de l'Orient, Gallimard, P. 181-185)


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Rédigé par orange8454

Publié dans #chien, #homme, #jeune, #jour, #prince

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois au pays des pharaons, dans le temple dédié à Osiris, un vieux prêtre, qui chaque jour apportait les offrandes courbé en deux plein de crainte et de respect ; un jour qu'il se prosternait face à l'autel il entendit une voix lui dire;

- Homme pourquoi m'apportes-tu des présents que je ne pourrais pas manger, portes-les donc à ceux qui ont faim!

 

Il était effrayé et ne voulait pas croire que c'était bien la DIVINITE qui lui parlait ! alors il n’osa pas transgresser le rituel et n'entendit pas la voix ; chaque jour pourtant elle lui demandait la même chose, alors il apporta sur le seuil du temple les offrandes et les offrit à ceux qui étaient là !

Le pharaon apprenant la nouvelle fut courroucée et lui demanda pourquoi il avait cessé de pratiquer le culte?

 

Il lui raconta les faits en tremblant, alors le pharaon fut ému dans son cœur et ne doutant pas que la divinité l'avait ordonné, combla de présents le pauvre prêtre qui s'en alla dans sa maison rempli d'allégresse car il avait à la fois contenté sa divinité, les pauvres, et son pharaon ; il avait entendu les paroles et osa changer le rituel sacré!

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #divinite, #entendu, #fut, #jour, #pharaon

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Publié le 13 Septembre 2012

ll y avait, une fois, dit-on, un roi d'Égypte, pour lequel n'avait pas été mis au monde d'enfant mâle… Alors, il supplia les dieux, autour de lui, de lui donner un fils. Ceux-ci ordonnèrent de faire en sorte que l'on mît au monde pour lui. Cette nuit-là, tandis qu'il couchait avec son épouse, elle devint enceinte. Lorsqu'elle eut accompli le nombre de mois nécessaires pour la naissance, elle accoucha d'un garçon. Alors les sept Hathor s'en vinrent pour lui annoncer quel serait son destin ; elles dirent : " Sa mort viendra d'un crocodile, ou d'un serpent, ou encore d'un chien ". Les gens qui étaient aux côtés de l'enfant écoutèrent ces paroles et les rapportèrent à Sa Majesté - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé !

- Alors le cœur de Sa Majesté devint triste, au-delà de toute expression. Sa Majesté - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé ! - fit construire pour l'enfant une maison en pierre, dans le désert ; elle fut pourvue d'une domesticité et de toutes les belles et bonnes choses appartenant au palais royal - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé !... Mais l'enfant ne devait pas sortir de la maison.

Lorsqu'il eut grandi, il monta, un jour, sur la terrasse et aperçut un chien qui suivait un homme, marchant sur le chemin. Il dit au serviteur qui se tenait près de lui : " Qu'est-ce donc qui marche derrière cet homme qui s'avance sur le chemin ?

" Il lui répondit : " C'est un chien ". L'enfant lui dit alors :

" Fais en sorte que l'on m'amène un chien semblable ".

Le serviteur alla rapporter cela à Sa Majesté - puisse-t-il être vivant, prospère et en bonne santé ! - et Sa Majesté dit :

" Qu'on lui apporte un jeune chien, qui saute, plein de vie, afin que son cœur ne soit plus chagrin ". Et le chien fut apporté au jeune prince.

Après que des jours furent écoulés, et que le corps de l'enfant se fut développé, il dépêcha un messager à son père afin de lui dire : " Qu'arrivera-t-il, si je demeure ainsi ? Vois, je suis assigné à mon destin. Permets donc que j'aie le loisir d'agir ainsi que mon cœur le souhaite. Et Dieu fera de ce qui est de sa volonté ".

