Publié le 13 Septembre 2012

I1 était une fois un homme et sa femme, qui avaient deux fils et qui étaient bien pauvres. Le père étant mort, sa femme et ses enfants ne purent lui faire dire une messe, faute d'argent. Depuis ce moment, on entendit chaque soir des coups frappés dans divers endroits de la maison : c'était le père qui revenait et demandait des prières.

Un jour que le plus jeune des deux fils priait sur la tombe de son père, il vit un petit oiseau voltiger près de lui ; il voulut l'attraper, l'oiseau s'envola à quelque distance. Le jeune homme se mit à sa poursuite, et il se laissa entrainer si loin, qu'à la fin de la journée il se trouva au milieu d'un grand bois. La nuit vint ; le jeune homme monta sur un chêne pour y dormir en sûreté, et il y était à peine qu'il vit trois hommes s'approcher de l'arbre : l'un portait du pain, l'autre de la viande et du vin, le troisième du feu. Ils ramassèrent du bois, l'allumèrent et firent un grand brasier pour y faire cuire leur viande. Or, ces hommes étaient des voleurs.

Ils vinrent à parler d'un château qu'ils voulaient aller piller ; une seule chose les embarrassait, c'était un petit chien qui gardait la porte du château et aboyait ˆ tout venant. Il s'agissait de savoir qui tuerait ce chien ; aucun d'eux ne voulait s'en charger. Comme ils se disputaient, ils levèrent les yeux et aperçurent le jeune homme sur son arbre. Ils lui crièrent de descendre. C'est toi, lui dirent-ils, qui tuera le petit chien ; si tu ne veux pas, nous te tuerons toi-même. - Je ferai ce qu'il vous plaira, répondit le jeune homme.
En effet, il tua le petit chien et s'introduisit dans le château par un trou qu'il fit dans le mur. Les voleurs lui passèrent une hache afin qu'il brisât la porte ; mais il les engagea ˆ entrer par le trou qu'il venait de faire. Un des voleurs s'y étant glissé, le jeune homme lui abattit la tête d'un coup de sa hache et tira le corps en dedans. « A votre tour », dit-il au second ; dépêchons. Et il lui coupa aussi la tête. Le troisième eut le même sort.

Cela fait, le jeune homme entra dans une chambre, où il trouva une belle princesse qui dormait. Il passa dans une autre chambre, où était aussi une princesse endormie, plus belle encore que la première. Parvenu dans une dernière chambre, il vit une troisième princesse, également endormie, qui était encore plus belle que les deux autres. Le jeune homme prit une des pantoufles de cette princesse et sortit du château. De retour à la maison, il fit dire une messe pour son père. 


Cependant, la plus belle des trois princesses aurait bien voulu savoir qui avait pénétré dans le château et enlevé sa pantoufle. Elle fit bâtir une hôtellerie sur la porte de laquelle était écrit : Ici l'on boit et mange pour rien, moyennant qu'on raconte son histoire. Un jour, le jeune homme s'y trouva avec sa mère et son frère. Survint la princesse, qui demanda d'abord à l'aîné de raconter son histoire. L'aîné dit : « Je suis charbonnier ; tous les jours de ma vie je vais au bois pour faire du charbon : voilà toute mon histoire. - Et vous », dit-elle au plus jeune, « qu'avez-vous à raconter ? ».

Le jeune homme commença ainsi : « Un jour, des voleurs voulurent entrer dans un château ; ce château était gardé par un petit chien, qui aboyait à tout venant. Ils m'ordonnèrent de tuer ce petit chien, ce que je fis.

La mère du jeune homme lui disait de se taire, mais la princesse l'obligea à poursuivre.
« Quand les voleurs », continua-t-il, voulurent ensuite pénétrer dans le château, je les tuai l'un après l'autre. J'entrai dans une chambre, où je trouvai une belle princesse qui dormait ; puis dans une seconde, où était aussi une princesse endormie, plus belle encore que la première ; enfin, dans une dernière chambre, où je vis une troisième princesse, également endormie, encore plus belle que les deux autres. Je pris la pantoufle de cette princesse, et je sortis du château. Cette pantoufle, la voici.

A ces mots, la princesse, toute joyeuse, montra l'autre pantoufle. Quelque temps après, elle épousa le jeune homme.

E. Cosquin, Contes populaires de Lorraine, 1886

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il est le protecteur de la vertu des jeunes filles

 

Saint-Nicolas dota trois jeunes filles que le père voulait livrer à un métier honteux. La dot permit à ces jeunes filles de faire un mariage honorable. C’est pourquoi Saint-Nicolas est également le patron des jeunes filles à marier. Les jeunes filles qui cherchent un mari font le pèlerinage à Saint-Nicolas et doivent marcher sur « la bonne pierre » (dalle perdue dans le pavé de l’église, le tout était de la trouver…) en la basilique pontoise pour être sûres d’épouser l’homme de leurs rêves.

