annee

Publié le 13 Septembre 2012

Un grand jour aujourd'hui. C'est la fête de toutes les mamans et en plus le jour de mon anniversaire. Cette année, je cumule.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #annee, #bonne, #fete, #jour, #maman

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Publié le 13 Septembre 2012

De retour de vacances avec comme bagage une bonne grippe, vous savez celle qui vient furtivement pendant les vacances et vous les gâchent à moitié, bref une semaine d'arrêt de travail, donc je vais pouvoir faire mes publications en retard... A part cela tout va bien, j'ai la tête comme un compteur à gaz, je commence bien l'année...




BONNE ANNEE 2009 JOIE ET SANTE ET TOUT CE QUE VOUS POUVEZ DESIRER

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Rédigé par orange8454

Publié dans #2009, #annee, #bien, #bonne, #vacances

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Publié le 13 Septembre 2012

Même si le hameau de Salm n'a jamais été une métropole, il importe de lui accorder le respect qui lui est du. Il se compose essentiellement des fermes du château et s'est développé autour de celui-ci. Certes, le château n'a jamais eu de rôle militaire majeur. Construit au Moyen-âge, il était déjà dépassé et ruiné à l'époque de la guerre de Trente Ans. Mais c'est quand même le château. Il est l'éponyme du pays, ce qui n'est pas rien, et les fermes qui lui survivent sont des fermes seigneuriales, ce qui est, pour une ferme, une sorte de titre de noblesse, et, pour le fermier, une source de dégrèvement fiscal. Alors, s'il te plait, cher lecteur, arrête d'insinuer que les maisons du village se comptent sur les doigts des deux mains. Je sais bien que tu ne me l'as pas dit, mais je t'entends le penser très fort.

Et puis, il y a le grand chêne centenaire, qui déploie son houppier majestueux. C'est un chêne sacré. D'ailleurs, aujourd'hui, toute la population des villages alentour se rassemble à son pied. C'est le dimanche qui suit celui de la Pentecôte, ou en d'autres termes le dimanche de la Trinité, et c'est dans des jours comme celui-ci qu'on se rend compte qu'il ne suffit pas à un bourg d'être grand (relativement), comme la Broque, ou riche (relativement) comme Framont, pour être une terre sacrée.

Salm n'a peut être que quelques maisons, mais c'est de là, et de nulle part ailleurs, que part le pèlerinage à Notre Dame de la Maix.

Voici donc tout le pays qui se rassemble au pied du chêne : voici les mineurs de Framont, voici les notables de Senones, et là, plus loin, les forestiers de partout, de Chatas, du Saulcy, de Luvigny, de Moussey, et j'en passe. Il y a même des gens extérieurs au pays, car le pèlerinage de la Maix, ce n'est pas chose banale.

Depuis Pâques déjà, nous sommes dans la moitié heureuse de l'année, celle des arbres verts, des fleurs, du soleil, des récoltes qui poussent.

Depuis le 23 avril fête de saint Georges, on sait qu'on est dans la moitié de l'année marquée par le travail, la production et la propriété privée. On a payé, à la Saint Georges, son bail au propriétaire terrien. On respecte les limites des propriétés, on prend garde à ne pas piétiner les champs des voisins et l'on attend d'eux la réciproque.

Il y a peu de jours, aux Rogations, le curé a béni les champs, et, puisqu'on est dans la moitié de l'année où la propriété est privée, chacun a veillé à ce que son champ ne reçoive pas un coup de goupillon de moins que le champ du voisin. La surveillance du curé aux Rogations est indispensable. Celui-ci, un moine, a ses pensées à Senones et ne s'intéresse à sa paroisse que d'assez loin. Il n'en touche pas la dîme, qui va à l'abbé. Mal nourri à la portion congrue, il estime parfois devoir un service paroissial proportionnel à son "salaire". La plupart du temps, les paroissiens s'en accommodent mais, le jour des Rogations, pas question de laisser Monsieur le Curé jouer les syndicalistes. C'est le seul jour de l'année où il fait un travail vraiment utile en guidant les prières et processions de la communauté pour de bonnes récoltes. Alors, il a intérêt à bosser !

