enfant

Publié le 13 Septembre 2012

Gaïa, la Terre, fille aînée de Chaos, était une sphère parfaite. Ronde, ronde, si ronde ! Elle était remplie de tant d'enfants…

 

La tension en elle devint si forte qu'elle éclata et donna naissance à son premier enfant, Ouranos, le Ciel.

 

A peine Ouranos fut-il né, qu'il se déploya dans son immensité et il enveloppa étroitement Gaïa de toutes parts comme dans les plis d'une écharpe bleue. C'est ainsi que le Ciel et la Terre s'unirent.

 

De leur union naquirent d'abord six filles, les Titanides et six garçons, les Titans dont la taille gigantesque et la force incroyable dépassent l'imagination. Ils traversaient l'univers en quelques pas et jouaient au ballon avec les planètes.

 

Hélas, au fil du temps, l'amour d'Ouranos pour Gaïa devint amer. Il la fit souffrir et se mit à détester ses enfants. Il était jaloux d'eux, de leur jeunesse, de leur force. Il ne supportait pas leur vue et les obligeait à rester cachés tout au fond du Tartare qui est le lieu maudit des Enfers.

 

Par peur que l'un d'entre eux ne prenne sa place, il les repoussait, il les haïssait. Gaïa les entendait sangloter et gémir sans trêve.

 

La souffrance de ses enfants la rendit si furieuse qu'elle se prit, elle aussi à détester Ouranos.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il y a fort longtemps vivait à Jizhou, dans la Chine septentrionale, un vieillard appelé Yu Gong des montagnes du Nord. Yu Gong signifie "vieux sot".

Notre vieillard était-il maladroit ? Non pas. Yu Gong savait cultiver la terre, chasser le gibier, construire une maison tailler les pierres, bref, il pouvait faire n'importe quoi.

Etait-il stupide ? Pas plus. C'était un homme réfléchi, malgré sa nature simple et franche. Quoi qu'il entreprît, il ne spéculait jamais sur les circonstances, ne craignait aucune difficulté et finissait sa tâche jusqu'au bout. Ceux qui se croyaient intelligents et qui n'étaient qu'opportunistes le trouvaient sot. Aussi l'avait-on surnommé le vieux sot.

Yu Gong était alors âgé de 90 ans environ. Il avait des enfants et des petits enfants. Mais, contrairement aux vieillards de son âge, il continuait à travailler avec eux aux champs tous les jours du matin au soir. Un jour, quelqu'un lui conseilla :

- Grand père, vous êtes âgé et vous avez beaucoup d'enfants, laissez-les donc travailler! N'est-il pas temps pour vous de jouir du bonheur de votre vieillesse ?

- Pourquoi ? Je suis en bonne santé, et tant que je vivrai, il y aura toujours du travail pour moi, répondit Yu Gong en souriant. Je ne peux manger sans rien faire ! De toutes façons, rester à la maison toute la journée ce n'est pas drôle !

Et le vieillard continua à travailler.

 

Les membres de sa famille, de plus en plus nombreux, défrichaient la terre et cultivaient les champs chaque année. La culture en montagne n'est pas une mince affaire; il faut se frayer un chemin à travers les ronces, tailler le roc, transporter et creuser des canaux d'irrigation.

Le vieillard dirigeait le travail de sa famille du matin jusqu'au soir, quel que soit le temps. Il enseignait à ses enfants :

"Quoi que nous fassions, il faut le faire bien et bien le finir; les paresseux n'obtiennent jamais aucun succès."

Dans les terres qu'il avait défrichées, il ne restait pas une pierre; quelles que fussent la grosseur et la dureté de la roche, elles avaient été taillées au burin ou déplacées. La terre de ses champs était fertile, mais cela avait été au prix d'innombrables aller et retour de plusieurs dizaines de kilomètres pour transporter de la bonne terre des plaines. Bref, on pouvait dire que Yu Gong avait un caractère obstiné. Cependant, aux yeux des gens, il passait pour un sot.

La maison de Yu Gong donnait au sud sur deux grandes montagnes, le Taihang et le Wangwu. Ces deux montagnes s'étendaient sur 700 "li" et s'élevaient sur des milliers de mètres. Elles rendaient très difficile l'accès à la maison de Yu Gong.

Un jour, Yu Gong réunit toute sa famille et dit :

- Ces deux montagnes sont vraiment gênantes, elles nous barrent la route et nous obligent à faire un grand détour pour aller et venir. je propose que nous les enlevions. Je suis vieux, mais encore en bonne santé. Pour vous et pour vos descendants, je veux construire une route du sud du Henan jusqu'au bord de la rivière Han. Etes-vous d'accord ?

