Publié le 13 Septembre 2012

Fils de Zeus et d’Alcmène.

 

Image32.gif Jalouse d’Alcmène (fille du héros Persée), Héra (Junon) envoya 2 serpents dans le berceau d’Hercule, alors âgé de 8 mois, qui les étouffa d’une main. Junon consentit alors à lui donner de son lait pour le rendre immortel ; ce lait, attiré par Hercule, rejaillit dans le ciel et forma la voie Image33.gif lactée.

 

Les douze travaux d’Hercule

 

Après le meurtre de ses enfants, commis lors d’une crise de folie déclenchée par la déesse Héra, Hercule consulte l’oracle d’Apollon à Delphes. La Pythie lui ordonne, pour expier son crime, de se mettre au service de son cousin Eurysthée, roi de Mycènes. Celui-ci impose à Hercule douze travaux réputés impossibles au commun des mortels et dont l’enjeu essentiel est de débarrasser la terre de monstres. Le champion s’acquitte de sa tâche et accède à l’immortalité.

 

 

1 – Le lion de Némée

 

Image34.gif Pour commencer, il doit rapporter à Eurysthée la fourrure d’un lion qu’u aucune arme ne peut blesser. Fauve fantastique de la région de Némée, en Algolide (dans le Péloponnèse), pratiquement invulnérable du fait de la résistance de sa peau. Comment le tuer ? Hercule, étouffe l’animal, de sa peau (que ni fer, ni bronze, ni pierre n’entament), il se fait une armure et de sa tête un casque. Le voici indestructible grâce à sa fourrure magique.

 

 

2 – Anéantir L’Hydre de Lerne

 

Image36.jpg   Le deuxième des travaux n’est pas plus facile.

 

Enorme serpent à 9 têtes des marais de Lerne, en Argolide et à l’haleine mortelle et qui décime le bétail. Les têtes se multiplient dès qu’elles sont coupées.

 

Dès la tête coupée, Hercule brûle les blessures qu’il inflige au monstre avec l’aide d’Iolaos. Ainsi cautérisée, la chair putride ne peut se reconstituer. L’une après l’autre, toutes les têtes mortelles de l’Hydre sont détruites. Quant à la seule des têtes de l’Hydre qui est immortelle, Hercule la tranche, puis l’ayant prestement enfouie sous terre, la recouvre d’un énorme rocher.

 

Il trempe ses flèches dans le sang du monstre, il les dote du pouvoir de tuer immanquablement les êtres qu’elles atteindront.

 

 

3 – Le Sanglier d’Erymanthe

 

Image38.gif Sanglier gigantesque des forêts du mont Erymanthe, en Arcadie  (Péloponnèse) qui dévaste les récoltes.

 

En le pourchassant dans la neige Hercule parvient à l’épuiser et le ramène sur ses épaules.

 

 

4 – La Biche aux pieds d’Airain

 

Image39.gif Biche de Cérynée (Argolide), à cornes d’or, farouche et rapide, réputée insaisissable, provenant de l’attelage de la déesse Artémis. Au bout d’une année de traque, la biche épuisée se laisse capturer.

 

 

5 – Les Oiseaux du Stymphale

 

Image40.gif       Image41.gif Volatiles du lac Stymphale (Arcadie), qui, de leur bec en fer mangent de la chair humaine. Pour débusquer les oiseaux du lac si nombreux qu’ils obscurcissent le ciel, Hercule fabrique des castagnettes de bronze.

 

 

6 – Les Ecuries d’Augias

 

Grandes écuries du roi d’Elide (Péloponnèse), où le fumier s’entasse depuis 30 ans et est à nettoyer en une journée.

 

« Si j’y parviens en un jour, donne-moi un dixième de ton troupeau », demande Hercule.  Le roi ayant promis, le héros détourne grâce à sa force surhumaine le cours de deux fleuves, l’Alphée et le Pénée. Les eaux s’engouffrent alors dans les écuries et nettoient tout sur leur passage. En une journée, les écuries sont rendues plus propres que jamais ! Mais le roi Augias, devant le travail accompli, ne tient pas parole. Herculele lui fait payer el le tuant  et pilla sa ville.

 

 

7 – Le Taureau de Crète

 

Image42.gif   Le dieu Poséidon a fait dont au roi de Crète d’un superbe taureau, pensant qu’il lui serait offert en sacrifice. Mais le roi Minos n’en fait rien. Pour le punir, le dieu rend fou le puissant animal, qui ravage l’île et terrorise ses habitants.

 

Hercule se rend auprès de ce taureau et l’affronte durant plusieurs jours avant de parvenir à la dompter. Neutralisé par Hercule, loin de sa terre, puis ramené en Argolide, le taureau est finalement relâché par Héra. Il sera tué par Thésé dans la plaine de Marathon.

 

 

8 – Les Juments de Diomède

 

Image43.gif   Juments de Diomède, en Thrace, nourrit de chair humaine.

 

Hercule leur fait dévorer leur propre maître. Repues, les juments se laissent guider jusqu’à Mycènes.

 

 

9 – La Ceinture de la reine des Amazones

 

Image44.gif   Ceinture d’or d’Hyppolyte, leur reine, emblème du pouvoir des femmes guerrières.

 

Hercule se heurte à toute son armée de femmes guerrières qui n’ont peur de rien.

 

Cependant, suite à une querelle déclenchée par Héra, Hercule tue l’amazone.

 

 

10 – Le Troupeau de Géryon

 

Image45.gif   Bétail d’une géant à trois têtes et trois corps, établi loin de Grèce, près des Enfers.

 

Hercule s’empare du troupeau de bœufs de Géryon et tue le géant à trois têtes et trois corps venu défendre son cheptel.

 

 

11 – Les Pommes d’or du jardin des Hespérides

 

Image46.gif   Pommes du verger des Hespérides gardées par le géant Atlas.

 

Hercule doit cueillir les pommes d’or que la Terre-Mère a autrefois offertes à Héra.

 

 

 

 

 

 

Eurysthée se désespère : jamais il n’arrivera à se débarrasser d’Hercule ! Il tente un douzième et dernier essai.

 

 

12 – La Descente aux Enfers

 

Image48.gif Dernier des travaux : se rendre aux Enfers, et capturer leur gardien, le chien Cerbère à trois têtes.