Donc, chacun ayant veillé à ce qu'il ne manque pas une bénédiction sur son champ, on compte sur une bonne récolte. Enfin, plutôt, comme on est réaliste et qu'on ne demande pas l'impossible à Dieu, on compte surtout sur de bonnes prévisions météo : le temps qu'il fait à tel moment des Rogations est réputé annoncer celui qu'il fera pendant telle période de l'année.

Dans la moitié de l'année ouverte par Saint Georges, il n'est pas question de religion triste, de repentir, de cendres, de guenilles, de retour sur soi-même. C'est la fête. Il n'y a rien d'extraordinairement mystique à en dire, sinon que tout est propre et gai. Les maisons ont été nettoyées en grand, et même les tas de fumiers jouent les invisibles, camouflés qu'ils sont sous des branchages.

Feuilles et branches sont les vedettes du jour ; elles l'étaient déjà à la fête du Mai, et elles continueront de l'être pour la Fête Dieu (deuxième dimanche après Pentecôte). Les bouquets verts sont de toutes tailles. Il y a les petits, portatifs, que chacun tient à la main. Et il y a ceux que l'on a arrangés au bord de la route, véritables petites chapelles temporaires, garnis de rubans multicolores comme ceux qu'on porte aux mariages, et parfois même occupés par un bébé, ce qui fait de la fête une véritable Noël de printemps. Le cortège est joyeux, excité, criard pour les plus jeunes ; on tire des pétards, et les adolescents ne se cachent guère pour s'intéresser au sexe opposé.

Le seul qui n'est pas très content, c'est le curé. Il trouve que les pèlerins manquent de piété, et il n'a pas forcément tort.

Voici la joyeuse bande qui arrive à l'ermitage. C'est un petit ensemble de trois bâtiments, dont la chapelle et l'habitation de frère Claude Florentin, l'ermite. C'est le plus gai de tous, car aujourd'hui, il va augmenter ses maigres revenus. Heureux propriétaire de trente et une bouteilles de verre et de quarante six gobelets, l'homme de Dieu, aujourd'hui, est d'abord le tenancier de la buvette. Arrivés à l'avance, musiciens et montreurs d'ours occupent déjà le terrain, et comme chaque année, ce n'est pas une mince affaire, pour le curé, que de faire entrer ses paroissiens dans l'église. Bien sur, à l'époque, le paroissien de base est obéissant, mais il est clair que chacun anticipe de toute la force de son âme le Ite missa est qui le délivrera de la corvée du jour et lui ouvrira les portes dorées de la fête.

Pour ce qui est du thème du sermon, on le connaît à l'avance.

Comme chaque année, le curé raconte comment, autrefois, il y avait un village à l'emplacement du lac. Un matin, le diable vint, déguisé en musicien. Chacun se mit à danser, sans prendre garde à l'heure de la messe. En vain la cloche de l'église sonna-t-elle un coup, puis deux, puis trois : les villageois n'avaient d'oreilles que pour le musicien. Alors, Dieu se fâcha. Le sol se déroba sous les pas des danseurs, engloutissant le village et ses habitants. Depuis, il y a un lac à la place. Au fond, les habitants sont condamnés à danser jusqu'au jour du jugement dernier, cependant que la cloche de leur église, engloutie avec le reste du village, continue de sonner sans qu'ils l'entendent.

Ite missa est ! Enfin !

Ayant assisté à la messe, les pèlerins n'ont pas à craindre le sort des malheureux condamnés à danser là en dessous. Leur esprit n'en est que plus libre pour s'adonner à ce qui fait le fond de la fête de la Trinité : bon repas, danse, pétards, drague, et toutes les attractions de ce qui est en fait une fête foraine. De temps en temps, les plus curieux se baissent pour coller leur oreille au sol, et là les supputations vont bon train. Est-ce que l'on entend le violon du musicien diabolique ? Est-ce que l'on entend la cloche de l'Eglise ? Certains vous jurent que oui.

Même les Hapolahs, les austères protestants du Ban de la Roche voisin, s'amusent ce jour là. Bien sur, ils n'appellent pas cela la Trinité, ils appellent cela le retour de la Pentecôte. Car, comme toutes les fêtes de la belle saison dans la région, la Pentecôte dure le Dimanche, le lundi et le Dimanche d'après, que l'on appelle le retour de la fête. Le programme est le même qu'en terre catholique : après le culte, inévitable le Dimanche, place à la fête !

