fantome

Publié le 14 Octobre 2019

Rédigé par orange8454

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Publié le 19 Octobre 2014

Rédigé par orange8454

Publié dans #bordeaux, #fantome, #livre, #michel, #pdf

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Publié le 18 Juillet 2014

Rédigé par orange8454

Publié dans #bordeaux, #fantome, #livre, #michel, #pdf

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Publié le 13 Septembre 2012

Dans un grand nombre de pays, les jours fériés se passent pendant les jours les plus sombres, au plus froid de l’hiver. En Asie, vivent toutes sortes de gens qui célèbrent toutes sortes de fêtes.


Chaque groupe a ses traditions et ses histoires mais il existe cependant une fête que tout le monde fête et c’est le Nouvel An Lunaire que nous appelons le Nouvel An chinois. Cette fête tombe toujours entre la mi-janvier et la mi-février. Chaque habitant place des papiers rouges sang autour de sa porte d'entrée. Sur ceux-ci sont écrits d’une belle écriture des tas de bons vœux pour le Nouvel An. En plus, à l’aube, les habitants font exploser des pétards. Cette histoire est une des histoires qui explique pourquoi les gens font ces choses.


Il y a bien longtemps, quand des dragons puissants vivaient sur la terre et dans les mers, personne à Taiwan ne célébrait le nouvel an lunaire. Même dans un certain village, ce jour était le plus mauvais jour de l'année parce qu’un habitant avait tué un dragon des mers. Tout le monde sait que c’est une chose terriblement malheureuse à faire car le fantôme du dragon revenait hanter le village chaque année à l'aube du nouvel an.


Lorsqu’il apparaissait, il secouait son horrible tête et hurlait : « J'ai faim. Donnez-moi un fils premier-né à manger! »

 

- « Non! non! Nous ne ferons pas ça !" répondirent les villageois en pleurs."Nous ne vous donnerons pas d'enfant à manger!"

 

- "Alors je vous tuerai tous!" Et le fantôme de dragon soufflant son haleine puante et chaude en direction du village. La fumée s’insinuait partout et les villages commençaient à tousser. Certains perdaient même connaissance. Le plus sage du village se rendant compte que le fantôme de dragon pourrait facilement les faire tous mourir, décida à contre-cœur de donner un enfant nouveau-né afin de sauver le reste du village. Il espérait qu’avec cette offrande, jamais plus le fantôme du dragon ne reviendrait. Mais année après année, le fantôme de dragon revenait et année après année, une famille devait sacrifier son fils premier-né pour satisfaire la voracité de l’animal.


Une année, c’était au tour de la jeune Veuve Teng de sacrifier son seul enfant, un beau garçon qui allait avoir cinq ans.


Comme le voulait la tradition, quatre jours avant le nouvel an lunaire, le prêtre Taoïste quittait le temple et s’en allait à travers le village jusqu’à la maison de l’infortunée qui devait sacrifier son premier enfant. Comme il marchait en direction de la crique, là où se trouvait la maison de la Veuve Teng, tous les villageois se demandaient avec hésitation, "Où va-t-il cette année ?"

 

"Chez la Veuve Teng." dit une femme

 

"Oh non pas chez elle. C'est son seul enfant !" s’écria une autre.


Les voisins de la Veuve Teng s’étaient rassembles tout autour de la maison. Ils s’attendaient à entendre des cris de douleur au moment où elle apprendrait la terrible nouvelle. Mais rien. Aucun son ne parvenait de sa petite maison. Lorsque le prêtre est reparti, ils se sont précipités pour voir ce qui se passait. Ils la trouvèrent assise dans sa cuisine.


- "Le prêtre ne vous a pas dit les nouvelles ?"

 

- "Oui, il m'a dit," a répondu la veuve calmement.

 

- "Mais pourquoi ne pleurez-vous pas ?"

 

- "Parce que je n'ai pas de temps pour pleurer" leur dit la Veuve Teng. " Je pense à une façon de rouler le fantôme de dragon. Il n'aura pas mon fils."


