Publié le 13 Septembre 2012

1° Ce dieu marin, avant de devenir immortel, n'était qu'un pauvre pêcheur de Boétie. Un jour qu'il avait ramené sur le rivage le produit de sa pêche, il vit, à son grand étonnement, les poissons à frétiller et retourner par bonds successifs vers la mer, où ils disparurent. Glaucos les avait posés sur une herbe magique semée par Cronos. Il en avala quelques brins et se sentit attiré par la mer, dans laquelle il plongea. Téthys et les Néréides le purifièrent de son enveloppe mortelle, et Glaucos prit l'aspect d'un digne vieillard à la barbe et aux cheveux couleur de mer, au torse recouvert d'algues et terminé par une queue de poisson. Il rendait des oracles, écoutés avec respect par tous les marins. Il figure aussi dans les légendes des Argonautes, aux côtés desquels il se trouve lors des combats entre les Tyrrhéniens.

2° Un autre Glaucos, roi d'Ephyre, la future Corinthe, était le fils de Sisyphe et le père de Bellérophon. Il était célèbre dans son royaume pour son habilité à monter à cheval. Comme il voulait donner plus de puissance à ses cavales, il les empêchait de s'accoupler. Aphrodite, vexée par cette offense aux lois de la nature, reçut de  Zeus l'autorisation de punir le roi. La déesse fit boire les cavales dans une source sacrée et leur donna le pouvoir de manger de la chair humaine : aussi, lors des jeux funèbres donnés en l'honneur de Pélias, Glaucos fut renversé de son char, dépecé et dévoré par ses rapides et carnivores coursiers. 

3° Fils d'Hippolochos, cet autre Glaucos, arrière-petit-fils du précédent, est connu surtout par ses exploits au cours de la guerre de  Troie . Un jour, dans un combat, il croisaDiomède, qui se trouvait dans le camp opposé. Mais ils s'aperçurent tous les deux qu'ils étaient unis par les liens sacrés de l'hospitalité, puisque le grand-père de Diomède avait accueilli Bellérophon, grand-père de Glaucos, dans son palais et lui avait accordé des cadeaux. Les deux guerriers, sur le champ de bataille, renouvelèrent le geste de leurs ancêtres et échangèrent leurs armes. Glaucos, tué par Ajax, fils de Télamon, fut, dit-on, transporté par les vents en Lycie, où il fonda la première génération des rois de ce pays. 

