Publié le 13 Septembre 2012
turque
Publié le 13 Septembre 2012
Difficile de croire que ce petit port intimiste ait pu abriter toute une flotte turque. Le fortin qui garde l’entrée a vu nombre de galères ottomanes prendre la mer pour disparaître dans la bataille de Lépante. Du château en haut, il ne reste que quelques murailles et des citernes au milieu des pins.
Publié le 13 Septembre 2012
LA VIE CULTURELLE
La Turquie est riche d’une tradition culturelle, fruit d’une multitude d’influences. Rassemblées en tribus semi-nomades, les premiers Turcomans se distinguent par un mode de vie primitif et une religion vaguement animiste. Au XIème siècle, convertis à l’islam, ils commencèrent à assimiler quelques éléments de culture perse et arabe, et trouvèrent une nouvelle source d’inspiration dans les vestiges de la civilisation byzantine, notamment dans le domaine architectural. Les Ottomans eurent tôt fait de transcender ces influences pour développer un style architectural propre, qui parvint au zénith avec l’édification des grandes mosquées. A mesure qu’il gagnait du terrain en Europe, l’Empire ottoman assimilait certains traits de l’art occidental. Puis l’effondrement du sultanat, au début du XXème siècle, s’accompagna du triomphe des styles modernes venus d’Europe. La transformation de la langue turque lors de l’introduction de l’alphabet latin incita fortement les écrivains à puiser leur inspiration en Occident, plutôt que dans les cultures accessibles du Moyen-Orient.
ARTISANAT
Les tapis et kilins turcs ont acquis une réputation mondiale. Les prix varient en fonction du matériau utilisé. Attention, il est strictement interdit d’exporter tout objet ancien, et les contrevenants encourent de lourdes peines de prison.
Traditionnellement, les plus belles céramiques turques viennent d’Iznik. Les objets en cuivre, en cuir et en albâtre, ainsi que les pipes en écume de mer, constituent également des achats intéressants.
PORTS ET LOISIRS
Le football à la télévision. Le basket et la lutte connaissent également un grand succès. Les rencontres de lutte à chameaux, les sports nautiques, la voile.
Le hammam fait partie des grandes institutions culturelles turques. Toutes les villes ont leurs bains publics, qui sont autant de havres de paix. Une expérience à ne pas manquer !
Publié le 13 Septembre 2012
Ankara veut dire Chat.
A l’époque romaine, Ankara n’était guère qu’une petite localité d’éleveurs de moutons. Les ovins étaient d’ailleurs réputés pour leur laine « angora », terme qui n’est autre qu’une déformation du nom de la cité.
Lorsque Atatürk accéda à la présidence du pays, à l’issue de la Première Guerre mondiale et de la défaite turque, il éleva Ankara au rang de capitale de la Turquie nouvelle. A l’époque, la petite agglomération de province n’était ni électrifiée, ni équipée de chaussée ou de tout-à-l’égout, et sa population ne dépassait pas 30 000 habitants. Fermement décidé à l’occidentaliser, Atatürk chargea l’architecte allemand Hermann Jansen, « l’homme qui bâtit la Berlin moderne », d’en faire une capitale digne de ce nom.
Au cœur de l’Anatolie, à 425 km d’Istanbul, l’Ankara d’aujourd’hui compte plus de 3 millions d’habitants. Ce n’est pas une ville très engageante à première vue, car totalement dénudée des splendeurs exotiques qui font tout le charme d’Istanbul – mais ses habitants la préfèrent ainsi : le symbole d’une Turquie moderne et tournée vers l’avenir.
Le Mausolée d’Atatürk
Nul ne peut quitter Ankara sans avoir visité le mausolée d’Atatürk, édifié en mémoire du « père des Turcs ». Moderniste et austère, cet édifice gardé en permanence rappelle étrangement l’Acropole d’Athènes.
Le musée des civilisations anatoliennes
Il se dresse à quelque 300 mètres à l’est de la
mosquée Aslanhane. Ce musée incontournable renferme la collection d’antiquités hittites la plus riche du monde. La civilisation hittite, qui
s’épanouit en Anatolie au cours du IIème millénaire avant notre ère, rivalisa avec la puissante Egypte. Les fascinantes reliques et statues exposées au musée apportent un éclairage étonnant sur
cette culture extrêmement méconnue. Remarquez notamment les curieuses représentations de la déesse-mère, dont les postures évocatrices suggèrent une symbolisation
de la fertilité ; certaines statuettes furent
façonnées voici 8 000 ans.
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