Pendant trois jours et trois nuits, elle a arpenté le sol essayant d’échafauder un plan. De temps en temps, elle faisait une pause et regardait son fils qui joutait dans la cour. Elle priait aussi à l’autel de ses ancêtres et à tous les dieux dont elle connaissait les noms. Lorsque son fils s’endormait, elle s’asseyait à côté de lui et lui caressait doucement le visage qui ressemblait tellement à ce lui de son père. Elle alla même consulter la diseuse de bonne aventure, les prêtres et chacun dans le village. Mais personne ne savait que faire. La situation semblait désespérée.


Lasse de tant attendre, de tant marcher, de tant prier, elle s’endormit épuisée sur le sol devant l’autel des ancêtres de la famille. Son petit fils qui l'avait vue se dit qu’il ne devait absolument pas l’éveiller car elle rêvait peut-être et il ne voulait pas lui couper son rêve…


Bien lui en prit car effectivement sa mère rêvait. Parce qu’elle n’avait pas dormi durant trois jours, une masse de rêves lui venaient dans un ordre décousu. Elle voyait des dragons et des fantômes, la peur et la crainte, des enfants innocents et de la douleur, du sang et de grands bruits et puis de la joie le tout tourbillonnant dans sa tête.


Quelque heures avant l'aube, elle s’éveilla et doucement secoua sa tête encore douloureuse d’avoir tant rêvé. Et alors, le miracle se produisit. Les images décousues s’assemblèrent et elle su ce qu’il fallait faire.


Les dragons de son rêve avaient peur de deux choses : peur de la vue de sang et peur des bruits violents. Quand quelqu'un a peur, il s’enfuit en général en courant. Mon plan sera simple : Je mettrai le sang sur ma porte et je ferai tant de bruit que le fantôme du dragon sera effrayé et partira en courant…"


"Du sang ... je suis si pauvre que je n'ai pas même un poulet à tuer pour prendre son sang." Elle prit son couteau le plus pointu et se coupa au doigt, laissant gouttes à gouttes couler son sang sur un tissu jusqu'à ce que toutes les gouttes jointes ensemble recouvrent entièrement l’étoffe. Elle prit le tissu et l’accrocha à l'extérieur, sur sa porte.


Maintenant faire des bruits violents… Les pétards seraient le mieux mais je n'en ai pas. Je suis si pauvre que je ne pourrai pas en acheter et en plus, il n’y a aucun magasin ouvert aujourd’hui. Elle réfléchit et pensa aux bambous. Elle savait que lorsque des morceaux de bambou brûlent, ils se fendent dans un bruit épouvantable. Elle prit son couteau pointu elle s’en alla dans le froid afin de couper une douzaine de grands morceaux de bambou. Elle les plaça en pyramide devant sa porte juste au-dessous du tissu taché de sang. Ainsi disposés, ils brûleraient rapidement et éclateraient tous à la fois.


Quand devrais-je allumer le feu ? Juste à temps. Ni trop tôt, ni trop tard. Afin qu'il éclate dans le visage du fantôme de dragon. Elle alluma une petite torche et s'accroupit dans l’embrasure de la porte attendant l'aube et la venue du fantôme de dragon.


Elle a attendu et attendu. Il lui semblait tellement elle attendait que le soleil était gelé au-dessous de l'horizon et ne monterait pas aujourd’hui. Tout était calme, si calme que le seul bruit qu’elle entendait les coups de son cœur. Finalement la lune et des étoiles ont commencé à disparaître du ciel.


Faiblement, elle a entendu le hurlement du fantôme de dragon.


"Etait-il temps d’allumer le feu ? Non, le fantôme de dragon était trop loin."


Chacun dans le village était tapi dans son lit sous les édredons et les couvertures. Personne ne dormait sachant que la Veuve Teng attendait le fantôme de dragon. Seul son fils dormait du sommeil d’un ange.


On entendit un hurlement. Le fantôme de dragon devait être en bas au centre du village. Il était temps pour elle d’allumer. La Veuve Teng prit sa lanterne, l’inclina vers la pyramide de bambou et l’enflamma.