Le cœur de l'été sera occupé par le travail, et les fêtes s'y feront discrètes. D'une façon générale, le partage binaire de l'année, si caractéristique de la région, s'intéresse aux équinoxes (printemps et automne) plus qu'aux solstices (hiver et été). Les fêtes de la saint Jean (solstice d'été) sont discrètes et même souvent inexistantes.

Puis, selon l'habituel rythme binaire qui tend à donner à chaque fête son pendant à l'autre bout de l'année, la fin des récoltes verra des réjouissances peu différentes de celles du printemps.

Elles n'ont pas de nom général, ont dit : "la fête du village" ou "la fête patronale" (fête de Rothau au Ban de la Roche protestant ; dates diverses dans les villages catholiques). Elles constituent une sorte de Pentecôte-Trinité d'automne. Même calendrier : Dimanche, lundi et Dimanche suivant. Même programme : messe ou culte (le Dimanche, on ne voit guère le moyen d'y échapper), puis les choses sérieuses : repas et fête foraine.

La fête de la "Pentecôte d'automne" est, comme on l'a vu, variable à l'intérieur d'une plage de temps correspondant à l’après-récolte et à l'avant-frimas. On est autour de la saint Michel (29 septembre) qui ouvre la période d'automne et d'hiver. Comme son symétrique Saint Georges, Saint Michel est un saint guerrier, assez autoritaire, qui veille à ce qu'on n'empiète pas sur sa moitié d'année. A la saint Michel (ou à la fête du village qui lui correspond approximativement) , on finit de payer le berger communal ; les bêtes sont à l'étable ; la récolte doit être rentrée ; la propriété privée est abolie pour six mois, et chacun le fait savoir en poussant sa brouette de fumier selon le trajet le plus pratique, sans se soucier des limites des champs ; les récoltes sont rentrées, alors, on est prié de ne pas jouer les mauvais coucheurs et de ne pas exiger, de ses voisins, des détours qui n'ont aucune raison d'être.

Comme on vient de le voir, le changement de régime, assez autoritaire, a lieu à une date qui varie selon les villages à l'intérieur d'une plage de temps assez large. C'est donc le moment d'affirmer son identité en choisissant sa date dans les limites du possible. Les anabaptistes du Salm s'alignent sur la fête de Rothau et non sur celle des villages catholiques où ils habitent. Ce n'est pas neutre.

Parmi les éléments traditionnels de la fête d'automne, il ne faut pas oublier les bagarres entre jeunes gens de différents villages, qui sont une partie obligée de la fête et revêtent quasiment un caractère rituel.

Après la saint Michel, viennent les fêtes de l'hiver, plus graves et plus mystiques.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #annee, #dimanche, #fete, #jour, #saint

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans un grand nombre de pays, les jours fériés se passent pendant les jours les plus sombres, au plus froid de l’hiver. En Asie, vivent toutes sortes de gens qui célèbrent toutes sortes de fêtes.


Chaque groupe a ses traditions et ses histoires mais il existe cependant une fête que tout le monde fête et c’est le Nouvel An Lunaire que nous appelons le Nouvel An chinois. Cette fête tombe toujours entre la mi-janvier et la mi-février. Chaque habitant place des papiers rouges sang autour de sa porte d'entrée. Sur ceux-ci sont écrits d’une belle écriture des tas de bons vœux pour le Nouvel An. En plus, à l’aube, les habitants font exploser des pétards. Cette histoire est une des histoires qui explique pourquoi les gens font ces choses.


Il y a bien longtemps, quand des dragons puissants vivaient sur la terre et dans les mers, personne à Taiwan ne célébrait le nouvel an lunaire. Même dans un certain village, ce jour était le plus mauvais jour de l'année parce qu’un habitant avait tué un dragon des mers. Tout le monde sait que c’est une chose terriblement malheureuse à faire car le fantôme du dragon revenait hanter le village chaque année à l'aube du nouvel an.


Lorsqu’il apparaissait, il secouait son horrible tête et hurlait : « J'ai faim. Donnez-moi un fils premier-né à manger! »

 

- « Non! non! Nous ne ferons pas ça !" répondirent les villageois en pleurs."Nous ne vous donnerons pas d'enfant à manger!"

