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Publié le 13 Septembre 2012

L’épisode français a sapé l’influence ottomane sur l’Egypte et encouragé une nouvelle génération d’Egyptiens à chercher le changement. Du chaos consécutif eu retrait des forces françaises émerge un nouveau souverain, un officier d’origine gréco-albanaise nommé Méhémet Ali. Avec le soutien de l’armée, il se proclame Pacha d’Egypte. En théorie, il reconnaît le Sultan de Constantinople comme son chef suprême. En pratique, il contrôle l’Egypte en chef indépendant pendant les quatre décennies qui suivent, eu au cours desquelles il impose un programme de modernisation visant à sortir le pays de l’ère du Moyen Age. L’Egypte ne doit plus être une partie oubliée de l’empire, et les successeurs de Méhémet Ali règnent sous le titre de califes, se refusant à être les vassaux de l’Empire ottoman.


MEHEMET ALI

Né dans le port grec de Kavala (qui, comme l’Egypte, fait alors partie de l’Empire ottoman), Méhémet (ou Mohammed) Ali arrive en Egypte comme officier de l’armée turque. En 1811 il met un terme au pouvoir des mamelouks en massacrant leurs dirigeants. De 1813 à 1818 son fils, Ibrahim, mène campagne contre les fanatiques Wahabites d’Arabie, reprenant les cités saintes de Médine et La Mecque pour le sultan. Méhémet demande alors à Ibrahim de lever une armée pour anéantir les rebelles grecs au nom du sultan ottoman. Après la guerre ; Méhémet exige davantage d’indépendance du sultan. Son vœu étant refusé, il se révolte, chassant les troupes turques de Palestine et de Syrie, et prenant le contrôle de vastes parties de la Turquie. Ce succès fulgurant est trop menaçant pour les grandes puissances européennes, qui le forcent à renoncer à ses conquêtes. Il abdique en 1848 et meurt en 1849.

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Publié le 13 Septembre 2012

Pendant ce temps, les Turcs ottomans, apparus en Asie centrale vers le IXème ap. JC., achèvent leur conquête de l’Asie Mineure. Les Ottomans regagnent les frontières de l’empire byzantin, s’emparant de Constantinople en 1453. En 1517 le sultan Soliman le Magnifique, convoitant l’Egypte, ne rencontre aucune opposition effective des mamelouks, qui se révèlent incapables de s’unir pour résister aux Turcs. Durant les trois siècles suivants (jusqu’après la Seconde Guerre mondiale), l’Egypte demeure sous la suzeraineté de l’Empire ottoman qui s’étend des Balkans à la mer Rouge, et elle est dirigée par une succession de gouverneurs (pachas) nommés par le sultan de Constantinople. Si l’Egypte devient une région isolée de l’Empire, l’université islamique d’Al-Azhar, fondée en 973, demeure le centre théologique le plus important de tout le monde musulman.

LA HIERARCHIE OTTOMANE

(gouverneurs militaires de provinces). En dessous, les gouverneurs régionaux, parfois chefs héréditaires, s’appelaient les Si l’empereur de Constantinople était désigné en Occident sous le nom de Sultan (titre séculaire), pour ses sujets il était le calife, ou chef suprême de tout l’Islam et successeur de Mahomet. Il dominait un système hiérarchique complexe. Au XIXème siècle, les souverains d’Egypte devinrent des Khédives – dynastie de rois presque indépendants qui payaient tribut au sultan. Ils étaient auparavant simples Walis (vice-rois) ou pachasbeys.
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Publié le 13 Septembre 2012

A 2 kms au bout de l’avenue partant de Bab el-Jedid s’étendent les magnifiques jardins de la Ménara, un des endroits préférés des Marrakchis. Les vergers, surtout peuplés d’oliviers, ancienne oliveraie ceinte d’un mur de pisé, long de 4 kms et construit par les Saadiens, s’étendent sur une centaine d’hectares et sont aujourd’hui exploités par l’Etat comme vergers d’essai convergent vers un vaste bassin d’eau rectangulaire. Construit au XIIème siècle par AZbdelmouman Ben Ali el-Goui, le premier sultan almohade, il était destiné à apprendre à nager aux soldats qui partaient guerroyer en Espagne. Sur un de ses côtés s’élève un pavillon très simple, édifié au siècle dernier, qui était utilisé par les sultans pour leurs pique-niques.

 

Sa toiture pyramidale tranche sur l’architecture marocaine classique que l’on retrouve partout dans le grand balcon à balustrade abrité par une arche datant de 1870.

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Publié le 13 Septembre 2012


Sultan Ahmet

C’est l’un des principaux quartiers de la vieille ville. Il se situe dans la municipalité d’Eminönü au sud de la Corne d’Or. Son nom vient de la mosquée du Sultan Ahmet dite mosquée Bleue, soit la Sultanahmet Camii.

