Publié le 13 Septembre 2012

Achille : fils de Thétis et de Pelée, roi des Myrmidons (peuple de Thessalie) et l’un des grands héros de l’Iliade. Il tua Hector sous les murs de Troie et fut atteint par la flèche empoisonnée de Pâris.

 

 Actéon : chasseur transformé en cerf par Artémis et dévoré par ses chiens. Il avait eu le malheur de surprendre la nudité de la déesse pendant son bain.

 

Agamemnon : roi de Mycènes et chef des grecs qui assiégèrent Troie. Après avoir sacrifié sa fille Iphigénie pour apaiser la colère d’Artémis, il fut assassiné à son retour à Mycènes par sa femme Clytemnestre aidée de son amant Egisthe.

 

Ajax : guerrier grec qui défendit en compagnie d’Ulysse le corps d’Achille pendant la guerre de Troie. Pour prix de sa vaillance, il voulut recevoir les armes du héros mort, mais Ulysse lui fut préféré. Fou de rage, il se suicida.

 

Aphrodite (Vénus) : née de l’écume et fille de Zeus et Dioné, déesse de la Beauté et mère de l’Amour, elle est aussi la divinité de la fécondité.

 

 

Apollon ( Phébus) : fils de Zeus et de Léto. Il naquit à Délos selon la tradition, puis tua le serpent Python avant de s’approprier l’oracle de Delphes. Dieu des prophéties et de la vérité.

 

 Arès (Mars) : dieu terrien de la Guerre. Son équivalent latin est Mars.

 

 

 

 

Ariane : fille de Minos. Elle aida Thésée à sortir du labyrinthe mais fut abandonnée par lui sur le rivage de l’île de Naxos où Dionysos l’enleva.

 

 Artémis (Diane) : fille de Zeus et de Léto, sœur jumelle d’Apollon. Surtout connue comme déesse de la chasse, elle resta toujours vierge mais fut paradoxalement associée à la fécondité, à la nature et aux moissons.

 

 

Asclépios (esculade) : dieu de la médecine et de la santé, qu’on reconnaît à son caducée. Dieu vénéré à Epidaure.

  

Athéna (Minerve) : fille de Zeus. Née tout armée du crâne de Zeus, déesse des Arts, de la science et de la Prudence guerrière.

  

Atlas : l’un des Titans. Révolté contre Zeus, il fut condamné à soutenir la voûte du ciel.

  

Borée : dieu des vents du nord.

  

Cécrops : roi mythique d’Athènes qu’il aurait fondée sous le nom de Cécropia.

  

Chiron : centaure qui assura l’éducation du jeune Achille et d’Asclépios.

  

Cybèle : mère des dieux, déesse de la nature et de la civilisation.

  

Cronos (Saturne)  : dieu du Temps, du ciel, règne sur les titans. Mari de Rhéa. Craignant d’être détrôné par un de ses enfants, il les avale à leur naissance jusqu’à ce que Zeus, le dernier-né, les libère.

  

Clytemnestre : épouse d’Agamemnon, roi de Mycènes.

  

Déméter (Cérès) : sœur de Zeus, déesse de la terre et de l’agriculture.

  

Dionysos (Bacchus) : fils de Zeus et de la nymphe Sémélé. Dieu du vin et de l’ivresse.

  

Egée : roi d’Athènes et père de Thésée. Il se jeta du haut de l’Acropole en croyant son fils mort.

  

Egisthe : amant de Clytemnestre et assassin d’Agamemnon. Il fut tué par Orestre.

  

Electre : amant de Clytemnestre. Avec son frère Oreste, elle vengea la mort de son père.

  

Eôs : déesse de l’aurore ; sœur d’ Hélios et de Séléné.

  

Erinyes : déesses de la vengeance : Tisiphone, Alecto, Mégère.

  

Eros  (cupidon) : fils d’Aphrodite, il était vénéré comme dieu de l’Amour.

  

Gaïa ou Gê (Terra) : personnification de la terre et nourricière universelle.

 
Ganymède : échanson [1] des dieux.

  

Hadès (Pluton) : fils de Cronos à qui échut le monde souterrain.

 

Hébé : déesse de la jeunesse éternelle ; elle versait à boire aux dieux jusqu’au jour où elle fut remplacée dans cette charge par Ganymède, épouse d’Héraclès.

