palais

Publié le 13 Septembre 2012

4e jour : Dimanche 15 mai 2005

 

09 h 00 départ. Promenade en bateau sur le Bosphore pour contempler la silhouette d'Istanbul avec ses palais, ses mosquées et ses maisons en bois typiques, les fameux "yalis" qui bordent ses rives. Visite d’une boutique de bijoux. Déjeuner juste à côté, salades variées, viande avec purée, fruit. Traversée du Bosphore par le pont Intercontinental, reliant l'Europe à l'Asie. Visite du Palais de Beylerbeyi, résidence d'été des derniers sultans. Montée de la colline de Camlica pour savourer la vue panoramique sur Istanbul. Tour panoramique dans les quartiers modernes de la rive asiatique : l'élégant boulevard de Bagdad (Champs elysées turcs) et la place animée d'Üsküdar. Retour à l'hôtel. Dîner libre et nuit.

 

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Istanbul est la seule ville au monde à être traversée par une voie d'eau internationale, le Bosphore. La largeur du Bosphore varie de 500 à 3000 mètres et sa profondeur de 50 à 120 mètres. Chaque année, environ 45.000 navires le franchissent. C'est grâce à ce bras de mer  qui la sépare de l'Europe de l'Asie, qu'Istanbul acquit son statut de métropole.

Selon la mythologie grecque, c'est à cet endroit que Lo, maîtresse de Zeus, se précipita dans les flots pour se débarrasser d'un taon lancé sur elle par Héra. Le lieu tient son nom de cette légende car en grec Bosphore signifie "Gué des Vaches". (Bosphore se compose des mots grecs: boús («bœuf») et póros («passage»)).

Sur les rives du Bosphore s'élèvent les palais érigés par les derniers sultans Image082.jpg  

 

Des mosquées... Image083.jpg   Image084.jpg

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La forteresse de Rumeli Hisari : À l'endroit le plus étroit du Bosphore, Mehmet le Conquérant fit ériger une forteresse qui leur permettait de contrôler le passage sur le détroit. La construction des trois grosses tours et des murailles ne dura que quatre mois. Après la prise de Constantinople, elle perdit de son importance et servit de prison un temps. Elle accueille aujourd'hui des activités culturelles.

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Etroit goulet entre deux mers et deux continents, le Bosphore est un lieu incontournable d'Istanbul. Long de 32 kilomètres, sa largeur varie de 500 mètres à 3 kilomètres, et 80 mètres de profondeur. En dépit d'une urbanisation intensive entre les deux rives, le Bosphore conserve beaucoup de charme avec ses villages de pêcheurs, ses palais et ses élégants Yali, luxueuses résidences en bois du 18 ou 19ème siècle.

Les ferries partent du port de Eminonu au pied du pont de Galata. On laisse derrière nous la colline de Sultanahmet, avec le palais de Topkapi et les minarets de Aya Sophia et de la mosquée bleue. Face à nous la colline de Beyoglu, dominée par la tour de Galata, et sur la droite la rive asiatique de la ville avec le quartier d'Uskudar. Puis on longe le palais de Dolmabahce, et le quartier de Besiktas. Ensuite c'est le palais de Ciragan et le parc de Yildiz, avant d'arriver au niveau du quartier d'Ortaköy. Face à nous le premier pont qui enjambe le Bosphore, le Bogazici Koprusu. Inauguré en 1973, l'ouvrage fut le premier à relier les deux continents. Haut de 64 mètres, sa portée est de 1074 mètres entre seulement deux piliers.

