Publié le 13 Septembre 2012

Fille de la nymphe Périboéa et d'Icarios, frère de Tyndare, roi de Sparte, Pénélope fut donné en mariage à Ulysse, qui avait remporté une victoire aux cours des jeux où s'affrontaient les divers soupirants de la belle jeune fille. Elle mit au monde un fils, Télémaque, encore enfant, lorsqu'Ulysse dut quitter son royaume d'Ithaque pour Troie.

Pendant les vingt années que durèrent l'absence de son époux, Pénélope dut repousser par toutes sortes de ruses les avances prétendants, qui, affirmant qu'Ulysse était mort, le pressaient de choisir un nouvel époux parmi eux. Elle déclara qu'elle devait terminer le tissage linceul de son beau-père Laërte avant de faire un choix. La nuit, elle défaisait l'ouvrage qu'elle avait fait le jour. Ce stratagème fut dénoncé par une de ses servantes. Au moment où, de plus en plus sollicitée par ses prétendants, elle allait mettre fin, malgré elle, à plusieurs années de fidélité conjugale et de chasteté, Ulysse revint à Ithaque et, après s'être fait reconnaître de sa femme, massacra tous les hommes qui avaient envahi sa demeure et se livraient aux libations et aux pillages. Puis il revint auprès de Pénélope, et Athéna, dit-on, prolongea pour eux la durée de la nuit. Les traditions posthomériques n'ont pas toutes suivies ce récit. Les unes déclarent que Pénélope a cédé aux prétendants et conçu le dieu Pan. D'autres ajoutent qu'Ulysse la répudia à son retour et qu'elle alla finir ses jours à Mantinée. Enfin, certains disent que Télégonos, fils d'Ulysse et de Circé, après avoir tué son père par méprise, l'épousa. Pénélope, cependant, demeure le symbole d'une fidélité conjugale d'autant plus remarquable qu'elle fut rare parmi les femmes des héros partis pour la guerre de Troie.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fruit des amours de Zeus et de Danaé, ce célèbre héros de l'Argolide fut, à sa naissance, placé avec sa mère dans un coffre, par son grand-père Acrisios, et abandonné sur la mer. Les flots les rejetèrent dans l'île de Sériphos, où régnaient Polydectès. Voulant séduire Danaé, le roi chercha à se débarrasser de Persée devenu adulte en lui demandant de rapporter la tête de la Gorgone.

Aidé par Hermès et Athéna, le héros contraignit les trois Grées, après leur avoir enlevé leur oeil et leur dent, à lui indiquer le chemin des nymphes. Il y reçut le casque d'Hadès, qui rend invisible, tandis qu'Hermès et Athéna lui fournissaient des armes merveilleuses. Il put ainsi trancher la tête de Méduse, sans être vu par les autres Gorgones. Sur le chemin du retour; il délivra Andromède et l'épousa, malgré un complot fomenté par Phinée. Puis, avant de regagner Sériphos, il fit un détour par l'Afrique : le géant Atlas l'ayant mal accueilli parce que le héros était le fils de Zeus, Persée, en lui présentant la tête de Méduse, le pétrifia et le changea en la montagne qui porte son nom. Enfin à Sériphos même, la tête du monstre lui permit de délivrer sa mère Danaé, qui, poursuivie par les pressantes assiduités de Polydectès, s'était réfugiée dans un temple ; à leur tour, Polydectès et ses compagnons furent pétrifiés.

Cependant, Persée était soucieux de connaître son grand-père ; il désirait aussi revendiquer ses droits sur le royaume d'Argos. A son arrivée, Acrisios se souvint de la prédiction de l'oracle, d'après laquelle il serait tué par son petit-fils, et s'enfuit à Larissa chez les Pélasgiens. De passage également dans cette ville, Persée participa à des jeux funèbres. En lançant un disque, il frappa par mégarde un des spectateurs et le tua : c'était Acrisios. Lorsqu'il apprit l'identité de la victime, Persée rendit à son grand-père les honneurs funèbres, puis, n'osant revenir à Argos il céda à Mégapanthès, fils de Proétos, le royaume d'Argos, et il reçut en échange celui de Tirynthe.
Vénéré comme un demi-dieu, il fut, après sa mort, placé dans les cieux parmi les constellations.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fille de Déméter et de Zeus, Perséphone porte aussi le surnom de Coré. A l'insu de Déméter, Zeus l'avait promise à son frère Hadès. Tandis que la jeune femme cueillait un jour des fleurs dans la campagne en compagnie de ses amies et des nymphes insouciantes, elle aperçut un beau narcisse dont elle s'approcha et qu'elle cueillit. A cet instant, le terre s'entrouvrit, Hadès sortit de la crevasse et enleva sa nièce sur son char. Déméter, folle de douleur, car elle ne savait qui lui avait ravi sa fille, partit à sa recherche et erra dans le monde pendant neuf jours et neuf nuits.