 

Mission impossible, puisque aucun humain ne peut sortir vivant de ce monde souterrain ! Mais Hercule triomphe encore et ramène à Eurysthée Cerbère, qu’il a à demi étranglé de ses mains, avant de le renvoyer garder le royaume des ombres.

 

Hercule en a fini avec ses travaux. Sa vie reste pourtant, jusqu’à la fin une succession de combats et d’épreuves dangereuses.

 

Après ses 12 travaux, Hercule donna sa première femme Mégara en mariage à son neveu Iolaos et, pour épouser Iolé, la fille d’Erytos, roi d’Oechalie, remporta le concours de tir à l’arc. Mais le roi refusa de lui donner sa fille et le chassa.

 

Image49.gif Hercule tua Iphito, le fils du roi, et fut envoyé comme esclave chez la reine de Lydie, Omphale (mère de Tantale), qui l’obligea à filer la laine et à porter des vêtements féminins. Elle lui donna plusieurs enfants : Lamos, Agélaos (ancêtre de Crésus), Laomédon et Tyrrhénos (inventeur de la trompette).

Image50.gif Il épouse la princesse Déjanine, et au cours d’un voyage, tous deux doivent traverser une rivière en crue. Déjanine passe sur le dos du centaure Nessos, qui ne profite pour tenter de l’enlever. Hercule décoche alors une flèche mortelle au centaure, mais, avant de mourir, Nessos murmure à la belle : « recueille un peu de mon sang. Si tu en imprègnes les vêtements de ton mari, tu conserveras toujours son amour ».

 

Les années passent. Hercule s’éprend d’une autre femme. Jalouse, Déjanine utilise alors de sang magique ! C’était un piège… Il tente d’arracher le vêtement empoisonné du sang de Nessos mais sa chair s’arrache en même temps. Déjanine se tue de désespoir. Hercule construit un grand bûcher sur lequel il se fait brûler pour mettre fin à ses intolérables souffrances.

 

Il est le seul héros à être reçu auprès des dieux sur le mont Olympe et à connaître l’immortalité !

soleil019.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #d’un, #hercule, #roi, #tete, #–

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Auteur légendaire de l’Iliade et de l’Odyssée.

 

Les épopées homériques renvoient à une époque archaïque, il y a plus de 3 000 ans, où les royautés grecques comme celle de Mycènes subirent des invasions venues du nord-est et où leur culture aristocratique dut se mêler au tempérament commerçant des sociétés méridionales. Le miracle grec est en partie dû à l’entrelacement de mythes, d’histoires et de portraits dramatiques, qui ont nourri toute la civilisation occidentale, et que domine la figure d’Homère.

 

Autour de la Méditerranée et de la mer Egée, sept cités se prétendaient la patrie d’Homère

 

Ainsi ne peut-on pas fixer les lieux de sa vie. Le poète épique aurait vécu au IXème siècle avant J.C.. Toutefois, c’est respectivement au VIIIème et VIIème siècles avant J.C. qu’on situe la composition de ses deux grands textes, l’Iliade et l’Odyssée. Cette ambiguïté dans les dates permet de formuler toutes sortes d’hypothèses. Quoi qu’il en soit, on est alors à la fin d’une période troublée commencée avec la chute de la ville de Troie, (autour de 1250 avant J.C.), et s’achève avec les premières traces d’écriture alphabétique.

 

L’Iliade semble être une compilation géniale de récits mythiques conçue par un ou plusieurs auteurs

 

On n’y recueille pas de détails sur le narrateur, même si son humour et sa compassion transparaissent parfois. D’ailleurs, l’épopée a été célébrée dans toute l’Antiquité pour la noble distance de son style. En revanche, on a remarqué dans l’Odyssée le ton plus libre, presque profane, quand il s’agit des querelles entre les dieux. Composé plus tard, ce second poème serait une création plus personnelle et ironique, une suite subtile truffée de clins d’œil d’un Homère devenu plus réel que légendaire. L’œuvre attribuée à Homère comprend aussi des Hymnes, des prières aux dieux, qui formèrent un discours religieux original et initièrent l’éloquence grecque.

Image51.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #epique, #homere, #l’iliade, #l’odyssee, #poete

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Les chants tragiques des héros grecs et troyens.

 

 

Mi-légendaire mi-réelle. Ce récit épique est, avec l’Odyssée, l’une des œuvres magistrales attribuées au poète grec Homère, dont la vie est elle-même entourée de légendes. Il conte les malheurs de l’orgueilleuse cité – située sur les rivages méditerranéens d’Asie Mineure, dans l’ancienne Turquie – qu’une guerre oppose aux armées grecques, il y a plus de 3 000 ans.

 

 

La vengeance du héros sera à la hauteur de son malheur !

 

Image52.gif Les événements narrés dans l’Iliade sont arbitrés par les dieux. Apollon et Aphrodite défendent les troyens tandis qu’Héra et Athéna prennent le parti des grecs. A chaque instant, l’action des hommes peut être modifiée par l’intervention des dieux qui, eux-mêmes, sont en conflit, sous l’arbitrage suprême de Zeus.

 

Ainsi, avec de nouvelles armes forgées par le dieu Héphaïstos (Vulcain), Achille repart au combat et ne tarde pas à faire des ravages dans les rangs ennemis. Toutefois, celui qu’il doit tuer est le vainqueur de Patrocle, Hector, le plus grand des héros troyens. Les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Achille poursuivant son ennemi qui, malgré sa bravoure, se dérobe.

 

Pourtant, déjà, Zeus a décidé qu’Hector tomberait sous les coups d’Achille. Sans se faire connaître, Athéna conseille à Hector de faire front à Achille, qui le tue. Le jour des funérailles de Patrocle, Achille traîne le corps de son ennemi autour du tombeau de son ami. Il n’y aura que Thétis, sa mère, pour le convaincre de cesser son macabre manège et de rendre la dépouille d’Hector à son père Priam.

 

L’Iliade est un poème épique en vers, composé de vingt-quatre chants. Sa rédaction peut aujourd’hui être datée du VIIIème siècle avant notre ère. Le texte, plein de vie, foisonne d’émotion, de grandeur et de tendresse, malgré la distance imposée par le style épique. Depuis l’Antiquité, il parle à l’âme des hommes.

 

La discorde s’installe entre le héros Achille et le roi Agamemnon

 

Image53.gif Le contexte nous renvoie donc à des événements forts lointains, au cœur d’un conflit sanglant et mouvementé. L’action se passe au cours de la neuvième année du siège de Troie par les grecs, ou achéens, venus faire justice par les armes après l’enlèvement d’Hélène, épouse du roi de Sparte Ménélas, par le prince troyen Pâris.

