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Publié le 13 Septembre 2012

 

Les Egyptiens adoraient le soleil sous de multiples aspects. est figuré sous la forme d’un homme à tête de faucon, couronné du disque sacré du soleil. Il traverse le ciel dans sa barque solaire, depuis le monde inférieur, à l’est, et se couche à l’ouest, que les Egyptiens associent avec le monde des morts. Râ revêt de nombreuses identités, notamment celle de Khépri, scarabée[1] sacré qui apporte le soleil levant, et se confond finalement avec Amon, divinité ancienne la plus importante. Aten ou Atonq était un autre aspect de Râ, de même qu'Atoum, le soleil couchant.



[1] On ne sait pourquoi cet insecte très répandu en Egypte est devenu l’une des amulettes les plus populaires de la civilisation pharaonique. La raison tient peut être à l’assonance entre son nom égyptien, Kheperr, et le mot Kheper qui signifie « venir à l’existence ». Toujours est-il qu’il fut assimilé, dès l’époque thinite, au démiurge, créateur du soleil, dé fait, le scarabée pousse devant lui une petite boule de terre où il pond ses œufs.






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Publié le 13 Septembre 2012

Il correspond à l’apogée de la monarchie égyptienne, le pouvoir des pharaons s’étendant de la quatrième cataracte du Nil (au Soudan) jusqu’à l’Euphrate (dans l’actuel Iraq, au sud-ouest de l’Asie). Les exploits impressionnants des souverains de la XVIIIème dynastie sont relatés sous forme de hiéroglyphes [1] tels que ceux figurant dans l’ensemble de temples de Karnak, près de LouXor. Hachepsout (1520 – 1483 av. JC.), première reine d’Egypte, commande le construction de somptueux temples et monuments, dont beaucoup sont ensuite saccagés par son successeur, Touthmôsis III. Les propres édifices et inscriptions de Touthmôsis assoient sa réputation comme le plus grand chef militaire d’Egypte, remportant jusqu’à 17 campagnes contre les rois hittites d’Asie Mineure et le royaume de Mitanni (ou Mèdes) de la vallée de l’Euphrate. Les dirigeants hittites et hourrites. Cette ère de paix et de prospérité représente l’âge d’or de l’Egypte pharaonique. Les dirigeants du pays abandonnent leurs désirs de conquêtes et de domination au profit de la religion et de la construction de monuments – ceux-ci étant destinés à perpétuer leur nom pour la postérité et à s’assurer la grâce des nombreuses divinités. Aménophis III (1386 – 1349 av. JC.), fait ériger le magnifique temple de LouXor, de même qu’un temple beaucoup plus grand, sur la rive gauche du Nil, dont il ne subsiste que les deux gigantesques colosses de Memnon.

 

         Le successeur d’Aménophis, Akhnaton (Aménophis IV), répudie le panthéon orthodoxe et son dieu le plus important, Amon. Il décrète le culte d’Aton, figuré par un disque solaire et transfère sa capital de Thèbes à Akhetaton, près de l’actuelle Tell el-Amarna. De nouveau, l’importance prise par les affaires internes conduit inévitablement à la désintégration aux confins de l’Empire, et les territoires conquis à l’est de l’Egypte sont en partie perdus au profit de souverains locaux en révolte ou de l’empire rival des Hittites. Si la religion d’Akhnaton s’éteint avec lui, deux découvertes archéologiques fortuites lui assurent aujourd’hui une place de choix dans l’histoire de l’Egypte La première est le buste de sa femme, Néfertiti, dont le nom devient synonyme de beauté féminine. La seconde est la découverte du tombeau de son fils et successeur, Toutankhamon [2], qui réhabilite l’ancienne religion. Il règne pendant sept ans et sa mort, survenue à l’âge de 19 ans, met un terme à la lignée royale de la XVIIIème dynastie.


Séthi 1er (1312 – 1235 av. JC), deuxième pharaon de la XIXème dynastie, décide de rétablir le fonctionnement de l’Ancien Empire, et son successeur Ramsès II (1301 – 1235 av. JC.) [1] érige certains des monuments les plus impressionnants ayant survécu à ce jour, notamment le temple de Ramesseum sur la rive gauche à LouXor, et les magnifiques colosses d’Abou Simbel. Ramsès déjoue en outre les menaces d’invasion venues de l’est, écrasant les Hittites à la bataille de Qadesh. Mineptah, successeur de Ramsès II, repousse une invasion libyenne dans la région du delta.



