saint

Publié le 13 Septembre 2012

Le 9 mai 1087, ses reliques furent transportées à Bari (Italie) par des marchands qui craignaient que le tombeau du saint ne soit profané par les Turcs qui venaient de se rendre maîtres de l’Asie Mineure.

 

Vers la fin du XIème siècle, un chevalier lorrain, Aubert de Varangéville ayant entendu parler de la translation de Saint-Nicolas, s’achemina en tant que pèlerin vers la cité de Bari. S’étant acquitté de ses vœux, il fit tant qu’il rapporta la jointure du doigt du saint et la déposa à son retour en un lieu appelé Port. C’était en ces temps un petit village en bordure de la Meurthe. Par le pèlerinage qui prit naissance, puis par des miracles accomplis, la réputation des mérites du grand saint attira une foule de plus en plus grande, non seulement de Loraine, mais également des pays circonvoisins.

 

En 1093, l’évêque de Toul, Pibon, consacrait à Port une nouvelle église spécialement construite en l’honneur de la précieuse relique, sous le titre de Saint-Nicolas.

 

De port, le culte de Saint-Nicolas s’est répandu dans toute la région et au-delà ; progressivement dans la vallée de la Moselle et dans la vallée du Rhin (XIIème) puis dans toute l’Allemagne (XIIIème).

 

Saint-Nicolas attirait non seulement des pèlerins mais aussi des marchands, la position de la ville à un carrefour routier et en bordure de Meurthe facilitant le trafic des marchandises. A la faveur du pèlerinage et du négoce Port devint la plus célèbre foire d’Europe au XVIème siècle.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Considéré depuis le XVème siècle comme patron de la Lorraine, le culte de l’Evêque de Mire, très vénéré au Moyen-âge, prit naissance vers la fin du XIème à Port, près de Varangéville (Meurthe-et-Moselle). Entre tous les saints qui se partagent la faveur populaire, le grand Saint-(Nicolas des Lorrains est sans conteste dans les premiers rangs.

 

Ce pays de Lorraine, qui compte de nombreux saints et pieux personnages, a pour patron un évêque de l’église grecque qui veut peut-être vous faire voir la valeur de symbole « la civilisation et la sagesse grecque».

 

Saint-Nicolas naquit vers 270 à Patare (en Lydie, extrémité méridionale de l’Asie Mineure) ; il devint évêque de Mire et mourut vers 329, un 6 décembre. Bien que célèbre et honoré de son vivant, sa vie est peu connue. C’est les légendes qui ont contribué à rendre ce saint personnage si populaire.

 

Son nom signifie en grec : Victoire du Peuple.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Tous les ans, selon la tradition populaire, Saint-Nicolas descend sur la terre dans la nuit du 5 au 6 décembre pour offrir des présents aux enfants qui les ont mérités par leur piété, leur bonne conduite et leur application au travail.

 

Dès la première moitié du XIIème siècle, Saint-Nicolas est le patron des clercs, particulièrement des « clergeons » ou écoliers.

 

Saint-Nicolas dans les écoles religieuses distribuaient des récompenses (et des punitions) aux écoliers. C’est alors un excellent auxiliaire pédagogique. Aujourd’hui Saint-Nicolas passe encore dans les écoles maternelles. Dans les autres classes, les enfants ont déjà perdu les illusions sur la réalité du personnage, même s’ils rêvent encore aux cadeaux qui seront déposés dans la nuit au pied des lits.

 

Prière des enfants au grand Saint-Nicolas

 

Grand Saint-Nicolas l’ami des enfants sages

La richesse est ton partage

Tu es prodigue tous les ans

Envers tes nombreux enfants,

Le souvenir de tes bienfaits

Vers toi nous fait voler.

 

Nous avons un grand espoir

Dans ta visite de ce soir.

Dans nos assiettes tu déposeras

Un excellent petit baba

Entouré de quelques bonbons

Qu’avec plaisir nous croquerons.

 

Reçois ce soir ma prière,

Elle est fervente, elle est sincère ;

A ton retour près du Bon Dieu

Prie pour nous conduire aux cieux.

 

Cette prière était récitée le soir du 5 décembre, lorsque Saint-Nicolas rendait visite aux enfants. Le grands Saint s’assurait que les petits connaissaient bien leurs prières et leur faisait réciter le Notre-Père. Après avoir demandé aux parents si les enfants avaient été sages, ils distribuaient des friandises et parfois également un martinet.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

A Toul est produit un vin que l’on appelle « le gris de Toul ». Un jour Saint Vincent , patron des vignerons décida de visiter le village de Lucey.



Il apprécia la façon dont les habitants entretenaient leurs vignes.

Lors de son inspection, personne ne l’avait reconnu. Fatigué par sa longue marche, il alla frapper à une maison à l’entrée du village, mais personne ne répondit.

Il entra dans la maison et vit une cruche sur une étagère, ayant soif il se versa une grande rasade de ce nectar et le trouva fameux.