 

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Publié le 13 Septembre 2012

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Palais de Beylerbeyi

En passant le pont du Bosphore, vous avez sûrement eu le regard attiré par un élégant bâtiment de marbre rococo au milieu d’un jardin entouré de bassins. C’est le Palais de Beylerbeyi, palais d’été des sultans ottomans. Les visites sont uniquement accompagnées. Après la visite, nous vous recommandons de vous promener le long des quais dans le quartier de Beylerbeyi, de déguster un verre de thé face au Bosphore, et si vous en avez encore le temps, visitez la mosquée.

Situé sur la rive asiatique, Beylerbeyi existe depuis l’époque byzantine. D’après le célèbre voyageur du 18ème siècle İnciciyan, Constantin le Grand y fit ériger une croix. Ce lieu fut connu alors sous le nom de “Istavroz Bahçesi“ (jardin de la croix). Sous le règne ottoman, cette place devint un parc impérial. İnciciyan rapporte qu’au 16ème siècle, le nom de Beylerbeyi a été donné à cet endroit, parce que Mehmet Pacha qui détenait le titre de Beylerbeyi (Gouverneur Général) y fit construire une maison de campagne. Les sultans y firent bâtir eux aussi plusieurs maisons, pavillons d’été et en 1829 le sultan Mahmut II, fit édifier un palais en bois au bord de l’eau. Un incendie l’ayant ravagé, le sultan Abdülaziz en 1865, fit démolir le bâtiment et construire à son emplacement le palais actuel que l’on connaît, fantaisie en marbre blanc au milieu d’un jardin de magnolia. La raison de l’existence du grand bassin derrière le palais n’est pas pour les plaisirs nautiques du sultan, mais tous simplement un réservoir d’eau en prévision des incendies.

Petits renseignements sur le Palais de Beylerbeyi:

Conçu par le célèbre architecte ottoman Sarkis Balyan, le palais servit de résidence d’été aux sultans, et par la suite de demeure aux personnalités étrangères en visite dans la capitale ottomane. Le Prince de Serbie, le Roi du Monténégro, l’Empereur d’Iran, l’Impératrice Eugénie de France sont parmi les hôtes royaux qui y séjournèrent. Le sultan destitué, Abdülhamid II, passa les six derniers mois de sa vie à Beylerbeyi et y mourut en 1918.

Les intérieurs du palais sont une synthèse des différents styles orientaux et occidentaux, mais l’agencement des pièces correspond à celui des maisons traditionnelles turques ; aux quatre coins, des pièces fermées donnant sur un sofa central. La décoration et l’ameublement du Selamlık (appartement des hommes) ou appartement commun, sont plus sophistiqués que ceux du Harem (appartement des femmes). Le concept de la salle à manger qui n’existait pas dans le Palais de Topkapı, entre en usage dans la vie ottomane par le Palais de Beylerbeyi.

Le palais est constitué de deux étages et d’un rez-de-chaussée comprenant les cuisines et offices. Le palais à trois entrées, six salons officiels, et 26 plus petites pièces. Les sols sont recouverts de nattes de paille provenant d’Egypte, protégeant ainsi les occupants de l’humidité en hiver et de la chaleur en été. Sur ces nattes sont disposés de grands tapis et kilims pour la plupart fait à Hereke. De superbes candélabres en cristal de Bohème, des pendules françaises, des vases en porcelaine chinoise, japonaise, française et turque (Yıldız) forment l’ensemble des accessoires.

Une autre caractéristique qui différencie le Palais de Beylerbeyi des autres palais ottomans de même période, est le jardin en terrasses sur la colline derrière le bâtiment. Il y a deux pavillons sur ces terrasses: Sarı Köşk (Kiosque Jaune) au bord d’un bassin sur la terrasse supérieure et Mermer Köşk (Kiosque de Marbre) avec sa fontaine intérieure et ses murs en marbre, qui donnent une sensation de fraîcheur pendant les étés torrides. Le Kiosque de marbre, le grand bassin de la terrasse supérieure, et le tunnel sont les seuls vestiges de l’ancien palais de bois.

L’attrayant Ahır Köşk (Ecuries) est un exemple fascinant des écuries de palais ottoman et d’un intérêt particulier, étant le seul bâtiment de la sorte qui soit conservé dans son état d’origine.

L’ancienne route côtière passait sous un long tunnel, construit au temps de Mahmut II (1808-1839), de façon à ce que le palais ne soit pas séparé du jardin en terrasse. Ceci est un exemple unique, les autres palais et résidences étant reliés à leurs jardins ou parcs par des ponts. Ce tunnel est aujourd’hui une cafétéria et un point de vente de livres, cartes postales, souvenirs pour touristes. Les jardins sont ouverts pour des réceptions privées.

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Rédigé par orange8454

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