4° On raconte aussi qu'un Glaucos, fils de Minos et de Pasiphaé, poursuivait une souris lorsqu'il disparut. Las de le rechercher, Minos apprit de l'oracle de Delphes que celui qui pourrait donner une interprétation de la métamorphose quotidienne d'une des vaches de son troupeau en blanc, en rouge et enfin en noir, celui-là seul retrouverait son fils et le sauverait. Un certain Polyidos réussit : "Ce pelage, dit-il, change comme l'aspect d'une mûre au cours de sa maturation". Il découvrit aussitôt le corps du petit Glaucos, noyé dans une jarre pleine de miel. Minos enferma alors l'astucieux devin avec le corps de son fils et lui ordonna de le ressusciter. Polyidos frotta le corps de petit enfant d'une herbe magique apportée par un serpent envoyé par Asclépios à son secours, et Glaucos revint à la vie.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Monstre à trois têtes et à trois corps, Géryon était le fils de Chrysaor et de Callirhoé. Il régnait sur l'île d'Érythie, située sans doute près du détroit de Gibraltar. Il possédait des bœufs magnifiques gardés par le berger Eurytion et par Orthros, un chien féroce à deux têtes. Arrivant dans les États de Géryon.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fils de Sthénélos, roi d'Argos, et de Nicippé, fille de Pélops, Eurysthée était le cousin d'Amphitryon, car, comme lui, il avait Persée pour aïeul.  Zeus ayant affirmé que le premier petit-fils de Persée qui naîtrait aurait une destinée royale, Héra fit en sorte qu'Eurysthée naquît le premier avant le fils d'Alcmène,  Héraclès, dont elle savait que Zeus était le père. Eurysthée devint donc le maître souverain de Tirynthe, de Mycènes et de Midée en Argolide. Mais il tremblait sans cesse devant Héraclès, dont il connaissait l'ascendance divine ; il chercha à l'humilier et le força à exécuter ces fameux travaux dont le héros ressortit toujours vainqueur. Après la mort d'Héraclès, Eurysthée persécuta ses descendants et les contraignit à quitter Mycènes. Puis, quelque temps après, il marcha contre Athènes alliée des Héraclides et fut tué au cours d'une bataille par Iolaos. On apporta à Alcmène la tête tranchée du roi persécuteur : elle en arracha les yeux.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Ce dieu grec est l'une des forces primordiales qui dominent le monde avant la naissance des immortels et l'apparition des hommes. Son pouvoir s'étend non seulement aux êtres, mais aussi aux végétaux, aux liquides, aux fluides, bref à tout ce qui est. Il assemble, mélange, unit. Il est la vertu attractive qui engage les choses à se joindre et à créer la vie. Il ne doit nullement être confondu avec Cupidon, dieu romain, ou avec l'Amour, même si l'époque classique et les poètes ont fait d'Éros un auxiliaire de l'Amour, un fils d'Hermès oud'Arès etd'Aphrodite, même si les artistes l'ont représenté comme un jeune garçon ailé, perçant de ses flèches le cœur des hommes ou allumant dans leurs âmes le flambeau de la passion. Éros demeure avant tout, avant même de figurer au nombre des Dieux, une entité abstraite : le désir qui rapproche et engendre les mondes.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Issu de la race royale de Dardanos et parent de Piram, roi de Troie, dont il épousa la fille Créüse, Énée était le fils d'Anchise et d'Aprhodite. Élevé dans les bois par des Nymphes et le centaure Chiron, Énée ne prit pas part au commencement de la guerre de Troie ; cependant, un jour qu'il gardait ses troupeaux, il fut attaqué par Achille, qui lui ravit une partie de son bétail. Il se réfugia alors à Lyrnessos et, poursuivi par Achille, il dut quitter, sous la protection de Zeus cette ville pour celle de Troie, où il s'engagea dans les rangs des guerriers troyens. Au cours de cette longue guerre, Énée fut un héros courageux, sage et pieux ; il savait payer de sa personne, mais il eut bien souvent recours, dans des situations périlleuses, au secours et à la protection des Dieux, notamment lorsqu'il se mesura avec Achille : Poséidon le voyant en danger de mort, le ravit, dans une nuée, aux yeux de son ennemi. Lors de la destruction de Troie et l'extinction de la race de Priam, Énée, selon une des plus anciennes traditions, se serait retiré sur l'Ida avec son père, son fils et quelques fidèles, et il aurait fondé un nouveau royaume de Troade.
Cependant, selon des traditions plus tardives, qui ont été universalisés par Virgile dans l'Énéide, Énée s'enfuit de Troie, portant son père Anchise, aveugle et paralysé, sur son dos, traînant son fils Ascagne d'une main, tenant dans l'autre les dieux de la cité -- les Pénates --, ainsi que le Palladion. Il réunit quelques compagnons sur l'Ida et s'embarqua pour les Hespérides, l'Occident mal connu. Au cours d'un périple mouvementé, il établit de solides liens d'amitié avec le pilote de son navire, Palinure, avec Achate, dont la fidélité devint proverbiale, et avec bien d'autres Troyens. Il fit escale en Thrace, passa par Délos, puis arriva en Crète. Pendant plus de sept ans, il erra ensuite sur la mer à la recherche d'un rivage, bravant les tempêtes et la colère des divinités, en particulier celle d'Héra. Sur le point de toucher les côtes d'Italie, après avoir fait étape en Sicile, à Drépanon, où mourut le vieil Anchise, les navires d'Énée furent rejetés brusquement par une tempête sur la côte africaine, près de Carthage. La reine Didon, la fondatrice de Carthage, y accueillit le héros et l'aima. Mais les dieux ne souhaitaient pas un mariage entre Didon et Énée ; Zeus ordonna à celui-ci de regagner les rivages de la Sicile, où il reçut l'hospitalité du roi Aceste. Parvenu enfin sur les côtes d'Italie, à Cumes, il descendit aux Enfers, guidé par la sibylle, puis, revenu parmi les vivants, il se dirigea vers le Latium. Là, après avoir conclu une alliance avec Evandre, il combattit et tua Turnus, le chef des Rutules, afin d'obtenir la main de Lavinia, la fille du roi Latinus. C'est sur cette victoire que s'achève le poème de Virginie. Les historiens romains ont raconté la fondation de Lavinium par Énée. Celle d'Albe-la-Longue par Ascagne, et la naissance légendaire d'une petite nation, appelée, comme l'avait prédit le dieu Faunus, à dominer le monde.

 

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Rédigé par orange8454

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