[1] LE CHADOUF

En vous promenant dans le delta, vous pourrez découvrir l’un des plus anciens procédés égyptiens encore en usage, le chadouf (ou roue à eau égyptienne). Représenté pour la première fois sur des peintures et sculptures de la XIXème dynastie (1300 – 1200 av. JC.), le chadouf se réduit à un seau ou à un pot suspendu – au-dessus d’une rivière ou d’un canal d’irrigation – au bout d’une perche en bois munie d’un contrepoids. On remplit le seau à une source d’eau, puis le contrepoids – un gros caillou ou un morceau de ciment – le soulève jusqu’au niveau de la rive, où l’eau se déverse dans les canaux menant aux surfaces à irriguer. Ce procédé exige beaucoup plus de temps et de travail que la roue à eau européenne, mais le temps et la main-d’œuvre n’ont jamais fait défaut en Egypte.

 




[1] HIEROGLYPHES

L’écriture hiéroglyphique, ensemble de symboles énigmatiques figurés par des animaux, oiseaux , personnes et formes géométriques, n’a pas cessé d’intriguer les Européens jusqu’au début du XIXème siècle. En 1799 les troupes de Napoléon ont découvert une stèle portant des inscriptions près de Rosette. Elle était gravée de hiéroglyphes, ainsi que de leur traduction en grec ptolémaïque. En 1801, la stèle tomba aux mains des Anglais, mais c’est un Français, Jean-Pierre Champollion, qui déchiffra les hiéroglyphes en 1823. Le nombre impressionnant d’inscriptions sur les temples et les tombeaux constitue une matière importante pour les archéologues, et leur traduction se poursuit toujours. La pierre de Rosette est exposée au British Museum.

 

[2] Mort sur le Nil

Toutankhamon a-t-il été vraiment assassiné ? Selon certains, il aurait été victime d’un prêtre avide de reprendre le pouvoir après avoir été évincé par son beau-père et prédécesseur, Akhnaton. Après la mort de Toutankhamon, le grand prêtre Ay régna sur l’Egypte jusqu’à sa mort, quatre ans plus tard Mais existe-t-il des preuves selon lesquelles Ay aurait assassiné le prince ? Les rayons X de la momie montrent un épaississement à la base du cerveau, pouvant correspondre à un coup. Aucune preuve tangible ne vient cependant étayer ces hypothèses.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

                               En 1945, l’Egypte devient membre fondateur de la Ligue arabe, et en 1948, elle participe à la Première guerre israélo-arabe, lorsque les Etats arabes tentent d’éliminer le nouvel Etat d’Israël. La défaite arabe augmente le mécontentement populaire (des Egyptiens) vis-à-vis du roi Farouk[1], jugé incompétent et extravagant. Parvenu au trône en 1936, il est renversé en juillet 1952 par une junte armée sous le commandement de Gamal Abdel Nasser [2]. La République d’Egypte est proclamée en juin 1953.

 

         La population résolument nationaliste de Nasser culmine finalement dans la nationalisation du canal de Suez. Une invasion rassemblant Anglais, Français et Israéliens, qui visait à renverser Nasser et à reprendre ensuite le contrôle du canal à l’Egypte, échoue lamentablement, suite à l’envoi d’un ultimatum lancé par les Américains pour forcer les envahisseurs à se retirer. En une nuit, Nasser est promu au rang de héros dans l’ensemble du monde arabe. Nasser aligne l’Egypte sur la politique de l’URSS, faisant l’acquisition d’armes soviétiques et accueillant des conseillers militaires et techniques soviétiques. Le haut barrage d’Assouan voit le jour grâce à l’aide des experts soviétiques. Emblème du régime de Nasser, il est achevé un an après sa mort, en 1971. Le statut de héros de Nasser survit même à la défaite cuisante de la guerre des Six jours, en 1967, lorsque Israël anéantit les forces arabes postées sur ses frontières et s’empare du Sinaï.

