cheval

Publié le 13 Septembre 2012

Les jeunes princes ne connaissaient rien à la vie, n'avaient jamais bravaient les dangers de ce vaste monde. Ces hommes qui n'avaient pas été forgés par l'expérience et les épreuves, pourraient-ils un jour le succéder sur le trône ? Telles étaient les pensées de ce sultan.


Les jeunes princes eurent un jour vent de ce qui le tracassait. Voulant lui faire plaisir, le plus âgé des garçons décida de partir en voyage. La nouvelle, comme on le pense, emplit de joie le sultan. Le prince sella le plus beau, le plus vigoureux cheval de l'écurie royale et partit à l'aventure. Son voyage dura deux longs mois au bout desquels il revint au palais. Le sultan, fort heureux, accueillit son fils à bras ouverts. Il attendait, avec impatience, le récit de ses pérégrinations :


« Jusqu'où t'a mené ton voyage, mon fils ? » lui demanda-t-il. Le prince nomma les lieux qu'il avait traversés. Le sultan se rembrunit ; c'est avec beaucoup d'amertume qu'il dit au jeune prince :


« Lorsque j'étais enfant, je pouvais atteindre cet endroit le temps d'un soupir. »


Les jours reprirent leur course, les épaules du sultan s'affaissaient sous le poids de moroses pensées. Ses sujets se désolaient de ne rien pouvoir faire pour le soulager.


Le deuxième prince décida alors de partir, se promettant d'aller plus loin que son aîné. Son absence dura quatre mois. Quand il revint et qu'il indiqua au sultan les lieux qu'il avait visités, il s'avéra que lui non plus n'était pas allé bien loin :


« Le temps de bien me mette en selle, j'arrivais à cet endroit » lui dit le sultan. Les autres princes tentèrent, par la suite, de faire mieux mais en vain.
Le tour du cadet arriva. Avant d'entreprendre son voyage, il alla rendre visite au sage à qui il fit part de son projet et à qui il demanda de l'aide. Le sage lui conseilla d'aller voir la sultane :


« Câline-la, embrasse-la et demande-lui de t'indiquer l'endroit où se trouve le cheval que ton père montait jadis. »


Le cadet suivit le conseil du sage. Il alla chez sa mère, la câlina tant et si bien qu'il finit par lui soutirer le renseignement qu'il désirait. Il retourna ensuite chez le sage, demander de nouvelles instructions.


Le sage lui donna différentes herbes, lui demanda de les faire bouillir et d'en enduire régulièrement le cheval. Il ne lui fallut pas moins de quatre mois pour apprivoiser la bête. Le prince se sentant prêt, alla avertir le sultan de son prochain départ. Il lui demanda de donner l'ordre de faire sortir tous les chevaux des différentes écuries royales. Il expliqua qu'il voulait en choisir un. Les chevaux furent amenés et le prince choisit le vieux cheval qui appartenait à son père. Il le reconnut facilement car il avait pris la précaution de lui mettre un clou sous un de ses sabots. Le sultan le fit remarquer que le cheval était vieux et qu'il boitait.


« Je le prendrai quand même, fut la réponse du prince.


Maintenant j'ai confiance en l'avenir ; je sais que tu iras loin, puisque ton choix s'est porté sur mon cheval, dit le sultan et il ajouta :


Prends ma boîte de tabac à priser. Elle est en argent sertie de pierres précieuses. Ton cheval t'emmènera chez une femme que j'ai connu jadis : remets-lui la boîte, mais auparavant donne-lui de mes nouvelles, dis-lui que je vais bien car dès que tu lui remettras la boite, elle mourra. »


Le jeune prince acquiesça et enfourcha le cheval. Ce dernier lui dit :


« Veux-tu que j'aille au pas ou au galop ?


Va au pas, que je puisse à mon retour conter au sultan ce que j'aurai vu en chemin », fut la réponse du prince.