 

Au moment où débute le récit, la peste cause des ravages dans le camp des grecs. Des bataillons entiers de courageux guerriers sont décimés par l’affreuse épidémie. C’est le terrible châtiment du dieu Apollon. Il veut ainsi punir Agamemnon, qui a pris pour esclave Chryséis, une de ses prêtresses. Agamemnon consent à rendre la liberté à Chryséis, à la condition qu’Achille lui cède Briséis, la belle captive qui lui était échue. Achille, le meilleur des achéens, est profondément indigné. Il décide de se retirer sous sa tente et refuse de combattre.

 

 

La colère d’Achille a de funestes conséquences

 

L’absence d’Achille est bien pire que la désertion de centaines de guerriers. Sur le front, l’armée grecque fortement handicapée par son absence, n’est pas sûre de sa force et perd peu à peu toute motivation. Les achéens subissent défaite sur défaite, et tombent de plus en plus nombreux sous les coups de l’ennemi. Agamemnon propose alors à Achille de lui rendre Briséis, mais le héros, debout sur le pont de son navire, observe sans broncher la déroute de ses compatriotes. N’y tenant plus, son ami Patrocle le supplie de lui prêter son armure et de le laisser combattre à sa place Achille obtempère de mauvaise grâce.

 

Hélas ! Après quelques actions bien menées, Patrocle finit pas succomber face au troyen Hector. La douleur d’Achille est immense. Les cris qu’il pousse près du bûcher funéraire de son ami le plus cher suffisent à faire fuir les troyens. Tout son être n’aspire plus qu’aux représailles.


La vengeance du héros sera à la hauteur de son malheur !

 

Image54.gif   Les événements narrés dans l’Iliade sont arbitrés par les dieux. Apollon et Aphrodite défendent les troyens tandis qu’Héra et Athéna prennent le parti des grecs. A chaque instant, l’action des hommes peut être modifiée par l’intervention des dieux qui, eux-mêmes, sont en conflit, sous l’arbitrage suprême de Zeus.

 

Ainsi, avec de nouvelles armes forgées par le dieu Héphaïstos (Vulcain), Achille repart au combat et ne tarde pas à faire des ravages dans les rangs ennemis. Toutefois, celui qu’il doit tuer est le vainqueur de Patrocle, Hector, le plus grand des héros troyens. Les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Achille poursuivant son ennemi qui, malgré sa bravoure, se dérobe.

 

Pourtant, déjà, Zeus a décidé qu’Hector tomberait sous les coups d’Achille. Sans se faire connaître, Athéna conseille à Hector de faire front à Achille, qui le tue. Le jour des funérailles de Patrocle, Achille traîne le corps de son ennemi autour du tombeau de son ami. Il n’y aura que Thétis, sa mère, pour le convaincre de cesser son macabre manège et de rendre la dépouille d’Hector à son père Priam.

 

Comment Homère exprime son génie dans l’art du récit

 

Les événements relatés dans l’Iliade ne couvrent que deux mois, une très petite partie de l’interminable guerre de Troie : le siège des murailles impénétrables de la citadelle par l’armée grecque aura en effet duré près de dix ans ! Cependant, le récit est constitué de telle manière que nous apprenons au fil de ces quelques semaines l’essentiel de ce qui s’est déroulé tout au long de la guerre.

 

En un sens, donc, l’Iliade raconte bine l’histoire du siège de Troie, et nous informe, en dehors de l’action qui se déroule sous nos yeux, sur la cause de la guerre, l’organisation du champ de bataille, la composition des troupes achéennes, les occupations des troyens assiégés, ainsi que celles des assiégeants.

 

Un aspect sans doute très populaire de l’épopée homérique réside dans son caractère imagé, qui se traduit par l’abondance des épithètes et des comparaisons. Au nom des dieux sont attachés des qualificatifs récurrents : Poséidon est « l’ébranleur de sol », Zeus « l’assembleur de nuées », etc. Le texte revêt ainsi une tonalité noble, sans être rigide. Il n’est pas étonnant qu’il ait inspiré nombre de tragédiens modernes ! 

soleil026.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #achille, #dieu, #heros, #sous, #troyen

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Le merveilleux périple du roi d’Ithaque.

 

 

L’Odyssée est un long poème d’Homère, datant du IXème  ou du VIIIème siècle avant J.C., qui narre le retour du roi Ulysse (en grec Odysseus, en latin Ulixes) vers Ithaque, son île natale, après la guerre de Troie. Cette épopée fait l’apologie, à travers la figure d’Ulysse, personnage à la fois rusé et téméraire, d’un peuple grec aventureux qui sait s’adapter à toutes les situations et porte en lui les germes d’une brillante civilisation.

 

Ulysse, pour avoir attiré sur lui la colère de Poséidon, met dix ans à rentrer chez lui, après un voyage plein d’aventures et de péripéties fantastiques. Alors qu’il combat nombre d’ennemis et déjoue non sans mal les pièges que n’hésitent pas à lui tendre les monstres et les dieux hostiles, Pénélope, sa femme guette patiemment son retour.

 

Quand Ulysse regagnera-t-il Ithaque où sa famille l’attend ?

 

Pendant l’absence d’Ulysse, son fils Télémaque est sous la tutelle du vieux Mentor (dont le nom est passé dans le langage courant). Adolescent, il tente de faire face aux prétendants à la couronne du royaume d’Ithaque. Au nombre de cent huit, ils imposent leur présence au palais dont ils dilapidaient les richesses. Pénélope promet de choisir parmi eux celui qui remplacera son mari disparu lorsqu’elle aura fini de tisser un linceul pour son beau-père Laërte. Afin de retarder l’échéance, elle défait chaque nuit le travail accompli dans la journée.

 

Or, après avoir quitté les rivages de Troie, la flotte grecque est dispersée par une tempête. Ulysse, à la tête d’une flottille, se retrouve jeté sur la côte de Thrace, au pays des Cicones, dont il saccage la ville, Ismaros. Une nouvelle tempête le repousse jusqu’à la terre des Lotophages, qui se nourrissent d’une plante ayant la particularité d’annihiler la volonté. Ulysse sauve ses compagnons de cette drogue.