 

- "Alors je vous tuerai tous!" Et le fantôme de dragon soufflant son haleine puante et chaude en direction du village. La fumée s’insinuait partout et les villages commençaient à tousser. Certains perdaient même connaissance. Le plus sage du village se rendant compte que le fantôme de dragon pourrait facilement les faire tous mourir, décida à contre-cœur de donner un enfant nouveau-né afin de sauver le reste du village. Il espérait qu’avec cette offrande, jamais plus le fantôme du dragon ne reviendrait. Mais année après année, le fantôme de dragon revenait et année après année, une famille devait sacrifier son fils premier-né pour satisfaire la voracité de l’animal.


Une année, c’était au tour de la jeune Veuve Teng de sacrifier son seul enfant, un beau garçon qui allait avoir cinq ans.


Comme le voulait la tradition, quatre jours avant le nouvel an lunaire, le prêtre Taoïste quittait le temple et s’en allait à travers le village jusqu’à la maison de l’infortunée qui devait sacrifier son premier enfant. Comme il marchait en direction de la crique, là où se trouvait la maison de la Veuve Teng, tous les villageois se demandaient avec hésitation, "Où va-t-il cette année ?"

 

"Chez la Veuve Teng." dit une femme

 

"Oh non pas chez elle. C'est son seul enfant !" s’écria une autre.


Les voisins de la Veuve Teng s’étaient rassembles tout autour de la maison. Ils s’attendaient à entendre des cris de douleur au moment où elle apprendrait la terrible nouvelle. Mais rien. Aucun son ne parvenait de sa petite maison. Lorsque le prêtre est reparti, ils se sont précipités pour voir ce qui se passait. Ils la trouvèrent assise dans sa cuisine.


- "Le prêtre ne vous a pas dit les nouvelles ?"

 

- "Oui, il m'a dit," a répondu la veuve calmement.

 

- "Mais pourquoi ne pleurez-vous pas ?"

 

- "Parce que je n'ai pas de temps pour pleurer" leur dit la Veuve Teng. " Je pense à une façon de rouler le fantôme de dragon. Il n'aura pas mon fils."


Pendant trois jours et trois nuits, elle a arpenté le sol essayant d’échafauder un plan. De temps en temps, elle faisait une pause et regardait son fils qui joutait dans la cour. Elle priait aussi à l’autel de ses ancêtres et à tous les dieux dont elle connaissait les noms. Lorsque son fils s’endormait, elle s’asseyait à côté de lui et lui caressait doucement le visage qui ressemblait tellement à ce lui de son père. Elle alla même consulter la diseuse de bonne aventure, les prêtres et chacun dans le village. Mais personne ne savait que faire. La situation semblait désespérée.


Lasse de tant attendre, de tant marcher, de tant prier, elle s’endormit épuisée sur le sol devant l’autel des ancêtres de la famille. Son petit fils qui l'avait vue se dit qu’il ne devait absolument pas l’éveiller car elle rêvait peut-être et il ne voulait pas lui couper son rêve…


Bien lui en prit car effectivement sa mère rêvait. Parce qu’elle n’avait pas dormi durant trois jours, une masse de rêves lui venaient dans un ordre décousu. Elle voyait des dragons et des fantômes, la peur et la crainte, des enfants innocents et de la douleur, du sang et de grands bruits et puis de la joie le tout tourbillonnant dans sa tête.


Quelque heures avant l'aube, elle s’éveilla et doucement secoua sa tête encore douloureuse d’avoir tant rêvé. Et alors, le miracle se produisit. Les images décousues s’assemblèrent et elle su ce qu’il fallait faire.


Les dragons de son rêve avaient peur de deux choses : peur de la vue de sang et peur des bruits violents. Quand quelqu'un a peur, il s’enfuit en général en courant. Mon plan sera simple : Je mettrai le sang sur ma porte et je ferai tant de bruit que le fantôme du dragon sera effrayé et partira en courant…"


"Du sang ... je suis si pauvre que je n'ai pas même un poulet à tuer pour prendre son sang." Elle prit son couteau le plus pointu et se coupa au doigt, laissant gouttes à gouttes couler son sang sur un tissu jusqu'à ce que toutes les gouttes jointes ensemble recouvrent entièrement l’étoffe. Elle prit le tissu et l’accrocha à l'extérieur, sur sa porte.


