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Publié le 13 Septembre 2012

Au début, il n’y avait que le chaos. Puis sont apparus le Terre, Gaia, et aussi l’Enfer, Tartare, le Désir, Eros, et enfin la Nuit.

 

 

La Terre et le Ciel

 

Gaia, la Terre, donne naissance aux montagnes, à la mer et à Ouranos, el ciel étoilé. Puis elle s’unit à Ouranos. Leurs enfants sont monstrueux : 12 Titans violents, 3 Cyclopes et les « Cent-Bras », qui ont chacun 100 bras et 50 têtes ! Ouranos les enferme au plus profond de la terre. Mais Cronos, el plus jeune Titan, se révolte contre son père.

Cronos

 

Cronos libère ses frères les Titans de leur prison souterraine. Devenu roi, il s’unit à sa sœur Rhéa. Gaia et Ouranos lui ont prédit qu’il serait à son tour détrôné par un de ses fils. C’est pourquoi, il dévore sans pitié ses enfants dès qu’ils viennent au monde. Rhéa parvient à épargner et à cacher son dernier-né : Zeus. A sa place, elle présente à son époux une pierre enveloppée de langes. Cronos l’avale.

 

Zeus se venge

 

Le jeune dieu grandit dans l’île de Crète. Plus tard, pour se venger der son père, il lui donne une boisson à vomir ses enfants. Et voilà Poséidon, Hadès, Héra, Déméter et Hestia. Ils aident leur frère, leur sauveur, à devenir roi des dieux.
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Rédigé par orange8454

Publié dans #cronos, #dieu, #enfants, #ouranos, #terre

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Publié le 13 Septembre 2012

Le royaume d’où l’on ne revient ps.

 

Image23-copie-1.gif Séjour de tous les Morts, les Enfers d’Hadès se situent à l’extrême Occident, bien au-delà du fleuve Océan. Si les âmes pures sont admises aux champs Elysées, l’île des Bienheureux, celles de ceux qui se sont rendus coupables de crimes durant leur vie terrestre sont condamnés aux pires supplices dans le Tartare, régi d’une main de fer par le ténébreux Hadès et son épouse Perséphone. Ces derniers sont assistés de monstres terrifiants qui se partagent les tâches liées aux châtiments infligés aux impurs : ainsi, ils jugent, fouettent, injurient, torturent.

 

Quand les trois frères Zeus, Poséidon et Hadès se sont partagé l’univers, Hadès a reçu les Enfers. Ni les hommes ni les dieux n’aiment ce lieu obscur où séjournent les âmes des morts. Rares sont ceux qui ont pu en revenir !

Où se trouvent les Enfers ?

 

Les grecs les situent au-delà de l’océan, à l’ouest de la Terre, qu’ils imaginent plate. Puis ils découvrent que l’océan n’est sans doute pas limite du monde des humains. Ils transportent alors le domaine des morts sous terre. Ses entrées sont de profondes cavernes et des fleuves qui coulent sous le sol.

 

Qui est Hadès ?

 

C’est le roi des Enfers. Son nom signifie « l’invincible », et il l’est grâce au casque magique que lui ont offert les Cyclopes. Les humains ont peur de prononcer son nom ; ils l’ont donc surnommé Pluton, ce qui signifie « le riche ». En effet, il est le maître des richesses qui viennent du sol : métaux et pousses printanières. Hadès ne sort presque jamais de son royaume. Une fois, blessé par une flèche d’Héraclès, il doit tout de même se rendre sur l’Olympe pour se faire soigner.

 

Qui est l’épouse d’Hadès ?

 

Hadès tombe un jour amoureux de sa nièce Coré, fille de Zeus et de Déméter. Il l’enlève et l’entraîne dans son domaine par une ouverture dans la terre. Déméter entend sa fille crier de terreur. Mais elle ne la trouve pas. Où est Coré ? Elle parcourt la terre de sa recherche, sans jamais la trouver. Désespérée, elle en oublie sa tâche de déesse des moissons : les champs ne produisent plus. Zeus doit y mettre bon ordre. Il ordonne à Hadès de libérer sa prisonnière. Mais quiconque a goûté à la nourriture des Enfers doit y rester et Coré, prise par la faim, n’a pu résister. Hadès l’épouse et la rebaptise Perséphone.

