Les chants tragiques des héros grecs et troyens.
Mi-légendaire mi-réelle. Ce récit épique est, avec l’Odyssée, l’une des œuvres magistrales attribuées au poète grec Homère, dont la vie est elle-même entourée de légendes. Il conte les malheurs de l’orgueilleuse cité – située sur les rivages méditerranéens d’Asie Mineure, dans l’ancienne Turquie – qu’une guerre oppose aux armées grecques, il y a plus de 3 000 ans.
La vengeance du héros sera à la hauteur de son malheur !
Les événements narrés dans l’Iliade sont arbitrés par les dieux. Apollon et Aphrodite défendent les troyens tandis qu’Héra et Athéna prennent le parti des grecs. A chaque instant, l’action des hommes peut être modifiée par l’intervention des dieux qui, eux-mêmes, sont en conflit, sous l’arbitrage suprême de Zeus.
Ainsi, avec de nouvelles armes forgées par le dieu Héphaïstos (Vulcain), Achille repart au combat et ne tarde pas à faire des ravages dans les rangs ennemis. Toutefois, celui qu’il doit tuer est le vainqueur de Patrocle, Hector, le plus grand des héros troyens. Les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Achille poursuivant son ennemi qui, malgré sa bravoure, se dérobe.
Pourtant, déjà, Zeus a décidé qu’Hector tomberait sous les coups d’Achille. Sans se faire connaître, Athéna conseille à Hector de faire front à Achille, qui le tue. Le jour des funérailles de Patrocle, Achille traîne le corps de son ennemi autour du tombeau de son ami. Il n’y aura que Thétis, sa mère, pour le convaincre de cesser son macabre manège et de rendre la dépouille d’Hector à son père Priam.
L’Iliade est un poème épique en vers, composé de vingt-quatre chants. Sa rédaction peut aujourd’hui être datée du VIIIème siècle avant notre ère. Le texte, plein de vie, foisonne d’émotion, de grandeur et de tendresse, malgré la distance imposée par le style épique. Depuis l’Antiquité, il parle à l’âme des hommes.
La discorde s’installe entre le héros Achille et le roi Agamemnon
Le contexte nous renvoie donc à des événements forts lointains, au cœur d’un conflit sanglant et mouvementé. L’action se passe au cours de la neuvième année du siège de Troie par les grecs, ou achéens, venus faire justice par les armes après l’enlèvement d’Hélène, épouse du roi de Sparte Ménélas, par le prince troyen Pâris.
Au moment où débute le récit, la peste cause des ravages dans le camp des grecs. Des bataillons entiers de courageux guerriers sont décimés par l’affreuse épidémie. C’est le terrible châtiment du dieu Apollon. Il veut ainsi punir Agamemnon, qui a pris pour esclave Chryséis, une de ses prêtresses. Agamemnon consent à rendre la liberté à Chryséis, à la condition qu’Achille lui cède Briséis, la belle captive qui lui était échue. Achille, le meilleur des achéens, est profondément indigné. Il décide de se retirer sous sa tente et refuse de combattre.
La colère d’Achille a de funestes conséquences
L’absence d’Achille est bien pire que la désertion de centaines de guerriers. Sur le front, l’armée grecque fortement handicapée par son absence, n’est pas sûre de sa force et perd peu à peu toute motivation. Les achéens subissent défaite sur défaite, et tombent de plus en plus nombreux sous les coups de l’ennemi. Agamemnon propose alors à Achille de lui rendre Briséis, mais le héros, debout sur le pont de son navire, observe sans broncher la déroute de ses compatriotes. N’y tenant plus, son ami Patrocle le supplie de lui prêter son armure et de le laisser combattre à sa place Achille obtempère de mauvaise grâce.
Hélas ! Après quelques actions bien menées, Patrocle finit pas succomber face au troyen Hector. La douleur d’Achille est immense. Les cris qu’il pousse près du bûcher funéraire de son ami le plus cher suffisent à faire fuir les troyens. Tout son être n’aspire plus qu’aux représailles.
La vengeance du héros sera à la hauteur de son malheur !
Les événements narrés dans l’Iliade sont arbitrés par les dieux. Apollon et Aphrodite défendent les troyens tandis qu’Héra et Athéna prennent le parti des grecs. A chaque instant, l’action des hommes peut être modifiée par l’intervention des dieux qui, eux-mêmes, sont en conflit, sous l’arbitrage suprême de Zeus.
Ainsi, avec de nouvelles armes forgées par le dieu Héphaïstos (Vulcain), Achille repart au combat et ne tarde pas à faire des ravages dans les rangs ennemis. Toutefois, celui qu’il doit tuer est le vainqueur de Patrocle, Hector, le plus grand des héros troyens. Les deux guerriers font trois fois le tour de la ville, Achille poursuivant son ennemi qui, malgré sa bravoure, se dérobe.
Pourtant, déjà, Zeus a décidé qu’Hector tomberait sous les coups d’Achille. Sans se faire connaître, Athéna conseille à Hector de faire front à Achille, qui le tue. Le jour des funérailles de Patrocle, Achille traîne le corps de son ennemi autour du tombeau de son ami. Il n’y aura que Thétis, sa mère, pour le convaincre de cesser son macabre manège et de rendre la dépouille d’Hector à son père Priam.
Comment Homère exprime son génie dans l’art du récit
Les événements relatés dans l’Iliade ne couvrent que deux mois, une très petite partie de l’interminable guerre de Troie : le siège des murailles impénétrables de la citadelle par l’armée grecque aura en effet duré près de dix ans ! Cependant, le récit est constitué de telle manière que nous apprenons au fil de ces quelques semaines l’essentiel de ce qui s’est déroulé tout au long de la guerre.
En un sens, donc, l’Iliade raconte bine l’histoire du siège de Troie, et nous informe, en dehors de l’action qui se déroule sous nos yeux, sur la cause de la guerre, l’organisation du champ de bataille, la composition des troupes achéennes, les occupations des troyens assiégés, ainsi que celles des assiégeants.
Un aspect sans doute très populaire de l’épopée homérique réside dans son caractère imagé, qui se traduit par l’abondance des épithètes et des comparaisons. Au nom des dieux sont attachés des qualificatifs récurrents : Poséidon est « l’ébranleur de sol », Zeus « l’assembleur de nuées », etc. Le texte revêt ainsi une tonalité noble, sans être rigide. Il n’est pas étonnant qu’il ait inspiré nombre de tragédiens modernes !