Alors, on équipa pour lui un char, muni de toutes sortes d'armes de combat ; on plaça un serviteur à sa suite, comme compagnon,et on le fit passer sur la rive est du fleuve. On lui dit : " Poursuis maintenant ton chemin à ta guise ". Son chien était avec lui. Il voyagea vers le Nord, dans le désert, suivant son désir ; il se nourrissait de tout le meilleur gibier du désert.

Un jour, il arriva auprès du prince du Naharina. Or ce prince n'avait pas eu d'enfant, à l'exception d'une fille ; pour celle-ci, on avait construit une maison, dont la fenêtre était éloignée du sol de soixante-dix coudées. Le prince du Naharina avait fait en sorte que soient amenés tous les fils de tous les chefs du pays de Syrie, et il leur avait dit : " Quiconque, parmi vous, atteindra, en sautant la fenêtre de ma fille, celui-là l'épousera ".

Après que de nombreux jours se furent écoulés, tandis que ceux-ci se livraient à leur exercice quotidien, le jeune prince vint à passer devant eux. Ils le conduisirent jusqu'à leur maison, le lavèrent, donnèrent de la nourriture à son attelage et l'oignirent, bandèrent ses pieds et donnèrent des aliments à son compagnon. Puis ils lui dirent en manière de conversation : " D'où viens-tu, bel adolescent ? " Il répondit : " Je suis le fils d'un officier du pays d'Égypte. Ma mère étant morte, mon père prit une autre femme, qui devint ma belle-mère. Celle-ci, peu à peu, me haït, et je partis pour la fuir ". Alors ils le prirent dans leurs bras et le baisèrent sur tout le corps.

Après d'autres jours nombreux, il dit aux jeunes gens : " Mais que faites-vous donc ? " Ils répondirent :

" Cela fait trois mois que chaque jour nous sommes ici, passant notre temps à sauter ; car celui qui atteindra la fenêtre de la fille du prince du Naharina, celle-ci lui sera donnée comme épouse ". Il leur dit : " Ah ! si mes pieds n'étaient pas douloureux, j'irais moi aussi pour sauter avec vous ". Ils s'en allèrent alors pour sauter, selon leur habitude de chaque jour, tandis que le jeune prince se tenait debout, éloigné et les regardant. Alors le visage de la fille du prince de Naharina se tourna vers lui.

Après quelque temps, le jeune prince s'en vint afin de sauter avec les enfants princiers. Il sauta donc et il atteignit la fenêtre de la fille du prince de Naharina. Elle le baisa et l'embrassa sur tout son corps. Alors, on alla informer son père en lui disant :

" L'un des jeunes gens a atteint la fenêtre de ta fille ". Le prince questionna ainsi : " De quel chef est-il le fils ? " On lui répondit : " C'est le fils d'un officier qui est venu du pays d'Égypte,
fuyant devant sa belle-mère ". Le prince de Naharina fut alors extrêmement furieux, et dit : " Vais-je donner ma fille à ce fuyard égyptien ? Faites en sorte qu'il s'en retourne ".
On alla dire à celui-ci : " Repas donc vers le lieu d'où tu es venu ". Mais la jeune fille le saisit alors et elle fit un serment au nom de Dieu, disant : " Aussi vrai que dure Rê-Horalkhry, si on enlève loin de moi ce jeune homme, je ne mangerai plus, je ne boirai plus et je mourrai dans l'heure ". Le messager partit pour rapporter à son père toutes les paroles qu'elle avait prononcées. Celui-ci envoya des gens pour tuer l'adolescent à l'endroit où il se tenait. Mais la jeune fille dit : " Aussi vrai que dure Rê, si on le tue, quand se couchera la lumière divine, je mourrai. Je ne passerai pas une heure, pas une heure de plus que lui ". On alla de nouveau rapporter ces propos à son père. Alors celui-ci fit en sorte que l'on amenât l'adolescent en sa présence en même temps que sa fille…

La dignité du jeune homme fut sensible au prince ; celui-ci le prit dans ses bras, le baisa sur tout son corps et lui dit : " Parle-moi de ta condition, car, vois tu es désormais pour moi comme un fils ". L'adolescent lui répondit :

" Je suis le fils d'un officier du pays d'Égypte. Ma mère étant morte, mon père prit une autre femme, qui devint ma belle-mère. Celle-ci peu à peu me haït et je partis pour la fuir ". Alors le prince lui donna sa fille ; il lui donna une maison et des terres cultivables, en même temps que des troupeaux et toutes sortes de belles et bonnes choses.