Maintenant faire des bruits violents… Les pétards seraient le mieux mais je n'en ai pas. Je suis si pauvre que je ne pourrai pas en acheter et en plus, il n’y a aucun magasin ouvert aujourd’hui. Elle réfléchit et pensa aux bambous. Elle savait que lorsque des morceaux de bambou brûlent, ils se fendent dans un bruit épouvantable. Elle prit son couteau pointu elle s’en alla dans le froid afin de couper une douzaine de grands morceaux de bambou. Elle les plaça en pyramide devant sa porte juste au-dessous du tissu taché de sang. Ainsi disposés, ils brûleraient rapidement et éclateraient tous à la fois.


Quand devrais-je allumer le feu ? Juste à temps. Ni trop tôt, ni trop tard. Afin qu'il éclate dans le visage du fantôme de dragon. Elle alluma une petite torche et s'accroupit dans l’embrasure de la porte attendant l'aube et la venue du fantôme de dragon.


Elle a attendu et attendu. Il lui semblait tellement elle attendait que le soleil était gelé au-dessous de l'horizon et ne monterait pas aujourd’hui. Tout était calme, si calme que le seul bruit qu’elle entendait les coups de son cœur. Finalement la lune et des étoiles ont commencé à disparaître du ciel.


Faiblement, elle a entendu le hurlement du fantôme de dragon.


"Etait-il temps d’allumer le feu ? Non, le fantôme de dragon était trop loin."


Chacun dans le village était tapi dans son lit sous les édredons et les couvertures. Personne ne dormait sachant que la Veuve Teng attendait le fantôme de dragon. Seul son fils dormait du sommeil d’un ange.


On entendit un hurlement. Le fantôme de dragon devait être en bas au centre du village. Il était temps pour elle d’allumer. La Veuve Teng prit sa lanterne, l’inclina vers la pyramide de bambou et l’enflamma.


Elle entendait la terre qui tremblait sous le poids du fantôme du dragon qui marchait vers sa petite maison. Il descendait à présent sa ruelle, il s’approchait…


Arrivé devant chez elle, le fantôme de dragon s'est arrêté devant la maison et voyant le linge taché de sang, s’est mis à hurler si fort que tous ses os ont tremblé. Au même moment, le feu de bambou a éclaté. Le fantôme du dragon terrifié par la vue de sang humain et les bambous qui éclataient s’est enfui en courant à travers le village.


Et la Veuve Teng ? Elle s’est assise et de grosses larmes se sont mises à couler.


Les gens du village sont accourus. Les cloches se sont mises à sonner et de tous les côtés, les gongs célébraient ce grand jour tandis que les pétards faisaient éclater la joie !


Et depuis ce jour, chaque année, dans chacun des villages, on met le sang des papiers rouges autour de leurs portes et on allume des pétards bruyants à l'aube et depuis lors, le fantôme de dragon n'est jamais revenu.




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Rédigé par orange8454

Publié dans #annee, #dragon, #fantome, #sang, #village

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Publié le 13 Septembre 2012

Longjing était autrefois un petit village perdu, avec une dizaine de foyers dispersés dans le vallon. On plantait des arbres et des bambous dans les collines plus éloignées, dans celles avoisinant les villages, on cultivait des céréales. Toute l'année on s'éreintait dans les champs, sans pouvoir pourtant manger à sa faim.

Aux abords du village, il y avait une chaumière délabrée où pénétraient la pluie et le vent; là habitait une vieille femme solitaire, sans enfant. Trop âgée pour grimper les collines ou aller aux champs, elle ne pouvait pour tout travail, que s'occuper de 18 arbres à thé derrière sa maison.

Ces arbustes avaient été plantés des dizaines d'années auparavant, du vivant de son mari. Faute de soins et de fumier, les théiers n'étaient guère feuillus, et chaque année ils ne produisaient que quelques kilos de thé de mauvaise qualité.

Bien qu'elle menât une vie dure, la vieille dame était très affable: elle mettait deux bancs dans son appentis et préparait tous les jours du thé sur sa réserve annuelle pour désaltérer les passants.

Une veille du Nouvel An, tandis que la neige tombait dru, les voisins achetèrent peu ou prou de denrées alimentaires pour passer la fête. La vieille dame était si pauvre que même le riz allait lui faire défaut; elle n'avait rien d'autre que quelques poignées de thé dans le pot.