  

Hécate : déesse des revenants et des fantômes, compagne de Ernyes.

 

Hector : fils de Priam, le roi de Troie, et époux d’Andromaque. Il fut tué par Achille.

  

Héphaïstos  (vulcain) : fils de Zeus et d’Héra, dieu boiteux des Forges. A l’aide d’un filet, le jaloux surprend sa femme, la belle Aphrodite, en pleins ébats avec Arès.

  

Hélène : épouse de Ménélas. Son enlèvement par le prince troyen Pâris fut à l’origine de la guerre de Troie.

  

Hélios (Sol) : dieu du soleil.

 

Héra  (Junon) : femme de Zeus, déesse du mariage et de l’accouchement, protectrice des femmes mariées ; reine des dieux.

  

Héraclès (Hercule) : fils de Zeus et Alcmène ; une série d’épreuves toutes plus impossibles les unes que les autres lui furent imposées, connues sous le nom des Douze travaux d’Héraclès.

  

Hermès (Mercure) : fils de Zeus et de Maïa. Divinité du commerce et des voleurs, de l’éloquence et messager des dieux. Le dieu Pan était l’un de ses fils.

  

Hestia (Vesta) : sœur de Zeus, déesse vierge  du foyer.

  

Hippolyte : fils de Thésée et d’Antiope. Accusé par sa belle-mère Phèdre de l’avoir séduite, il fut maudit par son père qui le fit tuer par Poséidon.

  

Hypnos (somnus) : dieu du sommeil.

  

Iphigénie : fille d’Agamemnon et de Clytemnestre. Son père la sacrifia à la déesse Artémis pour permettre le départ de la flotte grecque retenue à Aulis par l’absence de vent.

  

Moires : divinités du destin (Clotho, lachétis, Atropos) qui président successivement à la vie, à la mort des humains.

  

Nérée : dieu marin et père des cinquante Néréides [2].

  

Océan ou Okéanos : divinité entourant la terre.

  

Olympe : plus haut sommet grec (2911 m), résidence des dieux (aujourd’hui Olimbos).

  

Œdipe : héros malheureux de la légende thébaine. Abandonné par son père Laïos, il fut élevé par le roi de Corinthe, Polybos. Sur le chemin de Thèbes à Delphes, il rencontra son père : il ne le connaissait pas et le tua. Après avoir débarrassé la Boétie du Sphinx, il reçut pour prix de sa victoire la main de Jocaste, et ainsi épousa sa mère à son insu. Lorsqu’il apprit la vérité, il se creva les yeux et disparut à Colone.

  

Ouranos (Uranus) : dieu du ciel ; père des titans.

  

Orphée : fils Oeagre et de la muse Calliope. Après avoir participé à l’expédition des Argonautes, Orphée revint dans sa Thrace natale et épousa la nymphe Eurydice. Parti retrouver dans les Enfer sa femme défunte, il émut les dieux par ses chants et le jeu de sa lyre. Ceux-ci lui accordèrent de ramener Eurydice à la vie à condition de ne pas regarder en arrière. La curiosité d’Orphée signa le retour définitif de la nymphe au séjour des morts. Orphée, revenu sur terre, fut mis en pièces par les femmes thraces excédées par ses plaintes.

 

Pan : dieu des forêts et des pâturages, protecteur des troupeaux, des bergers et des chasseurs.

  

Pandore : la première femme créée par Héphaïstos. Elle ouvrit la boîte contenant toutes les calamités du monde que Zeus lui avait confiée.

  

Pégase : cheval ailé né du sang de Méduse lorsque Persée lui eut tranché la tête.

  

Perséphone (Proserpine) : déesse de la mort et de la fertilité.

  

Poséidon (Neptune) : fils de Cronos à qui échut la souveraineté sur la mer. Patron d’Eleusis, il se disputa avec Athéna pour la possession de l’Attique. Son culte semble originaire de Thessalie. Dieu des mers et de l’élément liquide. Père d’enfants célèbres comme : Triton, le Géant Orion, le cyclope Polyphème, Pégase.

  

Priam : roi de Troie, père de Pâris et époux d’Hécube.

  

Priape : dieu de la fécondité et de la génération.

  

Prométhée : génie du Feu qui créa le premier homme avec du limon.