 

A chaque étape, Ulysse et ses compagnons subissent un mauvais sort

 

Image55.gif Ulysse et ses hommes parviennent à l’île du cyclope anthropophage Polyphème, un fils de Poséidon. Ulysse parvient à le soûler, crève son unique œil à l’aide d’un pieu et met les voiles, poursuivi par la colère de Poséidon. Dans l’île du dieu Eole, il se voit offrir une outre contenant tous les vents de la mer, excepté le zéphyr, qui les pousse en direction d’Ithaque. Hélas, les compagnons d’Ulysse profitent de son sommeil pour ouvrir l’outre et déclencher une tempête qui les éloigne de leur but.

 

Au pays des Lestrygons, Ulysse, devenu méfiant, amarre son bateau en retrait, prêt à lever l’ancre rapidement. Bien lui en prend : les Lestrygons sont des géants anthropophages, qui lapident les grecs et les harponnent comme des poissons. Ulysse a juste le temps de fuir avec son équipage. L’étape suivante est l’île où demeure Circé, qui transforme les navigateurs en pourceaux, mais Ulysse échappe au sortilège grâce à un antidote fournir par le dieu Hermès. Une idylle se noue entre lui et la belle magicienne, qui accepte de rendre à ses compagnons leur apparence normale.

 

La fin du voyage et l’épilogue sanglant à Ithaque

 

Image56.gif Ulysse, sur les indications de Circé, se rend au pays des Cimmériens. Il entre en contact avec l’âme du devin Tirésias qui lui révèle les épreuves qu’il doit encore subir avant de retrouver sa famille. Après avoir échappé au sortilège du chant des sirènes, les marins affrontent les tourbillons du monstre Scylla, subissent une tempête déclenchée par Zeus à la demande du dieu Hélios (dont les bœufs sacrés ont servi de repas aux hommes d’Ulysse) et périssent tous, à l’exception d’Ulysse, dans la gueule du compagnon de Scylla, Charybde.

 

 Accroché à un morceau de bois, Ulysse dérive pendant neuf jours avant d’échouer sur l’île de la nymphe Calypso. Celle-ci tombe amoureuse de lui et le retient auprès d’elle pendant dix ans. Enfin, elle consent à le laisser partir sur un radeau, mais Poséidon soulève une tempête qui brise son embarcation de fortune. Ulysse est rejeté sur l’île des Phéaciens, le royaume d’Alcinoos. Recueilli par le roi, sa femme Arétè et sa fille Nausicaa, il se voit offrir un navire qui le ramène chez lui après vingt ans d’absence (dix pour la guerre à Troie et dix autres pour son Odyssée).

 

A Ithaque, qui se fait passer pour un mendiant, se rend au palais alors que Pénélope organise un concours pour départager les prétendants au trône : celui qui arrivera à utiliser l’arc d’Ulysse aura le droit de l’épouser. Chaque prétendant essaie de bander l’arc mais aucun n’y parvient. Ulysse bien sûr, réussit l’épreuve du premier coup. Il massacre alors les prétendants et se fait reconnaître des siens. Enfin, avec l’appui de la déesse Athéna, il restaure la paix dans son royaume.

espace-soleil-00038.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #compagnon, #d’ulysse, #d’un, #l’ile, #ulysse

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Ulysse est l’un des héros grecs les plus populaires de l’Antiquité. Il est courageux, mais aussi rusé et intelligent. Ses exploits durant la guerre de Troie sont contés par le poète Homère dans la longue épopée de l’Iliade et son retour en Grèce dans l’Odyssée.

 

Quelle est l’origine de la guerre de Troie ?

 

Aphrodite a promis au troyen Pâris l’amour de la belle Hélène, qui est la femme du roi grec Ménélas. Pâris enlève donc la jeune femme. Les grecs sont furieux. Comme tous les anciens prétendants d’Hélène ont juré de lui porter secours en cas de danger, ils forment une armée et partent faire le siège de la cité de Troie pour ramener la belle en Grèce.

Ulysse est l’un d’eux et, bien qu’il ait longtemps hésité à laisser seuls sa femme Pénélope et son fils Télémaque, il embarque.

 

Le cheval de Troie

 

Image57.gif   Les grecs partent en bateau jusqu’à Troie, sur la côte de l’Asie, et organisent le siège de la cité. Mais les troyens ne veulent pas se rendre, et la guerre va durer dix ans. Elle est autant l’affaire des dieux que celle des mortels : Héra et Athéna défendent les grecs ; Aphrodite, les troyens. C’est Ulysse, inspiré par Athéna, qui imagine la ruse décisive : il fait construire un immense cheval de bois dans lequel il se cache avec quelques guerriers grecs, tandis que les autres font semblant d’abandonner le siège. Les troyens, intrigués, font entrer le cheval dans leur cité. La nuit venue, Ulysse en sort le premier, suivi de ses compagnons. Ils ouvrent alors les portes de Troie au reste de l’armée grecque qui prend la ville et libère Hélène.

 

Un retour éprouvant

 

Image58.gif   Après cette victoire difficile, les grecs peuvent enfin rentrer chez eux. Ulysse souhaite revenir au plus vite dans son royaume, sur l’île d’Ithaque, où l’attendent sa femme et son fils depuis dix ans déjà. Malheureusement, les dieux outragés envoient tempête sur tempête à ces guerriers, qui, en pillant Troie, les ont offensés.

 

L’île des cyclopes

 

Image59.gif   Ulysse arrive un jour sur une île inconnue qu’il part explorer avec ses compagnons. Ils découvrent une grotte habitée et s’installent pour attendre son propriétaire. Quand celui-ci revient, ils sont terrorisés ! C’est un cyclope, géant à l’œil unique ! Ce monstre s’appelle Polyphème, il est berger.

Image60.gif Dès que ses moutons sont rentrés, il bouche alors l’ouverture de la grotte avec un énorme rocher et aperçoit les grecs. Il en dévore deux tout de suite, puis deux autres pendant la nuit. Ulysse doit sauver ceux qui restent : il verse tant de vin au géant que le cyclope devient ivre. Ulysse en profite pour lui enfoncer un pieu dans l’œil et les grecs réussissent à s’enfuir accrochés au ventre des moutons quand le géant les fait sortir.

 

Ulysse chez Circé la magicienne

 

Avec cette aventure, Ulysse s’est attiré la colère du dieu de la mer Poséidon, le père de Polyphème. Le dieu déchaîne les flots, qui mènent Ulysse auprès de la magicienne Circé. Elle invite les grecs chez elle, leur offre une boisson qui donne l’oubli puis les transforme en porcs.

