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Publié le 13 Septembre 2012

Hatchepsout à l’égal des dieux

 
         L’extraordinaire portrait que conserve le musée du Caire révèle toute l’ambivalence de ce personnage hors du commun : en montant sur le trône, Hatchepsout est devenue dieu et porte, comme tel, la barbe postiche. Mais par la douceur de ses traits, elle reste femme, une féminité qui s’est plu à rappeler la tradition en lui prêtant quelques faiblesses pour le fidèle Senmout, son homme de confiance, qui dessina les plans du temple funéraire de la reine à Deir-el-Bahari et voulut se faire inhumer près de son temple. Pendant la quinzaine d’années de son règne, Hatchepsout ne le rendit en rien aux plus grands des pharaons, restaurant de nombreux temples de la vallée, en construisant d’autres, pacifiant enfin les frontières grâce à une politique d’échanges dont la réalisation la plus célèbre fut l’expédition au pays de Pount. Une épopée dont la reine fut si fière qu’elle tint à en faire figurer la relation sur les murs de son temple funéraire. Et si son nom fut systématiquement martelé après sa mort, ce n’est pas parce qu’elle était une femme, mais parce qu’elle fut considérée comme usurpatrice en écartant du trône le fils que Thoutmosis II avait eu d’une épouse secondaire. Une mise à l’écart qui n’empêcha pas celui-ci, Thoutmosis III, monté sur le trône à la mort d’Hatchepsout, d’accomplir l’un des plus brillants règnes de l’Egypte ancienne.

 

Tiyi, dévote d’Aton

          Si elle ne monta jamais formellement sur le trône, la reine Tiyi exerça une influence déterminante sur le règne de son époux, Aménophis III, puis sur celui de son fils, Aménophis IV, devenu Akhénaton. Tiyi n’était pas de sang royal : elle était issue de la bourgeoisie de province. Ce qui ne l’empêcha pas d’être associée étroitement au pouvoir, tout au long des 33 années de règne de son époux – 33 années de faste et de puissance, au cours desquelles Tiyi apparut à plusieurs reprises aux côtés du roi dans des manifestations officielles, comme le jubilé d’Aménophis, destiné à renouveler la légitimité du souverain. A la mort de celui-ci, Tiyi assura la régence, l’héritier, leur fils, étant trop jeune pour monter sur le trône. Elle continua de diriger son éducation, dans le fastueux palais royal Malqata, sur la rive gauche de Thèbes, et lui inspira sans doute le culte du disque solaire Aton, que Tiyi vénérait entre toutes les divinités. On sait comment, devenu pharaon, Aménophis IV promulgua religion d’Etat le culte maternel, prenant au passage le nom d’Akhénaton. Alors que son fils bâtissait son rêve dans sa nouvelle capitale d’Akhénaton (Tell el-Amarna), la reine-mère demeura en son palais thébain, sans doute pour contenir les visées revanchardes du clergé d’Amon, dépossédé de sa prépondérance. Longtemps après sa mort, les Egyptiens lui rendirent un culte en divers sanctuaires du pays.



Néfertiti,  la belle est venue 

 

         L’art amarnien ne fut pas avare de représentation du couple royal. Ce fut même l’un de ses thèmes de prédilection, montrant à l’envi Akhénaton et Néfertiti saisis dans de tendres tête-à-tête ou dans des scènes d’intimité familiale, leurs enfants sur leurs genoux ou gambadant à leurs pieds. Si l’on ajoute les portrait que nous possédons d’elle – parmi lesquels le buste inachevé du musée du Caire fait figure de chef-d’œuvre – on pourrait penser que Néfertiti est une des reines les plus connues du Nouvel Empire. Or, il n’en est rien. Son origine – africaine peut-être si l’on se fie au modèle de ses traits – est une énigme, tout comme reste mystérieux sa fin : elle fut sans doute écartée du trône du vivant même de son époux. Elle apparaît en tout cas, à l’égal d’Akhénaton, comme l’inspiratrice de l’hérésie atonienne, objet d’un culte à l’intérieur du temple du disque, et fut associée à chaque grand moment de ce règne d’exception. On la voit même représentée, insigne privilège, chevauchant son propre char ou, à l’instar d’un pharaon, empoignant des grappes d’ennemis par la chevelure.