 

A château-Salins (Moselle), les jeunes filles avaient coutume de se placer à 8 heures du matin sur les marches du portail de l’église, et, pendant que les cloches sonnaient elles priaient Saint-Nicolas de leur trouver un mari à leur goût.

 

Quand à tous les jeunes hommes désireux de se marier (cette coutume se pratiquait notamment dans les Vosges), le matin de la Saint-Nicolas, ils ne doivent pas manquer de dire, en se levant : « Saint-Nicolas qui mariez les filles avec les gars, ne n’oubliez pas ! ».


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Rédigé par orange8454

Publié dans #filles, #jeunes, #mariez, #nicolas, #saint

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Publié le 13 Septembre 2012

chant traditionnel
connu également sous : “la légende des Trois Clériaux”

 

1. Tant sont allés, tant sont venus

 

Que sur le soir se sont perdus

 

Ils sont allés chez le boucher

 

Boucher voudrais-tu nous loger ?

 

 

 

2. Ils n’étaient pas sitôt entrés

 

Que le boucher les a tués

 

Les a coupés en p’tits morceaux

 

Mis au saloir comme pourceaux.

 

 

 

3. Saint-Nicolas au bout d’sept ans

 

Vint à passer dedans ce champ

 

Alla frapper chez le boucher

 

Boucher, voudrais-tu me loger ?

 

 

 

4. Entrez, entrez Saint Nicolas

 

Il y a d’ la place, il n’en manque pas.

 

Il n’était pas sitôt entré

 

Qu’il a demandé à souper.

 

 

 

5. Du p’tit salé, je veux avoir

 

Qu’il y a sept ans qu’est dans l’saloir .

 

Quand le boucher entendit ça

 

Hors de la porte, il s’enfuya.

 

 

 

6. Boucher, boucher, ne t’enfuis pas

 

Repens-toi, Dieu te pardonn’ra.

 

Saint Nicolas alla s’asseoir

 

Dessus le bord de ce saloir.

 

 

 

7. Petits enfants qui dormez là

 

Je suis le grand Saint-Nicolas

 

Et le Saint étendant trois doigts

 

Les petits se lèvent tous les trois.

 

 

 

8. Le premier dit : "j’ai bien dormi"

 

Le second dit : " et moi aussi "

 

Et le troisième répondit :

 

"Je me croyais au Paradis ".

 

 

 

Refrain :

 

 

 

Ils étaient trois petits enfants

Qui s’en allaient glaner aux champs.




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Rédigé par orange8454

Publié dans #boucher, #entrez, #nicolas, #saint, #trois

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Publié le 13 Septembre 2012

Saint-Nicolas va en voyage

 

De sa clochette j’entends le son

 

Tonton (bis), tontaine, ton-ton,

 

Et sous la poids de ses bagages

 

On dit que fléchit son ânon

 

Tonton, tontaine, ton-ton.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #nicolas, #ton, #tontaine, #tonton, #voyage

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Publié le 13 Septembre 2012

Eugène Rolland, dans son Recueil de chansons populaires, recense le texte et la mélodie de la Maumariée ( XXX ), autrement dit "La Malmariée", triste victime d’un père intéressé et d’un époux brutal ; cette chanson souligne que la Saint-Nicolas était bien le jour où se concluaient traditionnellement les unions.

Mon pèr’m’a mariée
A la Saint-Nicolas, Ah! Ah!
A la Saint-Nicolas,
Il m’a donné un homme
Que mon cœur n’aime pas. Ah! Ah!
Ah! ah! ah! ça ne va guère
Ah! ah! ah! ça ne va pas.

 

La première journée
Qu’avec moi il passa, Ah! Ah!
Qu’avec moi il passa,
Il me démit l’épaule,
Me cassa l’autre bras. Ah! Ah!

 

Il me démit l’épaule,
Me cassa l’autre bras, Ah! Ah!
Me cassa l’autre bras
Je m’en fus chez mon père
Lui dir’ mon embarras. Ah! Ah!

 

Je m’en fus chez mon père.
Lui dir’ mon embarras, Ah! Ah!
Lui dir’ mon embarras :
-Mon père, mon cher père,
Quel mari ai-je là ? Ah! Ah!

 

Mon père, mon cher père,
Quel mari ai-je là ? Ah! Ah!
Quel mari ai-je là ?
-Ah ! taisez-vous ma fille,
Il a de bons ducats . Ah ! Ah !

 

Ah ! taisez-vous ma fille,
Il a de bons ducats, Ah! Ah!
Il a de bons ducats!
-Au diable la richesse,
Quand le coeur n’y est pas! Ah ! Ah !

 

Ah! ah ! ah ! ça ne va guère,
Ah ! ah ! ah ! ça ne va pas.


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Rédigé par orange8454

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