Ulysse, prévenu par un de ses compagnons, oblige Circé à redonner à ses amis leur forme humaine.

 

Le chant des sirènes

 

Image61.gif Les grecs passent bientôt près de l’île des sirènes, des créatures à tête de femme et à corps d’oiseau qui chantent pour attirer les marins dans la mer et les dévorer ensuite.

Ulysse bouche les oreilles des rameurs avec de la cire et leur demande de l’attacher au mât du bateau. Grâce à ce stratagème, il a le privilège d’entendre le chant des sirènes sans en mourir !

 

Enfin Ithaque !

 

Seul, épuisé, Ulysse aborde enfin les rivages de son île. Sa femme, Pénélope, l’a attendu pendant vingt ans ! A tous ceux qui ont tenté de la séduire, elle répondait : « je choisirai un nouveau mari lorsque j’aurai terminé de tisser ce linceul ». Et, chaque nuit, elle défaisait ce qu’elle avait tissé le jour, pour que l’ouvrage ne soit jamais fini. Sa patience est récompensé lorsqu’elle voit revenir son mari saint sauf. 

Image62.gif

 

 

 

 

 

 

 

 
Nous connaissons surtout la guerre de Troie à travers les longs poèmes épiques d’Homère, l’Iliade et l’Odyssée, mais aussi grâce à l’Enéide de Virgile. Elle se serait déroulée au XIIème siècle avant notre ère et aurait opposé les anciennes populations grecques de la région de Mycènes, les Achéens, à celles installées sur le côte d’Asie Mineure, dans la région de Troie, les Eoliens. Selon la légende, les grecs assiègent Troie durant dix ans et finissent par être vainqueurs grâce à l’ingéniosité d’Ulysse et l’arbitrage favorable des dieux.

 

Si la guerre de Troie à quelque fondement historique

 

Son récit possède tous les caractères d’une légende. A l’origine, il y a le jugement de Pâris. Sollicité pour arbitrer un concours de beauté entre les déesses Héra, Athéna et Aphrodite, le jeune prince troyen choisit cette dernière. Aphrodite lui offre en récompense l’amour de la belle Hélène, l’épouse du roi Ménélas. L’enlèvement de la reine rend inévitable la guerre entre troyens et achéens (ou grecs).

 

Les achéens embarquent pour Troie

 

Et assiègent la ville, mais ils savent que sans Achille, ils ne parviendront pas à vaincre. Inquiète, Thétis, la mère d’Achille, l’envoie chez Lycomède, roi de Scyros, qui le déguise en fille et l’enferme dans le gynécée, le quartier des femmes, jusqu’à ce qu’Ulysse vienne le débusquer. Achille s’empresse alors de rejoindre les siens au front. Vaillant au combat, il s’illustre par une légendaire colère, abandonne les siens à leur sort, puis reprend les armes pour venger la mort de son ami Patrocle, en tant le héros troyen Hector.

 

Le siège de Troie s’éternise

 

Et l’armée grecque semble incapable d’emporter la victoire. Une fois encore, Ulysse vole à son secours. Grâce au stratagème imaginé par le héros, les troyens, malgré les funestes prédictions de Cassandra, laissent entrer dans leurs murs un immense cheval de bois que l’armée grecque semble avoir abandonné, mais dans lequel sont cachés des centaines de guerriers.

 

La ville de Troie est incendiée, saccagée

 

Et sa population massacrée ou réduite en esclavage. Les grecs rentrent chez eux en héros, emportant captifs et captives. Le voyage de retour est, beaucoup, long et difficile. Ulysse, par exemple, ne rejoindra Ithaque que dis ans plus tard. 

espace-soleil-00026.gif

 

Un complément :

 

"Les aventures d’Ulysse

Ulysse (...) fit le récit des mésa­ventures qu'il avait rencontrées depuis son départ de Troie :

1. Les Cicones


« Après notre départ de Troie, le vent me porta, tout d'abord, chez les Cicones* où de nombreux compagnons périrent dans d'horribles combats. Après notre victoire, j'avais donné l'ordre à mes hommes de fuir, mais ceux-ci voulurent profiter du pillage. Très vite, des renforts ennemis arri­vèrent et de nombreux guerriers furent tués. Je repris la mer rapidement, avec quelques compa­gnons, contents d'avoir échappé à la mort mais accablés d'avoir perdu beaucoup des nôtres. Nous repartîmes sur les flots tumultueux en direction d'Ithaque, mais le destin nous réservait encore bien d'autres périls.

2. Les Lotophages









« Une tempête se leva ; elle brisa une partie des mâts et déchira la voilure. Nos navires dérivèrent pendant neuf jours. Puis nous abordâmes sur l'île des Lotophages*. Les Lotophages sont un peuple curieux. Il se nourrît de la fleur de lotus, qui a le pouvoir de donner l'oubli. Après quelques jours passés dans cette île, je dus attacher certains de mes hommes qui avaient goûté à cette plante ans bancs de la nef et les forcer à embarquer car ils étaient près d'oublier leurs demeures et leur patrie.

3. Le cyclope






« Une aventure plus périlleuse encore nous attendait dans l'île des Cyclopes*. (....)Nous parvînmes à la grotte de l'un des Cyclopes qui seul à l'écart prenait soin de son troupeau. (...). Nous entrâmes pour explorer ses richesses. (...) « Nous attendions, dans son antre son retour et celui du troupeau. Quand il revint du pâturage, nous nous cachâmes, épouvantés par le fracas de sa marche, dans le fond de la grotte. « II poussa dans la caverne toutes les brebis qu'il devait traire et laissa dehors les béliers et les boucs, dans un enclos. Puis il souleva un énorme bloc de pierre et le plaça contre l'entrée. Nous fûmes, alors, enfermés avec lui pour la nuit « Le Cyclope géant s'assit et commença de traire les brebis et les chèvres bêlantes ; puis il versa le lait dans les vases pour son repas du soir. Enfin, en se dirigeant vers le fond de l'antre pour allumer du feu, il nous vit. (...) je lui demandai, au nom des dieux, l'hospitalité. Il nous répondit alors : « "Etrangers insensés, je ne vous offrirai pas l'hospitalité au nom des dieux, car les Cyclopes se moquent bien des dieux, ils sont beaucoup plus forts qu'eux. Je vous mangerai plutôt et Je n'épar­gnerai aucun de vous."

