temple

Publié le 13 Septembre 2012

A 108 km au sud de LouXor, sur la rive nord du Nil. La principale curiosité d’Edfou domine les constructions récentes qui l’entourent.


 

cal--ches----edfou-copie-1.JPG  Du débarcadère des bateaux, des calèches attendent les touristes pour les conduire jusqu’au site, à 3 km environ.


mur-ext--rieur-temple-d-edfou.JPG  LE TEMPLE DEMEURE NOCTURNE D'HORUS

Etat de conservation exceptionnel, fut le plus grand sanctuaire construit à l’époque ptolémaïque.

 

Edfou est connue comme la capitale du 2ème nome [1] de Haute Egypte, avec Horus pour divinité tutélaire. Sa construction dura un peu moins de deux siècles. Ce temple dédié à Horus, le faucon, fils d’Osiris, assimilé au dieu solaire qui, dans sa course divine, garantissait la bonne marche du monde. Chaque soir, il regagnait sa demeure nocturne d’Edfou, au fond de son sanctuaire que scellaient alors solennellement les prêtres jusqu’au matin. A l’intérieur du temple, les prêtres conservaient un faucon, animal sacré que l’on montrait au peuple les jours de grande fête. Sa masse architecturale, avec ses deux massifs de 36 mètres de haut qui portent en façade les encoches destinées à recevoir les 4 oriflammes de fête. Etape à ne pas manquer.



[1]  Nome : division administrative de l’ancienne Egypte et de la Grès moderne.




lllllllllllllllll.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #edfou, #horus, #pretres, #sanctuaire, #temple

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

A 45 km au nord d’Assouan , à 167 km au sud de Louxor, sur la rive droite du 

Nil, Kom Ombo est le centre agricole d’une zone de culture de la canne à sucre qui 

s’étend le long du Nil. C’était une ville importante, capitale de nome, étape sur les 

voies caravanières.

Kom-Ombo.jpg



SOBEK – HORUS     (TEMPLE DE KOM OMBO)

A 4 km au sud du centre-ville, Kom Ombo jouit d’une situation privilégiée.
 
Perché sur un monticule au-dessus d’un méandre du fleuve, le temple semble avoir 

oublié les épreuves du temps – ravages des crues et des constructeurs qui l’utilisèrent
 
pour s’approvisionner en pierres. On imagine aisément les crocodiles sacrés de
Sobek

 lézardant au soleil sur la rive, en contrebas. Sobek, le dieu à tête de crocodile, 

partageait le temple avec Horoeris (Horus le Grand). La construction du temple, 

entreprise au IIème siècle av. JC. par Ptolémée VI, fut achevée par les chefs 

ptolémaïques et romains. Le temple, dédié à deux divinités, est symétrique dans la 

longueur, doté de deux entrées, cours, salles et sanctuaires consacrés respectivement à
 
Sobek et Haoreris. Dans le sanctuaire romain d’Hathor, au sud du temple 

principal, sont exposés des crocodiles momifiés, découverts dans un cimetière réservé 

aux animaux sacrés.

 

C’est l’un des temples les plus romantiques d’Egypte. Plus de 2 000 ans de 

soleil ne sont pas parvenus à venir à bout de la décoration peinte sur ses colonnes et
 
ses chapiteaux.

 

Une visite à ne pas manquer.



coucher-de-soleil----Kom-Ombo.JPG   

 











Superbe coucher de soleil.

coucher-de-soleil.JPG












llllllllllll.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #kom, #ombo, #sobek, #soleil, #temple

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

A 5 km au sud d’Assouan. Il faut prendre des embarcations qui vous conduisent sur l’île en 10 minutes.

L’île sur laquelle se dressaient à l’origine les temples de Philae a été en partie immergée par la construction 

du premier barrage d’Assouan en 1902, et complètement submergée par celle du haut barrage. 

Entre 1972 et 1980, les ruines ont été récupérées et reconstituées sur l’île Agilika, à 2 km au sud du

barrage d’Assouan, au-dessus du niveau de l’eau. Les édifices les plus anciens datent du IVème siècle 

av. JC., les plus récents de l’ère ptolémaïque et romaine.

 

Ce temple date pour l’essentiel des époques ptolémaïque et romaine. Sanctuaire dédié à Isis. 