Quelque temps après cela, le jeune homme dit à son épouse :

" Je suis promis à trois destins : le crocodile, le serpent, le chien ". Elle lui dit aussitôt : " Fais donc tuer le chien qui te suit ".

Mais il répondit : " Ce serait une folie. Je ne permettrai pas que l'on tue mon chien, que j'ai élevé depuis qu'il était petit ". 

Alors, elle devint vigilante pour son époux, extrêmement. Elle ne lui permettait pas de sortir seule et de s'éloigner.

Or, le jour où l'adolescent s'en était venu du pays d'Égypte, dans son errance, le crocodile que lui avait assigné le destin … l'avait suivi ; il se trouva juste avant lui, dans la ville où résidait le jeune homme … et se tint dans l'Eau. Or il y avait dans cette Eau un Esprit divin et puissant ; il ne permettait pas au crocodile d'aller au-dehors, et le crocodile ne permettait pas que l'Esprit divin et puissant sorte pour se promener. Quand à l'aube brillait la lumière divine, les deux adversaires se dressaient pour combattre, et cela chaque jour, depuis une durée de trois mois.

Quelque temps encore après cela, un jour, le jeune homme s'assit pour passer, dans sa maison, une heureuse journée. Après que fut venue la douce brise de la nuit, il s'allongea sur son lit et le sommeil s'empara de son corps. Son épouse emplit un bol avec du vin, un autre avec de la bière. Un serpent sortit alors de son trou dans l'intention de mordre le jeune homme ; son épouse était assise à son côté, mais elle ne dormait point.

Les bols attirèrent le serpent, qui but et devint ivre ; puis il s'allongea, ventre en l'air. Alors l'épouse le fit mettre en pièces au moyen de sa hache. On réveilla son mari… Elle lui dit :

" Vois, ton dieu a placé un de tes destins dans ta main ; il veillera encore sur toi… " Il fit désormais des offrandes à Rê, l'adorant et exaltant sa gloire, pendant le cours de chaque jour.

De nombreux jours encore après cela, le jeune homme sortit pour se promener, se divertissant dans son domaine. Son épouse ne sortit pas avec lui, mais son chien l'accompagnait. Celui-ci, alors, se mit à parler et dit : " Je suis ton destin ". Alors l'homme courut devant lui, il atteignit l'eau et s'y jeta… Le crocodile le saisit et l'emporta jusqu'à l'endroit où se tenait habituellement l'Esprit divin et puissant ;
mais celui-ci n'était pas là. Le crocodile dit alors au jeune homme : " Je suis ton destin, qui t'ai suivi jusqu'ici. Durant les trois mois écoulés jusqu'à ce jour, j'ai combattu avec l'Esprit divin et puissant.

Or, vois, je suis prêt à te libérer. Mais si cet Esprit vient pour combattre, tu me prêteras assistance et tu le tueras… ". Lorsque la terre s'éclaira, un second jour étant venu, l'Esprit divin et puissant s'en revint… (Là s'arrête le manuscrit.)