Sous le pont, côté européen se trouve la petite mosquée d'Ortaköy, avec ses deux petits minarets, reconstruite au 19ème siècle par l'architecte du palais de Dolmabahce. Côté asiatique se trouve le petit palais de Beylerbey. Construit en 1865, c'était le palais d'été de Abdulaziz pour accueillir de nombreux hôtes de marque étrangers, comme l'impératrice Eugénie. Son style est un mélange d'influences occidentales et de traditions ottomanes. Il possède un Haremlik, réservé aux femmes de plus de 100 pièces. Plus loin on aperçoit les quatre tours du fortin de l'Anadolu Hisari. Edifié à la fin du 14ème siècle, il devait servir de base pour attaquer Constantinople. Image089.jpg

Ensuite les regards se portent sur l'imposante enceinte du Rumeli Hisari, construite à partir de 1452, et pendant du fort d'Anadolu Hisari. Ce long serpent de pierre courant sur les flancs de la colline, a été construit en à peine trois mois par les hommes de Mehmet II, en violation des accords passés avec les Byzantins. Ses puissants canons permettaient le contrôle du bosphore. Après la prise de Constantinople, ce château servit de prison. Ensuite se succèdent de nombreux petits villages de pêcheurs, comme Kanlica ou Yeniköy, possédant de très beaux Yali et petites demeures en bois. Enfin le dernier arrêt se fait au niveau du village de Anadolu Kavagi et sa forteresse génoise, de laquelle on a une vue sur l'embouchure de la mer noire et l'ancienne Colchide, site des exploits de Jason et ses Argonautes.
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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

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Palais de Beylerbeyi

En passant le pont du Bosphore, vous avez sûrement eu le regard attiré par un élégant bâtiment de marbre rococo au milieu d’un jardin entouré de bassins. C’est le Palais de Beylerbeyi, palais d’été des sultans ottomans. Les visites sont uniquement accompagnées. Après la visite, nous vous recommandons de vous promener le long des quais dans le quartier de Beylerbeyi, de déguster un verre de thé face au Bosphore, et si vous en avez encore le temps, visitez la mosquée.

Situé sur la rive asiatique, Beylerbeyi existe depuis l’époque byzantine. D’après le célèbre voyageur du 18ème siècle İnciciyan, Constantin le Grand y fit ériger une croix. Ce lieu fut connu alors sous le nom de “Istavroz Bahçesi“ (jardin de la croix). Sous le règne ottoman, cette place devint un parc impérial. İnciciyan rapporte qu’au 16ème siècle, le nom de Beylerbeyi a été donné à cet endroit, parce que Mehmet Pacha qui détenait le titre de Beylerbeyi (Gouverneur Général) y fit construire une maison de campagne. Les sultans y firent bâtir eux aussi plusieurs maisons, pavillons d’été et en 1829 le sultan Mahmut II, fit édifier un palais en bois au bord de l’eau. Un incendie l’ayant ravagé, le sultan Abdülaziz en 1865, fit démolir le bâtiment et construire à son emplacement le palais actuel que l’on connaît, fantaisie en marbre blanc au milieu d’un jardin de magnolia. La raison de l’existence du grand bassin derrière le palais n’est pas pour les plaisirs nautiques du sultan, mais tous simplement un réservoir d’eau en prévision des incendies.

Petits renseignements sur le Palais de Beylerbeyi:

Conçu par le célèbre architecte ottoman Sarkis Balyan, le palais servit de résidence d’été aux sultans, et par la suite de demeure aux personnalités étrangères en visite dans la capitale ottomane. Le Prince de Serbie, le Roi du Monténégro, l’Empereur d’Iran, l’Impératrice Eugénie de France sont parmi les hôtes royaux qui y séjournèrent. Le sultan destitué, Abdülhamid II, passa les six derniers mois de sa vie à Beylerbeyi et y mourut en 1918.

Les intérieurs du palais sont une synthèse des différents styles orientaux et occidentaux, mais l’agencement des pièces correspond à celui des maisons traditionnelles turques ; aux quatre coins, des pièces fermées donnant sur un sofa central. La décoration et l’ameublement du Selamlık (appartement des hommes) ou appartement commun, sont plus sophistiqués que ceux du Harem (appartement des femmes). Le concept de la salle à manger qui n’existait pas dans le Palais de Topkapı, entre en usage dans la vie ottomane par le Palais de Beylerbeyi.

