Publié le 13 Septembre 2012

tombeaux-saadiens.jpg   Après le mur de la mosquée, une porte impasse, à gauche, conduit à l’entrée. Ces tombeaux sont l’unique vestige de la grandeur d’une dynastie dont l’attachement au développement des arts et des relations diplomatiques avec le reste du monde valut à Marrazkech une partie de sa renommée outre-mer. Décorés de damiers de zelliges multicolores, bordés d’arabesques, voûtés de stalactites de stuc et ornés de marbre d’Italie, ces tombeaux furent d’une telle beauté que lorsque Marrakech tomba entre les mains des Alaouites en 1654, le sultan Moulay Ismaïl, pourtant enclin à raser tout ce qui évoquait le faste de ses prédécesseurs n’osa pas y toucher. Il décida seulement de les entourer d’une enceinte où seuls quelques fidèles pourraient pénétrer par une porte dérobée, située dans la mosquée de la kasbah.

 

tombeaux-saadiens1.JPG L’existence des tombeaux saadiens ne fut révélée au public qu’en 1917. Un couloir d’accès fut percé à côté de la mosquée afin de permettre aux non-musulmans d’admirer, du riad qui l’entoure, cet ensemble architectural en parfait état de conservation.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

La porte Bab Agnaou

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La mosquée de la casbah

 

La mosquée de la casbah ou aux pommes d'or détruite lors d'une gigantesque explosion en 1574 fut restaurée à plusieurs reprises.

Rebaptisée "mosquée à la pomme d'or" par allusion aux quatre boules de cuivre doré qui surmontent le lanternon du minaret. C'est aux bijoux fondus de l'épouse d'el Mansou que la mosquée doit ses boules.  pomme-d-or.jpg

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Situé face au mellah, il est surnommé « l’Alhambra du Maroc ».

 

bahia1.JPG Construit à la fin du XIXème siècle par un grand vizir de Hassan 1er, il arbore une façade simple et des murs plus hauts que les maisons environnantes pour préserver l’intimité des habitants du palais 150 pièces.

 

D’un agencement intérieur unique, il offre une succession de jardins d’agrément, de cours intérieures, de salles et d’appartements. L’eau des fontaines est amenée par le système des khettara, mis en place au Xème siècle. Ces canalisations souterraines qui relient entre eux des puits parfois distants de plusieurs kilomètres ont permis l’irrigation de l’oasis de Marrakech et offert à ses palais leur fraîcheur.

 

Les cours et les appartements sont richement décorés de zelliges et de stucs. Les plafonds de cèdre peints témoignent de l’habileté des artisans de Marrakech.

 

La cour d’honneur, pavée de marbre de Carrare et entourée d’un déambuloire aux colonnes peintes et ornées de zelliges. Dans cette cour comme dans les patios fleuris se trouvent des vasques à jet d’eau en marbre de Meknès. Les nombreuses salles de réception sont tapissées de faïence de Tétouan et surmontées de plafonds en Cèdre de l’Atlas. Les appartements de la favorite, décorés de bois peint à fond rouge, présentent une hauteur de plafond considérable.

 

bahia2.JPG Les moucharabiehs (fameux grillages de bois placés devant les fenêtres) qui ornent la partie supérieure de la pièce sont en stuc et en plâtre, tandis que les vitraux sont faits de verre importé d’Irak (uniques au Magreb).

 

Les appartements qui ouvrent sur le méchouar intérieur sont fermés au public, car ils sont encore aujourd’hui utilisés par les proches de la famille royale quand celle-ci réside dans le palais royal de Marrakech.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Cette demeure d’un vizir du siècle dernier a été transformée en Musée national des Arts marocains dans les années 30. Il abrite en ses murs de magnifiques collections d’objets traditionnels, dont certaines sont exceptionnelles, comme les balançoires en bois pour enfants, qui ont disparu des campagnes marocaines depuis plusieurs dizaines d’années. Les pièces exposées ne valent pas tant par leur abondance que par leur qualité et leur remarquable exposition.

 

Les salles du rez-de-chaussée s’agencent autour d’un jardin andalou intérieur (riyad) dont la pièce d’eau est surmontée d’un kiosque.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

souk.jpg Ouverts de 8 h 30 à 20 h 00. Le souk de Marrakech est à lui seul le monument : 40 000 artisans travaillent à l’intérieur de ce dédale de ruelles et de venelles aux couleurs chatoyantes et aux odeurs caractéristiques, protégées du soleil par des lattis de bois.

 

Bijoux, articles de cuir, objets en fer forgé, babouches, tapis [1], céramiques, textiles, épices, fruits secs, et nous en oublions : les souks de Marrakech sont parmi les plus beaux et les plus animés du Maroc. Bien sûr, il n’est pas facile de s’y retrouver. Bien sûr, le visiteur étranger y est sollicité. Mais quel plaisir de s’y perdre, quel plaisir de discuter avec les marchands et de regarder les artisans travailler ! On y passerait des jours, des mois ou des années sans se lasser, voguant de découverte en découverte.

 

Cet immense marché artisanal et commercial obéit à une structure et à un ordre rigide sous une appéarence volontairement désordonnée : chaque corporation est ainsi cantonnée dans une quartier. Aujourd’hui, il est devenu de plus en plus difficile de distinguer les différents quartiers du souk, et la cohabitation des commerçants ne correspond pas toujours à la vocation première des quartiers.

 

Personne n’habite à l’intérieur du souk, entièrement déserté jusqu’au lendemain matin. Les boutiques des commerçants restent ouvertes jusqu’à 20 h, tandis que les artisans s’activent entre 8 h 00 et 19 h 00 et ne travaillent généralement pas le vendredi.


x  [1]  Ces tapis venus des hautes montagnes : ce magnifique kilim que vous rêvez d’acheter. Savez-vous d’où il vient ? Il a été tissé, pendant de longs mois de travail patient par une femme des montagnes, à ses heures perdues. Puis, des hommes sont venus, vingt ou vingt-cinq, jusqu’au village isolé. Sur les dos de leurs mules pendent des sacs de farine, d’orge, de semoule, de vêtements. La tisseuse n’a pas d’argent. Mais elle possède ce tapis, qu’elle vient d’achever. Alors on discute, on palabre en buvant le thé. On troque : le kilim contre la farine, l’orge ou la semoule.



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Rédigé par orange8454

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