  

Rhéa (Cybèle) : femme de Cronos ; déesse mère.

  

Séléné : déesse de la lune, sœur d’Hélios et d’Eros.

  

Styx : fleuve des Enfers.

  

Thésée : héros athénien et ami d’Héraclès. A son exemple, il accomplit des travaux (victoires sur le Minotaure, les Centaures et les Amazones) qui le font apparaître comme redresseur de torts.

  

Zeus (Jupiter) : président de l’assemblée des douze dieux de l’Olympe, il siège en toute logique au sommet de ce mont de Thessalie, qui est le point culminant de la Grèce.



 [1] Echanson : personne dont la fonction était de servir à boire à la table du dieu.

 [2] Néréides : elles personnifiaient les vagues de la mer. 

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Publié le 13 Septembre 2012

Celui qui osa braver le roi des dieux.

 

Prométhée tient une place à part dans la mythologie. Fils du titan Japet, il n’appartient pas à la lignée des dieux olympiens, mais les aide dans leur prise de pouvoir contre les Titans. Il est surtout le créateur de l’humanité, qu’il a façonnée dans la glaise et qu’il favorise aux dépens des dieux. Il incarne, comme son nom l’indique, la pensée « prévoyante » (du grec Promètheus), mais son esprit rebelle et trompeur provoque des drames. En dupant Zeus, il cause indirectement le malheur des mortels.

En ces temps reculés

 

Les dieux et les hommes vivent encore ensemble. Zeus demande à Prométhée d’effectuer, dans la plaine de Mécôné, le sacrifice d’un taureau, puis de partager ce qui revient aux dieux et aux hommes. Or, il sépare la chair des os et la dissimule dans la panse peu ragoûtante de l’animal, puis enduit les os d’une graisse blanche appétissante pour dissimuler son forfait. Zeus choisit pour les dieux ce qui semble être la meilleure part, les os recouverts de graisse. Découvrant que Prométhée l’a trompé, il décide de se venger sur les hommes en leur interdisant l’usage du feu.


Prométhée, qui n’accepte pas la punition de Zeus, se révolte

 

Il monte sur l’Olympe tenant à la main une branche de fenouil, plante dont la particularité est d’être sèche à l’intérieur. Il dérobe à Zeus une semence de feu, enlevée « à la roue du soleil », et l’insère dans la tige du fenouil, à l’abri des regards. Puis il redescend sur terre avec son précieux butin pour en faire don aux hommes. Cette fois-ci, la colère divine ne se tournera pas seulement vers les hommes.

Pour châtier Prométhée

 

Zeus le condamne à être enchaîné sur un rocher du Caucase et jure par le Styx (fleuve des Enfers) que cette sentence est éternelle. Il envoie un aigle dévorer quotidiennement son foie d’immortel qui, chaque nuit, se reconstitue. Un jour, Hercule, passant à proximité, prend pitié, tue le rapace et délivre Prométhée. Zeus s’incline devant l’exploit de son fils, mais oblige Prométhé à porter continuellement une bague faite du métal de ses chaînes et un morceau du rocher de son martyr. Libre et réconcilié avec Zeus, Prométhée échangera sa condition de mortel contre l’immortalité du Centaure Chiron. Ce dernier, blessé accidentellement par une des flèches empoisonnées d’Hercule, ne peut guérir et préfère la mort aux souffrances qu’il endure.

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Publié le 13 Septembre 2012

Haine, inceste, trahison, parricides, luttes de pouvoir : une sanglante fatalité poursuit les Atrides, cette illustre famille qui incarne la violence et l’esprit de vengeance. Jouets de la volonté des Dieux, les descendants d’Atrée témoignent d’un âge barbare où la justice était laissée à l’arbitraire du génos (la famille). Seul Apollon interrompra le cycle de la violence, en faisant juger Oreste, la matricide, sur la colline de l’Aréopage, par le premier tribunal criminel de la cité d’Athènes.

 

La malédiction originelle remonte au cruel Tantale, roi de Lydie

 

Qui sert aux lieux de l’Olympe un terrible repas, puisqu’il s’agit de son propre fils Pélops. La punition est à la mesure de l’offense faite aux divinités : Pélops est ressuscité et Tantale envoyé au Tartare, le séjour le plus profond des Enfers. En outre, sa descendance est vouée à la malédiction.