Source : Textes sacrés et textes profanes de l'Ancienne Égypte II ,Mythes, contes et poésie de Claire Lalouette, 



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chien, #homme, #jeune, #jour, #prince

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Publié le 13 Septembre 2012

Le jardinier du Sultan vient de découvrir que l’un des pêchers de la plantation a donné naissance prématurément à un fruit particulièrement beau et quelque peu plus grand que nature ; le sultan, ayant été sollicité à venir admirer ce fruit, donna ses instructions à son jardinier de bien surveiller l’arbre et de lui présenter ce fruit une fois devenu mûr, et c’est ainsi que l’ouvrier veilla à cet arbre attentivement, jour et nuit, allant jusqu’à prendre ses repas sur place pour ne pas le perdre de vue.

Un jour il fut surpris par un aigle qui vint se percher sur l’arbre créant un grand fracas : la branche où pendait le fruit en fut cassée et la pêche tombée par terre !

 Tout attristé par cet incident, le jardinier s’empressa de rapporter au Sultan ce fâcheux évènement, mais, à sa grande surprise, le Roi ne se montra pas contrarié et lui répondit :" ne t’en fais pas, cet aigle en aura pour son acte."

Quelques mois plus tard, le jardinier surprit une grosse couleuvre sur le même arbre en train de dévorer l’aigle, qui, peu à peu, fut entièrement englouti ; il alla sur le champ en informer le Sultan qui lui répondit sur le même ton :" cette couleuvre en aura pour son acte !"

Au cours de la même année, alors que notre jardinier est en pleine besogne, il se rendit compte qu’il vient de couper la tête de la couleuvre par un coup de pelle, alors que ce gros reptile était enfoui dans le sable ! Croyant avoir remporté exploit, il alla raconter son aventure au Sultan ; celui-ci lui répondit sobrement :" tu en auras pour ton acte !"

Cet évènement fut à peine oublié que les Gardes du Sultan préviennent un jour tous les ouvriers travaillant dans la plantation de devoir quitter les lieux, car le harem viendra se baigner dans la piscine ; c’est ainsi que, sitôt dit, sitôt fait : tout le monde déserta les lieux sauf notre jardinier qui n’a pas eu écho de ces instructions.

Alors qu’il prenait une paisible sieste dans l’ombre d’un arbre situé près de la piscine, il vit un groupe de femmes venir dans sa direction ! Sentant le danger et craignant pour sa vie, il grimpa dans l’arbre et se cacha sous les branches ; dans cette position, il put admirer un beau spectacle de femmes nues se baigner et s’amuser dans la piscine, quand tout à coup, ayant découvert son existence, ces femmes s’affolèrent, sortirent de l’eau en remettant en hâte leurs voiles et en laissant échapper des cris stridents ! Les gardes accourent, emportent le jardinier et l’enferment. La reine avisa le Sultan qui prononça sur le champ l’arrêt de mort à l’encontre du pauvre jardinier.

Le lendemain matin, jour d’exécution de la sentence, le bourreau conduisit le condamné vers l’échafaud et entreprit les préparatifs nécessaires à l’accomplissement de son œuvre : s’adressant au condamné : "quel est ton dernier vœu," ? Lui demanda t-il. "si vous le permettez, j’aimerais bien être reçu par le Sultan, j’aurais à lui dire juste un petit mot, répondit le jardinier".

En présence du roi, le jardinier se permit : "Sire, je suis condamné à mort malgré mon innocence, j’implore votre indulgence". Le Sultan ne voulut rien entendre ; alors au jardinier d’ajouter : "Sire, c’est bien votre majesté qui, un jour m’avait dit que l’aigle, ayant cassé le pêcher, en aura pour son acte, et que la couleuvre qui a dévoré l’aigle en aura pour son acte, et que, moi, en aurai aussi pour mon acte, pour avoir tué la couleuvre. " Sire, vous venez de me condamner à mort injustement, vous en aurez également pour votre acte !"