Tous ses enfants adhérèrent à son projet. Mais sa vieille compagne Xian Yi s'inquiéta :
- Mon vieux, c'est très bien de vouloir enlever ces deux montagnes, je suis tout à fait d'accord, mais tu n'es plus tout jeune, et tu ne peux pas soulever des montagnes comme le géant Kui Fu. De plus, où mettrons-nous la terre et les pierres ?

Yu Gong n'avait pas encore répondu que ses enfants répliquèrent tous en même temps :
- Grand-père est âgé, mais nous, nous sommes jeunes ! Quant aux remblais, il suffit de les transporter au bord de la mer, ce n'est pas difficile !

Le projet accepté, les travaux commencèrent tout de suite. Conduits par Yu Gong, les uns creusaient la terre, les autres taillaient le roc, d'autres encore transportaient les remblais avec des charettes ou à la palanche jusqu'à la mer Bohai.

Emportés par la volonté inébranlable de Yu Gong, ses voisins vinrent l'aider les uns après les autres. Même des foyers manquant de main d'oeuvre, comme celui de la veuve de Jingcheng avec son enfant, qui savait à peine marcher, vinrent creuser la terre ou porter le repas au chantier. Tout le monde travaillait avec ardeur.

Les travaux étaient très pénibles, il y avait une grande distance des deux montagnes à la mer Bohai. Il fallait plusieurs mois pour faire un aller et retour. Malgré tout, Yu Gong et ses enfants ne s'arrêtèrent jamais de piocher, jour après jour.

Un jour, un vieillard nommé Zhi Sou, ce qui signifie "vieux sage", les voyant à l'oeuvre, se moqua de lui :

- Quelle sottise faites-vous là ! A votre âge, vous n'avez plus beaucoup de temps à vivre ! Vous n'arriverez jamais à seulement aplanir un sommet; alors ces deux grandes montagnes, vous pensez ! Vous feriez mieux d'abandonner !

- On vous dit vieux et sage, rétorqua Yu Gong, mais vous êtes encore moins sensé qu'une veuve ou un enfant ! Sachez que lorsque je mourrai, il y aura mes fils; quand ils mourront à leur tour, il y aura mes petits-fils, ainsi les générations se succéderont sans fin. Si hautes que soient ces montagnes, elles ne pourront plus grandir; à chaque coup de pioche, de génération en génération, elles diminueront d'autant; pourquoi donc ne parviendrions-nous pas à les aplanir ?

Cette réponse cloua le bec à Zhi Sou qui partit sans rien dire. Yu Gong et ses enfants, inébranlables, continuèrent de piocher, jour après jour, année après année.

Cependant, le génie qui régnait sur ces deux montagnes commença à s'inquiéter. Si Yu Gong continue à piocher ainsi, pensa-t-il, mon royaume finira par disparaître complètement. Il en informa l'Empereur Céleste qui, ému de la volonté inébranlable du vieillard, envoya sur terre deux génies célestes qui emportèrent les deux montagnes sur leur dos.

L'une fut déposée à Shuodong, l'autre à Yongnan. Depuis, de Jizhou à la rivière Han, aucune montagne ne barre plus la route.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Il était une fois, dans un village près de la ville de Kunming, un vieillard nommé Ma Yingsheng et sa femme.

Trente ans s'étaient écoulés depuis leur mariage, et ils n'avaient toujours pas d'enfant. Pourtant le vieux couple ne désespérait pas.

- De grâce, Allah charitable, priaient-ils chaque jour, donnez-nous un enfant!

Vous pouvez imaginer leur bonheur lorsqu'un beau jour, la vieille femme se trouva finalement enceinte.

Mais l'année se passa, sans qu'elle n'accouche, deux ans se passèrent, et toujours rien. Le vieillard disait:

"Tu dois être malade; on n'a jamais vu une femme enceinte de quelques années!"

Pourtant, au cours de la troisième année, la femme accoucha d'un garçon. Les vieux époux pleurèrent de joie, et puisque c'était une année de sécheresse, le père appela l'enfant sécheresse-rattrapée. Il faut dire que c'était un petit prodige: Il avait à peine deux mois , qu'il marchait déjà; à trois il parlait, et à six il partait avec sa mère dans la montagne pour y cueillir des champignons et ramasser du bois.

