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Publié le 13 Septembre 2012

       Plus de 95 % des 68 millions d’habitants sont concentrés dans la vallée du Nil et le delta, de 18 à 20 millions de personnes vivant dans la chaotique zone urbaine du Caire. L’exode vers la capitale s’est accéléré dans les années 1980 et 1990, lorsque les jeunes ont décidé d’abandonner les conditions de vie rudes et le rythme indolent de l’existence villageoise pour les lumières du Caire et des autres métropoles. Mais comme celle du pays tout entier, la population du Caire s’accroît considérablement, conséquence d’un taux de natalité élevé et d’une espérance de vie plus longue, en raison d’une meilleure qualité de vie – eau, alimentation, santé. La population augmente actuellement de 1,25 millions par an, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.

 

         La population des grandes villes – notamment Alexandrie et Le Caire – était auparavant cosmopolite. La ferveur nationaliste de la république de Nasser, associée à la naissance d’Israël, a conduit à la confiscation de la propriété privée aux mains des étrangers et au départ des minorités grecque et juive, relativement importantes. Actuellement, l’Egypte est sans doute moins cosmopolite qu’à toutes les périodes de sa longue histoire.

 

         [1]Il existe d’énormes différences entre la vie des citadins et celles des villageois du delta et du Nil, ces disparités tendant néanmoins à s’estomper avec l’arrivée de la télévision et de la vidéo, qui apportent une vision (bien que déformée) du monde extérieur jusque dans les villages les plus retirés. Les Egyptiens des villes partagent les mêmes préoccupations que les citadins du monde entier. Métropoles résolument modernes, Le Caire et Alexandrie abritent des vestiges de l’Egypte ancienne et médiévale, qui semblent parfois sur le point d’être engloutis sous les voitures et les constructions nouvelles. A la campagne, en revanche, les villages ont conservé un rythme de vie beaucoup plus traditionnel. La plupart des villageois se lèvent avec le soleil, et l’âne, la charrette à bœufs et les felouques l’emportent encore comme moyens de transport sur le camion de ramassage. Tout village digne de ce nom possède une mosquée, l’appel à la prière ponctuant la journée. Mais pour les jeunes villageois, les routes modernes, le chemin de fer et les transports aériens impliquent que les tentations de la ville ne sont jamais bien loin.

 

         Si la population se répartit entre les grandes métropoles, les petites villes et les villages agricoles, quelques milliers de nomades pasteurs sillonnent toujours les déserts à l’est et l’ouest du Nil et les terres désolées du Sinaï. Ces bergers bédouins résistent à la volonté du gouvernement de les regrouper dans des villages, s’accrochant à un mode de vie hors du temps qui a peu évolué au fil des siècles. Presque aussi intemporels, les villages éparpillés autour des oasis fertiles du désert occidental ne sont reliés que récemment aux rives du Nil par des routes modernes. Dans l’extrême sud, à la frontière de l’Egypte et du Soudan, vivent des villageois nubiens à la peau noire, qui sont adeptes de l’islam et de langue arabe, mais qui sont ethniquement plus proches des peuples d’Afrique centrale.

 

         Le peuple occupant l’oasis de Siwa constitue une petite minorité ethnique descendant des Berbères venus du nord pour se fixer là il y a plusieurs siècles. Ils ont conservé la plupart de leurs coutumes et même leur propre langue[2].



[1] LES HOMMES

La plupart des Egyptiens sont de races mixtes, descendants d’Arabes, Egyptiens anciens, Berbères, Grecs et Turcs, parmi d’autres origines. Les Nubiens, à l’extrême sud, forment une peuplade distincte, parlant sa propre langue. Quant aux Bédouins, qui vivent dans les déserts du Sinaï et de l’ouest, ils descendent des Arabes de la péninsule arabique.