 

Cette malédiction ne tarde pas à se manifester

 

Car les fils de Pélops, Atrée et Thyeste, tuent par jalousie leur demi-frère Chrysippe. Bannis par leur père, ils se réfugient à Mycènes. Devenu roi, Atrée découvre que son frère est l’amant de sa femme Aéropé. Il noie son épouse et contraint Thyeste à l’exil.

 

Thyeste viole sa fille Pélopia pour qu’elle lui donne un fils

 

Egisthe, seul capable de le venger. Elevé par Atrée, Egisthe découvre qui est son véritable père : il tue Atrée et intronise Thyeste. Les fils d’Atrée, Agamemnon et Ménélas, trouvent refuge à Sparte chez le roi Tyndare et épousent ses filles, Clytemnestre et Hélène. Cette dernière sera à l’origine du déclenchement de la guerre de Troie.

 

Agamemnon, devenue roi d’Argos, veut organiser une expédition contre les troyens

 

Mais la déesse Artémis réclame de lui en échange le sacrifice de sa fille Iphigénie. Clytemnestre ne lui pardonnera pas d’avoir consenti à ce sacrifice. Avec l’aide d’Egisthe, elle assassine Agamemnon. Celui-ci sera vengé par son fils Oreste.

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Publié le 13 Septembre 2012

Cronos est le fils des tout premiers dieux de la création que son Gaïa et Ouranos, selon le récit du poète et théologien  Hésiode d’Ascra (VIIIème siècle avant J.C.) dans sa Théogonie. Il occupe une place intermédiaire dans la douloureuse formation d’un monde divin à peu près stable : c’est lui, en effet, qui va engendrer Zeus, lequel lui ravira son trône et s’imposera comme le roi des dieux.

 

Ouranos est à la fois un géniteur prolifique et un père haineux : refusant de laisser ses enfants voir le jour, il les refoule dans les entrailles ténébreuses de leur mère. Cronos connaît cette triste condition en compagnie de ses cinq frères et six sœurs de la génération des Titans, mais aussi des Cyclopes forgeurs de foudre et des monstrueux Hécatonchires.

 

Cronos se venge de son père

 

Révoltée par le sort qu’Ouranos fait subir à sa progéniture, et lasse de ses incessantes étreintes, Gaïa projette de se venger. Après avoir fabriqué une grande serpe de métal, elle exhorte ses enfants à s’en servir contre leur père. La perspective d’un tel acte les pétrifie tous, à l’exception du cadet des Titans, « le grand Cronos aux pensées fourbes ». Gaïa cache alors son fils dans un des recoins de son corps immense, et lorsque Ouranos, avide d’amour, s’approche d’elle et commence à la recouvrir, Cronos le châtre d’un coup de serpe.

 

Le sang qui gicle de la blessure s’écoule sur Gaïa et la féconde une nouvelle fois, donnant naissance aux Géants difformes et aux trois Erinyes, déesse de la vengeance. Quant aux organes sexuels d’Ouranos, que Cronos jette distraitement derrière lui, ce n’est pas inutilement qu’ils retombent dans les flots : de l’écume qui en jaillit naît l’exquise Aphrodite, dont les charmes seront cause, sur l’Olympe, de bien des intrigues.

 

Cronos dévore ses enfants

 

En émasculant son père, Cronos est non seulement parvenu à séparer une fois pour toutes le ciel de la Terre, ouvrant ainsi l’espace vital à l’intérieur duquel se déroulera l’histoire des dieux et des hommes, mais il s’est par la même occasion assuré le pouvoir suprême sur les Immortels. Son règne n’en sera pas pour autant plus pacifique que celui d’Ouranos, bien au contraire !

 

Il enferme à nouveau ses frères Cyclopes et Cent bras dans le Tartare, ce lieu sombre au plus profond des Enfers où, d’après Homère, Zeus menaçait d’envoyer les dieux qui oseraient enfreindre sa loi. Quant à Hestia, Démeter, Héra, Hadès, et Poséidon, c’est-à-dire les cinq premiers enfants qu’il conçoit avec sa sœur Rhéa, une Titanide, Cronos les avale à peine nés. Un oracle lui a en effet prédit que l’un de ses fils le détrônerait par la force.