Les desservants du temple y célébraient chaque jour un culte sur chacun des 365 autels disséminés dans 

l’île. C’était un lieu de joie, résonnant de cortèges dont les officiants rivalisaient de danses et de chants 

ou s’accomplissait le mystère de l’éternelle renaissance sous les auspices de la grande Magicienne Isis.


taxi-fluvial----Assouan.JPG  embarcations

IMAG0061.JPG  le temple.
 

lllllllllllllllllllllllllllll.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #1972, #barrage, #d’assouan, #l’ile, #temple

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

En amont du haut barrage, sur la rive droite du Nil. Vous prendrez des embarcations qui vous conduiront sur le site en 15 minutes.

 

Le temple ainsi que les deux petits sanctuaires sont eux aussi des rescapés du haut barrage. Ils proviennent de 3 sites différents à environ 40 km plus au sud ; après démontage bloc par bloc, ils ont été reconstruits sur cet îlot.

 

Le temple de Mandoulis, sanctuaire d’époque romaine était dédié à Mandoulis, divinité locale assimilée à Horus. Les travaux démontage, reconstruction entre 1961 et 1962, furent financés par la RFA.

 

Le sanctuaire de Beit el-ouali appartient à une série de petits oratoires laissés par Ramsès II en Nubie, sur le chemin de ses conquêtes de jeune souverain.

 

Pour accéder à ce temple des militaires et des escortes en raison du barrage très proche et de la peur des attentats.

kala.jpg
anubis18ao-1-.gif
 

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #barrage, #bloc, #sanctuaire, #site, #temple

Repost0

Publié le 13 Septembre 2012

Transfert à l’aéroport d’Assouan pour le site d’Abou Simbel à 290km au sud d’Assouan. 

abou1.jpg   abou3.JPG

 

Le sauvetage des temples reste dans la mémoire collective le symbole de l’extraordinaire campagne de sauvetage des monuments de Nubie menacés par la mise en eau du haut barrage d’Assouan Une visite à ne pas manquer sans aucun prétexte.

 

 

LE GRAND TEMPLE DE RAMSES II

 

L’étroite porte qui donne accès à l’intérieur, surmontée d’une niche abritant le dieu solaire Rê, est flanquée de 4 colossales statues (20 m de haut) du roi assis en majesté. A ses pieds figurent à une échelle réduite Néfertari, la reine mère, des princes, princesses, enfants de Ramsès II. Au sommet court une frise de 22 cynocéphales adorateurs du soleil levant. 

abou2.JPG

 

LA PREMIERE SALLE

 

Soutenue par 8 piliers osiriaques à l’effigie du roi. Les parois sont ornées de reliefs qui presque tous célèbrent les vertus guerrières et pacificatrice du roi. La bataille de Qadesh occupe la quasi-totalité de la paroi nord. La paroi sud des reliefs relatent les victoires de Ramsès II.

abou5.JPG   IMAG0094.JPG

LE SANCTUAIRE

 

4 piliers massifs décorés, comme les parois, de scènes liturgiques. Contre le mur au fond trônent [1]les 4 statues dégagées de la roche que les rayons de soleil atteignent 2 fois l’an. Devant elle, un autel servait de reposoir à la barque sacrée. 

abou6.JPG

 

LE TEMPLE DE NEFERTARI

 

Dédié à l’épouse préférée de Ramsès II ainsi qu’à la déesse Hathor, divinité de la danse et de l’amour. Six statues de 8 mètres de haut en façade, deux représentant la reine, les autres le souverain. A leurs pieds, à moindre échelle, les enfants royaux.

 

La reine et le roi sont représentés côte à côte à taille égale, une innovation dans la statuaire royale. Ramsès II fit graver sur la façade du temple : « Néfertari par amour de laquelle se lève le soleil ». 

nefertari.JPG   nefertari2.JPG

 

L’INTERIEUR

 

Vestibule soutenu par 6 piliers à chapiteaux hathoriques. Dans le sanctuaires figure l’effigie de la déesse Hathor, sculptée à même la roche, sous sa forme de vache.



[1] Une orientation savamment calculée

Au fond du naos trônent quatre statues côte à côte : de g. à d., Ptah, Amon, Ramsès et Rê. L’orientation du temple fut calculée de sorte que, à deux époques de l’année, entre le 10 janvier et le 30 mars et entre le 10 septembre et le 30 novembre, les rayons du soleil pénètrent profondément à l’intérieur du sanctuaire. Deux fois par an, le 20 février et le 20 octobre, ils viennent même caresser les effigies de grès. En février, la lumière touche d’abord Amon qui se déplace sur la statue de Ramsès. En octobre, c’est le contraire : les rayons du soleil irradient Rê, puis le roi.  C’est ainsi que les dieux transmettent au roi leur puissance divine. Quant à Ptah, le vieux dieu Memphite dont Ramsès II avait ranimé le culte, seule son épaule gauche est touchée quelques instants par les rayons du soleil. Lors de la reconstruction du temple à son nouvel emplacement, l’orientation du temple fut strictement respectée afin que l’effigie de Ramsès II puisse toujours être revivifiée par l’irradiation divine.