Les temps étaient durs: deux années durant il ne plut pas, il fut impossible de semer. Les paysans n'avaient plus rien à manger; pour apaiser leur faim, ils mâchaient les écorces des arbres ou des racines. un jour, l'enfant demanda à sa mère:

- Maman, pourquoi ne cultive-t-on pas du riz?

- Mon enfant, si le Roi Dragon ne nous envoie pas la pluie, on ne peut pas semer.

- Il faut aller le lui dire! Où est-il?

- Il habite le Palais du Dragon; mais seul un très bon nageur pourrait le trouver.

L'enfant décida d'apprendre à nager. Eté comme hiver, il s'entraîna tous les jours dans l'étang du Dragon noir.

Enfin il commença ses recherches; et chaque jour il plongeait, défiant les eaux du lac, avec l'espoir de trouver le Palais du Dragon.

 

Les jours puis les mois passèrent, sans résultat; voilà cent jours que Sécheresse-rattrapée fouillait le fond du lac sans trouver trace du Palais.

Un jour qu'il était particulièrement fatigué Sécheresse-rattrapée s'endormit dans l'eau.

L'enfant avait à peine fermé les yeux , qu'il se retrouva dans un Palais de cristal. une Princesse d'une grande beauté, vêtue de corail et chaussée d'agates et de perles vint vers lui. Son visage brillait d'éclats multicolores et ses yeux étaient aussi doux que le clair de lune en automne.

Face aux yeux émerveillés du garçon, la Princesse prit la parole:
- Sécheresse-rattrapée, dit-elle, si tu veux trouver le Palais du Dragon, il te faut chercher sa grotte où se cache l'entrée du Palais. Le Roi Dragon est en train de dormir, c'est là le bon moment, mais il faut faire vite!

La voix de la Princesse tintait étrangement, comme des verres légers qui s'entrechoquent.

La Princesse était en train de lui expliquer le chemin, lorsqu'une vague déferla sur elle et l'emporta, sans qu'elle puisse achever ses paroles. Le garçon se lança à sa poursuite.

Il se réveilla flottant sur la surface de l'eau. Il aspira longuement et se mit immédiatement à la recherche de la grotte, suivant les explications que lui avait données la Princesse; finalement il s'engouffra dans une cavité assez large et profonde. Il y faisait très sombre et l'eau était glaciale.

L'enfant prit son courage à deux mains et tâtonna dans l'obscurité. Partout, ses mains rencontrèrent des pierres pointues et aussi tranchantes qu'un couteau.

Il avança ainsi avec beaucoup de peine jusqu'au fond de la grotte, où une porte à deux battants fermée à clé lui barra le passage. Il la poussa des mains et des pieds avec tout son corps meurtri par les rochers.

 

Un jour et une nuit passèrent sans qu'il réussisse à ouvrir la porte. Le corps tuméfié, il était à bout de force lorsqu'une voix familière tinta à ses oreilles.

- Sécheresse-rattrapée, disait la Princesse, si tu veux que la porte s'ouvre, il te faut apporter l'emblème du Dragon, dépêche-toi!

Au sortir de l'eau, Sécheresse-rattrapée alla d'abord dans la montagne cueillir des plantes pour soigner ses blessures, puis il rentra chez lui. Sa mère était là qui l'attendait.

- Maman, je dois absolument trouver l'emblème du Dragon, sais-tu où il est? demanda-t-il.

- Dans la mosquée, mon enfant, répondit sa mère.

Sans perdre une minute, Sécheresse-rattrapée partit pour la mosquée.

C'était un jour de culte; tous les fidèles étaient rassemblés pour invoquer la pluie. Quarante jours durant ils avaient discuté. Ils avaient décidé que l'un d'entre eux devait aller planter l'emblème du Dragon à la porte de son Palais. Mais qui aurait ce courage?

C'est à ce moment qu'arriva Sécheresse-rattrapée qui alla tout droit trouver le Ahong; il salua le chef de culte et dit:

-Je viens prendre l'emblème du Dragon.

- Tu viens planter l'emblème du Dragon? dit le Ahong qui avait mal compris et regardait surpris l'enfant téméraire. Qui es-tu donc? et puis est-ce que tu sais nager au moins?

- Je m'appelle Sécheresse-rattrapée, dit le petit garçon. Je suis un excellent nageur, capable même de dormir dans l'eau!

- Musulmans, remercions notre Allah! Nous avons trouvé celui qui ira planter l'emblème! s'écria le Ahong à haute voix.