 

L’astucieuse Rhéa dupe Cronos

 

La gloutonnerie suspicieuse de son mari plonge Rhéa dans d’affreux tourments. Aussi imagine-t-elle, de concert avec ses parents Gaïa et Ouranos, de sauver le sixième enfant de Cronos, qui n’est autre que Zeus.

 

Le jour de l’accouchement, Rhéa se rend en Crète, où elle cache son enfant. Puis, de retour auprès de Cronos, elle lui donne à dévorer une grosse pierre qu’elle a d’abord pris soin d’entourer de langes… Cronos est joué, et Zeus grandira à l’air libre, nourri du lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d’abondance), cependant que les Curètes, sortes de démons guerriers chargés de veiller sur Zeus, font s’entrechoquer leurs armes afin que Cronos n’entende pas les cris du bébé.

 

Le père et le fils se livrent à un combat sans merci

 

Zeus est bien ce fils qui détrônera Cronos. Pour autant, la tâche ne se révèle ni simple ni rapide. Ce n’est pas en combat individuel que s’affrontent Zeus et Cronos, mais au cours d’une mêlée spectaculaire opposant deux clans de la grande famille, et connue sous le nom de Titanomachie (des scènes de Titanomachie ornaient les frises de nombreux temples classiques, et notamment celles du Parthénon, à Athènes).

 

D’un côté, assemblé sur le mont Orthys, il y a le clan de Cronos et des onze autres Titans. De l’autre, sur le mont Olympe, se tiennent Zeus et ses cinq frères et sœurs, que Cronos a « rendus » sous l’effet d’un vomitif versé dans sa nourriture par la prévenante Métis.

 

La lutte dure dix longues années sans conduire à une issue permettant de départager les deux groupes de guerriers immortels. Il faut que Zeus, conformément à un oracle de Gaïa, aille délivrer les Cyclopes et les Cent bras des profondeurs terrestres, pour que le combat tourne à son avantage. Ecrasés sous les nombreuses pierres que les Cents bras pouvaient lancer en même temps, les Titans succombent, et Cronos est finalement précipité par Zeus dans le Tartare.

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Publié le 13 Septembre 2012

La mère du panthéon grec, protectrice de la continuité de la vie.

 

Génitrice attentionnée d’innombrables enfants et mère du panthéon grec, Gaia, impérieuse, s’obstine à protéger ses rejetons, dût-elle pour cela comploter contre celui d’entre eux qui est devenu son époux, Ouranos. Mais le dieu du Ciel n’est pas le seul à faire les frais de sa colère : Zeus, son petit-fils, doit lui aussi affronter son courroux…

 

Au commencement du monde est un gouffre obscur où règne le silence, Chaos. Puis, apparaissent Gaia, la Terre à la généreuse poitrine, et Eros, l’Amour. Chaos engendre ensuite l’Erèbe, l’endroit le plus sombre et le plus inaccessible des Enfers, et Nyx, la Nuit, qui à leur tour s’unissent pour enfanter Ether, la partie supérieure du Ciel, et Héméra, le Jour.

 

L’union de Gaia et d’Ouranos, de la Terre et du Ciel

 

Le premier enfant de Gaïa est Ouranos, le ciel parsemé d’étoiles. Elle en fait son égal en grandeur afin qu’il la recouvre entièrement. Elle engendre ensuite les hautes montagnes, fruit de son activité terrestre, puis Pontos, la mer sombre.

L’Univers étant désormais créé par les soins de Chaos et de Gaia, reste à peupler cet immense espace. La Terre s’unit alors à son premier fils, Ouranos, le Ciel et tous deux enfantent la race des Titans, au nombre de douze, six mâles et six femelles : Océanos, Coios, Crios, Hypérion, Japet, Cronos, Théia, Rhéa, Mnémosyne, Phoebé, Téthys et Thémis.

 

Une fois cette première espèce établie, Gaia et Ouranos s’unissent à nouveau pour enfanter cette fois-ci les Cyclopes : Brontès, Stéropès et Angès. Trois autres monstres naissent également : il s’agit de Cottos, Briarée et Gyès, les Hécatonchires ou Centimanes, des géants à cent bras.

