Publié le 13 Septembre 2012

Il y avait une fois des Bourbonnais qui s'étaient réunis pour chasser le cabri; il y avait longtemps qu'ils en cherchaient sans en découvrir, lorsque l'un deux aperçut un beau cabri qui était sur la pointe d'un rocher escarpé, et paraissait ne se méfier de rien. Il fit signe aux autres de se taire, et, s'avançant avec précaution, il tira sur le cabri; celui-ci fut atteint mortellement; mais au lieu de tomber sur le rocher et d'y rester, il glissa tout du long, et alla tomber dans le fond d'un vallon où il demeura étendu sans mouvement.

Comment faire pour l'avoir ? Les Bourbonnais étaient bien embarrassés; car l'animal était tombé dans une espèce de gorge dont les côtés étaient escarpés comme mur, et il n'y avait pas moyen d'y descendre. Aller chercher une corde, cela aurait pris du temps.

Un des Bourbonnais dit aux autres:

— Si vous voulez m'en croire, voici comment nous allons nous y prendre. Je resterai en haut et tiendrai avec les mains celui qui descendra le premier, un second le suivra, et un troisième, jusqu'à ce qu'on soit arrivé au cabri.

Les chasseurs battirent des mains en entendant cette proposition, et ils se mirent en devoir d'exécuter la manœuvre.

Le chasseur qui avait parlé le premier s'arc-bouta de son mieux, l'un des compagnons lui prit les mains et se laissa prendre le long du précipice, un autre glissa tout au long de son corps, lui saisit les pieds et se laissa pendre. Il y en avait plusieurs qui étaient ainsi suspendus, et ils étaient sur le point de toucher au cabri, quand celui qui était en haut s'écria:

— Camarades, je n'en puis plus, les mains me glissent, je vais lâcher tout.

— Crache dans tes mains, lui cria un des chasseurs, tu auras plus de force pour te reprendre après.

Le chasseur ouvrit les mains pour cracher dedans, et mieux se reprendre; mais comme vous pensez bien, les autres qui étaient suspendus dégringolèrent les uns sur les autres, et je ne sais comment ils firent pour se retirer de là.

 

mer (287)

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Glan Glan  « Contes et légendes des Antilles » Th. GEORGEL, p. 85-88

 

 Le Vendredi saint Aux Antilles est un jour sacré, un jour de recueillement.

 On ne voyage pas ce jour là. Un jeûne absolu est recommandé. Tout le monde prie. Chacun s’habille en deuil. On va à l’église  adorer la croix à trois heures de l’après-midi.

  Les enfants sont dans les  rues, faisant tourner les « raras » (coquilles d’œufs attachées par un crin de cheval, ou crécelles de bois).

  Les cloches sont parties à Rome.

  Il fait particulièrement  chaud. La nature est triste, les bêtes muettes. Elles se cachent.

 

  Un jour de Vendredi saint, un jeune homme (il avait le nom You glan glan) se leva de bonne heure et prit son fusil.

   « Iche moins chè, éti où ka allè com’ça ? » (Mon enfant cher, où t’en vas-tu ainsi ?).

-         Je vais à la chasse,

-         « Iche moins chè, c’est maudit ou maudit ! li vendredi saint moune pas ka soti, moune pas ka tué, moune ka prié ». « Mon enfant, c’est le Diable qui te possède. Le Vendredi saint, les gens ne sortent pas,  les gens ne tuent pas, les gens prient.)

   You glan glan s’en alla  en sifflotant.

    Comme un damné.

    La maman, pour ne pas l’être à son tour, quitta la case. Elle ne voulait pas que son fils tue le gibier, encore moins le mange un jour de Vendredi saint, un jour de jeûne.

      Elle prit son chapelet et courut se réfugier  chez sa voisine. 

 

You glan glan rentra dans le bois. Il y  respirait une bonne odeur d’ylang ylang. Les moustiques minuscules  « yenyens » faisaient un nuage au-dessus du sol. Les maringouins  volaient :zi, zi, zi. Il faisait lourd.