Les fidèles levèrent les mains au ciel, en signe de remerciement, et l'enfant les imita.

 

Enfin, le cortège se mit en route. Précédés du Ahong qui portait l'emblème des deux mains, les fidèles avançaient, la tête et les pieds nus, des bâtons d'encens à la main, récitant des prières.

Ils arrivèrent bientôt sur les bords de l'étang du Dragon noir. L'enfant sentit son corps brûlé par le soleil se rafraîchir un peu.

Le Ahong tendit l'emblème à Sécheresse-rattrapée. En un tour de main l'enfant fut dans l'eau tout habillé et disparut dans les profondeurs du lac. Il retrouva la grotte, de son emblème cogna à la porte, et vit les deux battants s'ouvrir devant lui.

Il pénétra dans une salle étincelante de lumière où une musique mélodieuse emplissait l'air. Le Roi Dragon, tout de noir vêtu, dormait d'un sommeil profond sur son trône rouge, une précieuse perle couleur de sang dans la bouche.

Suivant les recommandations de la Princesse, Sécheresse-rattrapée s'empara de la perle et l'avala d'un trait.

Réveillé, le Roi Dragon se mit à tonner, rouge de colère, crachant du feu de partout.

- Qui a osé voler ma perle? hurla-t-il.

- Moi, répondit Sécheresse-rattrapée, et je l'ai déjà avalée!

Fou de rage, le Roi Dragon bondit, l'épée à la main, s'écriant d'un air féroce:
- Rends-la-moi vite, si tu ne veux pas que je te coupe en mille morceaux!

- Comment le pourrais-je, grand sot, pense donc aux gens que tu as fait mourir de faim! Dans un an jour pour jour, ce sera l'anniversaire de ta mort! C'est moi qui vais te tuer!

Ce disant, le garçon brandit haut l'emblème; et d'un coup, il renversa le Roi Dragon par terre; au deuxième coup, il lui arracha ses cornes; au troisième, il lui trancha net la tête.

Sécheresse-rattrapée n'eut pas le temps de contempler le Roi Dragon gisant mort à ses pieds; transformé en Dragon, il s'envolait hors de la grotte, s'empressant d'aller répandre la pluie, qui se mit à tomber, rafraîchissante et drue...

Fin de cette Histoire.

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Cronos est le fils des tout premiers dieux de la création que son Gaïa et Ouranos, selon le récit du poète et théologien  Hésiode d’Ascra (VIIIème siècle avant J.C.) dans sa Théogonie. Il occupe une place intermédiaire dans la douloureuse formation d’un monde divin à peu près stable : c’est lui, en effet, qui va engendrer Zeus, lequel lui ravira son trône et s’imposera comme le roi des dieux.

 

Ouranos est à la fois un géniteur prolifique et un père haineux : refusant de laisser ses enfants voir le jour, il les refoule dans les entrailles ténébreuses de leur mère. Cronos connaît cette triste condition en compagnie de ses cinq frères et six sœurs de la génération des Titans, mais aussi des Cyclopes forgeurs de foudre et des monstrueux Hécatonchires.

 

Cronos se venge de son père

 

Révoltée par le sort qu’Ouranos fait subir à sa progéniture, et lasse de ses incessantes étreintes, Gaïa projette de se venger. Après avoir fabriqué une grande serpe de métal, elle exhorte ses enfants à s’en servir contre leur père. La perspective d’un tel acte les pétrifie tous, à l’exception du cadet des Titans, « le grand Cronos aux pensées fourbes ». Gaïa cache alors son fils dans un des recoins de son corps immense, et lorsque Ouranos, avide d’amour, s’approche d’elle et commence à la recouvrir, Cronos le châtre d’un coup de serpe.

 

Le sang qui gicle de la blessure s’écoule sur Gaïa et la féconde une nouvelle fois, donnant naissance aux Géants difformes et aux trois Erinyes, déesse de la vengeance. Quant aux organes sexuels d’Ouranos, que Cronos jette distraitement derrière lui, ce n’est pas inutilement qu’ils retombent dans les flots : de l’écume qui en jaillit naît l’exquise Aphrodite, dont les charmes seront cause, sur l’Olympe, de bien des intrigues.

 

Cronos dévore ses enfants

 

En émasculant son père, Cronos est non seulement parvenu à séparer une fois pour toutes le ciel de la Terre, ouvrant ainsi l’espace vital à l’intérieur duquel se déroulera l’histoire des dieux et des hommes, mais il s’est par la même occasion assuré le pouvoir suprême sur les Immortels. Son règne n’en sera pas pour autant plus pacifique que celui d’Ouranos, bien au contraire !

