hodja

Publié le 13 Septembre 2012

Le hodja fait un tour de marché. Il admire un magnifique turban.

 

- Combien ce turban, mon maître ?

 

- Dix deniers, hodja effendi.

 

- Dix deniers ? Parfait. Qu’on me l’enveloppe. Notre homme a déjà le paquet sous le bras quant il se ravise.

 

- A combien cela ?

 

- C’est de la robe que tu parles ? Dix deniers aussi.

 

- Très bien. Reprends donc ce turban et à la place emballe-moi la robe.

 

Le paquet fait, le hodja s’en empare et s’en va tout d’une traite et sans regarder à droite ni à gauche.

 

Le marchand s’affole.

 

- Eh : hodja. Qu’arrive-t-il ? Crois-tu que je t’ai donné la robe pour rien ?

 

Le hodja se retourne d’un air furibond :

 

- Eh quoi ! Ne t’ai-je pas rendu le turban à la place ?

 

- Mais tu n‘avais pas payé davantage le prix du turban.

 

- Alors le hodja éclate :

 

- Compère, dit-il, je n’ai jamais vu d’homme aussi entêté que toi. Pourquoi veux-tu que je paye le turban puisque je ne l’ai pas emporté ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #deniers, #dix, #hodja, #robe, #turban

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Publié le 13 Septembre 2012

Un matin de bone heure, notre hodja sortant de sa maison, rencontre son voisin sur le seuil de sa porte.

 

- Eh ! hodja, dit le voisin, tu as ce matin bien mauvaise mine. Es-tu malade ou indisposé ?

 

- Nullement, répond notre bonhomme qui veut couper court.

 

Mais le voisin est curieux.

 

- Tu n’aurais pas cet air-là sans raison si tu n’avais eu quelque ennui.

 

- Non, dis-je, non frère, je n’ai rien. Me cacherais-je de toi, comme d’un étranger ?

 

- Et puis, hodja, cette nuit un bruit étrange est venu de votre maison. Qu’était-ce donc ?

 

- Ma femme et moi nous sommes quelque peu querellés.

 

- Ce sont des choses qui arrivent en ménage. Et ensuite ?

 

- Y a-t-il un ensuite ? Tu sais bien qu’une femme en colère n’entend ni ne cherche à entendre.

 

- Et le bruit, hodja, qu’était-ce que le bruit ?

 

- Mon cher, ma femme a donné quelques coups de bâton à ma robe et l’a jetée au bas de l’escalier. Ce sont les cris de cette malheureuse que tu as sans doute entendus.

 

- Les cris de la robe ? Me prends-tu pour un imbécile ? A-t-on jamais vu une robe crier ?

 

- Et pourquoi pas ?

 

- Allons, tu te moques, mais je ne suis pas à ce point simple d’esprit pour qu’on me fasse avaler de pareilles sornettes.

 

Et le voisin tourne le dis et fait mine de s’en aller. Alors notre hodja :

 

- Voyons, voisin, ne t’irrite pas. Ne t’avais-je donc pas dit que j’étais dans ma robe ?

 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #cris, #femme, #hodja, #robe, #voisin

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Publié le 13 Septembre 2012

Le hodja était l’heureux possesseur d’un agneau bien dodu. C’était l’occasion ou jamais de profiter des liens d’amitié. Aussi toutes ses connaissances n’avaient de regards que pour l’agneau. Et chacun de chercher un prétexte pour condamner le pauvre animal à la marmite Les compères se concertent et, un matin, la bande fait irruption chez le hodja, comme affolée.

 

- Hodja, après-demain le jugement dernier !

 

Le hodja accueille la nouvelle avec flegme et sans émotion apparente, mais la compagnie est en proie à la plus vive agitation.

 

- Puisque les jours sont désormais comptés, il faut se hâter de jouir de la vie. Tuons donc cet agneau et faisons un festin. Que ce dernier jour au moins soit digne d’être vécu.

 

Ainsi dit, ainsi fait.

 

On immole l’agneau et on organise pour le lendemain une joyeuse partie de campagne, sur les bords du lac, où l’on passera la journée en d’agréables divertissements. Grâces à Dieu, c’est une chaude journée d’été tout le monde, abandonnant ses vêtements sur la plage, se jette à l’eau pour barboter un peu avant le déjeuner, pendant que l’agneau rôtit, confié aux soins vigilants du hodja qui ne goûte guère les plaisirs de la nage. Pendant que nos gens s’ébattent joyeusement, le hodja fait main basse sur les habits et les jette dans le feu vif qui pétille sous la broche. Nos joyeux lurons, sortis de l’eau, cherchent partout leurs vêtements. Alors le hodja leur fait un large sourire.

 

- Vous cherchez vos habits ? J’en ai avivé le feu qui rôtissait la viande. Après tout, qu’avez-vous besoin de ces misérables hardes ? N’est-ce pas demain le jouir du jugement ?

 




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Rédigé par orange8454

Publié dans #dernier, #hodja, #jour, #jugement, #l’agneau

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jour Nasreddin hodja achète deux onces de viande, dans l’intention de faire faire à sa femme un bon pâté pour le soir. Mais tandis qu’il vaque à ses affaires, sa femme donne avec la viande un petit festin à ses amies du quartier. Quand vient le soir le hodja s’assied et s’apprête à faire honneur aux menu. Mais il voit arriver quelques galettes sèches et de la bouillie.

 

- Eh femme ! qu’est-ce que cela ? demande le hodja. J’avais acheté de la viande pour faire un pâté. Qu’en as-tu fait ?

 

- Ah ! ne m’en parle pas. C’est ce misérable chat qui l’a volé et a tout dévoré.

 

- Quoi ? Il a tout mangé. Ah ! l’infâme !

 

Et notre hodja, comme blessé jusqu’au fond du cœur se lève en coup de vent, s’empare d’un bâton et manifeste l’intention de faire payer cher au malheureux chat ses rapines. Mais ne voilà-t-il pas justement la pauvre bête qui s’avance en miaulant, car c’est l’heure du dîner, et il n’a vraiment que la peau sur les os. Le hodja à cette vue est pris d’un soupçon.

 

- Où est donc ce qu’il a mangé ? Allons, qu’on m’apporte vite une balance. La balance arrive et le hodja pèse le chat. C’est juste deux onces.

 

- Alors, dit-il, femme, c’est là notre chat. Où est la viande ? Et si c’est là la viande, je le concède, mais où est le chat ?



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Rédigé par orange8454

Publié dans #chat, #c’est, #femme, #hodja, #viande

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Publié le 13 Septembre 2012

Une nuit que Nasreddin hodja était couché dans sa demeure, il entend devant la porte un grand bruit de querelle. Le hodja dit à sa femme :

 

- Ah ! mon épouse, lève-toi, allume la chandelle que j’aille voir ce qui se passe.

 

- Calme-toi, bonhomme, reste à ta place et ne t’en mêle pas, dit son épouse.

 

Mais le hodja sans l’écouter jette sa couverture sur ses épaules et sort. Un coquin voyant cela tire prestement la couverture par derrière et s’enfuit en l’emportant. Notre hodja rentre tout penaud et tout grelottant.

 

- Quel était donc l’objet de la querelle ? lui demanda sa femme.

 

- Ah ! l’objet de la querelle, c’était notre couverture. Ils ont pris la couverture, la dispute est finie.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #ah , #couverture, #hodja, #l’objet, #querelle

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