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Publié le 13 Septembre 2012

Rédigé par orange8454

Publié dans #elephant, #enfant, #ligne, #livre

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Publié le 13 Septembre 2012

L'enfant et l'éléphant: un très beau conte de Rudyard Kipling.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #beau, #conte, #elephant, #enfant, #kipling

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Publié le 13 Septembre 2012

56 - Le pouvoir de divination de Djeha-Hodja Nasreddin
Un jour qu'il se rendait au palais de Tamerlan, Djeha-Hodja Nasreddin vit son garde-chiourme bastonner un innocent.
- Tu ne l'emporteras pas au paradis, lui dit Djeha-Hodja Nasreddin, d'autant plus qu'en consultant le marc de café à ton sujet, j'y ai vu ta mort prochaine.
Il advint que, deux jours plus tard, le bourreau fut renversé par une calèche qui roulait à vive allure dans les rues du village. Il en mourut.
Mis au courant du présage de Djeha-Hodja Nasreddin, Tamerlan, affecté par cette mort, décida de le mettre à mort. Encadré par deux gardes tenant levé un grand sabre tranchant, il fut présenté au souverain qui lui dit :
- Puisque tu as de grands pouvoirs de divination, tu as dû prévoir le jour de ta propre mort.
- Ce sera pour aujourd'hui, répondit Djeha-Hodja Nasreddin qui ajouta : j'ai aussi vu dans le marc que votre mort est prévue le lendemain de la mienne.
Et c'est ainsi que, mécontent mais prudent, Tamerlan demanda aux gardes de baisser leur sabre et laissa la vie sauve à Djeha-Hodja Nasreddin.

 

57 - L'éléphante dévastatrice
Tamerlan amena un éléphant à Ak shehir et le lâcha dans le village, où il se mit à saccager fermes, vignobles et vergers. Bien pire, il obligea la population à le nourrir. C'était devenu une véritable calamité. Les gens en eurent assez et ils appelèrent Djeha-Hodja Nasreddin pour qu'il puisse intervenir auprès de Tamerlan, à propos de cet éléphant dévastateur.
- Demain, dit Djeha-Hodja Nasreddin, je veux dix à quinze personnes pour m'accompagner.
Le jour suivant, Djeha-Hodja Nasreddin se mit à la tête du groupe. Quand ils arrivèrent près de la tente de Tamerlan, il s'est retourné et a vu qu'il était seul. Tous les autres s'étaient enfuis, effrayés à l'idée d'affronter Tamerlan.
- Je vous montrerai, se dit Djeha-Hodja Nasreddin, et il entra dans la tente pour parler à Tamerlan.
- Excellence, dit-il, nous les gens d'Ak Shehir, nous aimons l'éléphant que vous avez amené dans notre village, mais nous sommes tristes pour lui, car il est seul. Au nom de la population, je suis venu vous demander de lui trouver une femelle pour lui tenir compagnie.
Tamerlan fut satisfait de ce qu'il venait d'entendre et dit :
- Tu salueras la population de ma part et tu leur diras que je répondrai à leurs désirs assez rapidement.
De retour au village, les gens lui demandèrent le résultat de l'entrevue avec Tamerlan.
- Soyez rassurés, leur dit-il, la femelle "dévastatrice" sera ici bientôt, elle aussi. Vous venez de récolter ce que vous avez semé.

 

58 - Le supplice de l'éléphant
Devant tant d'insolence, Tamerlan se décida un jour de se débarrasser de Djeha-Hodja Nasreddin. Il le condamna à mort, plus précisément à être piétiné par son éléphant favori.
- Bonne idée, lui dit Hodja, mais c'est là un supplice dangereux !
- Imbécile ! C'est là mon but !
- C'est un supplice dangereux mais pour l'éléphant ! Avec le régime que tu imposes à tes serviteurs, je n'ai plus que la peau et les os et je crains qu'un bout d'os ne s'enfonce dans le pied de l'éléphant. Pourquoi veux-tu le faire souffrir ! Par contre, tu pourais, sans danger, faire piétiner ton comptable qui est bien gras !