Elle entendait la terre qui tremblait sous le poids du fantôme du dragon qui marchait vers sa petite maison. Il descendait à présent sa ruelle, il s’approchait…


Arrivé devant chez elle, le fantôme de dragon s'est arrêté devant la maison et voyant le linge taché de sang, s’est mis à hurler si fort que tous ses os ont tremblé. Au même moment, le feu de bambou a éclaté. Le fantôme du dragon terrifié par la vue de sang humain et les bambous qui éclataient s’est enfui en courant à travers le village.


Et la Veuve Teng ? Elle s’est assise et de grosses larmes se sont mises à couler.


Les gens du village sont accourus. Les cloches se sont mises à sonner et de tous les côtés, les gongs célébraient ce grand jour tandis que les pétards faisaient éclater la joie !


Et depuis ce jour, chaque année, dans chacun des villages, on met le sang des papiers rouges autour de leurs portes et on allume des pétards bruyants à l'aube et depuis lors, le fantôme de dragon n'est jamais revenu.




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Rédigé par orange8454

Publié dans #annee, #dragon, #fantome, #sang, #village

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Publié le 13 Septembre 2012

Ce nouvel an lunaire change chaque année entre janvier et février. Sur la porte d'entrée auréolée de rouge chacun a le coeur en fête en calligraphiant ses meilleurs voeux pour le Nouvel An. Au petit matin, petits et grands font exploser des centaines de pétards tout en tapant sur des tambours afin de faire fuir les mauvais esprits et notamment faire revivre une ancienne légende... 

 

Au temps où les dragons puissants vivaient sur Terre ou dans les mers et océans, personne en Asie ne fêtait le nouvel an lunaire. Il y avait un village de pêcheurs où c'était même le plus mauvais jour de l'année : un homme avait tué un dragon des mers ! Tous savaient que cette chose terrible et malheureuse ne devait se pratiquer sous aucun prétexte sinon le fantôme du dragon hanterait le village devenu maudit chaque année à l'aube de ce nouveau jour...

 

Au petit matin, et ce chaque année depuis le malheureux accident, le fantôme de ce dragon tué apparaissait, secouant sa lourde et hideuse tête à la crinière recouverte d'écailles rugueuses, la langue pendante, tout en  hurlant horriblement : « Je veux manger : j'ai très faim ! Apportez-moi un de vos fils qui vient de naître pour que je le  mange ! Vite, très vite ou alors, vous le regretterez fortement car je viendrais détruire vos récoltes, vos granges et votre maudit village ! 

 

- Non ! Non ! Il n'est pas question que nous fassions une telle chose ! Nous ne te l'accorderons pas !, répliquèrent les habitants effrayés, les femmes en pleurs."Nous ne te laisserons pas d'enfant à incurgiter, méchante bête ! Nous te combattrons plutôt afin de sauver notre village."

 

- "Ah, vous le prenez ainsi ? C'est ce qu'on va voir ! Je vous tuerai un par un jusqu'au dernier, vous y passerez tous puisque vous le prenez sur ce ton !" Le fantôme-dragon emplit tout son estomac et souffla très fort son haleine nauséabonte et bouillante en direction du village et de ses âmes si rebelles. La chaleur était si intense et les fumées si opaques que nul n'y voyait goutte : le 'brouillard' s'insinuait de partout alentour et les êtres humains se mettaient à crachoter, à tousser horriblement.

 

Plusieurs femmes perdirent connaissance tant la peur tordaient leurs boyaux, certaines jeunes filles devenaient même hystériques, s'en compter les jeunes gens qui se rapetissaient sur place tant leur frayeur s'en trouvait grandie. Voyant tout ce remue-ménage, l'un des hommes d'un certain âge, l'un des sages de ce bourg de pêche, prit la parole d'une voix chevrotante et dit que ce fantôme-dragon pouvait aisément les tuer tous. Il constata qu'il valait mieux accéder à sa requête afin qu'il ne lui prenne point l'envie de se décider à débuter le carnage prédit. Il décida donc d'intercéder en sa faveur mais vraiment très à contre-coeur de lui offrir ce qu'il demandait si férocement, soit un petit enfant à peine né pour tenter de sauver le reste de ce si pauvre village. Il pensait faire une bonne action avec cette obole humaine ! Ainsi jamais plus ce dragon-fantôme ne réapparaîtrait, du moins le croyait-il, naïvement..