 Des gerbes de guinée coupaient les pieds nus de You glan glan.

 Il avançait toujours. Pas de bête dans les bois. Elles étaient toutes cachées.

 Enfin, il finit par voir un oiseau sur un arbre. Un bel oiseau blanc.

     « Quel est bel cet oiseau ? » se dit-il.

     Il ne le connaissait pas. Il épaula, visa, tira.

     Un grand oiseau tomba en poussant un cri humain.

     Alors il alla le ramasser. Et l’oiseau se mit à chanter :

           « Collé ou collé moins, You glan glan !

             collé ou collé moins, You glan glan,

             mi ou focolé, You glan glan

             mi ou focolé, You glan glan. »

            (Tu m’as pris, You glan glan,

              tu m’as  pris, You glan glan,

              te voici ensorcelé, You glan glan

              te voici, ensorcelé, You glan glan).

     

     Pour le faire taire, le chasseur lui écrasa la tête d’un coup de talon, et la tapa sauvagement sur une pierre.

     Cela fait, il prit « tout brandi », le brandi, et l’enferma  dans un sac qu’il coulissa.

     Il retourna chez sa mère, où il trouva la case vide.

Il alluma le feu, pluma le gibier, le vida, l’assaisonna, et mit l’oiseau à la broche.

    Alors l’oiseau se mit à chanter :

        

          « Touné, touné, You glan glan,

      touné, touné, You glan glan ?

      ou focolé, You glan glan

      ou focolé, You glan glan. »

      (Tournez, tournez, You glan glan,

       tournez, tournez, You glan glan,

       tu es ensorcelé, You glan glan

       tu es ensorcelé, You glan glan.)

 

Et You glan glan  tournait la broche… L’oiseau  était cuit à point.

L’oiseau chantait encore :

      « Valé, valé, moins, You glan glan,

          valé, valé, moins, You glan glan,

         ou focolé, You glan glan

         ou focolé, You glan glan. »

        (Avale-moi, avale-moi, You glan glan,

         avale-moi, avale-moi, You glan glan,

         tu es ensorcelé, You glan glan

         tu es ensorcelé, You glan glan.)

 

You glan glan  commençait à se sentir impressionné.

-  Tu finiras bien par te taire, sacré animal, lorsque je t’aurai mangé !

Et You glan glan mangea l’oiseau !

Alors une voix sorti de sa poitrine :

        « Lévé, lévé, You glan glan,

           lévé, lévé, You glan glan,

           allé l’église, You glan glan

           allé l’église, You glan glan. » 

         (Lève-toi, lève-toi, You glan glan,

           lève-toi, lève-toi, You glan glan,

           va à l’église, You glan glan,

           va à l’église, You glan glan.)

 

Une force invisible le commandait. Il alla se confesser.

  Et la voix reprit :

        « Allé cimitiè, You glan glan,

           allé cimitiè, You glan glan,

         fosse ou paré, You glan glan,

         fosse ou par’, You glan glan. »

         Va au cimetière, You glan glan

         va au cimetière, You glan glan,

         ta  fosse est creussée, You glan

         ta fosse est creussée, You glan glan.)

 

Il obéit…

Et You glan glan  entra dans la fosse ouverte.

Il y rendit le dernier soupir.

Alors, un grand oiseau blanc sortit de la tombe.

C’était la Sainte Vierge, qui avait pris la forme d’un oiseau pour châtier  You glan glan.

 


 

mer (286)

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

 

Des contes en créole et français

 

 

 

 

mer (285)

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

« Contes et légendes des Antilles » p.81-84, Th. GEORGEL, Ed. Pocket junior, 1994

 

        Aux Antilles, il existe « des gens gagés », des « zombis », des « volants », des « souclians ».

