Publié le 13 Septembre 2012

         Entre 1785 et 1580 av. JC., l’Egypte plonge de nouveau dans le désordre, provoqué cette fois par une invasion étrangère. Les Hyksos, guerriers originaires d’Asie Mineure, envahissent la Palestine et le Sinaï, puis l’Egypte, où leurs conquêtes sont favorisées par leur maîtrise du cheval et du chariot – tous deux inconnus en Egypte -, ainsi que par l’utilisation d’outils et d’armes de bronze sophistiqués.

 

         Les Hyksos s’installent d’abord dans le fertile delta du Nil, où ils établissent leur capitale, Avaris. Ils continuent ensuite vers le sud, le long de la vallée du Nil . Pendant ce temps, à la frontière sud de l’Egypte, une partie de la Nubie est abandonnée aux souverains locaux en révolte. Les princes thébains de la XVIIème dynastie se rebellent contre les Hyksos, qui sont finalement chassés d’Egypte sous Ahmôsis, fondateur de la XVIIIème dynastie, et dont le règne amorce l’ère du Nouvel Empire.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L’épisode français a sapé l’influence ottomane sur l’Egypte et encouragé une nouvelle génération d’Egyptiens à chercher le changement. Du chaos consécutif eu retrait des forces françaises émerge un nouveau souverain, un officier d’origine gréco-albanaise nommé Méhémet Ali. Avec le soutien de l’armée, il se proclame Pacha d’Egypte. En théorie, il reconnaît le Sultan de Constantinople comme son chef suprême. En pratique, il contrôle l’Egypte en chef indépendant pendant les quatre décennies qui suivent, eu au cours desquelles il impose un programme de modernisation visant à sortir le pays de l’ère du Moyen Age. L’Egypte ne doit plus être une partie oubliée de l’empire, et les successeurs de Méhémet Ali règnent sous le titre de califes, se refusant à être les vassaux de l’Empire ottoman.


MEHEMET ALI

Né dans le port grec de Kavala (qui, comme l’Egypte, fait alors partie de l’Empire ottoman), Méhémet (ou Mohammed) Ali arrive en Egypte comme officier de l’armée turque. En 1811 il met un terme au pouvoir des mamelouks en massacrant leurs dirigeants. De 1813 à 1818 son fils, Ibrahim, mène campagne contre les fanatiques Wahabites d’Arabie, reprenant les cités saintes de Médine et La Mecque pour le sultan. Méhémet demande alors à Ibrahim de lever une armée pour anéantir les rebelles grecs au nom du sultan ottoman. Après la guerre ; Méhémet exige davantage d’indépendance du sultan. Son vœu étant refusé, il se révolte, chassant les troupes turques de Palestine et de Syrie, et prenant le contrôle de vastes parties de la Turquie. Ce succès fulgurant est trop menaçant pour les grandes puissances européennes, qui le forcent à renoncer à ses conquêtes. Il abdique en 1848 et meurt en 1849.

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Publié le 13 Septembre 2012

 

         L’Egypte subit de nouveau les harcèlements du monde extérieur avec l’arrivée en 1798 d’une force révolutionnaire française conduite par Napoléon Bonaparte. Napoléon a pour objectif d’amener l’Egypte dans la zone d’influence française, afin de pouvoir contrôler l’importante route commerciale vers l’Inde par l’isthme de Suez et la mer Rouge. Mais l’expédition dépasse les limites de la simple compagne militaire. Napoléon est entouré de certains des plus grands érudits français, désireux d’étudier les trésors de cette civilisation ancienne. Si ses soldats ont gravé leurs noms dans les pierres des temples et des obélisques (où ils subsistent de nos jours), les scientifiques et archéologues qui accompagnent Napoléon entreprennent l’exploration de l’Egypte ancienne. Ainsi, on peut affirmer que le déchiffrage des hiéroglyphes revient à l’acquisition de la pierre de Rosette en 1799 par les Français.

 

         L’expédition de Napoléon, toutefois, est vouée à l’échec. Tandis que les forces terrestres françaises tentent de s’emparer de la capitale, les navires de l’amiral Horatio Nelson coulent la flotte française basée dans la baie d’Aboukir, privant la force expéditionnaire de tous renforts et provisions. Napoléon s’enfuit en France et trois ans après, le restant de la force expéditionnaire se retire à son tour.


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Publié le 13 Septembre 2012

Pendant ce temps, les Turcs ottomans, apparus en Asie centrale vers le IXème ap. JC., achèvent leur conquête de l’Asie Mineure. Les Ottomans regagnent les frontières de l’empire byzantin, s’emparant de Constantinople en 1453. En 1517 le sultan Soliman le Magnifique, convoitant l’Egypte, ne rencontre aucune opposition effective des mamelouks, qui se révèlent incapables de s’unir pour résister aux Turcs. Durant les trois siècles suivants (jusqu’après la Seconde Guerre mondiale), l’Egypte demeure sous la suzeraineté de l’Empire ottoman qui s’étend des Balkans à la mer Rouge, et elle est dirigée par une succession de gouverneurs (pachas) nommés par le sultan de Constantinople. Si l’Egypte devient une région isolée de l’Empire, l’université islamique d’Al-Azhar, fondée en 973, demeure le centre théologique le plus important de tout le monde musulman.

LA HIERARCHIE OTTOMANE

(gouverneurs militaires de provinces). En dessous, les gouverneurs régionaux, parfois chefs héréditaires, s’appelaient les Si l’empereur de Constantinople était désigné en Occident sous le nom de Sultan (titre séculaire), pour ses sujets il était le calife, ou chef suprême de tout l’Islam et successeur de Mahomet. Il dominait un système hiérarchique complexe. Au XIXème siècle, les souverains d’Egypte devinrent des Khédives – dynastie de rois presque indépendants qui payaient tribut au sultan. Ils étaient auparavant simples Walis (vice-rois) ou pachasbeys.
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Publié le 13 Septembre 2012

Les héritiers de Saladin règnent jusqu’en 1250, date à laquelle le trône passe par le mariage aux mains d’Aybak, chef des mamelouks. Ce corps d’élite de soldats-esclaves devient alors l’organe politique et militaire le plus puissant d’Egypte, et les sultans mamelouks règnent à partir du Caire pendant les trois siècles qui suivent. Leur loi, impitoyable, est souvent corrompue par la trahison et la duperie.

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Rédigé par orange8454

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