LE SAUVETAGE DES TEMPLES D'ABOU SIMBEL

La construction du haut barrage d’Assouan mettait définitivement l’Egypte à l’abri des caprices des crues du Nil. Mais le remplissage du lac de retenue, le lac Nasser , condamnait 24 temples antiques à être engloutis. La célèbre égyptologue française, Christiane Desroches-Noblecourt, parvint à mobiliser la communauté internationale pour une entreprise titanesque : le sauvetage des temples de Nubie et, en premier lieu, de ceux d’Abou Simbel.

 

 

L’APPEL INTERNATIONAL

 

Convaincre la communauté internationale de se mobiliser pour sauver des temples d’Egypte ne fut pas une tâche aisée. Il fallut cinq années, au cours desquelles l’affaire de Suez ne contribua pas à accélérer le processus pour qu’enfin, le 8 mars 1960, soit lancé, sous l’égide de l’Unesco, un appel international pour le sauvetage des monuments de Nubie. A cette époque, les relations diplomatiques étaient encore rompues entre l’Egypte, la France et l’Angleterre. Une trentaine de pays répondirent à l’appel, ainsi qu’un grand nombre de particuliers.

 

 

UN GIGANTESQUE PUZZLE

 

Après l’étude de divers projets, le choix du procédé de remontage fut définitivement arrêté le 16 novembre 1963. Les deux temples seraient sciés en blocs, certains de taille gigantesque afin de préserver l’intégrité du visage des statues, puis remontés 100 m plus haut, à l’abri des eaux du lac. Pour conserver au site son aspect originel, une immense voûte de béton, parée des pierres prélevées in situ, devait recouvrir l’ensemble. Et surtout, il fallait respecter scrupuleusement l’orientation d’origine, afin de laisser deux fois l’an le soleil pénétrer jusqu’au fond du temple.

 

TROIS ANNEES DE TRAVAUX

 

En août 1965, les travaux commencèrent. On procéda tout d’abord à l’arasement des collines jusqu’à 80 cm environ des plafonds des temples. L’eau du lac montant dangereusement, il fallut protéger le site par un batardeau long de 370 m et haut de 37 m ; l’infiltration des eaux nécessita de plus l’installation de pompes. Avant de procéder à la découpe des blocs supérieurs, on prit soin de recouvrir les façades de sable (380 000 m3) afin de les protéger de tout choc éventuel. Puis vint le découpage proprement dit : pas moins de 1 042 blocs, certains pensant 20 tonnes. Une fois numérotés, ils étaient transportés par des camions au fond desquels on avait disposé un lit de sable, sur le nouveau site. En juillet 1966, les deux temples étaient entièrement démontés. Ne restait plus qu’à assembler ce puzzle de géant que vint coiffer une immense voûte de béton, la plus grande voûte porteuse du monde à cette époque. Par sécurité, le béton fut coulé au plus chaud de l’été par une température de 58° C L’inauguration officielle eut lieu le 22 septembre 1968.

 

LE PATRIMOINE DE L’HUMANITE

 

« Le 8 mars 1960, pour la première fois, toutes les nations sont appelées à sauver ensemble les œuvres d’une civilisation qui n’appartient à aucune d’elles ». Ainsi débutait la réponse d’André Malraux, alors ministre de la Culture du général de Gaulle, à l’appel lancé par l’Unesco en faveur d’Abou Simbel. C’est en effet à la suite du sauvetage des temples de Nubie qu’est née parmi les nations l’idée d’un patrimoine mondial. Aujourd’hui, plusieurs centaines de sites du monde entier, historiques ou naturels, figurent sur une liste établie par l’Unesco et se sont placés ainsi sous la protection de la communauté internationale. Une réalisation que n’eût pas désavouée André Malraux qui concluait ainsi son adresse à l’Unesco : « il n’est qu’un acte sur lequel ne prévalent ni l’indifférence des constellations ni le murmure éternel des fleuves : c’est l’acte par lequel l’homme arrache quelque chose à la mort ». 

zp3ou4m4.gif

Voir les commentaires

Rédigé par orange8454

Publié dans #ainsi, #deux, #ramses, #sauvetage, #temple

Repost0