(...)Il  se jeta sur mes compagnons, en saisit deux et les écrasa contre terre comme des petits chiens. Et, les coupant membre à membre, il prépara son repas. Il les dévora (.....)« Au matin, le Cyclope saisit, à nouveau, deux de mes compagnons et prépara son repas. Dès qu'il eut mangé, il emmena paître son troupeau sur la montagne. Et je restai, méditant une action terrible et cherchant comment nous venger avec l'aide d'Athéna. « La grande massue du Cyclope gisait au milieu de l'enclos. C'était un véritable tronc d'olivier, gros comme le mât d'une de nos nefs. Je taillai le bout de l'épieu en pointe (...). Le soir, le Cyclope revint, il poussa ses troupeaux dans la vaste caverne, ferma l'entrée avec l'énorme pierre, et se remit à traire les brebis et les chèvres bêlantes. Puis il plaça chaque petit sous sa mère. Ayant achevé ce travail à la hâte, il dévora de nouveau deux de mes hommes et prépara son repas. Alors je lui proposai, après qu'il eut mangé, de goûter au vin que nous portions dans nos outres. Quand il l'eut goûté, il m'en redemanda encore. Il l'apprécia tant qu'il en but trois fois. Et lorsque le vin eut troublé son esprit, il me demanda mon nom afin de me récompenser pour ce nectar. Je lui répondis ainsi :« "Cyclope, tu me demandes mon nom. Je vais te le dire et tu me donneras ta récompense. Mon nom est Personne. Mon père et ma mère, et tous mes compagnons me nomment Personne,"

 Le monstre poursuivit :

 "Eh bien, je mangerai Personne après tous ses compagnons. Ceci sera la récompense que je lui réserverai."

 II parla ainsi, et il tomba à la renverse, gisant, emporté par le sommeil et l'ivresse. Aussitôt, je mis l'épieu sous la cendre pour l'échauffer et rassurai mes compagnons épouvantés pour qu'ils ne m'abandonnent pas. À ce moment-là, un dieu nous inspira un grand courage et, ayant saisi l'épieu par le bout, nous l'enfon­çâmes dans l'œil du Cyclope.  Le sang chaud gicla de son œil, et la vapeur de sa pupille en feu brûla paupière et sourcil. Le monstre hurla horriblement et les rochers en retentirent. Nous nous enfuîmes terrorisés. Le géant réussit à arracher l'épieu et appela les Cyclopes qui habitaient les cavernes voisines. Accourant de tous côtés, ils lui demandèrent pourquoi il se plaignait et qui tentait de le tuer.  Le monstre leur répondit :

" mes amis, qui tente de me tuer ? Per­sonne."

 Les autres Cyclopes remarquèrent :

"Si tu es seul et si personne ne te fait violence, alors nous ne pouvons rien pour toi. Tu n'as qu'à faire appel à un dieu."

 Et Je ris de voir comment mon nom et ma ruse les avaient trompés. Cependant, nous n'étions pas encore sortis de la caverne. Le Cyclope gémissait, et souffrait de cruelles douleurs, mais à tâtons, il retira le rocher de l'entrée et s'assit dans le passage. Il étendit les bras, essayant d'attraper ceux qui voudraient sortir avec les brebis. Mais j'étais plus habile et je méditai un nouveau tour. Un grand danger nous menaçait et je réfléchissais à sauver la vie de mes compagnons et la mienne.

 Les béliers étaient forts et laineux, d'une laine couleur violette. Je les attachai par trois ; celui du milieu portait un homme attaché sur le ventre et les deux autres, de chaque côté, le cachaient. Pour moi, je choisis un bélier, le plus grand de tous. Je le tenais par le dos, suspendu sous son ventre, et je saisis fortement de mes mains l'épaisse toison.

Lorsque l'aurore aux doigts de rosé parut, le Cyclope, aveugle désormais, poussa les mâles des troupeaux au pâturage. Il tâta, au passage, le dos de tous les béliers, ne s'apercevant point que mes compagnons étaient liés sous le ventre des ani­maux laineux. Le Cyclope était étonné que le bélier fût le dernier à sortir, et il le poussa dehors, me libérant ainsi de la grotte sans le vouloir. Lorsque nous fûmes loin de lui, je détachai mes hommes et nous poussâmes le troupeau jusqu'à notre navire »

 

4. Dans l’île d’Eole.


Ulysse et ses compagnons firent étape sur l'île du dieu Eole*. Celui-ci, très bienveillant, leur fut d'un très grand secours. Eole, qui vivait dans l'île, avec ses six filles et ses six fils, les accueillit pendant tout un mois et les traita avec obligeance. Sa table était toujours chargée de douceurs innom­brables. Quand vint le moment du départ, il fit présent à Ulysse d'une outre, faite de la peau d'un bœuf de neuf ans, dans laquelle il enferma le souffle des vents tempétueux qui provoquent les naufrages. Éole, en effet, était le maître des Vents et il avait le pouvoir de les lever ou de les apaiser à sa volonté. Il attacha solidement cette outre, avec une splendide corde d'argent, au navire d'Ulysse, afin qu'il n'en sortît aucun souffle. Il envoya seule­ment le zéphyr pour conduire calmement l'équi­page vers la terre de leur patrie.

Cependant, le destin en décida tout autrement. (...) Ulysse s'était endormi ; ses compagnons en profitèrent pour se concerter. L'outre bien fermée et bien atta­chée par le dieu Eole ne contenait-elle pas de l'or ou de l'argent ? Ils se sentaient jaloux d'Ulysse, eux qui rentraient dans leurs demeures les mains vides. Ils ouvrirent l'outre et, aussitôt, tous les vents s'en échappèrent. Et la tempête furieuse se leva, les emportant sur la mer, loin de la terre de

leur patrie. (...)

5. chez Circé


ils naviguaient, désespérés, regrettant leur propre folie, lorsqu'ils abordèrent l'île de la magicienne Circé.(...). L'île était petite ; ils trouvèrent rapidement, au fond d'une vallée, la demeure de Circé. Ils furent accueillis par des loups et des lions qui leur firent fête en agitant la queue, comme de braves chiens. Effrayés, les envoyés d'Ulysse s'arrêtèrent devant les portes de la magicienne. Us entendirent de loin sa voix mélodieuse, car elle chantait en tissant et tous les murs résonnaient de sa très belle voix.