 

[2] LE SPORT

Le football est le sport favori des Egyptiens, les deux principales équipes, Ahly et Zamalek (otiginaires du Caire) étant soutenues par de fervents supporters. Toutefois, l’Egypte s’est fait peu remarquer sur la scène internationale. La plupart des grandes villes possèdent des piscines et les Egyptiens avisés pratiquent le tennis et l’avion. Des courses de chevaux et de chameaux ont lieu dans le désert, notamment dans les régions bédouines La plongée est de plus en plus prisée des Egyptiens et des touristes, tandis que la population locale apprécie la planche à voile sur les côtes de la Méditerranée et de la mer Rouge.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

L’avifaune est abondante dans le delta. Les marais salants et lacs saumâtres qui longent la côte attirent d’immenses colonies d’oiseaux migrateurs. Les hérons, les aigrettes, les martins-pêcheurs, les marabouts, les vautours, les passereaux, les loriots, les flamants, les pélicans, les oies. Les mammifères : chauve-souris, chacals, gazelles du désert, ânes sauvages, chameaux, mulets. Les récifs de la mer Rouge sont réputés auprès des plongeurs du monde entier pour la diversité de leur étonnante vie sous-marine, invertébrés, coraux, requins, raies, mérous, murènes.

Le dattier, l’un des emblèmes de l’Egypte, pousse dans tout le pays, notamment dans les jardins et les cours. Dans les oasis du désert occidental, des milliers de dattiers fournissent à la population l’alimentation de base.


OUM KALSOUM

La voix féminine que vous entendrez chanter des complaintes égyptiennes dans votre hôtel, à la radio, dans le bus ou le taxi est vraisemblablement celle d’Oum Kalsoum (l’astre de l’Orient). La chanteuse égyptienne, disparue en 1975, a profondément influencé la musique égyptienne moderne, mais aussi celle de tout le monde arabe. Devenue célèbre à un tournant de l’histoire de l’Egypte, elle est toujours perçue comme l’une des voix du peuple égyptien.

Plantes de l’ancien Monde 

Utilisé par les anciens Egyptiens pour fabriquer le premier papier du monde, le papyrus ne pousse plus en abondance au bord du Nil, mais on peut le découvrir dans les jardins botaniques, comme celui de l’île Kitchener – ou île des Fleurs – à Assouan. Sacrée pour les pharaons, la fleur de lotus figure couramment sur les peintures et dans la statuaire, notamment sur les chapiteaux de colonnes. On peut admirer des fleurs de lotus dans la région marécageuse du delta du Nil.

 

Pur-sang arabes

On considère que les chevaux représentés sur des inscriptions égyptiennes remontant à 1400 av. JC. Seraient les ancêtres de l’espèce dénommée aujourd’hui arabe. Dans le haras d’Al-Zahraa, à 20 km du centre du Caire, rassemble plus de 250 juments et 130 étalons. Le haras est le premier d’Egypte, employant 2 000 personnes.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

         L’arabe est la langue qui prévaut en Egypte, de même que dans l’ensemble de l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient. Si la version égyptienne diffère considérablement de l’arabe du Maroc, par exemple, la forme écrite est identique à travers les pays du monde arabe. L’écriture arabe se lit de droite à gauche et l’alphabet compte 28 lettres. Celles-ci ne peuvent pas toujours être transcrites dans les autres langues : ainsi, les sons gutturaux, représentés sous la forme Q, Kh ou G, posent des problèmes spécifiques, de même que les voyelles Soulignons à ce propos que, sur les cartes et dans les guides locaux, les noms de lieux apparaissent souvent sous diverses variantes (Qéna / Kena, Edku / Idfu, Saqqara / Sakkara).

 

         Si les Egyptiens ne se sentent pas supérieurs aux autres Arabes, ils sont conscients de leur identité et fiers de leur cosmopolitisme, façonné par l’influence du nationalisme sous Nasser, le français était la seconde langue des classes instruites ; le grec représente la première langue de la communauté marchande d’Alexandrie, tandis que, sous le protectorat anglais, l’anglais est venu s’ajouter au patrimoine linguistique local. Ainsi, de nombreux Egyptiens – et presque tous les acteurs de l’industrie du tourisme, des chameliers et capitaines de felouques au personnel des hôtels de luxe – parlent et comprennent l’anglais, mais aussi, dans une certaine mesure, le français, l’allemand et l’italien.

