Publié le 13 Septembre 2012

Le porteur céleste des dépêches divines.

 

Image8.gif    Coiffé de son chapeau à larges bords (le pétasos), des ailes attachées aux chevilles, Hermès est le très populaire messager de Zeus qui doit porter sa voix partout dans le monde. Héraut officiel des dieux, il n’a de cesse de parcourir les airs pour accomplir sa mission. Fin diplomate et protecteur des bergers et des coureurs, c’est un gaillard rusé, forçant la sympathie par son astuce.

 

Une nuit, pendant le sommeil des autres dieux, Zeus visite Maïa, la plus jeune des Pléiades, filles du Titan Atlas. La belle ne met que quatre jours avant d’enfanter Hermès. Elle le met au monde dans une caverne du Mont Cyllène, au sud de l’Arcadie.

 

Hermès révèle des talents précoces de négociateur

 

Dès sa naissance, le garçon se montre imprévisible et turbulent. Il se libère des bandelettes qui l’emmaillotent et part en Macédoine où il trouve douze vaches sacrées du troupeau d’Apollon. Voleur de bétail improvisé, il échappe au dieu de la clairvoyance par une ruse impertinente : il mène les bêtes par la queue pour brouiller le sens de leurs traces et se débarrasse de ses propres sandales dans le fleuve Alphée

 

Pour flatter les dieux après son larcin, il sacrifie deux des bêtes volées et se sert des boyaux comme cordes pour la lyre qu’il fabrique avec la carapace d’une tortue. Puis il retourne se blottir dans les bras de sa mère, juste avant qu’Apollon ne débarque furieux. Maïa plaide l’innocence de son fils, lequel se rachète finalement auprès du dieu solaire en lui offrant sa lyre. Le maître des arts et des muses, ému, accepte le marché.

 

Plus tard, en échange de sa syrinx ou « flûte de Pan », un autre instrument de musique qu’il aurait aussi fabriqué lui-même, Apollon lui remet son sceptre d’or, le caducée, autour duquel s’enroulent deux serpents. Ce bâton – devenu l’emblème des médecins – est un symbole de la finesse du jugement pratique, du diagnostic et de la négociation difficile. Par ce troc, Hermès obtient la maîtrise de l’art des présages.

 

Hermès jour de son charme et de son astuce

 

Hermès est un coureur intrépide dans tous les sens du terme. Beau parleur (il est le dieu de l’Eloquence) et tricheur en amour comme dans le affaires, il enchaîne les conquêtes. Un jour, il surprend Aphrodite, déesse de la Beauté, dans son bain matinal. Malgré sa belle allure, la déesse se refuse à lui, mais l’effronté Hermès est un garçon plein de ressources. Il a l’idée de faire venir l’aigle de Zeus qui dérobe une des sandales d’Aphrodite. Désireuse de retrouver son bien, celle-ci sacrifie sa pudeur coquette, et accorde ses faveurs à Hermès. De cet amour serait né Hermaphrodite, créature androgyne, mi-homme mi-femme. Image9.gif

 

Quant à la malheureuse Apémosyne, parce qu’elle est insaisissable, Hermès la fait tomber à terre : ce n’est plus de la séduction, mais du viol. Avec une nymphe inconnue, il engendre Pan (le dieu des Champs et des Bergers), effroyablement laid avec ses cornes et ses pieds de bouc.

 

Hermès aima aussi Perséphone et Hersé, dont il pétrifia le chaperon de sœur. Même la belle-mère d’Hermès, la cruelle et jalouse Héra, ne lui résiste pas. Croyant nourrir son fils Arès, elle lui donne le sein et finit par le traiter comme son enfant.

Dévoué et serviable, Hermès vole au secours des dieux et des hommes

 

Hermès est avant tout au service de Zeus. Ainsi, c’est sur ordre de Zeus qu’il soustrait le petit Dionysos à la fureur d’Héra. Et après que le titan Typhon eut tranché les tendons de Zeus et les eut caché, il va les chercher dans la grotte du dragon Delphynè, restaurant ainsi la force du roi de l’Olympe. Toujours pour satisfaire Zeus, amoureux d’Io, il élimine le trop vigilant Argos « aux cent yeux » (qu’il endort en le berçant d’histoires).