Dehors un oiseau chantait de sa plus belle mélodie. Ayant reconnu le Saint, l’oiseau se posa sur sa main. Curieux Saint Vincent lui demanda :

- Qui es-tu bel oiseau ?

- Je suis une linotte et je chante pour les vignerons qui sont dans leurs champs.

- Que me veux-tu ?

- Je suis triste car tu peux le voir ma robe est grise et terme. Je veille fidèlement sur les vignes et n’en suit pas récompensée comme le rouge gorge qui lui porte un plastron orangé décoré par le Christ et le chardonneret est l’emblème de la province.

- C’est fâcheux, que puis-je faire pour toi ?

- Me donner une récompense.

Saint-Vincent lui dit : goute ce vin que tu garde fidèlement.

L’oiseau s’exécuta, mais en plongeant son bec dans la cruche, il glissa et sa poitrine effleura la surface du vin. La gorge de la linotte formait une collerette bleutée.

Le Saint lui dit : Tu as toi aussi obtenu une décoration.

L’oiseau tout heureux remercia le saint et s’envola

Depuis ce jour la linotte de vigne a cette magnifique tache de la couleur du vin qui la distingue des autres oiseaux.






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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Autrefois, on franchissait la Meuse à Tilly, près de Verdun, sur un pont de bois dont la réputation était fâcheuse. En effet, ce pont passait pour s’entrouvrir sous les pas des menteurs, tandis que les flots de la Meuse, très profonde à cet endroit, engloutissaient aussitôt les malheureux.

Or, un jour, Jésus et Saint Pierre se promenaient à travers la région : ils se rendaient en pèlerinage, de Benoîtevaux à Palameix.

A quelque distance de Récourt, Jésus dit à Saint Pierre :

- Oh ! regarde donc ce gros lièvre, là-bas !

- Bah ! répondit Saint Pierre, c’est peu de choses. Hier, j’ai aperçu dans la plaine un lièvre qui était bien aussi gros qu’un bœuf de quatre ans.

- C’est extraordinaire, en effet, reprit Jésus. Je n’aurais jamais cru qu’en Lorraine on trouvât du gibier de cette taille.
Les deux pèlerins s’avançaient toujours, et déjà se dessinait le cours sinueux de la Meuse, tandis que le pont de Tilly apparaissait au loin.

Jésus dit alors à Saint Pierre :
-      
Vois-tu ce pont de bois sur lequel nous devons passer ? Dessous, il y a un abîme, où se noient infailliblement tous les menteurs qui osent le passage.

En apprenant ce détail, Saint Pierre pâlit ; il se gratta derrière l’oreille et baissa la tête.

Les voyageurs se rapprochaient du pont. Alors, Saint Pierre saisit Jésus à la manche et lui dit :
-         Maître, il ne faut pas ‘en vouloir si j’ai un peu exagéré tout à l’heure. Le lièvre dont je vous parlais… eh bien ! pour être plus exact, je dois reconnaître qu’il avait à peine la grosseur d’un veau.
-         Jésus ne répondit rien, mais semblait presser le pas. Saint Pierre, de plus en plus pâle, suivait son maître à quelques pas, et ralentissait au contraire son allure.
-         Alors Jésus, le voyant attardé, se retourna et lui demanda :
-     Eh ! bien, mon ami, tu te sens fatigué ?
-          Non, Maître, reprit Saint Pierre. Mais, c’est toujours la taille de ce fameux lièvre qui me préoccupe. Vous avez que je suis vieux et que je n’ai plus de bon yeux. C’est pourquoi, plus je réfléchis, plus je crois que mon lièvre avait simplement la taille d’un ânon.
-         C’est déjà fort admirable pour un lièvre, dit alors Jésus. Je croix bien que les chasseurs de Loraine sont gâtés.

Jésus, sans le moindre égard pour son compagnon pressait le pas. Saint Pierre, de plus en plus distancé, fixait d’un œil inquiet la Meuse, dont les eaux boueuses, grossies par une crue récente, tourbillonnaient avec un bruit sourd. Le pont était maintenant tout près, frêle construction de bois jetés, au-dessus de l’abîme. Saint Pierre ne put plus contenir la frayeur qui le gagnait.

Alors, au moment où Jésus mettait le pied sur le pont fatal, Saint Pierre se jeta à ses genoux.
-         Maître, s’écria-t-il, je suis un misérable ! Je vous ai déjà renié trois fois ! Et maintenant, je viens de vous mentir trois fois ! mon lièvre était à peine aussi gros qu’n levraut !
-         Relève-toi, dit alors Jésus d’un ton paternel, et ne pèche plus.

Et il se mit à rire de la mine déconfite de son apôtre. Saint Pierre, se sentant pardonné, rit à son tour de bon cœur.

Et ensemble, les deux pèlerins franchirent le pont de Tilly sans encombre.





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Rédigé par orange8454

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