Publié le 13 Septembre 2012
Mycènes dans l’histoire
Venu d’Egypte, danaos serait le fondateur des dynasties qui s’imposèrent aux Pélasges aux alentours de 2800 av. J.C.. Son arrière petit-fils, Persée fonda Mycènes après ses longues expéditions en Asie. Ses descendants régnèrent jusqu’à l’arrivée des Achéens que conduisaient Pélops, vers l’an 2000 av. J.C.. Mycènes devint alors la capitale d’un royaume puissant.
Le royaume ne cessa de s’étendre jusqu’aux invasions doriennes. Cet âge d’or, qui donna son nom à toute une civilisation, se manifesta par d’étroites relations commerciales avec la Crète, l’Egypte et la Syrie. La dynastie des Atrides, célèbres par ses cruautés, régna sur la ville au cours du XIII s. av J.C..
Une guerre civile et dynastique s’en suivit qui annonce la fin de Mycènes. Les Doriens, par leurs pillages, ne firent que précipiter sa chute. Après la destruction des Argiens (vers 468 av. J.C.), il n’en subsistait déjà plus que des ruines. On doit la redécouverte de Mycènes, que l’on croyait appartenir à la mythologie, à Heinrich Schliemann (1822-1890), qui mit au jour le fabuleux trésor des Atrides, aujourd’hui au Musée national d’Athènes.
A 44 km au sud de Corinthe.
Le site se trouve après le village moderne de Mycènes. Une colline aride où pousse une rare végétation, des pierres dont la couleur s’accorde parfaitement à une terre brûlée par le soleil : Mycènes est déjà un cadre parfait de tragédie. Moment de grâce de votre séjour, la visite de la cité d’Agamemnon vous donnera l’impression d’aller à la rencontre d’un mythe désincarné qui peu à peu prend vie.
En montant vers l’Acropole, un espace triangulaire d’environ 30 000 m2 encerclé de murailles d’une épaisseur de 3 à 8 m (XIVe s. av. J.C.), nous arrivons devant la fameuse porte des Lions, dont le fronton représente deux fauves qui se frottent à un pilier chef-d’œuvre de ces temps reculés et marqués par l’Orient, elle signale l’entrée du palais.
En continuant notre ascension, nous trouvons sur la droite le cercle des tombes royales, un enclos circulaire formé de deux rangées de dalles dressées. A proximité, se trouve un quartier d’habitations difficilement identifiable.
Du palais des Atrides (XIVe s. av. J.C.), au sommet de l’Acropole, ne subsiste plus que le plan au sol. Nous entrons d’abord dans une cour pavée de galets avant d’atteindre, par un escalier monumental, la salle du trône où se tenaient les cérémonies officielles. A l’opposé de la cour, on voit encore les traces du mégaron. Précédé d’un portique à colonnes probablement en bois, il était pavé de gypse et ses murs devaient être ornés de fresques.
L’extrémité orientale de l’Acropole présente quelques autres vestiges intéressants : des maisons, des magasins.
Du parking, nous descendons la route sur environ 500 m.
Le trésor d’Atrée, appelé tombeau d’Agamemnon (v. 1300 av. J.C.), est le plus parfait exemple de l’architecture funéraire mycénienne. Comme celui de Clytemnestre, on y pénètre par un dromos taillé dans le roc auquel fait suite une porte monumentale. On entre ensuite dans la salle à coupole, où des oiseaux ont maintenant élu domicile, à laquelle succède une petite pièce.
La grande chambre, d’environ 14,50 m de diamètre sur 13 m de hauteur, est une véritable prouesse technique pour l’époque. Le trésor qu’elle contenait certainement a été entièrement pillé.
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La Laconie, c’est le pays des Spartiates, prodigues en coups d’épée et avares en paroles – d’où notre mot « laconique ». Ici commence le Sud. Les cyprès se multiplient, les chèvres cherchent l’ombre, tandis que s’affirment les traits méditerranéens de la péninsule.
En 1349, l’empereur Jean VI Cantacuzène décida d’envoyer en Morée son fils Manuel, afin de lutter plus efficacement contre les incursions franques et vénitiennes dont souffrait toujours le Péloponnèse. Doté des pleins pouvoirs par son père, Manuel parvint rapidement à pacifier la région, et fit de Mystra la capitale de la Morée. Jusqu’à l’arrivée des Ottomans en 1461. La ville ne cessa de prospérer et devint un centre intellectuel, artistique et industriel (tissage de la soie) de tout premier plan.
Cette église servait en même temps de chapelle au palais des Despotes et de catholicon d’un monastère. Son plan est le même que celui de la Péribleptos, c’est-à-dire cruciforme, et elle semble avoir été construite au début du XIVe s.. Quelques rares fresques subsistent à l’intérieur.
Nous arrivons au palais des Despotes après être passé près d’une petite mosquée, l’un des rares souvenirs, avec les bains proches, de la domination turque sur Mystra.
En descendant le sentier qui longe la colline, nous arrivons ensuite au couvent de la Pantanassa
Le monastère de la Péribleptos est accolé à la falaise dont il épouse la forme. C’est l’un des plus beaux monuments de Mystra. Sa fondation, mal connue, remonterait peut-être à la période franque, mais le monument que l’on voit aujourd’hui appartient vraisemblablement au XIVe s. Après avoir remarqué l’originalité du plan et les nombreuses réminiscences latines « chevet et tour crénelées », vous pénétrez dans l’édifice entièrement recouvert de fresques exécutées dans les années 1340-1380 dont la lecture est rendue délicate par l’imbrication de trois cycles iconographiques (Eucharistie, Passion du Christ et Vie de la Vierge).
Rivale historique d’Athènes, Sparte a laissé le souvenir d’une expérience politique singulière, basée sur un état oligarchique et militaire resté figé pendant des siècles.
Premier état aristocratique de l’histoire, Sparte domina l’ensemble du monde grec à l’issue de la guerre du Péloponnèse grâce à son armée surentraînée. L’orgueil d’Agésilas (398-358 av. J.C.) et une politique impérialiste particulièrement brutale souleva contre elle la Grèce entière, et la bataille de Leuctres (371 av J.C.), perdue contre Thèbes, marqua le début de la fin. Dominée par les macédoniens puis par les romains (en 146 av. J.C.), le déclin de Sparte fut consommé par les invasions des Goths d’Alaric en 396 ap. J.C..