       Les « gens gagés » sont ceux qui ont fait un pacte avec le Diable, qui se transforment en cheval à trois pattes, en bœuf, en cochon, qui vous barrent la route dans des cercueils debout, ou qui volent  la nuit  sur un bâton.

Les « zombis » sont des morts qui reviennent parfois sous l’apparence d’êtres vivants et qui jouent des tours que l’on ne peut arriver à expliquer.

       Les « volants » sont ceux qui se transforment en oiseaux et les « souclians »  en oiseaux phosphorescents. Et voici le conte, qui, m’assure-t-on, est arrivé.

 

      Cela se passait dans des temps très anciens…

      C’est l’histoire d’une petite fille  qui habitait  avec sa marraine. Aux Antilles, dans les familles nombreuses, il y a beaucoup d’enfants. Et souvent, les marraines adoptent leurs filleules.

Tous les soirs, la marraine la couchait  et doucement se levait, car elles partageaient le même lit.

        La marraine  se levait lorsqu’elle croyait sa filleule endormie, prenait une fiole, se frottait le corps du liquide qui y était contenu, disait des paroles magiques et prenait son envol.

       Une nuit que la petite fille ne dormait pas, elle vit sa marraine se lever, se déshabiller, se frotter le corps.  Mais elle n’entendit pas les paroles magiques et ne vit pas non plus que la marraine avait retiré sa peau  comme on relève une robe, et l’avait accrochée à un clou arrière la porte.

Sans doute, cela aurait-il effrayé la petite fille. Elle vit seulement sa marraine s’envoler, toute noire, comme un grand oiseau : « bap ! bap ! bap ! » et elle eut tout de suite un désir : faire comme elle.

      Elle se leva à son tour, se frotta également. Ne dit pas les paroles magiques.

      Sa peau ne tomba pas, mais des plumes s’y collèrent. Elle devint « an bel ti z’oiseau » et s’envola  par la fenêtre.

Elle volait silencieusement, pas comme sa marraine puisqu’elle n’avait pas prononcé les paroles magiques et les gens « gagés » ne la reconnaissaient pas comme une des leurs.  

    Elle vola, vola. Elle passa sur les maisons. Par les persiennes entrouvertes, elle vit ses petites compagnes. Ses petites compagnes dormaient, leur ange gardien à leur côté. Elle vit les animaux. Ils   étaient endormis, excepté les « cabritt » bois, les cops, les chiens, les moustiques, les bêtes à feu et les chauves-souris.

  Dans  une case, un bouc noir sans corne veillait…

  Les arbres dormaient, surtout  les « marie honte » (sensitives), les tamariniers et les cassia-lata. Ils avaient fermé leurs  feuilles. Et la mer aussi dormait.

   La petite fille volait. Elle volait tellement que, n’en ayant pas l’habitude, elle se sentit subitement  très lasse.

   Elle  se posa sur une pierre de la rivière.

   On la prenait pour un vrai oiseau.

   « Jou ka ouvé » (le jour paraît).

   Elle veut rentrer chez elle. Elle se remit à voler.

 

 

   Pendant ce temps, la marraine est déjà revenue.

Elle a décroché sa peau qu’aucun mauvais plaisant n’a retournée à l’envers ou pimentée à l’intérieur.  Elle s’est remise au lit. Point de filleule. Elle l’appelle :

  « Apolline, oh ! Apolline oh ! »

  Personne ne répond.

  Peut-être a-t-elle été à la chasse aux crabes, avec un flambeau ?

Insouciante, la marraine se rendort. Bientôt elle est debout et allume le feu entre trois pierres devant sa case pour faire son café.

   Elle aperçoit un oiseau qui vole autour d’elle.

   Un bien grand oiseau ! Un bien curieux oiseau !

   Elle le chasse : chou ! chou ! avec un bâton.

   La petite  fille  ne sait pas ce qu’elle doit faire  pour reprendre la forme humaine. Elle  revient vers la case, se pose sur un calebassier proche.