 

Etant le seul à qui Hadès, le dieu de la Mort, ouvre la route des Enfers, Hermès est qualifié de spychopompe ou « guide des âmes ». C’est pourquoi Zeus lui commande de guider Hercule, descendu aux Enfers pour capturer Cerbère, et de reconduire à la lumière Perséphone, enlevée par Hadès.

 

Subtil et fin stratège, Hermès rendra par ailleurs de nombreux services aux mortels et aux héros, en distribuant conseils avisés et objets magiques. Par exemple, il sauve Ulysse en lui remettant une herbe contre les maléfices de Circé, puis convainc Calypso de l’aider et souffle même à l’exilé d’Ithaque la science qui lui fait défaut pour bâtir un esquif.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Image10.gif Poséidon est le frère aîné de Zeus. Ses emblèmes, le cheval et le taureau, sont à son image, puissants et impulsifs. Il est le dieu de l’eau, en particulier de la mer, et le patron des pêcheurs. Il est très respecté dans ce pays entouré d’eau.

 

Un dieu très puissant

 

Comment ignorer celui qui commande la mer ? Celui qui peut lever la tempête dans un mouvement de colère ? Poséidon sait aussi ébranler le sol d’un coup de son trident et provoquer ainsi de terribles tremblements de terre.

 

Le rêve de Poséidon

 

Ce dieu des eaux voudrait être adoré dans une des grandes cités grecques. Mais les autres dieux l’emportent sur lui. Il désire la cité d’Argos ? Héra est choisie par les dieux-fleuves de la région. Il veut Athènes ? le roi lui préfère la déesse Athéna. Pour se venger, il inonde l’Attique, la région d’Athènes. Il est cependant honoré dans de nombreuses cités côtières et, à Corinthe, des jeux publics sont organisés en son honneur.

 

Un mari infidèle

 

Poséidon a pour épouse Amphitrite, une divinité de la mer. Ensemble, ils ont un fils nommé Triton. Mais Poséidon n’est pas un mari fidèle. Il se change en cheval pour rattraper une belle jeune fille nommée Méduse, qu’il séduit dans un temple dédié à Athéna. « Comment osent-ils profaner ma maison ? » s’écrie Athéna. Folle de colère, elle change Méduse en un monstre hideux.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Une divinité amie des hommes.

Sauvé du bûcher alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère, Asclépios, fils du dieu Apollon et de la malheureuse Coronis, est élevé par le sage Centaure Chiron. Il apprend à soigner les hommes avant de subir le courroux de Zeus, qui le foudroie pour avoir ressuscité des morts. Il de vient alors un dieu bienfaisant, dont le culte, à l’origine d’une école de médecine, est célébré par les plus grands médecins antiques : Hippocrate, qui prête serment par Apollon et Asclépios, et Galien de Pergame.

 

Asclépios ne connut jamais sa mère, la belle Coronis

 

En effet, enceinte d’Apollon, cette fille de Phlégyas, roi de Thessalie, est séduite par Ischys, un simple mortel. Son amant divin courroucé demande à sa sœur Artémis de punir la coupable d’une flèche fatale. Alors que Coronis est sur le bûcher funéraire, Apollon pris de remords, arrache l’enfant innocent du sein de sa mère et le confie à Chiron. Asclépios est allaité par une chienne et une chèvre et apprend, auprès du centaure, les incantations qui guérissent, le pouvoir des plantes et la chirurgie. Athéna donne au jeune homme du sang de la Méduse, fluide magique qui, s’il vient du flanc gauche de la Gorgone, est un poison violent, mais cet échantillon-là est tiré du côté droit : il permet de ressusciter les morts.

 

Asclépios se consacre dès lors à soigner les hommes

 

Mais ne résiste pas à la tentation de faire revivre quelques défunts. Hadès, seigneur des Enfers, s’émeut de constater que des mortels lui échappent et Zeus, n’acceptant pas de voir l’ordre naturel ainsi contrarié, foudroie l’apprenti sorcier. Apollon, pour venger la mort de son fils, tue les Cyclopes, responsables de la foudre divine, alors qu’Asclépios rejoint l’Olympe. Il y devient le dieu de la Médecine et s’inscrit dans le ciel sous la forme de la constellation du Serpentaire.