 

L’été et l’hiver

 

Hadès et Zeus décident ensemble que, chaque année, Perséphone reviendra auprès de sa mère au printemps et en été ; alors, la végétation repoussera sur terre. Puis elle retournera auprès d’Hadès, et ce sera l’hiver.

 

Qui habite les Enfers ?

 

Image24-copie-1.gif Hadès et Perséphone sont entourés de sujets toujours plus nombreux, puisque l’âme de chaque mort doit se rendre aux Enfers. Cerbère, féroce chien à trois têtes, veille à ce que personne n’en sorte. C’est Hermès, messager des dieux, qui mène les nouveaux venus jusqu’au monde souterrain.

Le passeur Charon, un vieillard grincheux, leur fait franchir l’un des fleuves infernaux, le Styx ou l’Achéron, selon les traditions D’autres créatures divines, comme Hécate, une redoutable magicienne, y sont aussi présentes.

 

Que font les âmes ?

 

Selon les récits les plus anciens, toutes les âmes, légères, errent dans les Enfers. Elles sont marquées d’un éternel regret pour leur vie terrestre. Plus tard, les grecs imaginent des destins différents pour les bons et pour les méchants. Les assassins et ceux qui ont bravé les dieux vont au Tartare, tout au fond des Enfers, et y subissent un supplice sans fin. Les âmes des justes se rendent aux Champs Elysées pour festoyer et chanter la gloire des dieux.

 

Deux célèbres damnés

 

Tantale et Sisyphe sont de ceux qui ont osé s’élever contre les dieux. Après leur mort, ils sont donc condamnés à des peines éternelles dans le Tartare. Sisyphe doit rouler un lourd rocher vers le sommet d’une montagne. Chaque fois qu’il est sur le point d’y parvenir, le rocher lui échappe et retombe. Il recommence sans fin le même travail impossible à accomplir. Le corps de Tantale est plongé dans un lac. Seule sa tête en émerge. Il souffre pourtant d’une soif terrible, mais, chaque fois qu’il se penche pour boire, le niveau de l’eau baisse. Il a faim aussi mais, dès qu’il tend la main pour saisir les fruits qui se balancent à sa portée, une bourrasque de vent divin les rend inaccessible.

 

Orphée et Eurydice

 

Rares sont les vivants qui ont pu pénétrer aux Enfers et en ressortir. Plus rares encore sont les morts qui ont pu s’en échapper. Le demi-dieu Orphée a réussi le premier exploit, mais il n’a pas pu sauver son épouse, Eurydice. Orphée a le don de séduire de sa lyre tous ceux qui l’entendent : animaux, végétation, hommes et dieux. Il porte un amour sans fin à Eurydice mais leur bonheur est de courte durée : Eurydice, meurt, mordue par un serpent, et descend aux Enfers. Inconsolable, Orphée reste seul sur terre. Il part alors vers le royaume de Hadès pour réclamer sa femme. Sa peine et sa musique touchent le passeur Charon, Cerbère et même Hadès. « Tu peux ramener Eurydice sur terre, à condition de ne pas te retourner vers elle en chemin », déclare le dieu des Enfers. La permission est inespérée, mais Orphée est impatient. Il regarde derrière lui pour apercevoir sa bien-aimée, qui disparaît à jamais.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #dieu, #enfers, #hades, #mort, #terre

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Publié le 13 Septembre 2012

Delphes

 

 

Fleur001.gif   Site divin, devins perfides, trésor maudit : malgré les nombreux visiteurs qui s’y pressent comme au temps de l’oracle, Delphes dégage encore l’aura d’une légende qui cimenta la Grèce… au milieu d’une région d’une prodigieuse variété.

 

 

 

Delphes dans l’histoire

 

Image1-copie-2.gif   A l’origine (IIe millénaire av. J.C.), le site était consacré à la déesse de la Terre Gé. La Légende la faisait habiter une grotte du Parnasse gardée par son fils, le serpent Pyhton. Elle y rendait des oracles avec sa fille Thémis. Vers 1200 av. J.C., le culte d’Apollon Delphinios, vénéré sous la forme d’un dauphin, remplaça celui de Gé.