 

Seulement, d'année en année, le fantôme-dragon réclamait : chaque année, une famille différente se sacrifiait en donnant son fils mâle pour plaire à cet animal et à son atroce chantage. Un jour vint où ce fut au tour cette année-là, de la jeune femme Wang, veuve de son état, de se retrouver à sacrifier son seul enfant, un petit garçon de cinq ans, seul bien de son défunt mari, mort en mer un jour de pêche particulièrement tumultueux. Selon la coutume préétablie, deux fois deux jours avant le nouvel an lunaire, le guide spirituel de philosophie taoiste partait du temple sur la colline qui surplombait le village et sa baie pour venir prendre le 'cadeau' et parcourait les rues jusqu'à la maison désignée qui offrait son premier enfant-né. Tandis qu'il se rendait à son triste travail, vers la crique, là où se situait la masure de la jeune veuve Wang, chacun des villageois se trituraient l'esprit pour savoir chez qui il s'arrêterait et avec hésitation, se posait cette question : "Vers quel logis peut-t-il bien marcher aujourd'hui ?" et une réponse outrée surgit tout à coup du regroupement :

 

"Il stoppera chez la petite veuve Wang.", une autre voix féminine surgit de la troupe en colère :

 

"Oh non, ce n'est pas humain cela ;  pas chez elle ! Elle vient de perdre son mari et c'est son seul enfant !Il faut faire quelque chose, on ne peut laisser faire ce chantage ignoble..."

 

Les voisins de la jeune femme Wang s'étaient réunis autour de sa misérable demeure, pensant entendre des pleurs, des larmes, des paroles de douleur quand elle apprendrait le verdict final et sans appel. Rien. Rien ne filtrait de sa pauvre maison de pêcheur. Quand l'envoyé fut reparti, ses voisins immédiats se précipitèrent pour faire le constat de la désolation de la malheureuse victime. Ils la virent assise dans sa cuisine, triste mais aucunement le visage ravagée par les larmes. "Le messager des rites et coutumes vous a dit la mauvaise nouvelle pour vous de cette année qui va s'annoncer ?"

 

- Oui bien entendu, il m'a délivré son acte en bonne et dûe forme," répond alors cette courageuse veuve, calmement et toute en douceur. Les autres ne comprennent décidément pas son détachement.

 

- Mais, mais... Pourquoi, oui pourquoi ne vous lamentez-vous pas alors ? Cela serait normal, non ?

 

- Parce que le temps m'est compté et que je ne puis le passer à pleurer" leur répond Wang. "Je réfléchis vivement à la manière de berner ce vilain fantôme-dragon. Car une chose est sûre : il n'aura pas mon cher fils."

 

Les jours et nuits précédant l'évènement, elle tenta de rassembler ses idées, scrutant le sol et échafaudant un bon plan. Par nstants, elle regardait son fils s'amusant tranquillement dans la cour ; dans d'autres, elle se rendait pour prier aux pieds de l'autel de ses aïeuls ainsi qu'aux dieux protecteurs des femmes, des familles, des morts, des enfants. Son fils s'endormant sereinement, elle se mettait à son côté, le câlinant doucement tout en se disant qu'il ressemblait tant à son père. Elle consulta la guérisseuse, le chamman du village ou sorcier, les prêtres puis ceux de ses voisins et amis. Personne n'avait de véritable solution : le cas était perdu d'avance, quasi désespéré.