Il leur fallut quinze jours pour arriver chez la femme dont avait parlé le sultan. Elle leur accorda l'hospitalité. Cette femme était un génie. Elle avait été la première épouse du sultan. Un pacte avait été conclu entre eux : si le sultan remettait à sa première femme sa boîte de tabac à priser, elle mourrait sur-le-champ. Si, au contraire, c'était elle qui remettait un chapelet, elle mourrait. Le prince et son cheval restèrent trois jours chez la femme. Elle voulait tout savoir sur son ancien époux. Le prince lui donna des nouvelles. Quand ils eurent fini, qu'ils n'eurent plus rien à se dire, il la quitta. La boîte de tabac à priser fut remise à l'hôtesse.


Sur le chemin du retour, le prince trouva une plume d'oiseau. Elle lui dit :


« Si tu me prends, tu ne le regretteras pas. Si tu me laisses, tu le regretteras. »


Le prince demanda au cheval de son père Merzoug ce qu'il fallait faire.


« Je suggère qu'on la prenne », fut la réponse du cheval. Ils prirent donc la plume.


La nuit venue, ils s'installèrent pour dormir. La plume enchantée se mit à émettre des sons mélodieux. Des soldats du royaume qu'ils traversaient, bavardaient non loin de là. Ils furent fascinés par ces sons harmonieux. Ils s'empressèrent d'aller en parler à leur sultan. Celui-ci leur intima l'ordre d'aller chercher le prince et son étrange instrument de musique. Ce qui fut fait sur-le-champ.


Le sultan s'appropria la plume magique. Elle faisait entendre une musique étrange qui égaya le palais royal.


Trois jours après, la plume se tut, laissant le sultan consterné. On demanda à la plume la raison de son brusque silence. Elle répondit qu'elle ne produirait à nouveau de la musique qui si on allait chercher l'oiseau auquel elle appartenait.


Le sultan fit appeler le jeune prince et lui intima l'ordre de retrouver l'oiseau. Le sultan ne voulut rien entendre. Le prince alla conter se mésaventure à son cheval et lui expliqua que s'ils ne voulaient pas que le courroux du sultan s'abatte sur eux, il fallait fuir.


Le cheval répondit : « Prince ! Ton père et moi ne nous sommes jamais devant le danger, nous avons toujours fait face. » Il réfléchit un moment puis dit :


« Demande au sultan de te faire une cage en or sertie de pierres précieuses. A l'intérieur on devra y mettre deux bols : l'un en argent et l'autre en or. Dans le premier, on mettra de l'eau de rose, dans le second, des grains de sésame. C'est seulement à cette condition que nous pourrons capturer l'oiseau. Le sultan te demandera certainement dans quels fonds il lui faudra puiser pour la fabrication de cette cage onéreuse. Dis-lui que c'est au vizir d'en assurer les frais. »


Le prince retourna chez le sultan et lui fit part de la proposition. Elle ne parut pas tout d'abord l'enchanter mais quand il sut qu'il n'aurait pas à débourser un sou, il accepta.


Jamais cage ne fut plus belle ni plus richement parée. Les pierres précieuses étincelaient de mille feux ; le prince l'attacha à un arbre que seul Hsan Baba Merzoug connaissait. Un oiseau s'approcha et se mit à voler autour de la cage. On eut dit qu'il était fasciné par tant de magnificence ; il finit par y entrer, la porte se referma derrière lui. La plume retrouva son entrain et pendant trois jours enchanta le sultan et ses sujets par une musique que nul ne pouvait reproduire.


Les trois jours passés, la plume se tut à nouveau. On la supplia de chanter, elle refusa. On lui demanda la cause de ce refus et elle répondit :


« Mon oiseau m'a ordonné de me taire. Sa maîtresse lui manque et il ne me laissera chanter à nouveau que si on la retrouve. »


La maîtresse de l'oiseau était la fille du sultan des génies ; craignant de s'attirer des ennuis, le sultan jugea bon de charger le prince de cette mission. Le vizir avait, en effet, dit :


« Celui qui a été capable de retrouver l'oiseau doit pouvoir réussir à retrouver la princesse et la ramener. »


Le prince alla se plaindre à son ami, le cheval. Celui-ci, toujours plein de ressources, lui dit :


« Demande au sultan de faire construire un bateau. Que ce bateau soit fait avec de l'or et des pierres précieuses. Le sol devra être recouvert de beaux tapis. Le sultan devra en outre choisir les dix plus belles femmes du royaume qui devront t'accompagner dans ton voyage. Les marins aussi devront être choisis parmi les plus beaux. Tout ceci, tu devras le spécifier au sultan, ne pourra être fait qu'avec l'argent du vizir. »


Nous ne pouvons vous décrire le bateau qui fut mis à leur disposition. Il fait encore plus beau que l'on pourrait imaginer. Ceux qui l'avaient construit avaient su allier la richesse au bon goût. Avant de partir au bord de ce magnifique bateau, Hsan Baba Merzoug fit acheter de l'éther.


