Publié le 13 Septembre 2012
voleurs
Publié le 13 Septembre 2012
Un jour des voleurs dérobèrent l’âne de Nasreddin hodja. Voilà notre homme plongé dans une sombre mélancolie. Ses voisins l’entourent et prennent part à son chagrin. Chacun donne son avis. ON cherche les tenants et aboutissants de l’affaire, on cherche le responsable. Les uns disent :
- Hodja, c’est ta faute. C’est naïveté d’avoir ainsi confiance en tout un chacun.
D’autres rétorquent :
- La faute n’est s de toi. Elle est à ton âne. Vit-on jamais âne honnête suivre ainsi sans protester des voleurs ?
Et la discussion continue de plus en plus belle.
- C’est sa faute à lui.
- Non, c’est celle de l’âne.
A la fin le hodja se fâche
- Parfait, notre responsabilité à tous deux est très lourde. Mais pour l’amour du ciel, ne serait-ce pas aussi un peu la faute des voleurs ?
Publié le 13 Septembre 2012
Les mots manquent pour décrire cette vaste place en bordure de la médina. Dans la journée, elle n’est guère plus qu’une aire de stationnement. Mais, peu avant
le coucher du soleil, elle s’anime et semble retrouver sa vocation ancienne de point de rencontre des bateleurs, conteurs, musiciens, charmeurs de serpents, acrobates et voleurs. Tout autour, les
lampes à kérosène des vendeurs de jus de fruits secs attirent le chaland comme la flamme de papillon. Ceux qui ont faim pourront, à moindre pris, s’installer sur les bancs d’un des multiples
bouibouis en plein air qui enfument toute la place. Quant aux autres, ils pourront flâner, ébahis, charmés et amusés, de spectacle en spectacle.
A l’origine, cette place faisait officier de « place de grève » : on y décapitait les criminels et on y exposait publiquement les têtes des rebelles ou des voleurs.
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