Ayant entendu ce discours, le Sultan s’empressa alors de libérer le jardinier, dans un sentiment de colère mitigée.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #condamne, #couleuvre, #jardinier, #jour, #sultan

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Publié le 13 Septembre 2012

Le jardinier du Sultan vient de découvrir que l’un des pêchers de la plantation a donné naissance prématurément à un fruit particulièrement beau et quelque peu plus grand que nature ; le sultan, ayant été sollicité à venir admirer ce fruit, donna ses instructions à son jardinier de bien surveiller l’arbre et de lui présenter ce fruit une fois devenu mûr, et c’est ainsi que l’ouvrier veilla à cet arbre attentivement, jour et nuit, allant jusqu’à prendre ses repas sur place pour ne pas le perdre de vue.

Un jour il fut surpris par un aigle qui vint se percher sur l’arbre créant un grand fracas : la branche où pendait le fruit en fut cassée et la pêche tombée par terre !

Tout attristé par cet incident, le jardinier s’empressa de rapporter au Sultan ce fâcheux évènement, mais, à sa grande surprise, le Roi ne se montra pas contrarié et lui répondit :" ne t’en fais pas, cet aigle en aura pour son acte."

Quelques mois plus tard, le jardinier surprit une grosse couleuvre sur le même arbre en train de dévorer l’aigle, qui, peu à peu, fut entièrement englouti ; il alla sur le champ en informer le Sultan qui lui répondit sur le même ton :" cette couleuvre en aura pour son acte !"

Au cours de la même année, alors que notre jardinier est en pleine besogne, il se rendit compte qu’il vient de couper la tête de la couleuvre par un coup de pelle, alors que ce gros reptile était enfoui dans le sable ! Croyant avoir remporté exploit, il alla raconter son aventure au Sultan ; celui-ci lui répondit sobrement :" tu en auras pour ton acte !"

Cet évènement fut à peine oublié que les Gardes du Sultan préviennent un jour tous les ouvriers travaillant dans la plantation de devoir quitter les lieux, car le harem viendra se baigner dans la piscine ; c’est ainsi que, sitôt dit, sitôt fait : tout le monde déserta les lieux sauf notre jardinier qui n’a pas eu écho de ces instructions.

Alors qu’il prenait une paisible sieste dans l’ombre d’un arbre situé près de la piscine, il vit un groupe de femmes venir dans sa direction ! Sentant le danger et craignant pour sa vie, il grimpa dans l’arbre et se cacha sous les branches ; dans cette position, il put admirer un beau spectacle de femmes nues se baigner et s’amuser dans la piscine, quand tout à coup, ayant découvert son existence, ces femmes s’affolèrent, sortirent de l’eau en remettant en hâte leurs voiles et en laissant échapper des cris stridents ! Les gardes accourent, emportent le jardinier et l’enferment. La reine avisa le Sultan qui prononça sur le champ l’arrêt de mort à l’encontre du pauvre jardinier.

Le lendemain matin, jour d’exécution de la sentence, le bourreau conduisit le condamné vers l’échafaud et entreprit les préparatifs nécessaires à l’accomplissement de son œuvre : s’adressant au condamné : "quel est ton dernier vœu," ? Lui demanda t-il. "si vous le permettez, j’aimerais bien être reçu par le Sultan, j’aurais à lui dire juste un petit mot, répondit le jardinier".

En présence du roi, le jardinier se permit : "Sire, je suis condamné à mort malgré mon innocence, j’implore votre indulgence". Le Sultan ne voulut rien entendre ; alors au jardinier d’ajouter : "Sire, c’est bien votre majesté qui, un jour m’avait dit que l’aigle, ayant cassé le pêcher, en aura pour son acte, et que la couleuvre qui a dévoré l’aigle en aura pour son acte, et que, moi, en aurai aussi pour mon acte, pour avoir tué la couleuvre. " Sire, vous venez de me condamner à mort injustement, vous en aurez également pour votre acte !"

Ayant entendu ce discours, le Sultan s’empressa alors de libérer le jardinier, dans un sentiment de colère mitigée.

Rédigé par Syfax selon un conte de abdelaziz El Aroui 


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Rédigé par orange8454

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