 

         Le successeur de Nasser, Anouar el-Sadate [3] , prend ses distances avec l’URSS et se rapproche de l’Occident. En octobre 1973, il lance les forces égyptiennes au-delà du canal de Suez pour tenter de chasser les Israéliens du Sinaï. Bien qu’Israël parvienne à repousser les Egyptiens, cette initiative contribue à redorer le blason de l’Egypte, qui a souffert de la défaite de 1967. Elle permet à Sadate d’amorcer en 1977 un processus de paix avec Israël ; le prix Nobel de la paix (1978) culmine dans les accords de Camp David et le traité de paix de 1979, selon lequel Israël se retire du Sinaï jusqu’à sa frontière de 1948 avec l’Egypte. Toutefois, l’accord est dénoncé par les alliés arabes les plus fidèles de l’Egypte, farouchement opposés à Israël, ainsi que par les extrémistes égyptiens musulmans, qui assassinent Sadate en 1981.

 

         Hosni Moubarak [4] , successeur de Sadate à la présidence et toujours au pouvoir, s’efforce également d’améliorer les relations avec les pays arabes. Il poursuit la politique de rapprochement de Sadate avec l’Occident et libéralise l’économie, tout en octroyant davantage de libertés civiles et politiques Sous son gouvernement, toutefois, l’Egypte connaît une vive recrudescence de l’intégrisme islamique, rejetant les valeurs cosmopolites de l’Occident en faveur des stricts diktats du Coran. Les islamistes les plus extrémistes ont perpétré une succession d’actes terroristes, notamment sous la forme d’attentats visant des touristes au Caire, à Alexandrie, LouXor et ailleurs.


[1] LE ROI FAROUK

Le nom du dernier roi de l’Egypte moderne reste synonyme de prodigalités près d’un demi-siècle après sa chute. Partagé entre la domination britannique et ses aspirations nationalistes. Farouk n’assuma guère ses responsabilités vis-à-vis de son peuple, préférant voitures, casinos, courses de chevaux, yachts de luxe et jolies femmes, tandis que ses ministres corrompus s’enrichissaient sur le dos de leurs compatriotes. Sa prédilection pour le sexe opposé était légendaire. On raconte que, pour préparer son aphrodisiaque favori et son remontant du matin, il laissait réduire le bouillon de 300 pigeons de manière à obtenir un demi-litre de consommé. Il mourut en exil à Rome en 1965.

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[2] GAMAL ABDEL NASSER

Gamal Abdel Nasser (1918 – 1970), né au Caire, est le fils d’un employé des postes. Promu au rang de colonel dans l’armée égyptienne, il devient chef du Mouvement des officiers libres, opposés à l’hégémonie anglaise et au gouvernement corrompu de Farouk. L’un des instigateurs du coup d’Etat de 1952, qui renverse Farouk, il échappe ensuite à une tentative d’assassinat avant d’être élu président (raïs) en 1956. En 1958 il intègre l’Egypte dans la République arabe unie, rapprochement avec la Syrie qui échoue trois ans après, même si Nasser conserve le titre de président. La crise de Suez de 1956 renforce sa popularité, qui survit même à la défaite de la guerre de 1967. Décédé en 1970, il fait toujours figure de héros national en Egypte.

 

[3] MUHAMMAD ANOUAR EL-SADATE

Anouar el-Sadate (1921 – 1981) jour un rôle déterminant dans le coup d’Etat des Officiers libres, qui propulse Nasser au pouvoir, et il figure parmi les personnages-clés de l’entourage de Nasser. Nommé vice-président en 1969, il devient président à la mort de Nasser. Il revient sur de nombreuses décisions moins heureuses. Ainsi, il renvoie les conseillers militaires soviétiques en 1972, et in introduit en 1973 des réformes économiques qui engendrent inflation et émeutes. Il est assassiné en 1981 par des extrémistes qui le considèrent comme un traître à la cause arabe.

[4] HOSNI MOUBARAK

Hosni Moubarak (1928 -) entre à l’Académie militaire d’Egypte en 1947. Il devient officier de l’armée de l’air en 1950 et gravit rapidement les échelons, devenant commandant en chef en 1969, à l’âge de 41 ans. En 1973, son efficacité sauve l’Egypte de l’humiliation complète pendant la guerre d’octobre, et en 1975, le président Sadate lui confie la vice-présidence. Il est élu président en 1981, après l’assassinat de Sadate. Depuis, il a donné à l’Egypte une apparence de démocratie en favorisant le libre-marché (tout en tentant de juguler la montée de l’intégrisme musulman) et, contrairement à ses prédécesseurs, il a introduit le pluripartisme dans les élections, ce qui ne semble pas avoir menacé son pouvoir.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

