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Publié le 13 Septembre 2012

Ce jour-là était remplit d’orage ; dans une tente une jeune file accouchait d’un fils qu’on nomma Oghouz. Ses yeux étaient bleus, ses lèvres rouges et brûlantes comme le feu, ses cheveux et ses sourcils noirs comme la nuit ; il était plus beau que les dieux eux-mêmes.

 

Après avoir goûté une première fois du lait de sa mère, il refusa d’en boire de nouveau, mais réclama de la viande et du vin. A quarante jours il parlait, marchait et jouait. Il grandit et devint rapidement d’une force prodigieuse, avec une poitrine plus large que celle des grands ours, des reins plus agiles que ceux des loups. Il passait son temps à chasser et à dompter les troupeaux de chevaux sauvages.

 

Les jours, les années passèrent. Or, il y avait en ce temps-là, dans ces parages, une grande forêt, traversée de rivières profondes et peuplées de nombreuses bêtes féroces. Dans cette forêt vivait un dragon terrifiant, qui dévorait hommes et chevaux et était le fléau des habitants de la contrée. Oghouz décida de lui donner la chasse.

 

Un jour, prenant son arc et ses flèches, son épée et son bouclier, il s’enfonça dans la forêt. Il força un cerf, le lia à un arbre avec une branche de saule et s’en alla.

 

Le lendemain, il revint dès l’aube. Le dragon avait dévoré le cerf. Cette fois il prit un ours, l’attacha au tronc d’arbre avec sa ceinture d’or et s’en alla.

 

 Le lendemain matin, le dragon avait dévoré l’ours. A lors cette fois il resta lui-même au pied de l’arbre, pour y passer la nuit. Il veilla toute la nuit ; aux premières lueurs de l’aurore, le dragon parut dans un bruit d’ouragan qui faisait trembler le feuillage et s’entrechoquer les branches, le monstre à tête d’animal, aux pieds humains, aux griffes tranchantes se jeta sur le héros qui l’attendait de pied ferme.

 

Oghouz lutta longtemps avec le monstre, il lui creva un œil avec sa javeline. Le dragon aveuglé hurlait de douleur, déracinant les arbres de la forêt et heurtant le sol de terribles coups de queue. Oghouz planta son épée dans la gorge qui se tordait et lui coupa la tête d’un revers de lame.

 

Il retourna au village et jeta sur la place la tête du monstre encore toute frémissante.

 

La foule s’abandonnait à la joie de la délivrance, Oghouz se retira dans une vallée écartée, pour prier Dieu et le remercier de sa victoire. Le soir de retour dans son village, il vie une jeune fille et en tomba amoureux fou et crut en perdre l’esprit.

 

Il épousa la jeune fille et en eut trois fils qu’on appela Jour, Lune et Etoile…

 

Un autre jour qu’Oghouz chassait comme à l’accoutumée, il s’égara dans une région inconnue de lui. Sur sa route s’offrit le lac et à son milieu il y avait une petite île, sous un arbre était assise une merveilleuse jeune fille, aux yeux plus bleus que le ciel, aux dents de perle, aux cheveux ondulés comme les vagues. Il l’épousa et eut d’elle trois autres fils qu’on appela Ciel, Montagne et Mer…

 

L’autorité d’Oghouz était maintenant reconnue par toute la tribu. Lors qu’un festin, il se leva et dit :

 

- Nos guerriers s’amollissent, moi que vous reconnaissez pour votre roi, je vous ordonne de prendre vos arcs, vos flèches, vos javelines, vos boucliers. La fortune suivra nos pas, les nom du loup sera notre cri de guerre.

 

Il envoya partout des émissaires porter ses ordres et enjoindre aux tribus voisines de reconnaitre sont autorité.

 

Un de ses voisins, qu’on appelait le roi d’or, accueillit tout de suite avec faveur les ambassadeurs d’Oghouz et envoya à celui-ci un riche tribut d’or et d’argent en signe de soumission. Mais sur l’autre frontière réglait un roi nommé Ouroum, qui possédait de nombreuses villes et une grande armée. Il refusa de payer tribut. Oghouz marcha contre lu avec toutes ses forces. Au bout de quarante jours, l’armée campa au pied d’une montagne de glace, aucun passage n’apparaissait…

 

Mais un jour à l’aube, une lueur plus brillante que le soleil pénétra dans sa tente et de cette lueur sorti un grand loup gris, à la crinière et aux poils azurés.

