Publié le 13 Septembre 2012
La ville moderne doit beaucoup au Président Bourguiba qui y vit le jour le 3 août 1903. Elle lui doit son essor touristique car elle est devenue un important complexe avec ses plages de Skanès et de la Dkhila, ainsi que son aéroport international. Une certaine occidentalisation à outrance nuit à cette cité au climat très agréable.
Sise à côté du Ribat, la grande mosquée date du Ixè siècle. Elle sera agrandie par les Zirides au Xiè. Son intérieur est austère, mais majestueux. Certaines colonnes portent ces chapiteaux antiques.
Précédé par le
monument aux Martyrs, le cimetière a été hélas largement rogné par l'urbanisation de la ville. On y admire la koubba de l'imam Sidi el Mézeri qui, au XIIè, avait la réputation de guérir les
bébés. L'alignement des milliers de tombes chaulées de blanc est rompu par quelques marabouts à dôme.
A
l'extrémité s'érige la colonnade de marbre et le dôme du Mausolée de Bourguiba (1963, remanié et 1978) où reposent déjà des parents de l'ancien président. Le luxe de l'édifice (Dôme doré, marbre
de Carrare, mosaïque bleue, minarets de 25m de haut) tranche avec la simplicité du cimetière. La décoration est d'une finesse et d'un luxe reflétant bien l'art traditionnel tunisien. Une cour à
arcades dallée de marbre renferme une fontaine de marbre.
19 portes en teck ciselé font accéder à la salle de prière qui peut contenir plus de 1 000 fidèles. 86 colonnes de marbre rose soutiennent les voûtes. Le mirhab est couvert d'une demi coupole de
céramique d'or et flanqué de colonnettes d'onyx.
tombe de Bourguiba et tombes de ses parents.
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