         Depuis le renversement du dernier monarque égyptien suite au coup d’Etat militaire conduit par Nasser en 1953, l’Egypte est officiellement une république démocratique. Sous Nasser, toutefois, l’Egypte est en fait une dictature dominée par un parti unique, le Parti démocratique national, qui menace gravement les libertés civiles et celles des médias. Si le parti démocratique demeure une force incontestée de l’échiquier politique, on assiste cependant, sous Anouar el-Sadate et Hosni Moubarak (successeurs respectifs de Nasser), à un assouplissement des restrictions sur les médias ainsi que de l’emprise du parti sur la vie politique. Aujourd’hui, plusieurs petits partis d’opposition sont représentés au sein de l’Assemblée du peuple, le parlement égyptien, mais le Parti démocratique semble bien en place, du moins pour quelques temps.

 

         Le président, chef de l’Etat et leader politique à part entière, est élu pour six ans. Chef des forces armées, il nomme le vice-président, le premier ministre, les gouverneurs régionaux, les chefs de la police et autres grands officiels, exerçant ainsi son népotisme. Les lois sont votées en partie par décrets présidentiels, plutôt que par le parlement, et il n’existe pas de réel système de contrôle politique et judiciaire. Le parlement regroupe deux chambres, une assemblée consultative nommée, qui n’a aucun pouvoir législatif, et l’Assemblée du peuple, corps législatif élu tous les cinq ans au suffrage universel.

 

         Les décrets gouvernementaux ont permis a l’Egypte d’abolir des politiques économiques qui s’avéraient de moins en moins appropriées. Sous Nasser, l’Egypte a poursuivi le rêve soviétique d’une économie politiquement planifiée, des conseillers venus d’URSS ayant été à l’origine de projets grandioses de modernisation. Des chefs-d’œuvre ont vu le jour, notamment le haut barrage d’Assouan, capable de fournir au pays un approvisionnement quasi illimité en hydro-électricité. La plupart des projets ont néanmoins échoué. Nasser a nationalisé de nombreuses industries et entreprises. Parmi les victimes de cette politique, citons la vaste communauté gréco-égyptienne d’Alexandrie, qui a quitté en partie l’Egypte pour la Grèce, emportant avec elle son savoir-faire, ses capitaux, ses relations et mettant un terme à des liens vieux de plus de deux millénaires entre l’Egypte et la Grèce.

 

         Pendant les années 1980 et 1990, le gouvernement a poursuivi une politique économique plus libérale, diminuant le contrôle des changes et les restrictions sur les capitaux privés, encourageant les investissements à l’intérieur du pays et reconnaissant que le libre marché pouvait s’avérer une force de modernisation plus puissante qu’une planification inefficace imposée par le gouvernement.

 

         Depuis la fin des années 1970, le tourisme est devenu un facteur important de l’économie, notamment dans des régions comme Le Caire et LouXor, qui attirent les visiteurs européens depuis le XIXème siècle, mais aussi dans des sites comme Hourghada et les stations balnéaires du Sinaï, où il représente désormais la principale source d’emplois et de devises étrangères. Néanmoins, l’apparition d’un groupe de terroristes islamiques intégristes voués à la destruction violente du gouvernement et visant délibérément l’industrie touristique, a gravement sapé l’avenir du tourisme en Egypte – le nombre des visiteurs a chuté de 60 % après le massacre d’un groupe de touristes étrangers à LouXor en novembre 1997. Le tourismes est de nouveau en hausse[1] [2].



[1] L’EDUCATION

L’école est obligatoire de six à douze ans. Les écoles publiques sont gratuites, mais il existe aussi des établissements privés et islamiques. Les élèves qui fréquentent l’enseignement secondaire peuvent étudier ensuite dans les universités et les établissement techniques. L’Egypte compte plusieurs universités prestigieuses.

