Le temple, situé à 3 km au nord du centre ville, sur Sharia
al-Karnak. C’est l’étape la plus passionnante de toute visite à LouXor. Plusieurs jours seraient nécessaires à une découverte rapide ; les touristes consacrent généralement une demi-journée,
voire moins, à la visite de l’impressionnant temple d’Amon. Vaste par ses dimensions, Karnak couvre également une période étendue de
l’histoire égyptienne. Sa construction, entreprise pendant le Moyen Empire ; se poursuivait encore sous la XXVème dynastie, 1 300 ans après.
Dédié à Amon, principal dieu égyptien, Karnak était davantage le centre spirituel du royaume. Le temple et ses prêtres exercèrent une influence considérable dans le pays, menaçant même le pouvoir
politique des pharaons.
Karnak mérite deux visites – une pendant la journée, pour
appréhender les dimensions et l’agencement du site, ainsi que pour découvrir les inscriptions et les fresques, une autre le soir pour assister au superbe spectacle son et lumière. L’entrée s’effectue par une allée processionnelle gardée par des rangées de sphinx criocéphales, menant au Premier pylône, porte percée dans d’immenses murailles de près de 45 m de hauteur, permettant d’accéder à la
grande cour. Au sud, un petit pylône conduit au temple de Ramsès III, tandis qu’à l’est
deux colosses en granit rose de Ramsès II gardent le Deuxième pylône, qui ouvre sur la
grande salle hypostyle. Rempli de gigantesque piliers, cet espace de 6 000 m, sombre pendant la journée, prend des allures fantomatiques la
nuit tombée. La construction fut entreprise par Aménophis III, qui fit ériger le temple de LouXor, et achevée par Ramsès II. Deux autres
pylônes mènent à la partie la plus ancienne du site, dont il subsiste 14 piliers. L’élément le plus impressionnant est l’obélisque
d’Hatchepsout, qui se dresse à 29,2 m de haut.
Ensuite, les cinquième et sixième pylônes conduisent à la
cour centrale où, sur le mur des Annales, des inscriptions relatent les hauts faits du pharaon Touthmôsis
II. Le Grand Temple, des fêtes de Touthmôsis III lui fait suite.
A
l’est, après des fondations en ruine où les travaux de restauration se poursuivent, s’étend le lac Sacré. Au sud-ouest vaste étendue d’eau,
reliée au Nil par un canal souterrain servait à la représentation de drames liturgiques, au cours desquels évoluaient des barques et les prêtres y entretenaient un troupeau d’oies sacrées. le
huitième pylône, bien préservé, se signale à l’attention au-dessus d’un champ jonché de colonnes, murs et statues, gardé par quatre des six
colosses d’origine. Le mieux préservé est celui d’Aménophis.