Après un voyage qui dura plusieurs jours, ils arrivèrent au château du sultan des génies. Ce palais se trouvait en plein mer. De la fenêtre de ses appartements la princesse vit arriver le navire ; elle fut éblouie par tant de richesses. Elle invita les occupants du navire à venir chez elle ; ils ne se firent guère prier. Ils passèrent en sa présence une agréable soirée. On joua de la musique, on dansa. La nuit tombée, la jeune princesse fut invitée à visiter le bateau ; elle accepta avec plaisir. Le prince la fit boire puis l'endormit avec l'éther.


A son réveil, elle constata que le bateau était en pleine mer. Elle comprit alors qu'on s'était moqué d'elle. Elle enleva une jolie bague qu'elle portait au doigt et la jeta par-dessus bord.
Le voyage prit fin. La princesse fut conduite au palais royal. La plume se remit à émettre ces sons qui fascinaient tous ceux qui les entendaient.


Mais au bout de trois jours, elle se tut à nouveau. La princesse voulait qu'on retrouve la bague qu'elle avait, leur dit-elle, perdue en mer. Le sultan fit à nouveau appel au jeune prince et bien sûr, ce dernier alla demander conseil à Hsan Baba Merzoug. Le cheval trouva encore une solution à ce problème qui aurait paru insoluble au commun des mortels :


« Demande au sultan de mettre à ta disposition un quintal de haricots secs, un quintal de lentilles, un quintal de petits pois, un quintal de toutes les graines qui peuvent exister. Tu les jetteras en pleine mer. Le vizir payera les frais de cette opération. »


Le prince ne comprenait pas le but que poursuivait le cheval mais il lui faisait confiance. Ne l'avait-il pas tiré d'embarras à plusieurs reprises déjà ? il alla en mer et suivit les recommandations de son cheval. Le sultan des mers apparaît et dit :


« Vous nous avez offert un bon festin. Que peut-on faire pour vous en remercier ?


Nous avons perdu il y a quelques jours une bague et nous aimerions la retrouver mais nous ne savons comment », dit le jeune prince.


Un vieux poisson (aussi vieux que le conteur de cette histoire) dit :


« Il y a environ une semaine quelque chose de froid a pénétré dans mes bronches. Il est possible que ce soit ce que vous cherchez. »


Un petit poisson entra dans ses bronches et ressortit avec la bague. A partir de ce jour, la plume ne cessa plus de chanter de la manière la plus ensorceleuse qu'il soit.


Mais un autre problème surgit qui opposa le sultan, le vizir et le jeune prince. Tous voulaient prendre la princesse pour épouse. Le sultan dit qu'étant donné son rang, la princesse lui revenait de droit. Le vizir fit remarquer que sans son argent on n’aurait pas pu faire venir la princesse. Quant au jeune prince, il invoqua le fait que sans lui il n'y aurait eu ni plume, ni oiseau, ni princesse.


La princesse leur fit une étrange proposition :


« Je ne prendrai pour époux que celui qui ressortira vivant d'une bassine dans laquelle on aura fait bouillir du plomb. »


Le jeune prince, malheureux alla voir son cheval. Il lui raconta la proposition de la jeune fille. Hsan Baba Merzoug lui demanda de ne pas s'inquiéter. Il se mit à galoper comme un fou et transpira abondamment. Puis il donna l'ordre au jeune prince de s'enduire le corps de sa sueur. Pendant ce temps on a fait bouillir le plomb comme l'avait demandé la princesse. Le jeune prince plongea dans la bassine et en ressortit vivant. Du vizir et du sultan, il ne resta que les os !