Mais elle se leva cependant de bonne heure comme d'habitude et, après avoir mis une poignée de thé dans la marmite, elle alluma le feu et fit bouillir l'eau. Soudain un grincement se fit entendre, la porte s'ouvrit. Un vieillard couvert de neige entra. En le voyant, elle alla à sa rencontre:
- Il neige au dehors, lui dit-elle, entrez donc vous réchauffer un peu !

Après avoir épousseté la neige sur ses habits, le vieillard s'installa près du feu et se mit à bavarder avec la vieille dame.

- Qu'est-ce que vous cuisez dans la marmite?

- C'est tout bonnement du thé que je prépare.

Le vieillard s'étonna:

- Aujourd'hui c'est la veille du Nouvel An, demain ce sera la fête. Chaque famille s'affaire à préparer le sacrifice en cuisant des viandes, pourquoi faites-vous seulement du thé?

Elle avoua en soupirant:

- Hélas, je suis seule et pauvre! Je n'ai pas de quoi pour offrir un sacrifice: tout ce que je peux faire, c'est de préparer du thé pour désaltérer les passants.

A ces mots, l'homme éclata de rire:

- Mais non, vous n'êtes point pauvre, devant votre porte, il y a un objet précieux.

Ces paroles excitant sa curiosité, la vieille dame passa la tête au dehors pour regarder. Tout était comme d'habitude: l'appentis de bois de pin, deux vieux bancs, et dans un coin un mortier usé plein d'ordures entassées depuis des années.

En désignant du doigt le mortier, le vieillard dit:

- Voilà l'objet précieux!

Croyant à une plaisanterie, la vieille dame lui proposa en souriant:

- Si vous considérez ce mortier usé comme un objet précieux, il est à vous emportez-le!

- Mais, comment pourrais-je prendre gratis votre trésor! Vendez-le-moi, je vais faire venir mes gens pour l'emporter. Ceci dit, bravant la grande neige, il partit tout joyeux.

Regardant le mortier usé, la vieille dame pensa:

"Comme il est sale, comment pourrait-on l'emporter dans cet état!"

Alors, elle enleva les ordures avec une pelle et les enterra près des racines des 18 théiers. Puis elle alla puiser un seau d'eau dans le puits pour laver le mortier; avec les eaux souillées, elle arrosa les théiers.

Aussitôt après le nettoyage du mortier, le vieux monsieur vint avec ses gens. Lorsqu'il arriva devant la porte, il ne put s'empêcher de se lamenter:

- Hélas, où est le trésor? Où est le trésor maintenant?

La vieille dame, stupéfaite, désigna le mortier:

- Le voilà, il est toujours là!

Tapant du pied, il lui demanda:

- Où avez-vous mis les choses qui étaient dedans?

- Je les ai répandues sur les racines des arbres à thé derrière la maison.

Quand il eut constaté de ses yeux que la vieille dame avait dit vrai, il poussa de soupirs de regret:

- C'est bien dommage, c'est bien dommage! Les ordures entassées depuis des années dans le mortier usé étaient vraiment des trésors, mais puisque vous les avez mises sur les racines des théiers, ça fera du bien à vos arbustes.

Ceci dit, il partit tout désappointé avec ses gens.

Après le Nouvel An, ce fut bientôt le printemps. Cette année-là, chose étrange, les 18 arbres à thé de la vieille dame portaient beaucoup de feuilles. En outre, après la cueillette, les feuilles de thé s'avérèrent d'un goût savoureux accompagné d'un parfum délicat.

Voyant que les arbres à thé de la vieille dame poussaient à merveille, on sema leurs graines sur les flans des collines proches et lointaines après avoir abattu les bambous et les arbres et récolté les céréales.

Les théiers se multiplièrent et s'accrurent d'année en année, et finirent par couvrir toutes les montagnes et les champs environnant Longjing.

Depuis, le thé vert Longjing est devenu célèbre tant pour son goût savoureux que pour son parfum.

Aujourd'hui encore, les cultivateurs de thé disent souvent que les 18 théiers de la vieille dame sont les ancêtres du thé vert Longjing.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #annee, #dame, #mortier, #theier, #vieille

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