  La marraine prend une pierre et la lance vers l’oiseau qui n’a que le temps de prendre la fuite, car la marraine ne rate jamais son but : la petite fille le sait bien, puisqu’elles cueillent les mangues  et les prunes parfois  à coups de pierre.

  Elle a faim. Comme ce n’est pas un véritable oiseau, elle ne peut becqueter.

  Elle a soif. Elle pleure. Une larme tombe  sur une vieille femme, qui va aux cannes, faire la récolte.

  « Cà çà yé ? La pli ka tombé »  (Qu’est-ce que c’est ? La pluie tombe !).

Elle regarde le ciel, elle voit l’oiseau, elle a compris :

  « Tit z’oiseau a ka fait pipi ».

L’oiseau fait de grands ronds. Il tourne, il tourne, désespéré. La vieille femme donne l’alarme.

  En cinq minutes, tout le monde est là : les enfants, les vieux, les hommes, les femmes, et regarde d’en bas cet  oiseau qui tourne.

  Qu’est-ce que c’est cet oiseau ?

  Ce n’est pas un « mal fini », ce n’est pas « une frégate ». L’oiseau monte…l’oiseau descend….l’oiseau se pose  sur un manguier.

     Un vieux soldat de l’ancienne guerre, qui l’a faite à château-Thierry, en « Fouence », toujours prêts à tirer du fusil, annonce :

   « Moins ka voyé li ba zott’ » (je vais vous l’envoyer).

   On se rassemble davantage, chacun dit son mot, tous les regards visent l’oiseau.

   L’oiseau voit briller le fusil. Il prend peur. Il s’envole afin d’échapper, haut, très haut, …, loin, très loin… .Il arrive au-dessus d’une église.

    Il se pose sur le clocher et voit la croix du Bon Dieu.

Il  fait un grand signe de croix.

   Alors, il se sent descendre doucement, tout doucement. Quand il arrive en bas, ses plumes ont disparu. L’oiseau est redevenu une petite fille.

    La petite fille n’a jamais recommencé. Elle n’a jamais rien raconté à sa marraine de tout cela. Mais souvent on l’entend qui lui demande :

   -Marraine, « qui jou ou ka voyé moins en Fouance ? » (Marraine, quel jour tu m’envoies en France ?).

    Car en France, il n’y a ni gens gagés, ni volants, ni souclians.

 

mer (284)

 


 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

A

A fos' karéssé iche-li, makake tchoué-ï. (A force de caresser son enfant, le macaque l'a tué.) En voulant trop bien faire, on détruit tout.

Alé a si taw, viré a sé pa taw. (L'aller c'est pour toi, mais le retour ce n'est pas pour toi.) Profite aujourd'hui mais pense que tu ne sais pas ce que l'avenir te réserve.

Apatoudi vlé, se pé ki mèt'. (Ce n'est pas tout de vouloir, c'est pouvoir qui est le maître.) Vouloir n'est pas pouvoir.

Atensyon pa kapon. Prudence n'est pas lâcheté.

Avan tiraj, tout lôtri bel. (Avant le tirage, toutes les loteries sont belles.) C'est beau l'espoir.

B

Balé nef, balé bien. (Les balais neufs balaient bien.) Tout beau, tout nouveau.

Bal fini, violon an sak. (Bal fini, violon dans sac.) La fête est finie.

Bèf douvan bouè dlo klè. (Les boeufs devant -à la rivière- boivent de l'eau claire.) Les premiers sont les mieux servis.

Bel noce pa vlé di bon ménaj. Les beaux mariages ne font pas les bons ménages.

Bèt' ki ni ké pa ka jambé difé. (Les animaux qui ont des queues n'enjambent le feu.) Il faut agir selon ses capacités.

Bèf ka soté là bayè ba. (Les boeufs sautent par dessus-la barrière là où elle est basse). Il faut choisir le bon moment pour agir, mettre les chances de réussir de son côté.