 

Il enferme à nouveau ses frères Cyclopes et Cent bras dans le Tartare, ce lieu sombre au plus profond des Enfers où, d’après Homère, Zeus menaçait d’envoyer les dieux qui oseraient enfreindre sa loi. Quant à Hestia, Démeter, Héra, Hadès, et Poséidon, c’est-à-dire les cinq premiers enfants qu’il conçoit avec sa sœur Rhéa, une Titanide, Cronos les avale à peine nés. Un oracle lui a en effet prédit que l’un de ses fils le détrônerait par la force.

 

L’astucieuse Rhéa dupe Cronos

 

La gloutonnerie suspicieuse de son mari plonge Rhéa dans d’affreux tourments. Aussi imagine-t-elle, de concert avec ses parents Gaïa et Ouranos, de sauver le sixième enfant de Cronos, qui n’est autre que Zeus.

 

Le jour de l’accouchement, Rhéa se rend en Crète, où elle cache son enfant. Puis, de retour auprès de Cronos, elle lui donne à dévorer une grosse pierre qu’elle a d’abord pris soin d’entourer de langes… Cronos est joué, et Zeus grandira à l’air libre, nourri du lait de la chèvre Amalthée (dont une des cornes deviendra la corne d’abondance), cependant que les Curètes, sortes de démons guerriers chargés de veiller sur Zeus, font s’entrechoquer leurs armes afin que Cronos n’entende pas les cris du bébé.

 

Le père et le fils se livrent à un combat sans merci

 

Zeus est bien ce fils qui détrônera Cronos. Pour autant, la tâche ne se révèle ni simple ni rapide. Ce n’est pas en combat individuel que s’affrontent Zeus et Cronos, mais au cours d’une mêlée spectaculaire opposant deux clans de la grande famille, et connue sous le nom de Titanomachie (des scènes de Titanomachie ornaient les frises de nombreux temples classiques, et notamment celles du Parthénon, à Athènes).

 

D’un côté, assemblé sur le mont Orthys, il y a le clan de Cronos et des onze autres Titans. De l’autre, sur le mont Olympe, se tiennent Zeus et ses cinq frères et sœurs, que Cronos a « rendus » sous l’effet d’un vomitif versé dans sa nourriture par la prévenante Métis.

 

La lutte dure dix longues années sans conduire à une issue permettant de départager les deux groupes de guerriers immortels. Il faut que Zeus, conformément à un oracle de Gaïa, aille délivrer les Cyclopes et les Cent bras des profondeurs terrestres, pour que le combat tourne à son avantage. Ecrasés sous les nombreuses pierres que les Cents bras pouvaient lancer en même temps, les Titans succombent, et Cronos est finalement précipité par Zeus dans le Tartare.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fille de Dymas, roi de Phryhie, ou fille de Cissée, roi de Thrace, suivant les traditions, Hécube épousa Priam, souverain de Troade, et donna le jour à de nombreux enfants, qui, tous, devaient s'assurer dans la légende de la guerre de Troie une célébrité tragique : Hector, Pâris, Créüse, Laodicé, Polyxène, Déiphobos, Hélénos, Pammon, Politès, Antiphos, Hipponoos, Polydoros, Troïlos, Cassandre. Un devin ayant prédit que Pâris ruinerait la ville de Troie, Hécube exposa cet enfant ; mais celui-ci réussit à survivre et à rejoindre plus tard sa ville natale, où il fut accueilli avec joie par son père Priam. Si Hécube joue un rôle modeste dans la légende, les malheurs dont elle fut accablée, le massacre de ses enfants, presque sous ses yeux, sa solitude autant que sa fermeté d'âme lui ont donné une grandeur incontestable : après la prise de Troie, alors qu'elle était choisie comme esclave par Ulysse, elle aperçut sur le rivage le corps de Polydoros, qu'elle avait confié avec des trésors considérables au roi de Chersonnèse, Polymestor. Hécube décida de se venger ; elle convoqua le roi traître, lui arracha les yeux et tua ses deux fils. Poursuivie par les compagnons du roi, qui voulaient la mettre à mort, sur le point d'être lapidée, elle fut métamorphosée en chienne et sauta dans la mer, au lieu appelé depuis lors Cynossema ("le tombeau du chien").

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Rédigé par orange8454

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