 

         Comme partout dans le monde, les Egyptiens apprécient les touristes qui connaissent au moins les rudiments de leur langue.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

         Parmi les en-cas vendus dans la rue figurent les tamaiyah (ou falafel, répandus dans tout le Moyen-Orient), savoureux beignets de pois chiches ou haricots blancs écrasés, parfumés aux herbes et aux épices Autre spécialité de la rue, le kushari réunit nouilles, riz et lentilles, rehaussés d’une sauce épicée à la tomate. Le plat national, le foul, est un mélange riche et parfumé de fèves macérées avec de l’huile de sésame, du citron, du sel et du poivre, et servi avec de la salade et du pain. Parmi les sauces relevant certains légumes et salades, citons la tahina, à base de graines de sésame, et le baba ghanoug, à base d’aubergine et de tahina.

 

         Pour les Egyptiens moyens, la viande est un plat de choix, réservé à certaines occasions. Agneau, mouton, poulet et pigeon sont le plus couramment consommés. Servis dans la plupart des restaurants, les kofta, kebab et shawarma sont généralement à base d’agneau. A Alexandrie ainsi que sur la côte de la mer Rouge, le poisson, abondant et varié, se sert souvent grillé, mais la tilapia (perche du Nil) figure également au menu des restaurants du Caire et des villes de la vallée du Nil. Les desserts, souvent collants et sucrés, se composent de plusieurs couches de pâte et de miel.

 

         Les hôtels accueillant surtout une clientèle étrangère, offrent une cuisine internationale généralement sous forme de buffets. Bien que les Egyptiens ne consomment pas de produits à base de porc, les principaux hôtels proposent saucisses, bacon et salami au buffet du petit déjeuner.

 

         L’interprétation souple de l’islam en Egypte explique que l’on y trouve davantage d’alcools que dans la plupart des autres pays islamiques. D’ailleurs, le pays produit du vin, de la bière et des spiritueux. Une des bières égyptiennes est la Stella Pilsener. Si une Stella est certainement appréciée au terme d’une journée de voyage, elle ne figure cependant pas parmi les meilleures bières du monde. Plus chère, la Stella Export est plus brune, plus forte et un peu meilleure, la qualité variant cependant d’une bouteille à l’autre.

 

         Malgré leur taux d’alcool élevé, les vins égyptiens ne sont guère recommandables. Très résiné, le blanc rappelle l’influence grecque sur la culture égyptienne ; le rouge est sec et acide. En revanche, comme la Grèce, l’Egypte produit un ouzo parfumé à l’anis, alcool blanc et fort qui devient laiteux lorsqu’on l’allonge avec de l’eau, ainsi qu’une variante égyptienne de l’ouzo, le zebib. Ces deux alcools sont particulièrement agréables à boire. Proposés dans tous les grands hôtels et restaurants très ouverts aux touristes étrangers, bières, vins et alcools d’importation sont beaucoup plus onéreux que les versions locales, moins séduisantes.

 

         Le café égyptien ressemble à celui que l’on boit en Grèce et en Turquie ; fort et sucré, il est servi dans de minuscules tasses, parfois relevé de graines de cardamome. Le thé se boit noir et dans de petits verres ; les Egyptiens l’aiment très sucré, y ajoutant jusqu’à cinq ou six cuillerées de sucre [1] [2]


[1] BOISSONS NON ALCOOLISEES

La plupart des habitants ne boivent pas d’alcool, interdit par la religion musulmane, et beaucoup ne peuvent pas s’offrir de boissons non alcoolisées en cannettes. C’est pourquoi on rencontre tant de vendeurs de jus de fruits dans les rues. Les boissons proposées sont en fonction de la saison. En dehors des plus courantes – orange, goyave, banane ou citron vert -, vous pourrez goûter le jus de canne à sucre ou de tamarin, ainsi que des boissons plus exotiques à base de réglisse, hibiscus, caroube, fenugrec ou anis.

 

[2] LE TABAC « A BOIRE »

La plupart des hommes égyptiens, ainsi que certaines femmes, sont des fumeurs invétérés. Les Egyptiens sont fervents de tabac « à boire » et dans de nombreux cafés, les clients peuvent s’essayer au tabac nature ou parfumé dans une chicha, grande pipe à eau en verre et en laiton, prisée des traditionalistes. Bien que refroidi par l’eau dans laquelle il bouillonne, le tabac produit des sensations fortes.

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Rédigé par orange8454

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