Bouch' a-y pa ni dimanch'. (Sa bouche n'a pas de dimanche.) Il parle sans s'arrêter.

C

Cé kan ven ka vanté ou ka ouè kiou poul'. (C'est lorsque le vent souffle que l'on voit le cul de la poule). On découvre les défauts des gens dans certaines circonstances.

Cé pa mêm jou ou mangé tè ou enflé. (On n'enfle pas le même jour où on a mangé de la terre).  La vengeance est un plat qui se mange froid.

Chanté ba on boukyèt, sé kaka i ka ba-w. (Chantez pour un âne, c'est des crottes qu'il vous donne). Pas de reconnaissance.

Chak bougo ka halé kal ay. (Chaque burgot -sorte de bernard-l'ermite- traîne sa maison). A chacun son fardeau.

Chak kochon ni sanmdi a-yo. (Chaque cochon a son samedi.) A chacun son tour.

Chak bèt a fé ka kléré pou nanm' yo. (Les lucioles éclairent leur propre âme.) Chacun pour soi.

Chat ki ka kouri dèyè plisiè rat pa ka manjé ayen. (Les chats qui courent après plusieurs rats ne mangent rien). On perd tout en voulant trop avoir.

Chat pas la, rat ka bay bal Quand le chat n'est pas là, les souris dansent.

Chyen paka fè chat. (Les chiens ne font pas des chats.) Tel père, tel fils.

Chyen pa lé bannan, mé y pa lé poul pren'y. (le chien n'aime pas la banane, mais il ne veut pas que la poule la prenne). Un homme n'aime pas sa femme mais il ne veut pas que les autres hommes s'approchent d'elle ; on ne veut pas de quelque chose, mais on refuse de le donner à un autre.

D

Dan ka rivé modé lang. (Il arrive que les dents mordent la langue.) Les meilleurs amis peuvent se fâcher.

Débrouya pa péché. Etre malin n'est pas un péché.

Dé chyen dèyè an zo pa ka jan dako. (Deux chiens pour un même os ne sont jamais d'accord). Deux adversaires ne peuvet être amis.

Dé lajan paka goumé. (Deux billets ne se battent pas.) Abondance de biens ne nuit pas.

Dé mal krab pa ka rété adan menm tou-la. (Deux crabes mâles ne restent pas dans le même trou.) Le pouvoir ne se partage pas.

Dlo paka monté mon'. (L'eau ne remonte pas les mornes). Il y a des choses impossibles à réaliser.

Dépi ou brilé bwa, fô ou fè chabon. (Dès que tu brûles du bois, il faut faire du charbon). Il faut savoir assumer les conséquences de ses actes.

E

F

Fiyel mô, makoumè fini. (Filleul mort, plus de commère). Ce dit après une brouille entre amis, lorsqu'il n'y a plus d'intérêt commun.

Fô flatté chien jiss ten ou rivé bô pil roch' la. (Il faut flatter le chien jusqu'à ce que tu arrives au tas de pierres.) Il faut savoir attendre pour prendre sa revanche.

Fô pa jiré manman rétchin avan ou janbé dlo. (Il ne faut pas injurier la maman-requin avant d'avoir traverser l'eau). Il vaut mieux éviter de dire du mal de quelqu'un sur son territoire.

Fô pa ou filé kouto avan ou kyenbé kabrit. (Il ne faut pas aiguiser le couteau avant d'avoir attraper le cabri.) Il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Fô ou mankyé néyé pour apawan najé. (Il faut avoir manquer de se noyer pour apprendre à nager.) C'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Fô pa ou palé bannan mal anba balizyé. (Il ne faut pas dire du mal de la banane sous le balisier.) Il ne faut pas médire des gens en présence de leur proche.

Frékenté chyen ou ka trapé pis. A fréquenter les chiens, on finit par attraper leurs puces.

 

mer (283)

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Rédigé par orange8454

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