 

59 - Savoir ou ne pas savoir
Un jour, Djeha-Hodja Nasreddin décida de voyager pour parfaire son savoir. Quand un jeune homme lui demanda quels gens il allait chercher à rencontrer, il dit, se rappelant quelques sages paroles entendues au marché :
- Celui qui ne sait pas et ne sait pas qu'il ne sait pas, il est stupide. Il faut l'éviter.
- Celui qui ne sait pas et sait qu'il ne sait pas, c'est un enfant. Il faut lui apprendre.
- Celui qui sait et ne sait pas qu'il sait, il est endormi. Il faut le réveiller.
- Celui qui sait et sait qu'il sait, c'est un sage. Il faut le suivre.

Djeha-Hodja Nasreddin a fait une pause et a continué :
- Mais, vous savez combien il est difficile, mon fils, d'être certain que celui qui sait et sait qu'il sait, sait vraiment.

 

60 - Les bons et les mauvais
Un jour, un élève de Djeha-Hodja Nasreddin lui dit :
- Djeha-Hodja Nasreddin, chacun s'accorde à dire que vous êtes bon. Cela veut-il dire que vous êtes réellement bon ?
Djeha-Hodja Nasreddin répondit qu'il n'en était pas nécessairement ainsi. Le garçon demanda alors si le fait que chacun dise que Djeha-Hodja Nasreddin était mauvais signifiait qu'il était réellement mauvais. Djeha-Hodja Nasreddin répondit négativement. Le garçon demanda à Djeha-Hodja Nasreddin de s'expliquer.
- Si des gens bons disent que je suis bon, alors je le suis vraiment et si des gens mauvais disent que je suis mauvais, alors je suis bon
Il fit une pause, le temps de lisser sa barbe et continua :
- Mais vous savez combien il est difficile de dire quels sont les gens qui sont bons et quels sont ceux qui sont mauvais.


 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #djeha, #elephant, #hodja, #nasreddin, #tamerlan

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Publié le 13 Septembre 2012

Le grand Timour avait fait don d’un éléphant à la ville d’Akshehir, à charge pour celle-ci d’entretenir convenablement l’animal. La municipalité en eut vite par-dessus la tête. L’animal ne pouvait rester en place, ni supporter la solitude. On n’arrivait pas à le rassasier. Il dévastait les jardins et renversait mes murailles. A la fin les souffrances du peuple parvinrent à leur comble Le conseil se réunit pour envisager les moyens de se débarrasser de cette bête encombrante. On décida d’adresser une supplique au conquérant.

 

- Prenons le hodja avec nous, dit quelqu’un Timour l’écoute volontiers.

 

Et voilà nos gens partis, le hodja à leur tête. Mais à mesure qu’on s’approche du palais la troupe s’éclairci. Beaucoup se rappellent soudain des affaires urgentes. D’autres s’attardent en chemin. Enfin à la porte du palais notre homme se retrouve tout seul

 

- Ah ! rage-t-il, c’est comme cela. Eh bien ! ils vont voir comme j’accomplirai quand même ma mission ».

 

Et il entre. On l’introduit.

 

- Sois le bienvenu, hodja ! dit le grand prince, que veux-tu ?

 

- Monseigneur, nous sommes très reconnaissants à votre incomparable majesté pour cet éléphant dont elle a daigné nous faire présent. C’est la joie de nos cœurs et le plaisir de nos yeux. Malheureusement cet éléphant se sent un peu seul. Il languit de solitude. Il lui faudrait une compagne.

 

Timour l’interrompt :

 

- Oh ! mais bien volontiers. Est-ce une femelles qu’il vous faut ? C’est facile. Je vous la donne.

 

Et le hodja de sortir à reculons en se confondant en remerciements. A peine est-il sorti du palais que nos gens, tant bien que mal regroupés, l’assaillent de toutes parts.

 

- Eh bien, qu’arrive-t-il ? Rendond-nous l’animal ?

 

Mais le hodja calme les gens du geste.

 

- Pourquoi donc tant de bruit ? Qu’est-ce là ? La bonne nouvelle, la voici : après le mâle, on nous fait don d’une femelle.

 

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #c’est, #elephant, #gens, #hodja, #timour

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Publié le 13 Septembre 2012

Rédigé par orange8454

Publié dans #aveugles, #chinois, #elephant, #legende, #lievre

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