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Publié le 13 Septembre 2012

        Mystra, Sparte

 

 

Image10-copie-1.gif   La Laconie, c’est le pays des Spartiates, prodigues en coups d’épée et avares en paroles – d’où notre mot « laconique ». Ici commence le Sud. Les cyprès se multiplient, les chèvres cherchent l’ombre, tandis que s’affirment les traits méditerranéens de la péninsule.

 

 

Mystra

 

 

Mystra dans l’histoire

 

L’histoire de Mystra débuta seulement en 1249, lorsque Guillaume de Villehardouin décida d’y bâtir un château fort qui contrôlerait l’ensemble de la Morée (nom médiéval du Péloponnèse). Le site, un contrefort du mont Taygète entouré de falaises inaccessibles et de pentes escarpées, s’avérait particulièrement facile à défendre.

 

Mystra demeura franque jusqu’en 1262, date où elle fut cédée aux byzantins en échange de la libération de Villehardouin, fait prisonnier par Michel VIII Paléologue. La ville devint alors le siège d’un gouverneur byzantin et son importance s’accrut peu à peu au début du XIVe s.

 

Image11-copie-2.gif   En 1349, l’empereur Jean VI Cantacuzène décida d’envoyer en Morée son fils Manuel, afin de lutter plus efficacement contre les incursions franques et vénitiennes dont souffrait toujours le Péloponnèse. Doté des pleins pouvoirs par son père, Manuel parvint rapidement à pacifier la région, et fit de Mystra la capitale de la Morée. Jusqu’à l’arrivée des Ottomans en 1461. La ville ne cessa de prospérer et devint un centre intellectuel, artistique et industriel (tissage de la soie) de tout premier plan.

 

Résidence d’un pacha, puis de seigneurs vénitiens de 1687 à 1715, la ville fut reprise par les turcs et finalement incendiée en 1770 par les albanais habitants des montagnes voisines. Au début du XIXe s. Chateaubriand remarquait déjà son abandon. La rénovation de Sparte en 1831 ne fit que précipiter les choses.

 

 

Au point le plus haut, le château franc qui n’a plus grand chose à voir avec la construction de Villehardouin du fait des ajouts successifs byzantins et turcs, il reste un bon exemple de l’architecture militaire de la fin du Moyen Age. Vue magnifique sur le site et ses environs.

 

La porte de Nauplie était la seconde entrée de la ville haute. Le chemin conduit ensuite à Sainte-Sophie.

img050d.jpg Cette église servait en même temps de chapelle au palais des Despotes et de catholicon d’un monastère. Son plan est le même que celui de la Péribleptos, c’est-à-dire cruciforme, et elle semble avoir été construite au début du XIVe s.. Quelques rares fresques subsistent à l’intérieur. img050c.jpg

 

img051-copie-1.jpg   Nous arrivons au palais des Despotes après être passé près d’une petite mosquée, l’un des rares souvenirs, avec les bains proches, de la domination turque sur Mystra.

Le palais en lui-même date des XIII-XVe s.. Ses ruines donnent encore une bonne idée du gigantisme d’un plan que ses propriétaires successifs, francs et byzantins, agrandirent constamment.

 

La porte de Monemvasie, du XIIIe s., donne accès à la seconde enceinte qui protégeait la ville haute.

 

img061.jpg En descendant le sentier qui longe la colline, nous arrivons ensuite au couvent de la Pantanassa. Encore habité par quelques religieuses, la Pantanassa (Reine du Monde) tranche avec l’aspect abandonné de Mystra. Construit en 1428, le couvent aux six coupoles fut plusieurs fois restauré et a reçu une décoration sculptée nettement plus sophistiquée que les autres églises, notamment à l’abside, dont l’allure d’ensemble est franchement occidentale.

Les fresques de l’intérieur (v. 1430) ont certainement subi l’influence de celles de la Péribleptos mais apparaissent pourtant moins spectaculaires.

 

img056.jpg   Le monastère de la Péribleptos est accolé à la falaise dont il épouse la forme. C’est l’un des plus beaux monuments de Mystra. Sa fondation, mal connue, remonterait peut-être à la période franque, mais le monument que l’on voit aujourd’hui appartient vraisemblablement au XIVe s. Après avoir remarqué l’originalité du plan et les nombreuses réminiscences latines « chevet et tour crénelées », vous pénétrez dans l’édifice entièrement recouvert de fresques exécutées dans les années 1340-1380 dont la lecture est rendue délicate par l’imbrication de trois cycles iconographiques (Eucharistie, Passion du Christ et Vie de la Vierge).

