mains

Publié le 13 Septembre 2012

Il y avait une fois des Bourbonnais qui s'étaient réunis pour chasser le cabri; il y avait longtemps qu'ils en cherchaient sans en découvrir, lorsque l'un deux aperçut un beau cabri qui était sur la pointe d'un rocher escarpé, et paraissait ne se méfier de rien. Il fit signe aux autres de se taire, et, s'avançant avec précaution, il tira sur le cabri; celui-ci fut atteint mortellement; mais au lieu de tomber sur le rocher et d'y rester, il glissa tout du long, et alla tomber dans le fond d'un vallon où il demeura étendu sans mouvement.

Comment faire pour l'avoir ? Les Bourbonnais étaient bien embarrassés; car l'animal était tombé dans une espèce de gorge dont les côtés étaient escarpés comme mur, et il n'y avait pas moyen d'y descendre. Aller chercher une corde, cela aurait pris du temps.

Un des Bourbonnais dit aux autres:

— Si vous voulez m'en croire, voici comment nous allons nous y prendre. Je resterai en haut et tiendrai avec les mains celui qui descendra le premier, un second le suivra, et un troisième, jusqu'à ce qu'on soit arrivé au cabri.

Les chasseurs battirent des mains en entendant cette proposition, et ils se mirent en devoir d'exécuter la manœuvre.

Le chasseur qui avait parlé le premier s'arc-bouta de son mieux, l'un des compagnons lui prit les mains et se laissa prendre le long du précipice, un autre glissa tout au long de son corps, lui saisit les pieds et se laissa pendre. Il y en avait plusieurs qui étaient ainsi suspendus, et ils étaient sur le point de toucher au cabri, quand celui qui était en haut s'écria:

— Camarades, je n'en puis plus, les mains me glissent, je vais lâcher tout.

— Crache dans tes mains, lui cria un des chasseurs, tu auras plus de force pour te reprendre après.

Le chasseur ouvrit les mains pour cracher dedans, et mieux se reprendre; mais comme vous pensez bien, les autres qui étaient suspendus dégringolèrent les uns sur les autres, et je ne sais comment ils firent pour se retirer de là.

 

mer (287)

 


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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

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Publié le 13 Septembre 2012

Les héritiers de Saladin règnent jusqu’en 1250, date à laquelle le trône passe par le mariage aux mains d’Aybak, chef des mamelouks. Ce corps d’élite de soldats-esclaves devient alors l’organe politique et militaire le plus puissant d’Egypte, et les sultans mamelouks règnent à partir du Caire pendant les trois siècles qui suivent. Leur loi, impitoyable, est souvent corrompue par la trahison et la duperie.

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

Fille de Cronos et de Rhéa, Héra fut élevée par l'Océan et Téthys, avant de devenir l'épouse de Zeus, dont elle est également la soeur. Jalouse et rancunière, elle est connue dans les légendes pour les nombreuses querelles qui l'opposèrent à son divin mari, dont elle déplorait sans cesse les continuelles infidélités. Aussi, pour se venger, elle persécuta sans relâche les enfants que Zeus eut des mortelles : Europé, Io, Dionysos, Héraclès, pour ne citer que les plus célèbres, furent les victimes de sa fureur. Un jour, pour empêcher Zeus de descendre sur la Terre rejoindre ses amours, Héra conçut en accord avec Poséidon et Athéna, le projet d'enchaîner son époux. Mais Zeus déjoua le complot et suspendit provisoirement sa femme par les cheveux à un anneau fixé dans les nuages, après lui avoir lié les pieds et les mains. Cependant, on voyait souvent les irascibles époux réconciliés pour quelques temps. Zeus put ainsi devenir le père de quatres enfants légitimes, Arès, Hébé, Héphaïstos et Ilithye. D'autre part, Héra se mêla fréquemment des affaires des mortels. On la voit ainsi soutenir les Grecs contre les Troyens pour se venger de Pâris, qui ne lui avait pas décerné, en lui accordant la pomme d'or, le titre de la plus belle des déesses, mais qui lui avait préféré Aphrodite. Elle protégea également le navire Argo au cours de l'expédition des Argonautes, surtout au moment du dangereux passage entre Charybde et Scylla. Il lui arriva parfois d'être l'objet des assiduités des mortels, tels le Géant Porphyrion et Ixion. Zeus, se montrant encore plus jaloux qu'elle, foudroya le premier et ravit Héra au second sous la forme d'une nuée.

Seule déesse mariée parmi toutes les divinités féminines de l'Olympe, Héra jouit de privilèges, et elle est traitée avec un constant respect. Elle apparaît alors aux yeux des Grecs comme la déesse du mariage légitime, la protectrice de la fécondité du couple et, particulièrement, avec Ilithye, de la femme en couches. Dans la littérature comme dans l'art, elle porte les attributs royaux traditionnels : le sceptre et le diadème ; sa tête recouverte de voiles est le symbole du mariage. Parfois même, elle tient dans l'une de ses mains la pomme de grenades, emblème de la fécondité. Le paon est l'animal qui lui est consacré en souvenir d'Argos, dont elle prit les cent yeux, lorsqu'il eut été tué, pour les placer sur le plumage de ce volatile. Héra ne peut se prévaloir, toutefois, du titre de reine des Dieux et des hommes : elle est simplement l'épouse unanimement vénérée du dieu suprême.

 

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Rédigé par orange8454

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