Ils appelèrent. La magicienne sortit et les invita aussitôt dans sa maison, leur ouvrant ses belles portes. Tous furent imprudents et la suivirent, sauf un des hommes qui resta seul dehors, ayant soup­çonné quelque piège.(...) Imprudemment, ils burent et mangèrent ce qu'elle leur offrait. Alors, la magicienne les frappa d'une baguette magique et, aussitôt, ils furent transformés en porcs. Elle les poussa de sa baguette dans la porcherie et les enferma. (...)Heureusement, l'homme qui n'était pas entré dans la demeure de Circé put aller prévenir Ulysse et lui décrire le sort terrible de ses compagnons. (...) Ulysse décida de se rendre seul à la demeure de l'empoisonneuse Circé. En chemin, il rencontra le dieu Hermès à la baguette d'or, (...). Le Jeune dieu lui prit la main et lui dit : « Malheureux Ulysse, si tu veux délivrer tes compagnons de Circé, tu n'y réussiras pas seul car tu risques d'être transformé toi aussi en cochon- Mais Je vais te venir en aide. Prends ce breuvage excellent avant d'approcher de ]a maison de la déesse»(......) Tandis qu'Ulysse marchait vers la demeure de Circé, mille pensées bouillonnaient dans sa tête. Une fois devant la porte, courageux et confiant, il appela la magicienne. Elle sortit aussitôt et, ouvrant ses belles portes, elle l'invita. Elle le pria de s'asseoir et, aussitôt, elle prépara dans une coupe d'or un breuvage. Elle y mêla le poison. Tandis qu'il buvait, elle le frappa une première fois de sa baguette magique, prête à le voir se transformer en cochon, comme ses compagnons. Mais, Ulysse, protégé par le remède d'Hermès, fit ce que le dieu lui avait dit. Il se Jeta sur la déesse, et brandit son épée, comme s'il voulait la tuer. Circé, devinant qui était cet homme, l'invita à s'étendre avec elle sur sa couche et à devenir son amant. Ulysse, prévenu par le dieu Hermès, resta pru­dent et rusé. Il fit jurer à la magicienne qu'elle ne lui ferait aucun mal et qu'elle ne chercherait à lui tendre aucun piège lorsqu'il serait allongé à son coté. Circé fit alors préparer, dans le plus grand luxe, par ses servantes, le lit et le repas. Mais lorsqu'elle vit qu'Ulysse restait assis sans manger et plein de tristesse, elle lui en demanda la cause. Et Ulysse lut répondit qu'il ne lui suffisait pas d'être sain et sauf et comblé, mais qu'il désirait aussi qu'elle délivre ses compagnons.Dès qu'il eut parlé ainsi, Circé sortit de sa mai­son, sa baguette magique à la main. Elle ouvrit les portes de la porcherie et fit sortir les hommes d'Ulysse, semblables à des porcs de neuf ans. Elle frotta chacun d'eux d'un baume et, aussitôt, leurs soies tombèrent ; ils redevinrent des hommes plus Jeunes et plus grands qu'auparavant. Reconnais­sant Ulysse, ils pleuraient de joie et la demeure retentit de leurs sanglots.

La magicienne, elle-même, fut prise de pitié et les invita à séjourner dans sa demeure aussi long­temps qu'il leur plairait. (...) Ulysse et ses compagnons restèrent là toute une année, mangeant les chairs abondantes et buvant le doux vin.

Mais, à la fin de l'année, (...) Ulysse sup­plia la magicienne de favoriser son retour. Il eut le cœur brisé et sanglota longtemps lorsque Circé lui annonça qu'il devrait d'abord accomplir un long voyage au royaume des morts avant d'atteindre son pays. Il irait y consulter le devin aveugle Tirésias, pour connaître le chemin du retour.

 

 

6. Le pays des morts


Là, ils découvrirent un pays couvert d'un voile de brouillard, où jamais le soleil ne fai­sait descendre ses rayons. Ils échouèrent le bateau, sortirent le bétail et longèrent les eaux de l'océan jusqu'à l'endroit prévu. Une fois parvenu dans la contrée que lui avait indiquée Circé, Ulysse exécuta ce que la magicienne lui avait ordonné. (...) Enfin l'âme de Tirésias s'approcha d'Ulysse tenant un sceptre d'or, et le reconnut. Tirésias but dans la fosse le sang des sacrifices et lui par ainsi: « Tu désires un doux retour, Ulysse, mais un dieu te le rendra pénible. Poséidon est irrité contre toi parce que tu as aveuglé son fils, le  Cyclope. Tu subiras de nombreuses épreuves en mer, dont tu échapperas seul, car tous tes compagnons mourront. Tu échapperas seul, et tu reviendras, misérablement, ayant perdu ton navire et tes compagnons, sur une nef étrangère. Tu trouveras le malheur dans ta maison. Des hommes orgueilleux et arrogants consument tes richesses, cherchant à épouser la femme et lut offrant des  présents en ruinant ta demeure par leurs rapines1. Mais tu te vengeras et tu les puniras de leurs outrages. «Je te prédis, enfin, une heureuse vieillesse et le bonheur pour ton peuple. Puis la douce mort te viendra de la mer. »

7. les sirènes


(....)  Lorsque l'aube aux doigts de rosé parut, nous repartîmes sur les flots dangereux. Après avoir navigué quelques jours, nous approchâmes de l'île des sirènes. Les sirènes sont des créatures dan­gereuses, envoûtant les navigateurs par leur chant et les entraînant dans la mort. Pour échapper à leur charme maléfique, je fis ce que la magicienne m'avait dit : je bouchai les oreilles de mes compa­gnons avec de la cire molle de peur qu'ils n'entendent le chant des sirènes. Et je leur deman­dai de lier mes pieds et mes mains au mât de la nef. Puis les hommes frappèrent de leurs avirons la mer écumeuse. Lorsque les sirènes nous aperçurent, elles ten­tèrent de nous charmer par leur voix mélodieuse.