Le prince emmena la princesse chez lui. Le sultan son père célébra avec beaucoup de faste le mariage de son fils. Il était fier de lui et ne se lassait pas de l'entendre conter ses aventures. Quelques jours après les noces, le jeune prince remit à son père le chapelet.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Un vieux Turmène nommé Youssouf régissait les troupeaux du pacha de Bolou. C’étaient des chevaux magnifiques. Un jour un étalon blanc comme la neige sortit subitement des eaux et vint se mêler aux juments. Les poulains qui naquirent ne payaient pas de mine ; maigrelets et contrefaits, ils faisaient tache au milieu du troupeau.

 

Or le pacha était un homme cruel. Il ordonna de crever les yeux au malheureux gardien, puis le fit chasser ignominieusement en lui faisant cadeau par dérision du plus difforme des poulains.

 

Yousouf qui avait un fils du nom de Keuroglou jura de consacrer sa vie à la vengeance de son père et à la défense des opprimés.

 

Son père mourut, et Keuroglou éleva soigneusement le poulain né de l’étalon magique. Par un étonnant miracle, ce poulain devint bientôt un magnifique cheval gris qui n’avait pas son pareil dans tous les pays des alentours. Beau et docile, il faisait l’orgueil de son maître et l’envie de tous ceux qui voyaient le jeune homme sur sa magnifique monture.

 

Un jour le pacha rencontra le jeune homme monté sur son cheval. Il le réclama comme son bien et lui proposa d’entrer à son service.

 

Keuroglou éclatant d’indignation dévoila son désir de vengeance s’enfuit vers les montagnes.

 

Il vécut dans la montagne comme un hors-la-loi pourchassant les séides du pacha et protégeant les pauvres. Aussi était-il aimé de tous.

 

Un jour déguisé en berger il alla proposer ses moutons au Turkème qui était accompagné d’Ivaz son fils. Le marché fut conclu et pendant que le Turkème allait changer de l’argent, Keuroglou se saisit Ivaz, le couchant en travers de sa selle, il partit au grand galop

 

Le chef d’une troupe qu’on envoya contre lui, nommé Kenan fut tellement admiratif du courage de Keuroglou qu’il abandonna ses soldats et se rangea du côté de celui qu’il avait pour mission de poursuivre.

 

Le pacha possédait un magnifique palais entouré d’un parc enchanteur et de vergers splendides. Les amis de Keuroglou décidèrent de ramener à leur compagnon les fruits les plus succulents, mais ils furent surpris par une troupe nombreuse. Ivaz put s’échapper, mais Kenan restait captif et le pacha réclama en échange de sa liberté le cheval gris de Keuroglou. Celui-ci y consentit et le merveilleux coursier alla languir dans les écuries du pacha.

 

Le fier animal était saisi de rage dès qu’on l’approchait et le pacha cherchait en vain le moyen de calmer sa splendide monture. Keuroglou s’introduisit dans la ville déguisé en poète errant et il laissa entendre qu’il possédait des secrets magiques pour le dressage des animaux rebelles et on consentit à le mener aux écuries. La seule vue de son maître suffit à calmer le cheval. Il demanda qu’on le fît sortir dans la cour du palais qui était entourée de hautes murailles. Il enfourcha le cheval, lui murmura quelques paroles à l’oreille et le cheval gris s’envolant d’un seul coup sauta par-dessus la muraille, laissant stupéfait les serviteurs du pacha.

 

Le Sultan avait une fille du nom de Nigar que son père gardait jalousement.

 

Ayant entendu parlé d’elle par un caravanier, Keuroglou partit pour Istanboul dans le dessein de la conquérir. Il se déguisa comme à son habitude en poète, mais il fut démasqué par Bulbek khan, homme cupide et méchant, courtisan du pacha de Bolou qui le fit enchaîner et jeté dans une sordide prison. Il passait son temps à chanter à la fenêtre. La belle Nigar entendit parler de celui qui avait risqué sa vie pour elle, le vit à sa fenêtre et s’émut pour ce héros qui affrontait la mort de si belle humeur. Elle gagna le geôlier à prix d’or et vint de nuit ouvrir à Keuroglou les portes de la prison.

