Publié le 17 Juin 2015
opera
Publié le 13 Septembre 2012
"L'opéra de Saigon est le contrepoids de l'Opéra de Hanoï (construit en 1911 sur les plans des architectes Broger et
Harloy, inspiré de l'architecture de l'opéra Garnier de Paris avec 900 sièges).
L'opéra de Saigon possède ses caractéristiques spécifiques. Il a été conçu par l'architecte Félix Olivier, la construction a été réalisée en 1900 sous la supervision du cabinet d'architectes
Ernest, Guichard et Eugène. Son modèle architectural est influencé par le style flamboyant de la troisième République française. La façade est inspirée du Petit Palais construit la même année en
France. L'aménagement intérieur est bien équipé, avec une acoustique et un éclairage parfaits. Le bâtiment inclut un parterre et 2 balcons, capables de proposer jusqu'à 1800 sièges. Décors,
inscriptions et meubles ont été dessinés par un artiste français célèbre et envoyés de France. Cependant, le décor de façade a subi quelques critiques. Suivant le modèle gothique, la façade du
bâtiment a été décorée d'inscriptions et de reliefs (comme l'hôtel de ville), ce qui lui valut d'être décrite comme compliquée. En 1943, une partie de cette décoration a été enlevée. En 1998, à
l'occasion du 300e anniversaire de Saigon, le gouvernement de la ville a fait reconstituer une partie du décor de la façade."
Publié le 13 Septembre 2012
Le Théâtre de la Comédie
L’Opéra était jadis situé à l’emplacement de l’actuel Musée des Beaux-Arts, place Stanislas. Ce Théâtre de la Comédie, construit en 1758 sur l’initiative de Stanislas, fut totalement détruit par un incendie dans la nuit du 4 au 5 octobre 1906.
La reconstruction
Sa reconstruction fait naître toute une série de polémiques quant à son nouveau point d’ancrage. Par rapport au
développement de la ville, certains souhaiteraient un Opéra plus central ; mais pour beaucoup, il semble primordial de conserver la scène lyrique au cœur du quartier historique construit pendant
les années fastes de Stanislas.
La séparation de l’Etat et de l’Eglise offre une solution inespérée. En 1909, l’Etat prend possession de l’Hôtel des Fermes – ancienne propriété de l’Evêché – et permet ainsi de maintenir les
activités lyriques place Stanislas.
Le Palais Hornecker
Dès 1906, le concours d’architecte est lancé. Les Nancéiens plébiscitent le projet Art Nouveau d’Emile André, mais c’est l’Alsacien Joseph Hornecker que le jury décide de couronner. Son théâtre à l’italienne, pastiche d’un Opéra du XVIIIème siècle, convient davantage aux standards académiques de l’époque.
Le nouveau Théâtre est inauguré le 14 octobre 1919 sous les applaudissements du public qui salua tant l’œuvre de l’architecte que la compagnie de l’Opéra qui donna, ce soir-là, une représentation de Sigurd’ de Reyer.
La restauration
En 1994, sous la direction de Thierry Algrain – architecte des Monuments historiques – l’Opéra fait l’objet d’une grande restauration dont l’objectif est de recréer à l’identique la salle telle qu’elle était le jour de son inauguration il y a un peu plus de 80 ans.
Le label d'Opéra national
Le 1er janvier 2006, le Ministère de la Culture et de la Communication attribue à la scène lyrique nancéienne le label
d’Opéra national. L’Opéra de Nancy et de Lorraine devient ainsi, après Lyon, Bordeaux, Strasbourg et Montpellier, le cinquième Opéra national en région.
Cette distinction constitue une véritable reconnaissance de la qualité du travail artistique et des compétences des équipes de l’Opéra national de Lorraine.
La salle
La salle contient 1014 places et se compose d’un parterre avec loges d’orchestre, d’un balcon, de deux galeries, d’un poulailler et d’un plafond plat « décollé ». Grâce à l’utilisation du béton pour sa construction, les balcons peuvent tenir sans colonnes, évitant ainsi de nombreuses places aveugles. Réalisée dans les tons de rouge, or et blanc, décorée de stucs, d’ornements et de statues, l’unité de la salle est particulièrement remarquable.
La scène
La scène est composée d’un plateau, d’un cadre de scène et d’une machinerie qui ne fonctionne quasiment que
manuellement. Seuls les rideaux de fer et le rideau rouge sont actionnés de manière électrique. Le cadre de scène mesure 10 mètres de haut et deux espaces de 10 mètres au-dessus et 10 mètres
au-dessous permettent le déplacement vertical et latéral des décors. Un système de trappes peut notamment faire apparaître et disparaître un artiste en un clin d’œil…
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