 

Néfertari,l'épouse modèle

 

         Néfertari forma avec Ramsès II l’un des couples les plus séduisants de l’histoire égyptienne. Elle fut mariée à Pharaon alors qu’elle était à peine sortie de l’enfance, et que lui-même était encore un jeune homme. Tous deux découvrirent à la fleur de l’âge l’immensité de leur empire, le parcourant ensemble, des déserts de Nubie à l’embouchure du Nil, grisés par tant de pouvoir et tant de richesses. Un pouvoir auquel Ramsès n’hésita pas à associer son épouse, sollicitant son avis au moment de rendre ses arbitrages ou de conclure un traité avec les puissances voisines. Néfertari figure ainsi aux côtés de son époux dans les nombreux temples que celui-ci fit ériger tout au long de la vallée du Nil. Pour elle spécialement, il fit creuser à côté de son sanctuaire rupestre d’Abou Simbel un temple qui l’associait à Hathor, la Vénus égyptienne.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

1° Roi des Bistones en Thrace, Diomède avait coutume, pour rendre ses chevaux plus alertes et plus robustes, de les nourrir de la chair des voyageurs innocents qui s'aventuraient des ses États. Héraclès mit un terme à cette sinistre pratique en faisant dévorer Diomède par ses propres cavales. Il fit don des chevaux carnivores à Eurysthée, qui les consacra d'abord à Héra, puis les lâcha sur le mont Olympe, où ils furent dépecés par les bêtes féroces.
2° Avec Achille et Ajax, fils de Télamon, un autre Diomède, fils de Tydée, passe pour un des plus vaillants Héros de toute Antiquité. Elevée par le cenaure Chiron, il succéda à son grand-père Adraste sur le trône d'Argos et prit une part effective à l'expédition des Épigones, afin de venger la mort de son père, l'un des Sept Chefs. Par la suite, il se lia d'amitié avec Ulysse et l'accompagna à Troie à la tête de quelque quatre-vingts vaisseaux. Outre les exploits qu'il accomplit avec son ami, soit en allant chercher Philoctère et ses flèches indispensables à la victoire à Lemnos, soit en s'emparant des chevaux de Rhésos, soit en enlevant de Troie le Palladion, qui passait pour protéger la ville, Diomède n'hésita pas à affronter en combat singulier les plus réputés des héros troyens, tels Hector et Enée ; il ne fut jamais vaincu . De plus, protégé par Athéna, il osa s'attaquer au Dieu Arès, qu'il blessa au flanc -- à la déesse Aphrodite, dont il perça la main de sa lance.
Mais cette audace déplut à la déesse de l'Amour. Elle inspira à l'épouse de Diomède, Aegialé, des amours adultères ; Diomède, regagnant Argos, découvrit l'infidélité de sa femme. Il quitta alors son royaume et aborda en Italie du Sud, en Apulie, où il rencontra le roi de la contrée, Daunus, qui lui donna sa fille en mariage ; Diomède s'installa dans le pays et fonda de nombreuses villes de l'Italie méridionale. Selon les uns, il fut tué par le roi Daunus, selon les autres, il disparut sur l'ordre des dieux sous les yeux de ses compagnons, qui furent métamorphosés en oiseaux. Enterré dans une des îles qui portent aujourd'hui son nom, il fut adoré comme un dieu.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Comme son frère Agamemnon, ce fils d'Atrée dut mêler au conflit qui opposait son père à Thyeste. Lorsque les circonstances attribuèrent à ce dernier le trône d'Atrée, il se réfugia à la cour du roi Tyndare de Sparte, qui avait une fille d'une grande beauté, Hélène. Ménélas s'en éprit et l'épousa. Tandis qu'Agamemnon réussissait à reprendre le trône d'Argos, il s'installa sur celui de Sparte que lui avait légué son beau-père en mourant. Il devait vivre heureux avec Hélène, qui lui donna de nombreux enfants, jusqu'au jour où Pâris, fils de Priam, roi de Troie, de passage à Sparte, vint le trouver. Ménélas le reçut avec bienveillance, puis dut partir pour offrir un sacrifice. En son absence, Pâris séduisit Hélène, l'enleva et, avec elle, gagna Troie. Apprenant le fuite de son épouse, Ménélas convoqua tous les anciens prétendants d'Hélène pour tirer une vengeance exemplaire de cet affront. Ménélas et Ulysse furent envoyés en ambassade à Troie pour réclamer pacifiquement la restitution d'Hélène. Mais devant le refus des ravisseurs, ils se préparèrent à la guerre. La plus grande partie des Etats grecs manifesta sa solidarité et mit sur pied une armée commune. Pendant le guerre de Troie, qui devait durer dix ans, Ménélas tua de nombreux troyens, et Pâris aurait péri sous ses coups si Aphrodite ne l'eût protégé.

