Publié le 13 Septembre 2012
Considéré comme la marque distinctive de la Tunisie romaine, au même titre que les grandioses aqueducs de Zaghouan, l'amphithéâtre d'El Jem passe, aux yeux des anciens et des modernes, pour le plus
beau monument de l'Afrique antique. Les historiens et les géographes arabes du Moyen Age le classaient parmi les grandes merveilles léguées par le passé. De leur côté, répondant à l'appel des
villes mortes, les voyageurs européens des siècles derniers étaient subjugués par la majesté de ce monument qui se dressait au milieu des immensités steppiques nues où "flottait une odeur de sel et
d'argile". Son incommensurable solitude lui conférait, alors, une grandeur digne de l'Egypte pharaonique. De nos jours encore, rien ne prépare le visiteur à voir surgir à une quinzaine de
kilomètres devant lui un "autre colisée" dans un contexte radicalement différent de celui de la "ville Eternelle". En effet, sa masse énorme qui se profile à l'horizon écrasant les basses
constructions modernes qui se serrent à ses pieds évoque davantage les pyramides.Mais pour les archéologues et les historiens modernes, l'amphithéâtre d'El Jem est avant tout une œuvre architecturale et artistique de première grandeur qui témoigne de l'extraordinaire ascension d'une cité et d'une province et qui a, de tout temps, été le théâtre d'événements historiques considérables.
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Le site doit sa
renommée à Rodolphe d'Erlanger, baron anglais qui découvre le village en 1912, s'y installe et fait restaurer les anciennes maisons en imposant la couleur bleue aux portes et fenêtres de toutes la
maisons du village.