 

Fatiguée, démoralisée, déprimée, la jeune mère épuisée s'effondre sur la terre battue du temple, face à l'autel des ancêtres de sa famille, le petit bien calé contre elle. Elle rêvait... rêvait... Finalement, elle dormit bien : beaucoup de rêves apparaissait en un ordre indéfini. Elle rêvait de dragons et de fantômes, elle voyait la peur et la douleur, elle imaginait des bébés innocents et la crainte, elle était entourée de sang et de très forts sons... la surprise et la joie : tout tourbillonnait dans son crâne tourmenté. Plusieurs heures avant l'instant fatal, elle se réveilla et secoua ses cheveux en un geste douloureux : sa tête avait trop rêvé. Tout d'uncoup, une idée fusa : le miracle allait poindre, enfin ! Elle savait vraiment ce qu'elle accomplirait : ses images devenaient un puzzle tout à fait clair !

 

Les bêtes fantasmagoriques de son rêve étaient résolument effrayées par deux choses : le sang et les bruits assourdissants. Quand on a peur, on fuit droit devant. Le plan reste enfantin : le sang posé sur la porte du seuil, je taperai tant que le fantôme du dragon s'en retournera apeuré et s'enfuira à toutes pattes... Pour le sang...  étant pauvre, je ne possède pas un seul poulet...'' S'armant de courage, madame Wang prend un couteau pointu et fait une estafilade en sa main, faisant tomber les gouttes de son sang sur une étoffe jusqu'à ce qu'ensemble elles épongent le tissu. Elle ledéploie alors et l'accroche à l'extérieur tout autour de sa porte. Fière de sa trouvaille ingénieuse, elle cherche des ustensiles pour assourdir le 'monstre sanguinaire'...

 

Aucun magasin ne se retrouve ouvert en ce jour : pas de pétards donc. Elle voit des bambous : une idée fuse. Elle en coupe une dizaine en grands morceaux et les dispose en une pyramide assez haute sur le devant de sa cour juste au-dessous du tissu entaché de sang. Ils brûleront  et éclateront tous à la fois telle une vraie patarade ! Le feu devra jaillir juste à temps et qu'il éclate à la face du fantôme-dragon. Pour cela, elle confectionne une petite torche et s'assied dans l'ombre de son seuil, guettant l'aube et la venue du dragon.

 

Se dictant la patience, elle attendit. Tout était monstrueusement calme, si serein que seuls les coups de son coeur s'entendaient. Progressivement la lune et les étoiles disparaîssaient, laissant le ciel vide. Puis d'abort tout doucement, elle écouta un hurlement, celui du fantôme-dragon : il arrivait !

 

" Dois-je prendre ma torche pour allumer le feu ? Non, il est encore un peu trop loin. Attendons..."

 

Tout le bourg se trouvait caché dans les lits sous les couvertures élimées, tremblants de tous leurs membres. Aucun des habitants ne se reposait : la jeune veuve Wang affrontait seule le fantôme-dragon. Une unique personne dormait d'un sommeil d'ange : son fils ! Un long cri vint à ses oreilles : il était vers le bas du village. Elle alluma le feu à l'aide de sa torche et enflamma sa pyramide de bambous. Le sol vibrait sous le corps du fantôme-dragon qui marchait vers elle. Il arrivait à sa ruelle, s'approchant lentement... Devant chez elle,  il stoppe et regarde le linge ensanglanté, hurlant si violemment que ses os s'entrechoquent. Le feu de bambou pète : terrifié par la vue du sang et le feu  qui éclate, il s'enfuit en courant à travers le village !

 

La veuve Wang s'assied les jambes coupées et des larmes se mettent à couler lentement sur ses joues. Les villageois la rejoignent alors. Les tambours frappent et les cloches sonnent : les  gongs du temple marquent en leurs sons graves le grand jour ; des pétards sortent des maisons et amusent petits et grands qui font éclater en même temps leur joie ! Depuis cet événement marquant, célèbre en toute l'Asie, lors de l'avènement de chaque année, dans tous les villages, même les plus petits, on entoure grâce à des papiers rouges les portes et on fait éclater des pétards le plus bruyamment possible dès l'aube ; depuis cette époque très reculée, le fantôme-dragon n'est pas revenu. Jamais... 



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Rédigé par orange8454

Publié dans #annee, #dragon, #fantome, #village, #wang

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