A la mort de Pâris, Hélène, ayant épousé Déiphobos, ce fut vers la maison de ce Troyen que Ménélas se dirigea lorsqu'il put mettre la ville à feu et à sang. Déiphobos périt de sa main. La rencontre d'Hélène et de Ménélas, après tant d'années d'absence, fut dramatique. Mais, ébloui par sa beauté, le héros pardonna à sa jeune femme, et la réconciliation fut totale. Après un voyage de retour mouvementé, qui dura huit ans, parce que Ménélas dans sa joie avait négligé de sacrifier aux Dieux, il vécut à Sparte longtemps encore avec son épouse, au milieu de la prospérité et du bonheur. A sa mort, il fut transporté par les dieux jusqu'aux lointaines contrées de la félicité éternelle, les champs Élysées.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Le plus célèbre héros grec de l'Antiquité, avec Héraclès, Ulysse naquit dans l'île d'Ithaque, dont son père Laërte, époux d'Anticlée, était le roi. Des traditions postérieures prétendent que Sisyphe, en visite dans l'île, se serait lié à Anticlée, alors fiancée à Laërte, et aurait engendré Ulysse. Par sa mère, Ulysse descendait d'Autolycos, fils d'Hermès. Le héros était donc de race divine.

Dans son enfance et sa jeunesse, Ulysse fit de nombreux voyages et se rendit en particulier chez son aïeul Autolycos, qui l'invita à participer à une chasse au sanglier sur le mont Parnasse. Blessé par une défense d'une des bêtes, Ulysse gardera au genoux une cicatrice qui lui permettra, des années plus tard, de se faire reconnaître de son épouse. Reçu ensuite à la cour d'Iphitos, il acquit le précieux arc d'Eurytos, qui lançait des flèches imparables.

Ayant atteint l'âge adulte, il remplaça son père trop âgé sur le trône d'Ithaque et chercha une épouse. Il jeta, comme beaucoup d'autres héros de la Grèce, son dévolu sur Hélène, la fille du roi Tyndare, dont la beauté et la grâce avaient fait le tour du pays. Habilement, il fit jurer à tous les prétendants de venger tout outrage qui pourrait un jour être fait au futur époux ou à Hélène, pensant ainsi s'attirer la faveur de Tyndare. La jeune fille ayant choisi Ménélas, roi de Sparte, Ulysse reçut en consolation la sage Pénélope, fille du roi Icarios. De cette union naquit un fils unique, Télémaque.

Peu après cette naissance survint le rapt d'Hélène par Pâris, fils de Priam, roi de Troie. Aussitôt, Ménélas réunit tous les anciens prétendants de sa femme et leur rappela leur serment, les conjurant d'y rester fidèles ; les héros acceptèrent de tenir leur promesse et se concertèrent alors pour lever une armée, afin d'envoyer une expédition punitive contre la ville de Troie. Ulysse, qui aimait la paix, simula une folie pour échapper à son enrôlement dans l'armée des Grecs. Il laboura le sable de la mer et sema du sel. Mais Palamède, qui était venu le trouver pour le convaincre de partir avec lui, plaça le petit Télémaque devant la charrue de son père, qui souleva aussitôt le soc de son outil et détourna ses bêtes, montrant bien par ses gestes qu'il avait conservé tous ses esprits ; Ulysse dut quitter sa chère patrie. Il fut alors envoyé avec Ménélas en ambassade à Troie pour réclamer pacifiquement Hélène. Mais sa mission demeura sans résultat.

En revanche, il réussit à décider Achille, réfugié dans le gynécée du roi Lycomède à Scyros, à rejoindre les Grecs, car un oracle avait prédît que le concours de ce héros était indispensable à une sûre victoire des Grecs.