 

Bulbek se lança à sa poursuite à la tête d’une troupe de soldats. Mais vaincu il se retrouva ficelé sur sa selle et le fit écorcher vif, avant d’envoyer sa peau empaillée au padischah.

 

Ses noces avec la belle Nigar furent célébrées.

 

Sa renommée parvint jusqu’au schah de Perse Abdas, qui voulut le faire général en chef de ses troupes. Mais Keuroglou refusa cette offre et le schah se mit alors dans une terrible colère.

 

Lassé de ses travaux et de ses batailles, Keuroglou vieillit ainsi dans ses montagnes, mais il n’aspirait plus qu’à faire avant sa mort le pèlerinage de la Mecque. Il laissa à Ivaz le soin de défendre son peuple et parti avec le bâton et la besace du pèlerin.

 

Un jour il s’arrêta sur le bord de la route et demanda l’hospitalité à eux hommes qui le reconnurent, le tuèrent dans son sommeil et portèrent sa tête à Schah Abdas. Mais celui-ci pleura à cette vue et apprenant que c’était par traitrise que le héros avait trouvé la mort, il livra ses assassins à la fureur des amis de Keuroglou.

 

Ivaz poursuivit à Tchamlibel l’œuvre de son père adoptif. On y voit encore les ruines de la forteresse et Keuroglou, dit-on y revient parfois la nuit sur son cheval gris.

 

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La culture des mûriers et l'élevage des vers à soie étaient une importante activité productive dans la Chine antique. Mais d'où venaient les mûriers et les vers à soie à l'origine ? Un conte populaire en raconte l'histoire :

Il était une fois une famille de deux personnes : Un père et sa fille. La fille était belle et intelligente. Un jour le père dut partir au loin pour régler une affaire. Il dit à sa fille qu'il rentrerait bientôt et lui confia la garde de son cheval blanc.

C'était un cheval vigoureux qui galopait comme le vent. Mais surtout ce cheval comprenait le langage des hommes. Tout le monde disait que c'était un cheval prodigieux. Nous ne le saurons jamais vraiment, mais c'était pour le moins un cheval peu ordinaire.

Après le départ de son père, la jeune fille n'eut que son cheval comme compagnie. Chaque fois qu'elle se sentait solitaire, elle parlait avec lui. il inclinait la tête ou agitait la queue pour répondre. Or, plusieurs jours après, son père n'étant toujours pas rentré, la jeune fille commença à s'inquiéter. Peut-être avait-il eu un accident au cours de son voyage ?

Un jour, elle dit à son cheval, mi-plaisantant, mi sérieusement :

- Mon cheval, tu me comprends, n'est-ce pas ? Si tu peut ramener mon père à la maison, je me marierai avec toi !

A peine ces paroles prononcées, le cheval partit ventre à terre et disparut au loin.

En effet, le père était tombé malade loin de chez lui et, ne pouvant rentrer, s'inquiétait de son absence prolongée. Lorsqu'il aperçut son cheval hennissant tristement sur la route, brûlant de retourner au pays, il enfourcha aussitôt son cheval et piqua des deux en direction de sa demeure.

De retour chez lui, le père fut tout heureux de revoir sa fille. Pour remercier son cheval, il lui ajouta du fourrage et lui donna la meilleure avoine. Mais le cheval ne toucha pas à sa nourriture. Par contre, chaque fois que la jeune fille entrait dans l'écurie, le cheval ruait, sautait, allongeait le cou et hennissait joyeusement ou tristement.

Etonné le père demanda des explications à sa fille.

Celle-ci lui raconta alors la promesse qu'elle avait faite au cheval. Très embarrassé, le père réfléchit un moment et dit à sa fille :

- Ecoute, personne ne doit connaître cette affaire. Si on apprenait que je marie ma fille à un cheval, tu imagines le scandale que cela ferait ! Pour l'instant, reste à la maison et ne va voir le cheval sous aucun prétexte.

Le lendemain, à l'aide d'une arbalète, le père abattit son cheval. Puis il le dépouilla, et suspendit la peau sur une branche d'arbre dans la cour.

Sa fille jouait avec des amies quand elle découvrit la peau du cheval suspendue dans l'arbre. Le coeur serré, elle s'en attrista, et se dit :

" Il est mort par ma faute !"

