deux

Publié le 13 Septembre 2012

C'est sous ce nom que, dans la mythologie, l'on désigne Castor et Pollux, fils de Léda ; mais Castor avait pour père Tyndare, tandis que Pollux était l'enfant de Zeus ; ils étaient les frères de Clytemnestre et d'Hélène. Leurs existences inséparables, leur affection fraternelle sont attestées non seulement par les récits de leurs aventures, mais aussi les oeuvres d'art qui les représentent la main dans la main et souvent leur deux profils superposés dans une médaille. Ils ne se quittèrent en effet jamais, et participèrent à toutes les grandes actions légendaires. Natifs de Sparte, ils symbolisèrent la rivalité séculaire entre la Laconie et l'Attique, en prenant la tête d'une expédition victorieuse contre Athènes, afin de délivrer leur sœur Hélène, enlevée par Thésée et cachée dans la citadelle d'Aphidna ; ils prirent part à la chasse au sanglier de Calydon ; ils accompagnèrent les Argonautes dans leur périple, chacun mettant ses talents particuliers au service de Jason : Pollux par une lutte victorieuse au ceste contre Amycos, roi des Bébryces, Castor par son art de monter les chevaux. Les Dioscures furent cependant moins heureux dans leurs entreprises amoureuses. Ils enlevèrent, en effet, Phoibê et Hilaera, les deux filles du roi Leucippos, qui étaient fiancées à Idas et Lyncée, leurs cousins. Les fiancés, irrités, poursuivirent les deux ravisseurs. Castor fut tué au cours du combat qui s'ensuivit. Mais Pollux, immortel, fut seulement blessé et enlevé par son père, Zeus, dans les cieux. Pollux, toutefois, ne put se consoler de la mort de frère. Zeus lui accorda alors la faveur de partager son immortalité avec son Castor un jour sur deux. Ainsi, la mort même, ne put séparer les deux frères, si unis dans la vie.

Le culte des Dioscures divinisés s'étendit de la Sparte à l'ensemble de la Grèce, à la Sicile et à l'Italie. Dans ce dernier pays, ils furent placés au rang des deux marins. Mais à cette attribution s'en ajoutent beaucoup d'autres. Protecteur des jeux gymniques, ils étaient également censés inspirer les chantres qui se faisaient entendre au cours des festivités. Leurs bienfaits changèrent parfois le cours des événements historiques. Au cours de la guerre du Péloponnèse, les Dioscures voltigèrent sous la forme de deux feux autour du gouvernail du stratège Lysandre, lui confirmant ainsi leur protection. Ces feux qui, parfois, brillent par temps d'orage autour des navires sont bien connus des marins, qui les nomment "Feux Saint-Elme", ce mot Elme étant sans doute une contraction de "Hélène", sœur des Dioscures. On dit aussi que, montés sur des coursiers, ils aidèrent les Romains à remporter la victoire du lac Régille sur les Italiens et que le dictateur Albinus leur voua un temple sur le forum, à Rome, en face de celui de Vesta. Enfin, deux exemples apportent encore le témoignage de l'importance du culte des Dioscures à Rome : la classe équestre considérait les Dioscures comme leur patron et les fêtait le 15 Juillet de chaque année. Quant au petit peuple de Rome, il éternisa le nom des Dioscures en employant souvent les jurons d’Edepol ("par Pollux") et d'Ecastor ("par Castor").

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #castor, #cours, #deux, #dioscures, #pollux

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Expressions des forces de la nature, les dieux personnifient aussi les qualités et les défauts des hommes dont ils prennent l'apparence tout en conservant l'immortalité. Les dieux sont, pour la plupart, nés, sous le nom général de "Titans", de l'union cosmique des deux entités du Monde, la voûte céleste et la croûte terrestre. Puis Cronos, Coeos et Océan ont engendré la génération des dieux, qui, après des luttes gigantesques avec les divinités primordiales et anarchiques, se sont installés sur l'Olympe.

Toutefois, certains dieux ont été créés de manière étrange. Héphaïsto est né de la seule Héra, sans le concours de Zeus, l'époux de la déesse, tandis qu'Athéna sortait tout armée du crâne de Zeus sans qu'aucune femme ne l'ait portée en son sein. En outre, Aphrodite, selon une des légendes, jaillit elle-même de la mer, et Dionysos fut le fruit des amours de la mortelle Sémélé et de Zeus. D'une manière générale, les dieux nés de la nature même pouvaient prétendre à la régenter et à la diriger selon leur volonté.

 

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #deux, #general, #maniere, #nes, #zeus

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

F--s1-copie-1.jpg   Depuis la nécropole des Mérinides, Fès est un calme océan de toits plats hérissés de minarets, une douce cascade de terrasses qui glisse sur les deux versants de l'oued Fès. Mais dès qu'on y entre, quelle activité ! 

Une multitude de passages, d'escaliers, de courettes débouchent dans un enchevêtrement de ruelles percées d'échoppes où s'achètent continuellement bijoux en argent, plateaux en cuivre, poteries peintes au bleu de Fès, djellabas multicolores, gâteaux de miel, brochettes d'agneau, amandes grillées, thé à la menthe... Car ici tout est profusion. Jusqu'à Fès qui est multiple. Outre la ville européenne aux larges avenues construite après la première guerre mondiale, Fès se dédouble en Fès el Jédid et Fès el Bali. 

Fès el Bali elle-même se compose de deux quartiers. Au VIIIème siècle, 8000 familles arabes, chassées d'Andalousie par les armées chrétiennes, s'installèrent sur la rive droite de l'oued Fès. Cent ans plus tard, 2000 familles kérouanaises s'établirent sur l'autre rive. 