 

[2] AL-AZHAR

Vieille de plus d’un millénaire, l’université al-Azhar exerce toujours une influence considérable sur l’ensemble du monde islamique. Ses étudiants sont originaires d’Egypte et des pays arabes voisins, tels la Mauritanie et le Maroc, mais aussi de nations musulmanes plus lointaines comme l’Indonésie et la Malaisie. L’université attire en outre des spécialistes de l’islam provenant de communautés musulmanes établies en Europe, en Afrique de l’Est et du Sud, et en Amérique du Nord. Les étudiants étrangers sont hébergés gratuitement et beaucoup bénéficient d’un système de bourses existant depuis des siècles, et financées par de riches philanthropes.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

         Parmi les en-cas vendus dans la rue figurent les tamaiyah (ou falafel, répandus dans tout le Moyen-Orient), savoureux beignets de pois chiches ou haricots blancs écrasés, parfumés aux herbes et aux épices Autre spécialité de la rue, le kushari réunit nouilles, riz et lentilles, rehaussés d’une sauce épicée à la tomate. Le plat national, le foul, est un mélange riche et parfumé de fèves macérées avec de l’huile de sésame, du citron, du sel et du poivre, et servi avec de la salade et du pain. Parmi les sauces relevant certains légumes et salades, citons la tahina, à base de graines de sésame, et le baba ghanoug, à base d’aubergine et de tahina.

 

         Pour les Egyptiens moyens, la viande est un plat de choix, réservé à certaines occasions. Agneau, mouton, poulet et pigeon sont le plus couramment consommés. Servis dans la plupart des restaurants, les kofta, kebab et shawarma sont généralement à base d’agneau. A Alexandrie ainsi que sur la côte de la mer Rouge, le poisson, abondant et varié, se sert souvent grillé, mais la tilapia (perche du Nil) figure également au menu des restaurants du Caire et des villes de la vallée du Nil. Les desserts, souvent collants et sucrés, se composent de plusieurs couches de pâte et de miel.

 

         Les hôtels accueillant surtout une clientèle étrangère, offrent une cuisine internationale généralement sous forme de buffets. Bien que les Egyptiens ne consomment pas de produits à base de porc, les principaux hôtels proposent saucisses, bacon et salami au buffet du petit déjeuner.

 

         L’interprétation souple de l’islam en Egypte explique que l’on y trouve davantage d’alcools que dans la plupart des autres pays islamiques. D’ailleurs, le pays produit du vin, de la bière et des spiritueux. Une des bières égyptiennes est la Stella Pilsener. Si une Stella est certainement appréciée au terme d’une journée de voyage, elle ne figure cependant pas parmi les meilleures bières du monde. Plus chère, la Stella Export est plus brune, plus forte et un peu meilleure, la qualité variant cependant d’une bouteille à l’autre.

 

         Malgré leur taux d’alcool élevé, les vins égyptiens ne sont guère recommandables. Très résiné, le blanc rappelle l’influence grecque sur la culture égyptienne ; le rouge est sec et acide. En revanche, comme la Grèce, l’Egypte produit un ouzo parfumé à l’anis, alcool blanc et fort qui devient laiteux lorsqu’on l’allonge avec de l’eau, ainsi qu’une variante égyptienne de l’ouzo, le zebib. Ces deux alcools sont particulièrement agréables à boire. Proposés dans tous les grands hôtels et restaurants très ouverts aux touristes étrangers, bières, vins et alcools d’importation sont beaucoup plus onéreux que les versions locales, moins séduisantes.

 

         Le café égyptien ressemble à celui que l’on boit en Grèce et en Turquie ; fort et sucré, il est servi dans de minuscules tasses, parfois relevé de graines de cardamome. Le thé se boit noir et dans de petits verres ; les Egyptiens l’aiment très sucré, y ajoutant jusqu’à cinq ou six cuillerées de sucre [1] [2]


[1] BOISSONS NON ALCOOLISEES

La plupart des habitants ne boivent pas d’alcool, interdit par la religion musulmane, et beaucoup ne peuvent pas s’offrir de boissons non alcoolisées en cannettes. C’est pourquoi on rencontre tant de vendeurs de jus de fruits dans les rues. Les boissons proposées sont en fonction de la saison. En dehors des plus courantes – orange, goyave, banane ou citron vert -, vous pourrez goûter le jus de canne à sucre ou de tamarin, ainsi que des boissons plus exotiques à base de réglisse, hibiscus, caroube, fenugrec ou anis.

 

[2] LE TABAC « A BOIRE »

La plupart des hommes égyptiens, ainsi que certaines femmes, sont des fumeurs invétérés. Les Egyptiens sont fervents de tabac « à boire » et dans de nombreux cafés, les clients peuvent s’essayer au tabac nature ou parfumé dans une chicha, grande pipe à eau en verre et en laiton, prisée des traditionalistes. Bien que refroidi par l’eau dans laquelle il bouillonne, le tabac produit des sensations fortes.

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