 

Le fils de Zeus tua Python et dut s’expatrier huit ans dans la vallée de Tempé pour laver son crime. A son retour, Apollon s’empara de l’oracle et le sanctuaire prit le nom de Delphoi. L histoire de Delphes débuta véritablement vers 590 av. J.C., à l’issue de ce que l’on nomme la « première guerre sacrée ». Une ligue de douze tribus grecques se constitua pour opposer aux exactions de la ville voisine de Krissa, qui tentait de mettre la main sur le sanctuaire. Un territoire sacré fut créé. Il était interdit à la culture et au pacage des animaux. Cette décision entraîna bien des problèmes ultérieurs. La ligue amphictyonique administrait l’oracle et laissait les rivalités naturelles de côté. Elle rendit possible des choses étonnantes, comme par exemple les souscriptions internationales de 548 et de 373 av. J.C. ; l’argent collecté permit la reconstruction du temple d’Apollon après un incendie et un tremblement de terre.

Malgré tout, prédire l’avenir est un art convoité et délicat, surtout aux moments de tourmentes politiques. L’oracle dut prendre position dans les conflits qui agitèrent le monde antique. Il subit les pressions d’Athènes et de Sparte (deuxième guerre sacrée, 448 av. J.C.) puis des macédoniens. Ceux-ci intervinrent lorsque les phocidiens tentèrent de cultiver la plaine interdite (troisième et quatrième guerres sacrées, 356-346 av. J.C., 339-338 av. J.C.).

Fait étonnant, jamais ces guerres n’affectèrent le succès de l’oracle. Les pèlerins venaient toujours aussi nombreux et les dons des cités ne déclinaient pas.

En 191 av. J.C., les romains chassèrent les étoliens, eux-mêmes à l’origine de l’expulsion des macédoniens en 279 av. J.C.. Les empereurs ne s’intéressèrent qu’assez peu à l’oracle et ne virent souvent de Delphes qu’une source inépuisable de statues anciennes à piller (notamment Sylla). Seuls Auguste et Hadrien s’en préoccupèrent : l’un tenta de réorganiser l’Amphictyonie[1], le second restaura entièrement les temples. Plus tard, Constantin emporta une grande partie des trésors pour décorer sa nouvelle capitale des bords du Bosphore. Enfin, comme pour beaucoup d’autres centres religieux, le coup de grâce fut porté par Théodose au IVe s. ap. J.C., qui interdit purement et simplement le culte d’Apollon.

Sans jamais tomber dans l’oubli, visité par Byron ou Flaubert, le site fut vraiment fouillé par l’Ecole française à partir de 1860. On démolit à cet effet le village moderne installé à l’emplacement du sanctuaire à la fin du siècle dernier, pour le reconstruire un peu plus loin (actuelle Delphes moderne). En 1965 enfin, un mouvement international « Sauver Delphes » se créa à l’initiative du Conseil de l’Europe. Il s’attache à préserver le site de toute agression. 

[1] Amphictyonie : association des cités, puis de peuples autour d’un sanctuaire commun.

 

A 154 km au nord-ouest de Patras et à 169 km au nord-est d’Athènes.

Adossée aux pentes du Parnasse, ouvert sur une forêt d’oliviers et l’horizon de la mer, Delphes pourrait n’être qu’un lieu idyllique de plus… Pourtant, ces ingrédients sans cesse ressassés donnent cette fois un cocktail bien différent, un résultat fascinant.

Austère – mot galvaudé, mais qui convient le mieux à un tel site – Delphes l’est assurément, comme toute terre sacrée. Mais comment pourrait-il en être autrement du nombril de la terre où réside le dieu de la Lumière Apollon, d’un sanctuaire vénéré par l’ensemble du monde antique d’une seule voix depuis le temps d’Homère jusqu’au christianisme ?.

Un théâtre naturel, creusé dans le mont Parnasse avec la mer en face : Terre et Eau, le site de Delphes résume le pays entier. Pour couronner le tout, le sanctuaire est consacré au dieu de la Beauté. Delphes est la Grèce idéale.

 

 

Le musée

 

Les collections, d’une incroyable richesse, proviennent exclusivement de Delphes. Elles bénéficient d’une présentation soignée et attrayante.

 

En haut de l’escalier, on entre dans la salle de l’omphalos, grosse pierre sculptée (copie romaine) trouée près du temple d’Apollon qui marquait le centre d’un monde alors en forme de disque. Elle indiquait selon la légende l’emplacement où les aigles envoyés par Zeus des deux extrémités de la terre s’étaient rencontrés.

 

La salle des œuvres romaines où se tient une touchante représentation d’Antinoüs (v. 130 ap. J.C.), le favori de l’empereur Hadrien.