Les Arabes d'Andalousie apportèrent dans leurs bagages l'art et le savoir d'une civilisation à l'apogée de sa gloire comme en témoignent les superbes zelliges, stucs et mosaïques de la mosquée des Andalous et de la médersa Es-Sahrij. 

Aux Kérouanais, on doit l'imposante et splendide mosquée al Qaraouiyyîn, la première université du monde occidental avant Oxford et la Sorbonne. Aujourd'hui encore, elle reste l'un des principaux centres intellectuels du Maghreb. 

Quand les Mérinides prirent le pouvoir au XIIIème siècle, ils trouvèrent Fès el Bali trop petite pour contenir les palais que méritait leur magnificence. Ils les construisirent hors des murs et ajoutèrent jardins, mosquées, écoles coraniques, souks... C'est ainsi que naquit Fès la nouvelle ou Fès El Jédid. 


Première capitale du royaume en 809 avec Idriss II, puis deux fois encore, au XIIIème siècle sous le règne de Moulay Abdallah, centre spirituel et culturel du Maroc traditionnel : Fès est la plus impériale des villes impériales.

Visite d'un potier

potier1.jpg  













potier2.jpg





 

 

 

 

 

 

 


m--dersa.jpg   M--dersa2.jpg

 







La Médersa Bou Attarine




espace-soleil-00020.gif

Magasin de tapis

IMAG0173.JPG















 

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #bali, #deux, #fes, #mosquee, #premiere

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Les gorges s’étendent depuis Tinerhir jusqu’au village de Tamtatouchk, mais la partie la plus spectaculaire se trouve à 15 kms de Tinerhir.

gorde-de-todra.JPG  

Deux gigantesques murailles de granit rose, Hautes de 300 m mais larges seulement de 10 m à l’endroit le plus étroit, les gorges de Todra constituent un des sites naturels les plus beaux du Maroc. Il y coule une eau cristalline. De plus en plus d’amateurs d’escalades viennent y pratiquer leur passion.

todra1.JPG   todra2.jpg




















todra3.JPG

  cascades003.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #deux, #gigantesques, #gorges, #tinerhir, #todra

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

La forteresse de Rumeli Hisari : À l'endroit le plus étroit du Bosphore, Mehmet le Conquérant fit ériger une forteresse qui leur permettait de contrôler le passage sur le détroit. La construction des trois grosses tours et des murailles ne dura que quatre mois. Après la prise de Constantinople, elle perdit de son importance et servit de prison un temps. Elle accueille aujourd'hui des activités culturelles.

Image088.jpg

Etroit goulet entre deux mers et deux continents, le Bosphore est un lieu incontournable d'Istanbul. Long de 32 kilomètres, sa largeur varie de 500 mètres à 3 kilomètres, et 80 mètres de profondeur. En dépit d'une urbanisation intensive entre les deux rives, le Bosphore conserve beaucoup de charme avec ses villages de pêcheurs, ses palais et ses élégants Yali, luxueuses résidences en bois du 18 ou 19ème siècle.

Les ferries partent du port de Eminonu au pied du pont de Galata. On laisse derrière nous la colline de Sultanahmet, avec le palais de Topkapi et les minarets de Aya Sophia et de la mosquée bleue. Face à nous la colline de Beyoglu, dominée par la tour de Galata, et sur la droite la rive asiatique de la ville avec le quartier d'Uskudar. Puis on longe le palais de Dolmabahce, et le quartier de Besiktas. Ensuite c'est le palais de Ciragan et le parc de Yildiz, avant d'arriver au niveau du quartier d'Ortaköy. Face à nous le premier pont qui enjambe le Bosphore, le Bogazici Koprusu. Inauguré en 1973, l'ouvrage fut le premier à relier les deux continents. Haut de 64 mètres, sa portée est de 1074 mètres entre seulement deux piliers.

Sous le pont, côté européen se trouve la petite mosquée d'Ortaköy, avec ses deux petits minarets, reconstruite au 19ème siècle par l'architecte du palais de Dolmabahce. Côté asiatique se trouve le petit palais de Beylerbey. Construit en 1865, c'était le palais d'été de Abdulaziz pour accueillir de nombreux hôtes de marque étrangers, comme l'impératrice Eugénie. Son style est un mélange d'influences occidentales et de traditions ottomanes. Il possède un Haremlik, réservé aux femmes de plus de 100 pièces. Plus loin on aperçoit les quatre tours du fortin de l'Anadolu Hisari. Edifié à la fin du 14ème siècle, il devait servir de base pour attaquer Constantinople. Image089.jpg

Ensuite les regards se portent sur l'imposante enceinte du Rumeli Hisari, construite à partir de 1452, et pendant du fort d'Anadolu Hisari. Ce long serpent de pierre courant sur les flancs de la colline, a été construit en à peine trois mois par les hommes de Mehmet II, en violation des accords passés avec les Byzantins. Ses puissants canons permettaient le contrôle du bosphore. Après la prise de Constantinople, ce château servit de prison. Ensuite se succèdent de nombreux petits villages de pêcheurs, comme Kanlica ou Yeniköy, possédant de très beaux Yali et petites demeures en bois. Enfin le dernier arrêt se fait au niveau du village de Anadolu Kavagi et sa forteresse génoise, de laquelle on a une vue sur l'embouchure de la mer noire et l'ancienne Colchide, site des exploits de Jason et ses Argonautes.
Image090.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #bosphore, #deux, #metres, #palais, #port

Repost0