Le palais est constitué de deux étages et d’un rez-de-chaussée comprenant les cuisines et offices. Le palais à trois entrées, six salons officiels, et 26 plus petites pièces. Les sols sont recouverts de nattes de paille provenant d’Egypte, protégeant ainsi les occupants de l’humidité en hiver et de la chaleur en été. Sur ces nattes sont disposés de grands tapis et kilims pour la plupart fait à Hereke. De superbes candélabres en cristal de Bohème, des pendules françaises, des vases en porcelaine chinoise, japonaise, française et turque (Yıldız) forment l’ensemble des accessoires.

Une autre caractéristique qui différencie le Palais de Beylerbeyi des autres palais ottomans de même période, est le jardin en terrasses sur la colline derrière le bâtiment. Il y a deux pavillons sur ces terrasses: Sarı Köşk (Kiosque Jaune) au bord d’un bassin sur la terrasse supérieure et Mermer Köşk (Kiosque de Marbre) avec sa fontaine intérieure et ses murs en marbre, qui donnent une sensation de fraîcheur pendant les étés torrides. Le Kiosque de marbre, le grand bassin de la terrasse supérieure, et le tunnel sont les seuls vestiges de l’ancien palais de bois.

L’attrayant Ahır Köşk (Ecuries) est un exemple fascinant des écuries de palais ottoman et d’un intérêt particulier, étant le seul bâtiment de la sorte qui soit conservé dans son état d’origine.

L’ancienne route côtière passait sous un long tunnel, construit au temps de Mahmut II (1808-1839), de façon à ce que le palais ne soit pas séparé du jardin en terrasse. Ceci est un exemple unique, les autres palais et résidences étant reliés à leurs jardins ou parcs par des ponts. Ce tunnel est aujourd’hui une cafétéria et un point de vente de livres, cartes postales, souvenirs pour touristes. Les jardins sont ouverts pour des réceptions privées.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

6e jour : mardi 17 mai 2005


Départ à 09 h 00. Découverte du Palais de Dolmabahçe, véritable folie baroque s'étirant sur les bords du Bosphore. Promenade dans le jardin du palais de Yildiz. Visite du quartier d'Ortaköy et de la forteresse de Rumeli Hisar. Déjeuner dans un restaurant de poisson. Retour à l'hôtel en bus et en tramway. Dîner libre et nuit.

Palais de Dolmabahçe
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La légende veut que cet endroit, qui était jusqu’au 17ème siècle une des anses du Bosphore, soit le mouillage d’Argos, le navire légendaire des Argonautes qui s’étaient mis à la recherche de la Toison d’Or et le lieu où, lors du siège d’Istanbul, le Sultan Mehmet le Conquérant avait porté ses vaisseaux à terre ferme pour les descendre ensuite dans la Corne d’Or.

Cette baie, qui présentait l’aspect d’un port naturel, où la flotte ottomane jetait l’ancre et où se déroulaient les cérémonies navales rituelles, fut remblayée à partir du 17ème siècle et devint un jardin impérial sous le nom de Dolmabahçe (Jardin en remblai).

Cet emplacement, où furent construits des pavillons et châteaux pour les sultans au cours de l’histoire, prit avec le temps l’aspect d’un ensemble de palais baptisé « Sérails côtiers de Beşiktaş »

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Sous le règne du Sultan Abdülmecid (1839-1861), ce palais fut démoli en 1843 parce qu’en bois et incommode et les fondations du sérail actuel furent jetées sur le même terrain.