C'est alors qu'il se passa quelque chose d'extraordinaire. Elle s'était approchée de l'arbre por caresser la crinière du cheval quand soudain, la peau se tendit, se jeta sur elle et l'enveloppa entièrement.

Terrorisées, ses amies coururent avertir son père. Quand celui-ci arriva, sa fille et la peau du cheval avaient disparu sans laisser de traces.

Enroulant la jeune fille dans sa peau, le cheval magique vola en direction du sud-ouest. Là-bas était un lieu appelé le Grand Talon. Sur les pentes des montagnes et dans les vallées inhabitées poussaient des mûriers. Lorsque le cheval s'y arrêta, la jeune fille était déjà métamorphosée en ver à soie à tête de cheval.

Desormais, elle grimpa dans les arbres et ne mangea plus que des feuilles de mûriers. Plus tard, devenue la maîtresse des mûriers, l'Empereur Céleste la divinisa en Déesse des vers à soie.

Malheureuse, elle songeait jour et nuit à son pays natal, à son père et à ses compagnes. Chaque fois qu'elle y pensait, elle crachait un long fil de soie. Au dire de certains témoins, chaque printemps, on pouvait voir une jeune fille assise sur une branche de mûrier, crachant un long fil de soie blanche et claire.

Métamorphosée à l'origine en ver à soie, comment avait-elle pu redevenir une jeune fille ? Peut-être qu'une fois divinisée, la Déesse des vers à soie avait utilisé ses pouvoirs prodigieux pour se transformer. Des années après, les vers à soie s'étaient reproduits par milliers. Comme les jeunes filles, ils ont le corps blanc et le caractère doux.

Aujourd'hui encore, dans certaines régions, on appelle les vers à soie "Filles à tête de cheval", en souvenir peut-être de cette légende.



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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

en croate: konj, konjić, poni

 

 

 

Haida [langue d'Amérique du nord, ici, le dialecte de Kasaan (Hydaburg)] (cheval ou poney) = gyuudáang

 

 

 

Tlingit [langue d'Amérique du nord] : (cheval) = gawdáan / (poney) = gawdáan yádi

 

Iñupiaq : (cheval) = tuttuqpak (litt : un gros caribou) / (poney) = natmakti (ou nanmakti)

 

Abenaki [langue d'Amérique du nord] (cheval) = Ases, Ahaso

 

 

 

Albanais (cheval) = kalë

 

 

 

Danois: (cheval) = hest

 

 

 

Maltais (poney ou cheval nain) : poni

 

(cheval) : ziemel (prononcez dzimèl ou zimèl (Je ne suis pas du tout sûr, en tout cas, on prononce à l'anglaise : zea'mel)

 

 

 

en latin

 

cheval : equus, i ou caballus, i

 

petit cheval : equuleus, i ; cabellio, -onis

 

poney : [inconnu des Romains]

 

 

 

en grec ancien

 

cheval : ο ίππος (esprit rude ")" sur le i) [o hippos]

 

petit cheval : ο ιππισκός [hippiskos]

 

poney : [inconnu des Grecs]

 

 

 

en Allemand

 

cheval : das Pferd

 

petit cheval : ein kleines Pferd, ein Pferdchen (?)

 

poney : das Pony

 

 

 

en schwyzertütsch

 

 

 

cheval : s Ross

 

petit cheval : s Rössli

 

poney : s Pony (?)

 

 

 

en espéranto

 

cheval : cxevalo

 

petit cheval : cxevaleto

 

poney : poneo

 

 

 

En hongrois:

 

ló (lov- avant voyelle: p.ex. pluriel lovak) = cheval

 

(ou en plus précis: mén = étalon, kanca = jument)

 

lovacska = petit cheval

 

csikó = poulain

 

póni(ló) = poney

 

"Lóra csikós, lóra, nem a csárda felé!

 

Elszaladt a ménes Lengyelország felé."

 

= À cheval, le gardien, à cheval, pas vers l'auberge! Le troupeau s'est enfui vers la Pologne.

