Publié le 13 Septembre 2012
Selon la légende Sidi Bou-Selham, plus ou moins accointé avec le diable, fait à Allah une concurrence redoutable, d’autant plus redoutable qu’il opère toujours avec le sourire, on l’appelle l’homme au turban ».
Un jour « l’homme au turban » ayant vu un jour un pêcheur qui traînait péniblement son filet, lui dit :
- Pourquoi pêches-tu avec un filet ?
-Parce que depuis quarante ans, je ne connais que ce moyen pour prendre du poisson, répliqua-t-il
- Jette donc ces lourds filets, tu n’as qu’à plonger tes deux bras dans la mer et quand tu les retireras, tu trouveras un poisson attaché à chaque poil de tes mains.
Le pêcheur l’écouta, il plongea ses bras dans la mer et retira autant de poissons qu’il avait de poils à chacune de ses mains.
A partir de ce moment il ne voulut plus pêcher autrement ; il fit cadeau de ses filets à un de ses parents et s’en alla à la mer avec ses bras nus. Mais jamais il ne prit un seul poisson et il dut racheter ses filets de pêche.
Il faut dire que Sidi Bou-Selham nourrissait un furieux ressentiment contre les habitants de la Chaouïa qui l’avaient abondamment raillé ; il chercha dans son cerveau fertile le meilleur moyen de tirer une vengeance envers ces gens sans déférence.
Il se rendit au bord de la mer et se mit à parler aux génies de l’océan ; à la fin de la conférence, Sidi Bou-Selham reprit le chemin de la Chaouïa escorté par la mer qui ayant quitté son lit, le suivait à la trace comme un chien fidèle.
En route, il fut arrêté par Allah en personne qui l’interpella :
- Mon serviteur, que fais-tu là et pourquoi traînes-tu à ta suite les eaux de la mer !
- Seigneur, dit-il, j’ai été outragé par ceux de la Chaouïa et, pour les punir, je veux que la mer s’étende sur leurs pâturages et sur leurs champs.
- Mon serviteur, répliqua le Miséricordieux, tu agis comme un homme privé de raison. En noyant les pâturages et les champs de ceux de la Chaouïa, tu submergeras les tiens et alors d’où tireras-tu ta nourriture ?
Sidi Bou-Selham resta un bon moment immobile à se gratter le nez, puis, se retournant vers l’eau de la mer, il lui donna l’ordre de rentrer dans ses limites. Celle-ci obéit. Malheureusement il s’était produit une fuite dans la masse liquide, si bien qu’une partie de l’eau se précipita dans une vallée au bout de laquelle était une ville romaine qu’elle engloutit.
Voilà comment la ville de Djebella fut engloutie, mais on porte tant de choses au compte de Sidi Bou-Selham « l’homme au turban », qu’il est fort possible que cette légende ne soit pas absolument conforme à la vérité !!!
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Le site doit sa
renommée à Rodolphe d'Erlanger, baron anglais qui découvre le village en 1912, s'y installe et fait restaurer les anciennes maisons en imposant la couleur bleue aux portes et fenêtres de toutes la
maisons du village.