Les deux portes monumentales sont une des particularités du palais, elles symbolisent la magnificence de l'Empire. La Porte du Trésor face à la Tour de l'Horloge et la Porte Royale sont les entrées principales. Chaque porte à colonnes rejoint un arc central entouré d'arcs plus petits dans un gracieux ovale. Les tours de chaque côté accentuent cet ovale. Une lourde ornementation domine, avec colonnades, rosasses, coquillages, feuilles, branches et colliers de perles.

Le palais de Dolmabahçe, dont la construction fut achevée en 1956, avec sa clôture, couvre une superficie de plus de 110.000 m² et se compose, en dehors du bâtiment principal, de seize sections dont les écuries, les moulins, les pharmacies, les cuisines, les verreries, les fonderies et les pâtisseries. Y furent ajoutés ensuite la Tour de l’Horloge et le pavillon des princes héritiers sous le règne du Sultan Abdülhamid II (1876-1909).

Le bâtiment principal du palais, construit par les architectes ottomans Karabet et Nikogos Balyan, se compose de trois sections : la salle d’audience, la salle des cérémonies pour les solennités et les réceptions et le harem destiné à l’intimité du sultan et de sa famille.

Toute la construction comprend trois étages y compris le sous-sol. En dépit des influences apparentes, observées dans les détails et les décorations, ce palais est une application de ces effets interprétés par des maîtres ottomans. Les murs extérieurs sont en pierre taillée, les murs intérieurs en brique et les planchers en bois. De 1910 à 1912, les systèmes électriques et de chauffage central ont été installés dans cet édifice, ouvert à la technologie du temps. Le palais a une surface utilisable de 45.000 m², 285 chambres, 46 dalles, 6 hammams et 68 cabinets d’aisance. Les parquets sont revêtus de 445 m² de tapis tissés d’abord dans les ateliers du palais et ensuite à Hereke.

La salle d’audience, où le sultan dirigeait les affaires de l’état, est la section la plus importante du sérail, tant par ses fonctions que par son faste. L’antichambre, l’escalier de cristal, la salle d’attente des ambassadeurs et la chambre rouge, où ils étaient reçus en audience, sont décorés et meublés de façon digne de la splendeur de l’empire. Le département privé du sultan renferme un superbe hammam dont les marbres ont été importés d’Egypte, un cabinet de travail et des salons.

La salle de cérémonies, située entre le harem et la salle d’audience, est la partie la plus haute et la plus majestueuse du palais. Avec sa superficie de plus de 2000 m², ses 56 colonnes, sa coupole haute de 36 m et son lustre de 4,5 tonnes suspendu au dôme, cette salle se distingue nettement des autres parties du palais. Elle était chauffée par le soufflement, des socles des colonnes, d’air chaud fourni par les appareils installés dans le sous-sol. Les jours de fêtes spéciaux, le trône en or du Palais de Topkapı était posé dans cette salle, et le sultan y recevait les vœux des dignitaires de l’état. Les galeries étaient réservées au corps diplomatique, à l’orchestre impérial et aux convives.

Certes, le palais de Dolmabahçe a été calqué sur le modèle d’édifices européens semblables, mais on a eu soin de concevoir le harem comme une partie à part, ne fût ce qu’avec une certaine différence des « gynécées » traditionnels. Contrairement à celui du Palais de Topkapı, le harem n’est plus une construction ou un ensemble de bâtisses séparées du sérail, mais une unité incorporée dans le même bâtiment.

On accède des salles d’audience et de cérémonies au harem, occupant près des deux tiers du sérail, par des corridors à portes en fer et en bois marquant la séparation traditionnelle. Dans cette partie, se trouvent, le long des salons et des sofas éclairés par les réverbérations du Bosphore, les chambres à coucher, les cabinets de travail et les salles de repos des sultans, de leurs épouses, des princes et des servantes. L’appartement de la Sultane Mère, les salons bleus et roses, les pièces utilisées par Abdümecid, Abdülaziz et Reşad, la section des esclaves, la chambre à coucher d’Atatürk et des œuvres d’art comme des tapis, des tableaux, des vases et des lustres constituent les pièces intéressantes et impressionnantes du harem. 
De nos jours, toutes les unités du Palais Dolmabahçe ont été restaurées et ouvertes au public.
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Le centre de la culture et de la promotion, établi juste à l’entrée du palais, fournit des informations sur les activités scientifiques exercées dans divers endroits des palais nationaux. De même, une bibliothèque, installée dans ce centre et contenant principalement des ouvrages relevant du 19ème siècle, est mise à la disposition des chercheurs.