 

 

 

en danois

 

cheval : hest

 

petit cheval : lille hest

 

poney : pony

 

 

 

en suedois

 

cheval : häst

 

petit cheval : liten häst

 

poney : ponny

 

 

 

en roumain

 

cheval : cal

 

petit cheval : căluţ

 

poney : ponei

 

 

 

portugais

 

cheval = cavalo

 

tit cheval = cavalinho

 

poney = poney

 

 

 

En Basque : (entre crochets la prononciation)

 

Cheval = zaldi [saldi]

 

Petit cheval = zalditxo [salditcho]

 

Poney = poney [poney]

 

Mais... il existe un autre mot : pottoka. [potyoka]

 

Ce terme désigne une race de cheval (de petite taille) n'existant qu'au Pays Basque.

 

 

 

cheval / petit cheval / poney

 

- tchèque : kun / konik / ponik [kougne / kognik / pognik]

 

 

 

- slovaque : kôn / konik / ponik [kou-ogn / ... / ... ]

 

 

 

En gallois:

 

cheval: ceffyl

 

étalon: march

 

poney: merlyn (rien à voir avec merlin l'enchanteur)

 

poulain: ebol

 

jument: caseg[/b]

 

 

 

"Cheval" dans "mes" langues:

 

Finnois: hevonen

 

 

 

Estonien: hobune

 

 

 

Same du nord (lapon): heasta

 

 

 

Polonais: koń

 

 

 

cheval :

 

en Tamoul koudiraï

 

 

 

en Hindi ghoraa

 

 

 

En néerlandais : (het) paard

 

 

 

En turc : at

 

 

 

En anglais : horse (My kingdom for a horse !)

 

 

 

En allemand : Pferd

 

 

 

En espagnol : caballo

 

 

 

En arabe (d'après ectaco) :
حصان

 

فرس

 

حصان خشبي

 

فرسان

 

En arabe (d'après dictionnaire Mounged) :

 

حٍصان جأحٌمٍنة (himab jahoumina ?)

 

فًرًس (faras ?)

 

 

 

Poney

 

en néerlandais : pony

 

 

 

En grec : άλογο = alogo= cheval

 

Poney= πόνεϋ = ponéï

 

 

 

en Russe

 

cheval = лошадь, конь

 

petit cheval = лошадка

 

poney = пони

 

 

 

en Letton

 

cheval = zirgs

 

petit cheval = zirdziņš

 

poney = ponijs

 

 

 

en Ojibwe

 

cheval = bebezhigooganzhii

 

petit cheval = bebezhigooganzhiins

 

 

 

en Cree

 

cheval = mistatim

 

 

 

l'italien encore...

 

Donc
cheval: cavallo sing: un cavallo plur: due cavalli

 

petit cheval: cavallino plur: due cavallini

 

poney: pony mot invariable: un pony, due pony

 

 

 

Poney:

 

irlandais : ponaí, capaillín

 

breton: ponè ? jao bihan? avant en Bretagne, y en avait pas...

 

 

 

cheval:

 

irlandais: beathach, capall, each...

 

breton: jao (pluriel ronsed)

 

poulain:
irl: searrach

 

breton: hebel

 

jument:

 

irl: capall, láir

 

 

 

breton: kazeg

 

 

 

en sanscrit:

 

cheval

 

- ashva. nominatif = - ashvaH. (le H est une aspiration, et ce s'apelle visarga).

 

petit cheval

 

- ashvaka. nominatif = - ashvakaH.

 

 

 

arabe: hsān

 

 

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

português cavalo-marinho

 


anglais seahorse

 

 

 

Slovaque: morský koník (koníček)

 

 

 

hongrois: csikóhal

 

 

 

Allemand : Seepferdchen (ce qui signifie "petit cheval de mer")

 


Russe : морской конёк ("petit cheval de mer"aussi) ou гиппокамп

 

 

 

Japonais : tatsu no otoshigo.

 

 

 

En polonais: konik morski

 

 

 

Italien : ippocampo ou, surtout, cavalluccio marino.

 

 

 

Finnois: merihevonen OU mursu (archaïque)

 


Estonien: merihobu

Suédois: sjöhäst

 

 

 

CZ = mořský koník

 

 

 

slovenian: Morski konjiček

 

 

 

Estonien: merihobune

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Rédigé par orange8454

Publié dans #cheval, #estonien, #konik, #morsky, #petit

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