 "Viens, ô Ulysse, chantaient-elles, arrête ton navire, afin d'écouter notre voix. Aucun homme ne dépasse notre île sur sa nef noire sans écouter notre douce voix ; puis il s'éloigne plein de joie, et de connaissances car nous savons tout ce qui arrive sur la terre nourricière-'1

 Elles chantaient ainsi, faisant résonner leur belle voix et mon cœur battait dans ma poitrine car je voulais les entendre. Je fis signe à mes compagnons de me détacher, mais, selon les ordres de Circé, ils agitèrent plus ardemment leurs avirons et deux d'entre eux me chargèrent de liens plus solides encore. Lorsque nous eûmes dépassé le rocher des sirènes et que nous n'entendîmes plus leur voix, ni leur chant, mes compagnons retirèrent la cire de leurs oreilles et me détachèrent. Mais à peine avions-nous laissé l'île derrière nous qu'un nou­veau péril nous attendait.

8.Charybde et Scylla


Nous vîmes de la fumée s'élever d'un rocher, des tourbillons et des vagues, et nous entendîmes un grondement immense. Frappés de crainte, mes compagnons lâchèrent les avirons de leurs mains ; le courant commençait à emporter la nef. Je les exhortai à reprendre la route et je leur rappelai les périls bien plus graves qu'ils avaient connus. Je ne leur dis pas, cependant, qu'ils se dirigeaient vers un des écueils dangereux décrits par la magi­cienne, de peur qu'épouvantés, ils n'abandonnent les avirons pour se cacher dans le fond du bateau.

 Nous venions en effet de dépasser le terrible rocher de Charybde*, qui engloutissait l'eau et la recrachait en bouillonnant et en mugissant. Nous pensions avoir échappé à la mort, mais apparut alors l'horrible écueil de Scylla* qui, selon les pré- dictions de Circé, entraînerait dans la mort plu­sieurs de mes compagnons. L'horrible Scylla arra­cha six marins de la nef et les dévora immédiatement. J'entendis leurs cris et vis leurs mains tendues. Ce fut l'image la plus terrible que t'ai rapportée de toutes mes aventures périlleuses sur la mer. Us m'appelaient encore, criant mon nom pour la dernière fois avec désespoir. Je ne pouvais cependant pas les distinguer car la vapeur, des vagues immenses et du brouillard s'étaient répandus.

9. l’île d’Hélios

 Lorsque nous eûmes fui les deux écueils dan­gereux de Charybde et Scylla, nous abordâmes dans l'île du dieu Hélios*. Dans cette île, , vivaient de superbes bœufs et troupeaux de moutons. Alors que nous étions encore en mer, sur la nef noire, nous enten­dîmes leurs mugissements et leurs bêlements. Mais la parole du devin aveugle Tirésias et de la magicienne Circé me revint en mémoire. Et tris­tement j'appris à mes compagnons ce que m'avaient dit Tirésias et Circé, car ils avaient pré­dit un grand malheur si nous pénétrions dans cette île. Les hommes de l'équipage étaient accablés de fatigue mais l'un d'eux me répondit :

 "Tu es dur pour nous, ô Ulysse. Ta force est grande et tes membres ne sont jamais fatigués, et tout te semble de fer. Tu ne veux pas que tes com­pagnons, rompus de fatigue et de sommeil, des­cendent à terre, dans cette île où nous aurions pris un repas abondant. Et tu ordonnes que nous errions à l'aventure, pendant toute la nuit, sur la sombre mer ! Mais nous courons à la mort. Arrê­tons-nous donc et préparons notre repas auprès de la nef rapide. Nous y remonterons demain, au matin, et nous reprendrons la course sur la vaste mer." (...) le vent souffla durant tout un mois. Aussi long­temps que les hommes eurent du pain et du vin rouge, ils s'abstinrent des bœufs qu'ils désiraient vivement. Et quand les vivres furent épuisés, ils furent contraints de pêcher les poissons de la mer et d'attraper les oiseaux qui tombaient entre leurs mains. Pendant tout ce long mois, la faim tour­menta leur ventre.C'est alors que je partis seul pour supplier les dieux et leur demander de nous montrer le chemin du retour. Je m'enfonçai dans l'île, laissant mes compagnons auprès de la nef. Je lavai mes mains à l'abri du vent et je priai tous les dieux de l'Olympe. En réponse, les dieux répandirent un doux sommeil sur mes paupières. Un des hommes de l'équipage inspira à mes compagnons une idée fatale : plutôt que de mou­rir de faim dans cette île déserte, il leur suggéra qu'il serait préférable d'affronter les flots et les périls que leur enverraient les dieux. Ses paroles soulevèrent l'enthousiasme des hommes qui l'applaudirent. Et, aussitôt, ils volèrent les meilleurs bœufs du dieu Hélios qui paissaient non loin du navire. Ils les sacrifièrent aux dieux immortels et, aussitôt après avoir prié, ils rôtirent les cuisses grasses et les entrailles des bœufs.  Le doux sommeil quitta mes paupières. Je me levai, pressé de retrouver la nef et mes compa­gnons. Lorsque Je m'approchai du port, Je sentis une douce odeur de viande rôtie. En gémissant, je compris le grand malheur qui allait s'abattre sur mes hommes et je priai les dieux immortels de les épargner. Je leur fis des reproches violents mais il était trop tard pour remédier à leur faute, les bœufs étaient morts et les dieux manifestaient déjà leur colère par des prodiges terribles ; les peaux ram­paient comme des serpents, les chairs mugissaient autour des broches, cuites ou crues ; on eût dit la voix des bœufs eux-mêmes. Nous poussâmes aussitôt la nef à la mer. Mais, dès que nous eûmes déployé les voiles et quitté l'île, les dieux abattirent sur nous une série de catastrophes auxquelles il nous était impossible d'échapper. Une nuée épaisse enveloppa la nef et, au-dessous, la mer devint noire. La tempête rom­pit îes deux étais' du mât qui tomba dans le fond du navire avec tous les haubans1. Il fracassa la poupe, brisant tous les os de la tête du pilote qui tomba à l'eau, semblable à un plongeur. Quelques instants après, la foudre frappa la nef qui tour­billonna et s'emplit d'eau. Tous les hommes furent précipités à la mer. Semblables à des corneilles marines, ils furent engloutis par les hautes vagues et aucun dieu ne leur permit d'échapper à la mort.

10. chez Calypso

Je restai seul debout sur le bateau, que les flots emportaient à leur gré. Le mât rompu, je dérivai par la force des vents. Il ne me restait plus que mes mains pour avirons et je fus entraîné ainsi pendant neuf jours. La dixième nuit, les dieux me poussèrent vers Calypso qui me recueillit et me retînt dans son île. Et maintenant me voici parmi vous. »"

 

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #circe, #compagnons, #dieu, #ile, #ulysse

Repost0