corps

Publié le 13 Septembre 2012

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Le sphinx « Abnou’l Hol », le père la terreur. C’est ainsi que les arabes du Moyen Age appelèrent le sphinx. C’est toujours sous ce nom-là que le connaît le petit peuple du Caire. Cette statue colossale aurait été » commandée par Khéphren, fils de Khéops. Atteignant 20 m de hauteur
et sculptée dans un gigantesque morceau de pierre, elle a le corps d’un lion ou d’un homme divin (sans doute Khéphren) coiffé du némès royal. Erigé sans doute pour servir de gardien a la nécropole de Giza  La roche calcaire a souffert de l’érosion, et le sphinx, de nombreuses agressions – les traits du visage ont été endommagés au XIV eme siècle et la barbe, tombée sous les coups d’artilleurs turcs, se trouve au British Muséum.  Il s’agit néanmoins d’une curiosité impressionnante, objet d’un spectacle son et lumière.

 

Le temple de la vallée

 

A gauche du sphinx s’élèvent les murs de temple de la vallée, ou temple bas, du complexe funéraire de Chéphren. Aux temps anciens, il était bordé vers l’est par un quai que baignaient les eaux du Nil lors de la crue annuelle du fleuve. Une rampe maçonnée le reliait au complexe de la pyramide. Lors de son dégagement par Auguste Mariette, au milieu de XIX ème s., il a révélé plusieurs statues du roi, dont celle de diorite qui orne la salle du musée du Caire.

 

 

Un monument en danger

 

En 1987, une équipe de scientifiques convoqués au chevet de Sphinx mettait en évidence la présence de nattes d’eau souterraine sous les pattes de l’animal. Les remontées par infiltration étaient susceptibles de causer de grands dommages à la célèbre statue. De fait, quelques mois plus tard, el 7 février 1988, un bloc de 200 kg se détachait de l’épaule droite. Depuis, des missions égyptienne, américaine et française veillent sur le sphinx. Leurs études ont montré que la statue avait été taillée dans des couches hétérogènes. Tête et cou sont en pierre dure, tandis que le reste du corps est taillé dans une roche poreuse et friable. Des capteurs installés sur plusieurs points de la statue permettent d’analyser quotidiennement différents paramètres : vents, hygrométrie, rayonnements solaires, vibrations ou secousses telluriques. Grâce à des prélèvements réguliers, on peut enfin évaluer l’état de dégradation du monument dont tous les spécialistes s’accordent sur les origines : l’infiltration des eaux provenant de la nappe phréatique, alimentée depuis les dernières décennies par les drains sanitaires des quartiers environnants, et la pollution atmosphérique.

Restauration du Sphinx : en 1998, les spécialistes de la restauration ont achevé un projet de rénovation du Sphinx qui a duré dix ans ; le chef-d’œuvre avait été sérieusement endommagé pendant des millénaires, par l’érosion, le vandalisme et, plus récemment, la pollution de l’air, mais aussi par des malencontreuses initiatives de restauration (des morceaux de l’épaule gauche de la statue sont tombés en 1988). La première rénovation du Sphinx a eu lieu sous les Ptolémées, il y a plus de deux millénaires. Bien que l’objet de la statue tête d’homme et corps de lion reste un mystère pour les archéologues, la tête d’homme symboliserait l’intelligence e le corps de lion, la puissance et la royauté.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

CONSERVER LES CORPS

 
         L’idée de préserver l’intégrité des corps est probablement aussi vieille que la civilisation elle-même. Les anciens égyptiens se figuraient en effet l’individu comme un agrégat de différents éléments, auxquels le corps physique servait de support. La mort se traduisant par la dissociation de ces éléments, il fallait, pour assurer l’immortalité de l’individu, leur permettre d’être réunis à nouveau. D’où la nécessité d’un corps pour l’éternité. Partant de la simple observation de la nature – un corps abandonné dans les sables du désert se conserve longtemps du fait de la quasi-absence d’humidité – les égyptiens imaginèrent des procédés de déshydratation propres à empêcher la putréfaction des corps.

 

LES TECHNIQUES D’EMBAUMEMENT

 

         La minutieuse description que nous en a laissée Hérodote, ainsi que l’étude scientifique de centaines de momies depuis les débuts de l’égyptologie moderne, ont permis de brosser un tableau très précis des techniques d’embaumement. On commençait tout d’abord par extraire le cerveau par les narines, morceau par morceau, grâce à un crochet de fer. Les embaumeurs pratiquaient ensuite une incision sur le flanc du défunt à l’aide d’une pierre tranchante, de manière à pouvoir en extraire les viscères, qui, elles-mêmes une fois embaumés, prendraient place à côté du défunt dans des récipients particuliers, les vases canopes. On bourrait alors les cavités abdominale et thoracique de natron (carbonate de sodium cristallisé) et de tissus, afin d’absorber le maximum d’humidité avant de plonger le corps dans un bain de natron, pendant 70 jours, précise Hérodte, afin de procéder à une dessiccation complète. Celle-ci terminée, on vidait les cavités de leur bourrage de natron pour le remplacer par un second, définitif celui-là, afin de prévenir l’affaissement du corps. De même, on remodelait les traits du visage de manière à lui rendre l’aspect de la vie.