Au bout de ce temps, Hélios, ému, lui apprit le nom du ravisseur. Pour se venger, Déméter quitta l'Olympe et cessa de faire fructifier la terre. Inquiet alors sur le sort des mortels, Zeus envoya Hermès dans le monde des Enfers pour y chercher Perséphone et la ramener à sa mère, à la seule condition que, durant son séjour dans le monde souterrain, elle n'eût rien mangé. Hadès, devinant la ruse de Zeus, donna à son épouse des grains de grenade. Ainsi, pensait-il, il pourrait garder Perséphone. Pourtant, le dieu fut obligé d'accepter un compromis. Perséphone ne resterait auprès de lui que six mois et demeurerait l'autre moitié de l'année auprès de Déméter.

La légende de cette divinité est facile à interpréter : Perséphone, enfermée dans les Enfers, n'est autre que les grains de blé, ensevelis sous terre durant l'automne et l'hiver. Au retour du printemps et durant l'été, à la germination des plantes correspond le retour de Perséphone auprès de sa mère, dont les mystères d'Éleusis symbolisent le caractère sacré. D'une manière générale, Perséphone demeure avant tout le femme d'Hadès, la majestueuse reine des Ombres, la mère des terribles Érinyes. Dans les oeuvres d'art, elle atteste ce caractère redoutable que lui ont attribué les écrivains grecs. Sévère et grande, assise sur un trône à côté de son époux, elle tient un flambeau et parfois un pavot, dont les vertus soporifiques symbolisent le sommeil annuel -- si proche de la mort -- de la terre.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

"Celui qui brille", tel est le sens du mot grec Phaéton. Ce fils d'Hélios et de l'Océanide Clyméné aimait à se vanter auprès de ses compagnons de son origine, et, chaque jour, il leur montrait avec fierté la course du char de son père dans les cieux. L'un d'eux, cependant, le mit au défi de prouver son ascendance solaire. Piqué au vif, Phaéton se rendit chez son père pour lui demander un signe de sa naissance. Hélios jura par le Styx de lui accorder tout ce qu'il voudrait. Phaéton lui réclama son char et le droit de le conduire toute une journée. Horrifié, car nul mortel n'est assez puissant pour dompter les chevaux qui tirent le char, Hélios tenta de dissuader son fils. Mais rien n'y fit : enflé de vanité, Phaéton n'écouta pas les supplications de son père, qui, tenu par son serment, fut obligé de se soumettre.

Les chevaux fougueux s'élancèrent ; mais comme Hélios l'avait prévu, Phaéton fut bien dépassée par sa tâche : les coursiers ne répondirent plus à son commandement, et le char commença à suivre une route désordonnée : tantôt il montait trop haut et risquait de brûler la route céleste ou de heurter les constellations, tantôt il descendait trop bas, et les montagnes prenaient feu, les fleuves se transformaient en vapeur, la terre se craquelait sous la chaleur. Pour éviter la destruction de l'univers, Zeus foudroya Phaéton et réduisit son char en miettes, et le fils d'Hélios fut précipité dans le fleuve Éridan.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

C'est ce témoin des derniers moments de sa vie qu'Héraclès confia ses flèches et son arc avant de se livrer aux flammes d'un bûcher sur le mont Oeta. Mais Philoctète, malgré sa promesse de ne jamais révéler à quiconque l'endroit où reposaient les cendres du héros, se parjura et fut puni.
Comme tous les prétendants d'Hélène, il partit en guerre contre Troie, muni de ses précieuses flèches empoisonnées. Lorsque les Grecs firent escale dans l'île de Tenedos, il fut mordu par un serpent, ou, suivant d'autres traditions, blessé par le fer d'une de ses flèches. La plaie qui en résulta ne guérit point. Elle répandait une odeur si fétide que les Grecs, incommodés, se virent contraints d'abandonner Philoctète sur l'île de Tenedos. Il y resta dix ans, souffrant sans cesse de sa blessure et de la solitude.

Troie, demeurant toujours inexpugnable, les Grecs consultèrent l'oracle. Ce dernier leur révéla que les flèches de Philoctète étaient indispensables à leur victoire. Ulysse partit alors en ambassade pour Lemnos et força Philoctète, tant par contrainte que par persuasion patriotique, à gagner la Troade. Dès son arrivée, il fut soigné par Podalirios et Machaon, les fils d'Asclépios. Sa blessure se referma. Il participa à de nombreux combats et tua le plus célèbre des Troyens, Pâris. A son retour de Troie, Philoctète se fixa, prétend-on, dans le sud de l'Italie, où il fonda quelques cités.

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Rédigé par orange8454

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