 

La redoutable Gaia se venge de l’outrage qu’Ouranos lui a fait subir

 

Ouranos est le premier à faire la douloureuse expérience de l’amour maternel que porte Gaia à ses enfants. Horrifié par les monstres issus de son union avec sa mère, Ouranos enferme ses enfants dans le sein de Gaia à mesure qu’ils naissent. Gémissant de douleur, une terrible colère s’empare bientôt d’elle… la punition d’Ouranos sera à la mesure de sa souffrance.

 

Elle convoque alors ses enfants et tente de les liguer contre leur père, mais aucun d’entre eux ne parvient à trouver assez de courage pour affronter Ouranos. Excepté le dernier-né, Cronos, le plus téméraire, qui accepte d’assouvir le désir de vengeance de sa mère. Gaïa arme alors son fils d’une faucille acérée, trempée dans l’acier qu’elle extrait de son sein. Tous deux élaborent ensuite un piège…

 

Le soir venu, Ouranos, comme à son habitude, rejoint son épouse en compagnie de la Nuit. Mais alors qu’il étend sa voûte céleste sur elle, Gaïa donne le signal à Cronos qui, arme à la main, se précipite sur son père endormi et l’émascule.

 

Il s’empare ensuite de ses organes génitaux et les lance à la mer. Le sang noir d’Ouranos s’infiltre dans la terre avant de donner naissance aux terribles Erinyes, aux redoutables Géants et aux Nymphes Méliades. De ses organes emportés par les vagues jaillit Aphrodite, la jeune déesse de l’Amour.

 

Le roi de l’Olympe aux prises avec sa grand-mère

 

Si Gaïa a sauvé Zeus une première fois en le protégeant de l’appétit glouton de son père Cronos, elle n’hésite pas à se retourner contre lui quand celui-ci s’en prend à ses enfants. En effet, les Titans ne tolèrent pas le pouvoir des nouveaux dieux. Ils sont déterminés, à l’exception d’Océanos, à reconquérir le royaume qui leur revient. Une lutte acharnée s’engage alors entre l’Olympe et les Titans. Au bout de dix années de combat, Zeus délivre les Cyclopes et les Hécatonchires, emprisonnés dans le Tartare, et en fait ses alliées.

 

Le roi de l’Olympe obtient des Cyclopes la foudre, et les Hécatonchires, dotés de leurs cent bras, projettent à tours de main d’énormes blocs rocheux sur leurs frères ennemis. Les Titans, terrassés par le foudre que Zeus déchaîne contre eux et écrasés par les rochers des Centimanes, sont ensuite précipités au plus profonds des abîmes terrestres.

 

Comment Zeus vient à bout des géants et du monstrueux Thyphon

 

Mais Zeus n’est pas encore au bout de ses peines. Gaïa, qui ne tolère pas la défaite de ses fils les Titans, n’est pas prête à céder les pleins pouvoirs à son impétueux petit-fils. Elle organise alors la révolte de ses fils, les Géants, issus du sang d’Ouranos et place à la tête de cette armée colossale Porphyrion, Alcyonée et Eurymédon. Le combat qui se livre alors entre dieux et Géants est nommé Gigantomachie. De manière à les rendre immortels, Gaia fournit à ses fils une herbe magique. Zeus, face à ce combat inégal, plonge l’Univers dans l’obscurité la plus totale et dérobe la plante aux Géants. Aidé ensuite des autres dieux de l’Olympe, il enferme les monstres aux tréfonds de la Terre.

 

Gaia est furieuse. Les Titans et les Géants ont été mis hors d’état de nuire par Zeus, elle ne sait plus vers qui se tourner. C’est alors que lui vient l’horrible idée d’enfanter un nouveau monstre. Elle s’unit donc au Tartare et engendre avec lui Typhon, une des plus terrifiantes créatures de toute la Grèce. A la fois dragon, volatile, serpent et géant, il est né pour accomplir les dessins haineux de sa mère. A sa vue, les dieux, terrifiés, s’enfuient en Egypte, à l’exception de Zeus. Typhon terrasse aisément le dieu qui est emprisonné par la multitude de serpents qu’abrite le corps de son adversaire. Le monstre sectionne ensuite les tendons des mains et des pieds de Zeus et le laisse pour mort. Mais, délivré et soigné par Hermès, son fils, Zeus, repart au combat et foudroie impitoyablement Typhon avant de l’enfermer à jamais sous l’Etna.

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Rédigé par orange8454

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