 

Asclépios, « le dieu qui aimes les hommes », est tout en bienveillance

 

On le représente sous les traits d’un vieillard barbu, tenant un bâton sur lequel s’enroule un serpent. De son mariage avec Epioné naissent trois garçons et cinq filles qui perpétuent l’enseignement de leur père. Le culte d’Asclépios et ses rites guérisseurs se répandent dans toute la Grèce et à travers le bassin méditerranéen. Le dieu, connu à Rome sous le nom d’Esculape, se voit élever un temple, en 290 av. J.C., lors d’une épidémie de peste.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Héphaïstos, maître du feu, est le seul dieu a être laid. Aphrodite, déesse de l’amour, est de loin la plus belle des l’Olympe. L’union de ces deux-là fait quelques étincelles…

 

Comment ce mariage a-t-il pu se faire ?

 

Héphaïstos est le fils de Zeus et de Héra. Sa mère, le trouvant trop laid, le jette en bas de l’Olympe. C’est pourquoi, dit-on, il est devenu boiteux. Recueilli par des nymphes, il est élevé dans une grotte sous-marine. Il y forge ses premiers chefs-d’œuvre, dont un trône magique en or, qu’il offre à sa mère. Heureuse d’un tel cadeau, Héra s’y assied, mais ne peut plus se relever. Seul Héphaïstos peut l’en délivrer ! Sa condition : obtenir la main d’Aphrodite. Et voilà comment ces deux êtres si différents se sont épouses.

 

Aphrodite est-elle fidèle ?

 

Non, elle va souvent retrouver Arès, fougueux dieu de la guerre. Héphaïstos fabrique un invincible et solide filet qu’il jette sur les deux amants. Puis il rassemble les Olympiens autour des coupables. Quelle punition vont-ils décréter ? Aucune : ils éclatent tous de rire. Vexés, Aphrodite et Arès s’exilent sur terre, loin de l’Olympe.

 

Qui est la plus belle ?

 

La déesse Discorde lance un jour au cours d’un banquet divin une pomme portant ces mots : « A la plus belle des déesses. » Héra, Athéna et Aphrodite veulent le fruit. Pâris le Troyen est chargé de les départager. Il choisit Aphrodite, qui lui a promis en retour l’amour d’une mortelle. Aphrodite est décrétée la plus belle des déesses.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Deux divinités réunies dans une même figure de beauté et d’amour.

 

Déesse grecque de l’Amour et de la Beauté, Aphrodite est, selon Homère, fille de Zeus et de Dioné, tandis que des récits plus tardifs la font naître de la blanche écume jaillie des attributs sexuels du dieu Ouranos, jetés dans l’océan par son fils Cronos. Cette déesse à la fois adorée et redoutée se perpétue chez les romains en fusionnant avec une divinité locale, Vénus. D’Aphrodite à Vénus, elle demeure la déesse la plus célèbre de l’Antiquité, celle qui a pour douce mission de présider aux plaisirs de l’amour.

A l’origine, l’Aphrodite grecque n’est qu’une modeste patronne de la fécondité

 

Des hommes et de la Terre. Cependant, à mesure que son culte se développe, ses fonctions se diversifient : elle continue à incarner la fertilité du sol, mais devient également – en protégeant les mariages et les ententes amoureuses, comme en veillant sur les naissances – la déesse de l’Amour, céleste aussi bien que vulgaire. Son ascendance marine lui vaut en outre le titre de déesse de la Mer et de la Navigation.

 

Dotée d’un physique d’exception

 

Aphrodite est, depuis l’Antiquité, une inépuisable source d’inspiration artistique. Toutefois, avant de séduire peintres et sculpteurs, les charmes de la déesse grecque de l’Amour ont fait tourner la tête des dieux et des mortels de la mythologie, envoûtés par l’éclat de porcelaine de sa peau, qui accentue les formes parfaite de son corps, par ses chevaux qui ondulent telle une rivière d’or.

 

Au début de IIème siècle av J. C., sous l’égide du poète Ennius

 

La mythologie romaine subit de profondes transformations en absorbant des pans entiers des légendes hellénistiques. C’est alors que Vénus, humble divinité italique des Jardins et des Champs, est identifiée à la grecque Aphrodite : elle devient ainsi l’une des principales déesses de la mythologie romaine et révèle pleinement le caractère douloureusement passionné de la déesse grecque, longtemps resté dans l’ombre.


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Rédigé par orange8454

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