 

LES DERNIERS PREPARATIFS

 
         Le travail d’embaumement terminé, il restait à emmailloter le corps de bandelettes, en lin exclusivement, la laine étant proscrite pour cet usage rituel comme elle l’était pour les vêtements cérémoniels des prêtres. Plusieurs centaines de mètres de tissus étaient nécessaires, dont l’origine était diverse : on y trouvait en effet du linge « de famille » utilisé par le défunt de son vivant, des linges sacrés provenant des temples où ils avaient servi à recouvrir les statues, enfin d’autres, spécialement confectionnés pour cet usage et qui portaient des textes de divers livres funéraires. De nombreuses amulettes étaient placées entre les bandes pour assurer la protection du défunt lors du long voyage qu’il allait entreprendre. La momie était enfin recouverte d’un linceul, décorée de bouquets de fleurs et placée dans son sarcophage, non sans avoir reçu les sacrements liturgiques – comme le rite de l’ouverture de la bouche qu’elle partageait avec les statues des divinités.

 
AU DEPART, PRIVILEGE ROYAL



Réservée tout d’abord au seul pharaon, la momification s’étendit progressivement aux membres de la famille royale et aux hauts dignitaires, puis au peuple tout entier. On a pu ainsi estimer à plus de 500 millions le nombre de corps momifiés tout au long de l’histoire de l’Egypte ancienne jusqu’à la christianisation du pays, et enfouis dans les sables du désert. Tous bien entendu ne bénéficiaient pas des soins dont on entourait la dépouille du pharaon et des grands personnages de la cour. Pour les défunts de moindre importance, on se contentait de dissoudre les viscères en injectant de l’huile de cèdre par les voies naturelles. Les égyptiens momifiaient aussi les animaux symboles de différentes divinités : taureaux, chats, babouins, ibis, crocodiles. Ainsi, dans la nécropole de Tounah el-Gebel, en moyenne Egypte, furent déposés plus de 4 millions d’ibis momifiés en l’honneur du dieu Thot.


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Dieu de la renaissance et souverain du royaume des morts, Osiris apparaît comme la figure le plus vénérée du panthéon égyptien. En compagnie de son épouse Isis et de leur fils Horus, ils forment la première tirade divine.

                                NOUT         et           GEB

                        ISIS et OSIRIS       SETH et NEPHTYS
                           
                              HORUS

Un roi juste et bon

 
         Fils de Geb, dieu de la Terre, et de Nout, déesse du Ciel, Osiris succéda à son père sur le trône de l’Egypte. Epoux de sa sœur Isis et souverain modèle, il apporta aux hommes l’art de l’agriculture et des pratiques religieuses. Sous son règne bienfaisant, les hommes vivaient un véritable âge d’or. Son frère, Seth le roux, seigneur des déserts stériles, en conçut une vive jalousie. Flanqué de 72 acolytes, il convia Osiris à un grand banquet ; au cours des festivités, il présenta à l’assemblée un magnifique coffre de bois ouvragé et le promit à celui qui s’y coucherait et le trouverait à sa taille. A peine Osiris s’y fut-il allongé que Seth et ses complices se précipitèrent sur le coffre, y clouèrent un couvercle, l’entourèrent d’un cordage et jetèrent le tout dans le Nil. Le cadavre d’Osiris noyé dériva au fil du courant et finit par s’échouer sur la côte de la Méditerranée orientale, à Byblos, en pays phénicien.

 
La longue quête d’une veuve

          Folle de douleur, Isis parcourt la monde à la recherche de son époux. Elle parvient à Byblos et réussit à convaincre le roi du pays de lui rendre le coffre sur lequel un bel arbre avait poussé. Isis ramène alors le corps tant aimé en terre d’Egypte et le dissimule dans les fourrés du delta du Nil. L’ayant appris, Seth réussit à dérober le corps de son frère ; cette fois, il le découpe en quatorze morceaux qu’il dissémine en autant de points du territoire égyptien. Isis doit partir pour sa seconde quête. Patiemment, elle réussit à retrouver chaque partie du corps de son époux, à l’exception de son membre viril, qui avait été avalé par l’oxyrhynque, le poisson emblème du XIXème nome et vénéré par les habitants de la région comme une représentation de Seth. Grâce à ses talents de magicienne et aidée par Anubis, qui pratiqua la première momification en enveloppant le corps d’Osiris de sa propre peau, Isis parvient à rendre la vie à son époux. Prenant l’apparence d’un oiseau, elle s’unit à lui et conçoit leur fils Horus. Ressuscité, Osiris ne retrouvera pas pourtant son trône terrestre : c’est Horus qui devra recueillir l’héritage que lui disputera son oncle Seth. Osiris règne désormais sur le royaume des morts.

Le premier des Occidentaux

 
         Osiris est le maître des Enfers ; il préside le tribunal devant lequel doit comparaître chaque âme avant d’être admise à l’immortalité. A partir du Moyen Empire, à mesure que l’espoir de l’immortalité, jadis réservé au seul souverain, s’étend progressivement à l’ensemble de la population, le culte d’Osiris sauveur connaît une ferveur croissante. En chacune des quatorze cachettes où Seth dissimula les morceaux de son frère, s’élèvent désormais des temples, autant de buts de pèlerinage. Le plus célèbre est celui d’Abydos où fut enterrée sa tête. Chaque année s’y déroulent des mystères, réservés aux seuls initiés, où les prêtres miment la mort et la résurrection du dieu. A la Basse Epoque, le culte d’Osiris se répand dans tout le bassin méditerranéen. Alors qu’il était, à l’origine, également vénéré comme une divinité de la nature qui, comme elle, meurt et renaît, il n’est plus désormais considéré que dans sa dimension de sauveur. Quant à Isis, la mère divine d’Horus, dont le culte connaît une faveur exceptionnelle dans tout l’Empire romain, elle inspira aux chrétiens les premières représentations de la Vierge.


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Rédigé par orange8454

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