 

- Je viens te monter la voie, et je marcherai devant ton armée.

 

Le loup les guidait dans les passages difficiles. Au bout de quelques jours le grand loup s’arrêta, sur les bords du fleuve Idil. C’est là que se livra la bataille la plus terrible. Oghouz remporta la victoire et s’empara du royaume de son ennemi.

 

Il continua à conquérir des contrées toujours guidé par le loup gris.

 

Oghouz était devenu vieux. Il avait pour ministre et confident un vieillard fort expérimenté du nom d’Oulou Turuk. Une nuit cet homme vit en rêve un arc d’or et trois flèches d’argent L’arc couvrait la terre de l’Orient à l’Occident et les flèches s’étendaient vers les pays du Nord. Il raconta son rêve à Oghouz  et lui dit :

 

- O grand roi, le dieu du ciel m’a révélé la vérité dans ce songe. Il veut que tu partages tes immenses domaines entre tous tes enfants, afin que la race turque règne sans conteste sur toute la surface de la terre.

 

Oghouz approuva ces paroles et fit appeler ses enfants.

 

- Je voudrais pourvoir encore chasser, mais je suis devenu vieux et je suis affaibli par l’âge. Allez chasser pour moi et vous me rapporterez votre butin. Vous trois, dit-il à Jour, Lune et Etoile, allez du côté de l’Est. Que Ciel, Montagne et Mer aillent vers l’Ouest.

 

Les enfants partirent. Vers le soir les trois grands frères réapparurent. Ils avaient trouvé un arc d’or qu’ils apportaient à leur père.

 

Peu après rentrèrent les trois frères cadets qui avaient beaucoup chassé et avaient trouvé sur le chemin trois flèches d’argent.

 

Puis Oghouz réunit tout son peuple en une immense assemblée.

 

Sur la grande place du camp il fit planter à droite et à gauche deux mâts de quarante coudées de haut. Au sommet de l’un était fixée une poule d’or, et à son pied était lié un mouton blanc. Au sommet de l’autre était fixée une poule d’argent et à son pied attaché un mouton noir. Les frères aînés se groupèrent autour du premier et les plus jeunes autour du second.

 

 

Oghouz fit diviser le peuple en deux parties qui se groupèrent autour des deux mâtes et jurèrent fidélité à leurs nouveaux chefs. Les festins et les réjouissances qui suivirent durèrent quarante jours et quarante nuits.

 

Oghouz sentant la fin prochaine, partagea son empire entre ses enfants et leur dit ces simples mots :

 

- Mes enfants, j’ai beaucoup combattu, j’ai tiré beaucoup de flèches et bien souvent bandé mon arc. J’ai fait du mal à mes ennemis et du bien à mes amis. J’ai toujours rendu au dieu du ciel ce que je lui devais. Je vous laisse maintenant la terre turque. Protégez-la et défendez-la comme je l’ai fait.

 

Et le vieux roi, penchant la tête sur son épaule s’endormit du dernier sommeil.

 

 


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Rédigé par orange8454

Publié dans #jour, #loup, #oghouz, #pied, #trois

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Publié le 13 Septembre 2012

Après une bonne nuit reposante, départ de l’hôtel à 07 h 15, nous ne sommes pas trop perturbées par le décalage horaire.

 

AYUTTHAYA (ville du paradis)

 

 

                        A 86 km au nord de Bangkok. Fondée en 1350, cette ancienne capitale du Siam fut rasée par les Birmans en 1767. Elle fut la glorieuse citée des 33 rois et a abrité jusqu’à 1 million d’habitants. Autour des temples, des palais et même des églises, le petit peuple vivait dans des maisons de bois sur pilotis, qui n’étaient guère différentes des habitations paysannes actuelles. Restauré par le département des Beaux-Arts, Ayutthaya est devenu un parc archéologique bien entretenu. Conformément à la tradition thaïe, ce sont le ciment et le béton armés qui sont appelés au secours des édifices croulants.