A la tête d'une flotte de douze vaisseaux, Ulysse gagna Troie et se montra d'un courage et d'une vaillance remarquables, tuant en particulier de nombreux héros troyens. Pourtant, il sut garder en toutes circonstances son sang-froid et se révéla surtout au cours de la guerre comme un habile et prudent diplomate, cherchant à tout prix à maintenir l'union entre les Grecs à force de persuasion, de discours de missions secrètes, d'espionnage et de ruses. C'est ainsi qu'on le vit se glisser, avec son inséparable compagnon Diomède, dans la ville et y ravir le Palladion, statue protectrice de la cité. Une autre fois, il réussit à s'emparer des cavales de Rhésos avant qu'elles n'aient bu l'eau de Xanthe (Scamandre), ce qui, selon une prophétie, leur aurait donné des forces surnaturelles propres à assurer une victoire aux Troyens. Il put aussi, grâce au silence voulu d'Hécube, pénétrer dans le palais du roi de Troie et inciter Hélène à trahir les Troyens.

Cependant, malgré les années, Ulysse n'avait jamais pardonné à Palamède, qui l'avait forcé à quitter son royaume, Pénélope et son fils. Il accusa donc Palamède de trahison, affirmant que le héros correspondait secrètement avec les Troyens et recevait en échange de l'argent. On découvrit, en effet, des lettres et des pièces de monnaie qui avaient été contrefaites par Ulysse et placées dans la tente de Palamède pour le perdre. Palamède périt lapidé par les Grecs en colère.

Ulysse participa par la suite à de nombreux autres épisodes de la guerre de Troie ; à la mort d'Achille, il s'adjugea les armes du héros après les avoir disputées à Ajax, et il fit partie ensuite au corps des Grecs qui s'introduisit dans le flanc creux du cheval de Troie. Une fois la ville prise et saccagée, Ulysse reçut Hécube, la veuve de Priam, en partage et lui jeta, dit-on, la première pierre, lorsque la malheureuse fut lapidée pour avoir tué le roi Polymestor.

Après l'Iliade, Homère nous raconte dans l'Odyssée, le retour long et mouvementé d'Ulysse vers sa patrie, et les aventures et les périls que le héros eut à affronter. Il quitta donc Troie saccagée et fut rejeté par une tempête sur les côtes du pays des cruels Cicones, en Thrace, puis, sans cesse ballotté par des vents contraires et des flots capricieux, il aborda chez les Lotophages de Libye, qui se nourrissait de lotus, la plante qui fait tout oublier. Ulysse eut tout le mal à arracher ses compagnons à cette terre de perdition et reprit enfin la mer vers le Sicile, le pays des Cyclopes.

L'un de ces monstres à l'œil unique, Polyphème, dévora la moitié de ses compagnons, mais le héros réussit à lui crever son œil et à s'échapper à grand-peine avec le reste des marins. Poséidon, qui était le père de Polyphème, décida de venger son fils et suscita dès lors de monstrueuses tempêtes pour mener les navires d'Ulysse à leur perte.

Ayant abordé au nord de la Sicile, Ulysse fut recueilli favorablement par le roi Éole, qui lui remit une outre refermant tous les vents dont il avait la charge. Les compagnons d'Ulysse pensèrent qu'elle renfermait des trésors ou du vin ; ils l'ouvrirent et déchaînèrent la plus formidable des tempêtes que l’on n’ait jamais vues. Le navire des infortunés navigateurs non loin de l'île des Lestrygons, peuple cannibale auquel Ulysse put échapper non sans que le roi de ce peuplade, Antiphatès, n'ait dévoré l'un de ses compagnons.

Le héros jeta enfin l'ancre dans l'île d'Aea, où le reçut Circé, qui métamorphosa tous les marins en pourceaux ; mais bientôt la magicienne leur rendit leur forme première. Ulysse resta quelques mois en compagnie de l'enchanteresse, qui lui donna un fils, Télégonos.

Le héros débarqua ensuite dans le pays des Cimmériens, en ces régions où coule l'Océan qui marque les limites de la Terre, et pénétra dans l'Hadès, afin de consulter le devin Tirésias sur la route la plus favorable pour regagner Ithaque. Le devin affirma qu'il aborderait dans sa patrie, seul et démuni de tout; qu'il devrait tuer tous les prétendants de Pénélope. Après avoir croisé les âmes des grands héros morts et l'ombre de sa mère Anticlée, Ulysse sortit des Enfers et reprit la mer.