 

Les autres salles du musée (salles des boucliers, du trésor de Siphnos, du trésor des athéniens, les 4 salles consacrées aux sculptures du temple d’Apollon, les statues de Dionysos et de l’athlète Agias).

 

Dans la salle du taureau, l’animal grandeur nature fait de plaques d’argent et de laiton clouées sur bois (VIe s. av. J.C.), se trouvent ici des fragments uniques de statues chryséléphantines avec leurs bijoux, ainsi qu’un élégant brûle-parfum en bronze (v. 450 av. J.C.).

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Le chef-d’œuvre absolu que nous ait laissé la statuaire grecque,  l’aurige de Delphes. Retrouvé presque intact, il faisait partie d’un quadrige en bronze consacré en souvenir de Plyzalos, tyran de Gela en Sicile et vainqueur des jeux Pythiques de 478 ou 474 av. J.C.. L’extraordinaire étirement des membres inférieurs est dû à la disparition du char, dans lequel se tenait à l’origine la statue.

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Le site

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La Pythie, prêtresse d’Apollon, se tenait derrière une crypte de roc, que l’on voit à droite du Trésor des Athéniens – édifié vers 485 av. J.C. avec le butin pris à Marathon. Bâti en marbre de Paros, il était orné de sculptures figurant les exploits d’Héraclès et de Thésée, et d’une Amazonomachie -.

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Assise à côté des boutiques

 

La Pythie, était comme nos voyantes : les hommes politiques lui envoyaient des messagers pour préparer leur campagne électorale, les explorateurs pour trouver un endroit où fonder une colonie.

 

TEMPLE-APOLLON.jpg   Le temple d’Apollon Pythien s’élève sur une terrasse réalisée au VIe s. av. J.C. pour la construction du premier édifice détruit par un tremblement de terre. Les vestiges actuels datent des années 370-330 av. J.C.. L’omphalos ou « centre du monde » se trouvait ici. Au dessus, la Pythie respirait les exhalaisons [2] qui la faisaient entrer en transes. Dans le vestibule de ce temple dorique étaient gravées les devises des Sept Sages de la Grèce, dont le célèbre « Connais-toi toi-même » de Socrate.

 

LE-THEATRE.jpg   Au-dessus se dessine le théâtre, construit au IVe s. av. J.C. et restauré au IIe s. av. J.C. puis à l’époque romaine. Il pouvait contenir 5 000 spectateurs. Malheureusement, son accès est aujourd’hui interdit et il est impossible de jouir du panorama depuis ses gradins.

 

img127.jpg   En continuant le sentier qui serpente dans les oliviers, se trouve le stade du IIIe s. av. J.C., destiné aux jeux qu’on donnait en l’honneur du dieu. Les principaux vestiges datent des temps romains.

 

DELPHES-THOLOS--3-.jpg   Le cercle de colonnes du Tholos est l’un des monuments les plus fameux de l’architecture grecque. Cette rotonde, œuvre attique du IVe s. av. J.C., comprenait à l’origine vingt colonnes doriques dont trois ont pu être relevées. A l’angle ouest, vous voyez aussi les restes du nouveau temple d’Ethéna (370-360 av. J.C.), édifié en calcaire gris du Parnasse.

DELPHES-THOLOS--1-.jpg   DELPHES-THOLOS--2-.jpg



   [1] Amphictyonie : association des cités, puis de peuples autour d’un sanctuaire commun.

 [2]  Exhalaisons : gaz ou odeur qui s’exhale d’un corps.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #delphes, #d’apollon, #d’un, #tempe, #terre

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Publié le 13 Septembre 2012

 