 

                        L’ancienne Ayutthaya est construite sur une île artificielle située au confluent de trois rivières : Chao Phraya, Lopburi et Pasak. Elle est sillonnée par 140 km de canaux. Au fil des règnes de ses 33 rois, une quantité impressionnante de temples et de palais a été édifiée. Les ruines s’étendent sur 15 km².

 

                        Classée par l’UNESCO, patrimoine mondial.

 

                        6 dynasties et 35 rois.

 

                        Le temple royal est en brique.

 

  

Nous visitons les trois temples principaux d’Ayutthaya, ancienne capitale du XIVe siècle au XVIIIe siècle détruite par les Birmans, le Wat Phra Si Sanphet. Sanctuaire royal, l’étendue de ses ruines donne une idée de sa splendeur passée, le Mongkhorn Bopitr  et le Lokayasuta.

le Wat Phra Si Sanphet

C'est l'ensemble le plus imposant d'Ayutthaya : édifié au 15e siècle, ses trois grand chedis symbolisent les trois premiers rois qui règnèrent ici. 
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Il fait bon de s'y promener car la température est encore douce, et l'on fait de rencontre sympathique P1030082.JPG




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Publié le 13 Septembre 2012

Le Wat Traimit abrite le Bouddha d’or, la plus grande statue en or au monde avec trois mètres de haut et un poids de 5,5 tonnes. Le Bouddha est représenté dans la posture traditionnelle du Bhumisparshamudra. La flamme qui surmonte la protubérance du crâne symbolise le rayonnement de son énergie spirituelle. Il est magnifique.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Monstre à trois têtes et à trois corps, Géryon était le fils de Chrysaor et de Callirhoé. Il régnait sur l'île d'Érythie, située sans doute près du détroit de Gibraltar. Il possédait des bœufs magnifiques gardés par le berger Eurytion et par Orthros, un chien féroce à deux têtes. Arrivant dans les États de Géryon.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Appelé aussi "Alexandre", Pâris était le fils cadet de Priam, roi de Troie, et d'Hécube. Avant sa naissance, sa mère rêva qu'elle enfantait un brandon enflammé qui incendiait toute la ville, rêve prémonitoire de la ruine de Troie. Redoutant ce mauvais présage, Hécube abandonna Pâris sur le mont Ida, où il fut recueilli par le berger Agélaüs. Ayant réussi à découvrir son origine, le héros retourna à la cour de Priam, se fit reconnaître au cours de jeux funèbres par son frère Déiphobos et par sa soeur Cassandre, la prophétesse, et fut accueilli aussitôt avec joie par son père, qui le croyait mort.

A Pâris se rattache l'histoire d'un jugement célèbre. Lorsque Pélée et Thétis célèbrent leurs noces, tous les Dieux furent invités à l'exception d'Éris, la Discorde. Furieuse de cette omission volontaire, le déesse jeta une pomme d'or parmi les convives avec cette inscription : "A la plus belle". Aussitôt, Aphrodite, Athéna et HéraZeus en appela au jugement de Pâris. Les trois déesses se présentèrent devant lui, dans leur nudité. Héra lui promit la souveraineté sur l'Asie, Athéna la gloire des guerriers, et Aphrodite la plus belle des femmes. C'est à cette dernière que Pâris offrit la pomme. Afin d'exaucer sa prophétie, la déesse le protégea et lui permit d'enlever Hélène, épouse de Ménélas, roi de Sparte : telle fut l'origine de la guerre de Troie. Et, jalouses de n'avoir point été choisies, Athéna et Héra témoignèrent au cours de cette guerre d'une haine farouche à l'égard du Troyen Pâris et protégeaient les Grecs. Pâris échappa de peu aux coups de Ménélas, qui l'avait provoqué en un combat singulier. Aphrodite le cacha dans une nuée. Il tua de nombreux guerriers et surtout il perça mortellement Achille au talon. Blessé lui-même par une flèche de Philoctète, Pâris devait succomber peu après, sa première épouse Oenone ayant refusé de le soigner.
revendiquèrent cette prodigieuse épithète. Pour les départager,

 

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Rédigé par orange8454

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