Il évita les Sirènes en bouchant les oreilles de ses compagnons avec de la cire et en se faisant attacher au grand mât car il voulait entendre leur musique magique. Puis son vaisseau put s'écarter des roches Splymgades, Charybde et Scylla. Abordant sur les côtes de l'île de Thrinacie, les navigateurs affamés commirent l'imprudence de dévorer des bœufs consacrés à Hélios. Zeus foudroya tous les impies et détruisit les navires dans une tempête.

Seul Ulysse fut épargné et réussit à s'échouer sur un radeau de planches dans une des Cyclades, l'île d'Ogygie, où, par amour, la nymphe Calypso le retint prisonnier pendant huit ans jusqu'au jour où, sur l'ordre des Dieux, elle dut rendre la liberté à Ulysse, qui repartit sur les flots, essuya encore bien des tempêtes, et la mer, finale ment, le rejeta, nu et évanoui, sur le rivage de l'île des Phéaciens.

Nausicaa, la fille d'Alcinoos, roi de l'île, le découvrit. Lavé, restauré, il put enfin, et pour la dernière fois, gagner la haute mer sur un vaisseau que lui avait prêté son hôte. Il jeta enfin l'ancre sur les côtes de l'île d'Ithaque, après vingt ans d'absence. Déguisé en mendiant, il se rendit chez Eumée, son porcher, et se fit reconnaître, puis il retrouva son fils Télémaque, gagna son palais occupe par ses prétendants, qui affirmaient qu'Ulysse était mort et poussaient Pénélope à choisir l'un d'eux pour époux. Il eut une querelle avec Iros, un mendiant dévoué aux prétendants, et l'abattit ; puis il alla trouver Pénélope et, sans se faire reconnaître, accueillit avec joie la proposition qu'elle fit de prendre pour époux celui qui serait capable de tendre l'arc d'Ulysse.

Aucun des hommes n'y parvint ; seul Ulysse put tirer et commença, aidé de Télémaque, à massacrer les prétendants et les servantes qui s'étaient prostituées. Puis il se fit reconnaître de Pénélope.
Grâce à Athéna, les parents des prétendants massacrés, qui avaient pris les armes et voulaient se venger, s'apaisèrent, et le royaume d'Ithaque retrouva enfin le calme. Selon d'autres versions, Ulysse aurait été tué quelques temps après par Télégonos, qui ignorait qu'Ulysse était son père et l'avait percé d'un javelot fait d'une aiguille de raie. Ainsi s'accomplissait une prophétie suivant laquelle le héros devait périr de la main de son fils et par la mer.

Rusé, habile et ingénieux, sachant éviter tous les dangers par son courage et son éloquence, merveilleux dompteur de la mer déchaînée, Ulysse était le héros type dans lequel tous les Grecs aimaient à se reconnaître.




 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

1° Fils de Cadmos et d'Harmonie, Polydoros succéda à son père sur le trône de Thèbes. Époux de Nyctéis, il eut un fils, Labdacos, grand-père d'Oedipe.

2° On connait un autre Polydoros, fils de Priam et de Laothoé. Il fut tué par Achille au cours de la guerre de Troie. Cependant, des versions postérieures prétendent que Polydoros était le fils de Priam et d'Hécube. Tout jeune, il fut confié au roi de Thrace, Polymestor, qui reçut également en garde les trésors de la ville de Troie. Après le sac de la ville, voulant s'emparer des richesses, le roi égorgea Polydoros et jeta son cadavre à la mer. Les flots rejetèrent le corps sur les côtes de la Troade, où il fut découvert et reconnu par Hécube.
Une autre tradition, rapportée par les tragiques, raconte que Polydoros fut confié à sa soeur Ilioné, épouse de Polymestor. La reine éleva son frère, en faisant croire que son fils Déipyle était Polydoros. Polymestor, sur ordre des Grecs, tua son propre fils croyant faire périr Polydoros. Alors, ce dernier incita sa soeur à se venger de ce meurtre et à massacrer son époux.

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Rédigé par orange8454

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