Publié le 13 Septembre 2012
Les ruines romaines de Volubilis réparties sur 40 ha sont les mieux conservées de tout le territoire marocain.
HISTOIRE : Volubilis est à 3 km au nord-ouest de l'agglomération actuelle de Moulay Idriss du Zerhoun et à une vingtaine de kilomètres de Meknès, sur la rive droite de l'oued Khoumane. Occupée dès le néolithique, la ville est dotée, à l'époque maurétanienne (entre le IIe siècle avant J.-C. et 40 après J.-C.), d'un collège de suffètes qui gère les affaires municipales à l'instar des cités carthaginoises. Certains ouvrages à caractère public comme les temples et l'enceinte témoignent de l'importance de la ville dès cette période. A l'époque romaine, la ville connaît un développement important dû sans doute à ses ressources économiques liées aux cultures céréalières et à l'oléiculture dont témoignent les nombreuses huileries et boulangeries. S'étendant sur une superficie de 40 hectares, celle-ci est dotée progressivement d'un centre officiel et monumental (forum, basilique), de temples, de thermes publics et privés, de divers locaux à caractère commercial ou artisanal et de riches demeures. Elle accède au statut de municipe en 44 après J.-C. à la suite de l'étouffement de la révolte d'Aedemon et de ses partisans par les auxiliaires volubilitains. Au IIe siècle, sont construits des quartiers entiers occupés par de vastes maisons à péristyle richement décorées avec des mosaïques et des sculptures en bronze ; des temples sont reconstruits. En 168-169, la ville s'entoure d'une importante enceinte. Au IIIe siècle, d'autres monuments s'ajoutent au paysage de la ville : l'arc de triomphe élevé en l'honneur de l'empereur Caracalla, le capitole édifié sous Caracalla et dédié sous Macrin en 218, la chapelle de Vénus, le forum réaménagé vraisemblablement au même moment. Bien qu'elle est évacuée en 285 par l'administration romaine, la ville continue d'être habitée, à l'ouest sur la partie basse du plateau, et d'avoir des relations commerciales même limitées avec le nord de la Tingitane. La population se christianise et parle encore, au VIe siècle, la langue latine. A la fin du VIIIe siècle, Volubilis ou plutôt Walila est une agglomération importante qui accueille le fondateur de la dynastie idrisside et possède un atelier monétaire.
Les mosaïques de Volubilis sont la particularité du site.
Si de nombreux monuments ont été démontés pour récupérer le marbre, qui a ensuite servi à la construction des palais de Meknès, les mosaïques ont elles été laissées en place.
Le capitole de Volubilis fait face à la
basilique. Ce temple consacré à la triade romaine (Jupiter, Junon, Minerve) construit sur un promontoire domine la plaine dénudée et aride a été fondé en 218 ap. J.-C. Il a été restauré par A. Luquet.
L'arc de
triomphe édifié face à la voie principale en 217, en l'honneur de l'empereur romain Caracalla, autrefois surmonté d'un char en bronze, a été restauré en 1962.
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Partout du
bleu, bleu intense de la mer et du ciel, et blottie dans l'écrin ocre de ses remparts, une ville blanche avec un minaret qui joue avec les nuages : voici Rabat, la capitale du Maroc. Rabat a une
longue vocation de ville phare. Au XIIème siècle, Yacoub el Mansour, le grand conquérant almohade, l'avait élue pour symboliser sa splendeur. Mais l'histoire était déjà passée par Rabat. Les
Mérinides (XIII et XIVème siècle) lui rendaient hommage en bâtissant la nécropole de Chellah sur l'antique cité romaine de Sala.
Ils enserrent la ville comme une ceinture rose, ocre et rouge, longue de 20 kilomètres et percée de 10 portes.