Publié le 13 Septembre 2012
Ouverts de 8 h 30 à 20 h 00. Le souk de Marrakech est à lui seul le monument : 40 000 artisans travaillent à l’intérieur de ce dédale de ruelles et de venelles aux couleurs
chatoyantes et aux odeurs caractéristiques, protégées du soleil par des lattis de bois.
Bijoux, articles de cuir, objets en fer forgé, babouches, tapis [1], céramiques, textiles, épices, fruits secs, et nous en oublions : les souks de Marrakech sont parmi les plus beaux et les plus animés du Maroc. Bien sûr, il n’est pas facile de s’y retrouver. Bien sûr, le visiteur étranger y est sollicité. Mais quel plaisir de s’y perdre, quel plaisir de discuter avec les marchands et de regarder les artisans travailler ! On y passerait des jours, des mois ou des années sans se lasser, voguant de découverte en découverte.
Cet immense marché artisanal et commercial obéit à une structure et à un ordre rigide sous une appéarence volontairement désordonnée : chaque corporation est ainsi cantonnée dans une quartier. Aujourd’hui, il est devenu de plus en plus difficile de distinguer les différents quartiers du souk, et la cohabitation des commerçants ne correspond pas toujours à la vocation première des quartiers.
Personne n’habite à l’intérieur du souk, entièrement déserté jusqu’au lendemain matin. Les boutiques des commerçants restent ouvertes jusqu’à 20 h, tandis que les artisans s’activent entre 8 h 00 et 19 h 00 et ne travaillent généralement pas le vendredi.
x [1] Ces tapis venus des hautes montagnes : ce magnifique kilim que vous rêvez d’acheter. Savez-vous d’où il vient ? Il a été tissé, pendant de longs mois de travail patient par une femme des montagnes, à ses heures perdues. Puis, des hommes sont venus, vingt ou vingt-cinq, jusqu’au village isolé. Sur les dos de leurs mules pendent des sacs de farine, d’orge, de semoule, de vêtements. La tisseuse n’a pas d’argent. Mais elle possède ce tapis, qu’elle vient d’achever. Alors on discute, on palabre en buvant le thé. On troque : le kilim contre la farine, l’orge ou la semoule.
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Construit à la fin du XIXème siècle par un grand vizir de Hassan 1er, il arbore une façade simple et des murs plus hauts que les
maisons environnantes pour préserver l’intimité des habitants du palais 150 pièces.
Les moucharabiehs (fameux grillages de bois placés devant les fenêtres) qui ornent la partie supérieure de la pièce sont en stuc et en plâtre, tandis que
les vitraux sont faits de verre importé d’Irak (uniques au Magreb).
Les mots manquent pour décrire cette vaste place en bordure de la médina. Dans la journée, elle n’est guère plus qu’une aire de stationnement. Mais, peu avant
le coucher du soleil, elle s’anime et semble retrouver sa vocation ancienne de point de rencontre des bateleurs, conteurs, musiciens, charmeurs de serpents, acrobates et voleurs. Tout autour, les
lampes à kérosène des vendeurs de jus de fruits secs attirent le chaland comme la flamme de papillon. Ceux qui ont faim pourront, à moindre pris, s’installer sur les bancs d’un des multiples
bouibouis en plein air qui enfument toute la place. Quant aux autres, ils pourront flâner, ébahis, charmés et amusés, de spectacle en spectacle.
accueil par une haie de cavaliers.
et ensuite le spectacle dehors, cracheurs de feu, chants,
danses, tirs fantasia...