 Les scènes de la Nativité du Christ (bras sud), du Chemin de Croix (diakonicon) ou de la Dormition (côté nord), sont sans doute les plus belles réussites de cet art de rythme et de couleur qui a su ne pas rester insensible à l’Italie, notamment à travers ses recherches dans le rendu de la profondeur.

Dans la ville basse avec son petit cimetière, l’église de l’Evanghélistria (fin XIVe s.) est sans doute celle qui incite le plus à la mélancolie. Le temps a ici complètement effacé l’histoire de cet édifice.

 

Le monastère de Brontochion se trouve à l’extrémité est de la ville basse et regroupe deux églises, les Saints Théodore et l’Hodigitria. La première (XIIIe s.) adopte un plan octogonal que surmonte une grande coupole. On remarquera la belle abside dont l’ornementation affirme nettement les lignes horizontales. La seconde (début XIVe s.) faisait fonction d’église principale. Son plan, sans doute influencé par Constantinople, est beaucoup plus complexe (deux étages et cinq coupoles) et combine les formes basilicale et à croix inscrites, chose rare en dehors de Mystra. A l’intérieur, la décoration en marbre est complétée de fresques (XIVe s.) aujourd’hui un peu altérées par le temps mais encore significatives. Certaines font même penser au Trecento italien (les Miracles de Jésus dans le narthex). Vous arrivez enfin à la Métropole, la cathédrale dédiée à Saint Démètre (fin du XIIIe s. (à l’est) au début du XIVe s. (nef centrale et narthex)).

A côté de l’église, un musée abrite quelques icônes et fragments de fresques ainsi que des poteries et des bijoux byzantins.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #fresques, #mystra, #plan, #ville, #xixe

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Publié le 13 Septembre 2012

LA-PORTE-BEULE.jpg   Après avoir monté le sentier passé la porte Beulé, nous accédons aux Propylées, l’entrée monumentale du sanctuaire, que les Anciens jugeaient esthétiquement supérieures au Parthénon lui-même. Entièrement en marbre pantélique, leur architecte Mnésiclès a manifestement voulu faire grandiose et y est parvenu. Les sommes dépensées suscitèrent un tel tollé qu’il dut réviser à la hâte ses plans et le bâtiment ne fut jamais vraiment achevé. La visite se réduit aujourd’hui à une promenade parmi les colonnes tronquées. Elle permet d’apprécier la complexité du plan, due aux différences de niveau, ainsi que la liberté apportée dans le mélange des ordres dorique et ionique.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Erechth--ion.jpg   Exemple le plus parfait de l’architecture grecque, il est dédié conjointement à Athéna et à Poséidon-Erechthée, d’où la complexité de son plan que vient encore accentuer la déclivité du terrain. Adoptant l’ordre ionique, sa construction commença en 421 et ne s’acheva qu’en pleine guerre du Péloponnèse, en 406 av. J.C..

 

Le bâtiment actuel occupe l’emplacement le plus sacré du Rocher, celui où se déroula le combat opposant les deux divinités du sanctuaire : Poséidon, à coups de trident, fit sortie d’ici une source d’eau de mer tandis qu’Athéna offrit un olivier. Erechth--ion--1-.jpg

 Victorieuse, la déesse se réconcilia avec son rival et leurs cultes furent associés autour de l’arbre et de la source. Mais le mythe ne s’arrête pas là. A cet endroit étaient censés se trouver les tombeaux de Cécrops et d’Erechthée, les deux rois légendaires d’Athènes. On voit alors toute l’importance religieuse du lieu et par suite de ce monument.

 

Si la visite se résume aujourd’hui à une vue extérieure, on pourra néanmoins comprendre l’originalité du plan en faisant le tour du monument.

 

La partie abrite la chapelle d’Athéna Polias, dans laquelle se trouvait la statue en bois d’olivier de la divinité que les Arrhéphores (jeunes filles nobles de la ville) venaient vêtir lors des Panathénées. A l’ouest, se trouve le sanctuaire de Poséidon.

 

img159.jpg Deux portiques viennent enfin équilibrer l’ensemble. L’un d’eux, celui des Caryatides, résume à lui seul toute la grâce et la liberté de cet édifice que les architectes ont sans doute voulu opposer à la rigueur un peu austère du Parthénon.

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Rédigé par orange8454

Publié dans #celui, #deux, #monument, #plan, #poseidon

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