Dans les jardins de la Tour de l’Horloge, de la section d’ameublement, du harem et de l’appartement des princes héritiers, on a installé, à l’intention des visiteurs, des cafétérias et des emplacements de vente de souvenirs, dont des livres sur les palais nationaux, des cartes postales et des reproductions de tableaux des palais nationaux.

Par ailleurs, la salle de cérémonies et les jardins sont utilisés lors de réceptions nationales et internationales. Image112.jpg

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

TOPKAPI

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Le Palais de Topkapi

 

 

            Le domaine du palais de Topkapi s’étend sur la pointe du Sérail, à l’extrémité orientale du promontoire occupé par la vieille ville. Ce site magnifique, qui domine l’embouchure de la Corne d’Or, offre de superbes panoramas sur la rive asiatique, au-delà du Bosphore.

 

            De ce palais, habité par les eunuques, les femmes du harem et les farouches janissaires, les sultans régirent l’Empire ottoman pendant plus de 400 ans. Contre toute attente, il n’exhibe aucune splendeur ostentatoire, comme le palais de Versailles ou celui de Buckingham. D’une étonnante sobriété, il se compose d’une enfilade de cours ombragées, bordées de bâtiments aux dimensions modestes. On image aisément combien la vie devait y être douce.

 

            L’édification du palais commença au milieu du XVème siècle, quelques années après la conquête de la ville et sa promotion au rang de capitale de l’Empire ottoman. Au fil des siècles, les souverains firent ajouter divers ailes et pavillons, qui parachevèrent le sublime ensemble asymétrique de cours et d’édifices qu’ils nous ont légués.

 

            L’entrée au palais proprement dit s’effectue par Ortakapi (la porte du Milieu), qui s’ouvre sur les vastes espaces de la deuxième cour. A l’angle gauche, au fond, se dresse le célèbre harem, que l’on ne découvre qu’en groupe accompagné d’un guide. Contrairement aux idées reçues, le harem n’abritait pas seulement les appartements des femmes et des concubines du sultan, mais aussi les quartiers d’où ce dernier dirigeait son Empire. Aussi cette section du palais renfermait-elle les salles de réception destinées à recevoir ministres , conseillers et autres généraux en visite officielle. Bien évidemment, le quartier des femmes était strictement isolé, et quiconque s’égarait dans ce dédale risquait non seulement de tomber face à un eunuque menaçant, mais aussi d’en devenir le compagnon d’infortune.

 

            Topkapi recèle bien d’autres trésors, comme la fabuleuse salle du trône, dans la troisième cour. Cette dernière renferme également la superbe bibliothèque d’Ahmed III, ainsi que le Trésor impérial, plus loin à droite, où sont exposées d’inestimables reliques, comme l’énorme diamant baptisé Kasikçi, ou Pigot.

 

            Le trésor est abrité dans le ravissant pavillon de Mehmet II, dont la terrasse à colonnade, véritable havre de fraîcheur, offre l’un des plus beaux panoramas sur le Bosphore. Puis le visiteur entre dans la quatrième et dernière cour, qui surplombe la Corne d’Or. Elle renferme le bassin où Ibrahim le Fou folâtrait avec son harem, ainsi qu’un charmant pavillon baptisé Baghdad Köskü (c’est du turc Kösk que dérive le mot français « Kiosque »).



LE GRAND BAZAR

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Rédigé par orange8454

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