Fille de Cronos et de Rhéa, Déméter est avant tout la déesse du Blé, dont elle facilite la germination, et de la Moisson, dont elle assure la maturité. Aussi, tous les pays grecs de l'Antiquité, dont l'économie reposait pour une part essentielle sur la culture de cette céréale, ont multiplié les légendes sur Déméter.
Outre ses amours avec Iasion, à qui elle donna Ploutos, le dieu de l'Abondance, et avec Poséidon, qui, changé en cheval, alors qu'elle s'était métamorphosée en jument pour lui échapper, engendra le coursier Aréion, on connaît surtout sur Déméter la célèbre légende qui retrace l'enlèvement de sa fille Perséphone Hadès . Celle-ci jouait avec ses compagnes en Attique, dans la plaine d'Éleusis, et cueillait des fleurs. Elle apparut alors un beau narcisse, et, au moment où elle allait casser sa tige, la terre s'entrouvrit, et Hadès apparut : il enleva la jeune fille, qui poussa un cri déchirant. Déméter entendit cet appel d'épouvante et quitta alors l'Olympe. Pendant neuf jours et neuf nuits, elle erra sur la Terre, sans manger, sans se baigner, sans prendre jamais de repos, à la recherche de sa fille et de l'auteur du rapt. Au dixième jour, Hélios, pris de pitié, lui révéla le nom du ravisseur. Alors, dans sa colère, la déesse refusa de regagner le séjour des Dieux tant que sa fille ne lui serait pas rendue. Elle se réfugia à Éleusis chez le roi Céléos, époux de Métanira, qui l'accueillit avec beaucoup d'égards. Pour remercier son hôte, la déesse voulut accorder à Démophon, le fils du roi, l'immortalité. Mais ses pratiques magiques affolèrent Métanira, et Déméter, surprise, lâcha l'enfant dans le feu. Pour consoler les parents, Déméter enseigna à Triptolème, leur autre fils, l'art de labourer les champs, d'ensemencer la terre et de récolter les céréales. Pourtant, depuis le départ de Déméter de l'Olympe, la terre était devenue stérile ; la famine et les épidémies menaçaient les mortels. Zeus, inquiet, intervint auprès d'Hadès pour que Perséphone fût rendue à Déméter. Mais le dieu des Enfers refusa parce que sa jeune femme avait mordu dans une grenade au cours de son séjour chez les morts, ce qui, magiquement, lui interdisait tout retour au séjour des vivants. Finalement, un compromis intervint. Perséphone vivrait avec sa mère six mois de l'année, et les six autres mois elle les passerait en compagnie de son époux Hadès. A la première période de la vie annuelle de Perséphone correspond le printemps, les jeunes pousses qui, comme la déesse, sortent de la terre sous la protection de Déméter ; à la seconde période, l'époque des semailles de l'automne, des grains de blé enfouis dans la terre, comme Perséphone retournant au séjour des morts. Les mystères d'Éleusis qui célébraient le culte de Déméter voyaient également dans cette légende un symbole perpétuel de mort et de résurrection.
Au cours des siècles de l'Antiquité, les attributions de Déméter se multiplièrent. La déesse fut vénérée comme une des divinités principales de l'Abondance et de la Fertilité par les initiés aux mystères et par les agriculteurs qui célébraient, au moment des moissons, des fêtes comme les Thesmophories et les Éleusinia. Assimilée à Cérès par les Romains, Déméter est le symbole de la civilisation antique dont elle assure, par l'abondance des récoltes, le perpétuel épanouissement économique et social.

 

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Rédigé par orange8454

Publié dans #deesse, #demeter, #fille, #persephone, #terre

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Publié le 13 Septembre 2012

Fils de Cronos et de Rhéa, Hadès, après le partage de l'Univers en trois parties, acquit la possession souveraine sur le monde inférieur, tandis que son frère Zeus régnait sur les cieux et Poséidon sur les mers. Époux de Perséphone, qu'il enleva à la Terre et à sa mère Déméter, Hadès est un dieu redouté des Grecs. Justicier impitoyable, il est assis aux fonds des Enfers sur un trône et tient dans sa main un spectre avec lequel il gouverne sans pitié les âmes des morts qui peuplent son sombre et inconnu royaume. Il porte sur la tête un casque qui rend invisible ; les Cyclopes lui en firent don et lui-même il le prête parfois aux héros des légendes auxquels il a décidé d'apporter aide et protection. Entouré des divinités des Enfers, ses servantes, des messagères, il dicte à la Terre la terrible loi de la mort. Pourtant, tout comme son épouse Perséphone, terrible déesse des Enfers, mais douce aux hommes de la Terre, auxquels elle apporte fertilité et abondance des moissons, Hadès est parfois surnommé Pluton ("le Dispensateur de richesses") ; il est invoqué par les agriculteurs, et on le représente sous les traits d'un dieu placide, tenant d'une main la corne d'abondance, et, de l'autre, des instruments aratoires. Au cours de ses séjours sur la Terre, Hadès commet toujours quelques infidélités avec les mortelles ou des nymphes de la végétation et des bois.
La double attribution de la Mort et de la Vie revêtue par Hadès est, dans la mythologie, commune à presque toutes les grandes divinités des Enfers.

 

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Rédigé par orange8454

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