lion

Publié le 13 Septembre 2012

C'est l'histoire d'un lion qui s'en vint trouver un chacal et lui dit : "Je voudrais que vous me procuriez de quoi manger : voilà huit jours que je reste sur ma faim ".

"Il y a ici, répondit le chacal, un mulet qui broute dans un pâturage : mais il faut que nous lui trouvions un motif ".

"Entendu, dit le lion, quoi que vous décidiez, je vous soutiendrai".


« Venez, reprit le chacal, rendons-nous ensemble chez lui. Dès que j'arriverai, je lui dirai que le roi nous a prescrit de produire chacun son arbre généalogique, à savoir ses racines, bref l'identité de son père. Voilà, continua-t-il, le langage que je lui tiendrai, c'est ça le meilleur prétexte. Le mulet, c'est connu, n'a pas d'origine avouable : ses parents sont la jument et le baudet, sauf votre respect. Alors, conclut le chacal, quand nous nous présenterons à vous, il faut que vous m'interrogiez en premier »

Ils arrivèrent donc auprès du mulet. Le chacal l'appela et lui dit :

« Venez voir ce que dit le lion ».

« Moi, dit le lion, je ne suis que l'envoyé du roi. Ne me prêtez aucune mauvaise intention »

« Je vous en prie messire », dit le mulet.

« Je viens, dit le lion, vous poser une question : il faudrait que vous me fassiez connaître vos origines »

« En ce qui me concerne, oncle lion, dit le chacal, je suis chacal, descendant de chacals, et ceci jusqu'au chacal que Noé a pris avec lui dans l'arche. »

« Et vous ? » demanda-t-il au mulet.

« Moi, monseigneur répondit le mulet,

je n'ai pas de tête. Il faut que j'aille demander à ma mère quelle est mon origine ».

« Entendu », dit le lion.

Or notre mulet était de solide carrure. Il s'arrêta auprès d'un forgeron, et quand il lui eut mis une ferrure neuve, il revint en se mettant à boiter d'un pied.

Les deux autres lui demandèrent :

« Qu'est-ce qui arrivé pour que vous boitiez ? »

« C'est, dit-il, une lettre que ma mère m'a fourrée dans le sabot. J'avais peur que si je la mettais dans la bouche elle se mouille ; alors je l'ai mise dans le sabot ».

Quand il fut près d'eux, il leur dit : « Désignez l'un de vous pour qu'il vienne la lire » Le lion dit au chacal :

« Allez la lire ».

« Monseigneur, prétexta le chacal, je n'y vois pas clair du tout ».

Le lion s'avança pour la lire. Alors, le visant bien entre les deux yeux, le mulet lui décocha une ruade qui lui fit voler le crâne en éclat.



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Rédigé par orange8454

Publié dans #autres, #chacal, #lion, #lire, #mulet

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Publié le 13 Septembre 2012

Meknès, la noble cité s’élève au centre d’une immense plaine. Elle fut pendant longtemps, la plus glorieuse des villes impériales. En ce temps là il y avait encore des lions…


… Ouda était un lion superbe et généreux. Sidi Schalab était un eunuque avare qui touchait l’argent que le sultan Moulay Abd-el-Aziz destinait aux habitants du palais. D’une cupidité révoltante, il empochait l’argent et laissait, pendant des jours, les femmes et les lions du palais sans nourriture.


Les femmes disposaient pour se promener, d’un vaste enclos que l’on qualifiait de jardin, mais sans herbe, ni fleurs, ni plante, ni arbuste ; les dalles des allées étaient brisées ; les fontaines étaient sèches… L’enclos des femmes communiquait librement avec une cour autour de laquelle s’alignaient les cages des fauves.


A la place d’honneur était celle d’Ouda, lion de l’Atlas déjà vieillissant, mais dont l’âge n’avait altéré que la force et la beauté, et non point l’appétit.


Les femmes révoltées par cet état de fait, échafaudèrent un plan sous la direction de Béhobé.


Se dirigeant vers la cage d’Ouda, Béhobé tira doucement le verrou qui fermait la porte de la cage. Le lion ne s’éveilla pas et la vieille femme repartit comme elle était venue.


Le soir, Sidi Schlah réintégra le palais ivre comme à son habitude. Son ivresse ne l’empêcha pas de remplir ses fonctions habituelles ; il pénétra dans le harem, fit le tour des chambres où couchaient les sultanes. Tout était normal, aucune femme n’était éveillée.


Il alla rendre visite aux fauves qui grognaient, claquaient des mâchoires affamées.


Sidi Schlah ricana : «  c’est drôle qu’ils aient faim quand moi j’ai trop langé et peut-être un peu trop bu ».


Il alla braver Ouda et se dirigea vers la cage du lion.


« Ha ! ha ! ha !, le jeûne ne te plait pas.


L’animal poussa un rugissement plus violent, la porte céda sous le poids du lion ; subitement celui-ci se trouva libre et bondit sur l’eunuque.


Le lendemain, les gardiens ne trouvèrent pas Sidi Schlah.


Ils explorèrent le palais et le harem, rien, alors les eunuques entrèrent dans la ménagerie, un spectacle affreux les attendait ; Ouda le lion de l’Atlas, ronflait paisiblement au centre de la cour, la tête sur les pattes, la langue à moitié sortie de sa gueule, tandis que les autres lions dans leurs cages rugissaient d’envie et de jalousies.


Autour d’Ouda, visiblement repu, s’éparpillaient des os soigneusement dépouillés de leur chair et un crâne humain auquel étaient encore attachés quelques cheveux. Des lambeaux de vêtements trainaient çà et là et les eunuques reconnurent la djellaba de leur chef.


On parvint avec peine à faire rentrer Ouda dans sa cage. Un successeur fut donné à Sidi Schlah et celui-là, profitant de la leçon veilla à ce que les lions soient bien nourris.


Mais comme les femmes n’avaient pas mangé leur gardien, et comme on n’avait pas peut qu’elles ne le fissent, elles furent comme par le passé, oubliées plus qu’il n’était équitable dans le partage du couscous.


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Rédigé par orange8454

Publié dans #cage, #femme, #lion, #schlah, #sidi

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Publié le 13 Septembre 2012

Un jeune lion s’est épris d’une belle jeune fille vivant dans la jungle avec sa famille, il demanda sa main et, malgré la protestation de ses parents, la jeune fille consentit à ce mariage. Après la célébration des noces, le lion emmena son épouse dans sa tanière où il l’entoura d’amour, de tendresse et de bienveillance, il subvint généreusement à ses besoins ce qui la rendit heureuse en sa compagnie pendant de longues années. Un jour, elle exprima le souhait de rendre visite à ses parents qu’elle n’a pas vu depuis bien longtemps ; le lion y consentit de bon gré, l’y accompagna, la laissa en leur compagnie pour une semaine et retourna vers sa tanière.

Au moment où il revient la reprendre, il intercepta cette discussion entre la mère et sa fille :

- La mère : tu ne m’as encore rien dit sur ton ménage, ni sur tes relations avec ton mari !

- Oh maman, tout va bien entre nous, il m’aime et me gâte, je me sens vraiment heureuse avec lui.

- Il ne peut tout de même pas être sans aucun défaut ! Après un petit moment de silence, la fille répondit :

- Oui maman, je ne peux vraiment rien te cacher, mon lion pue énormément par la bouche, ce qui me gène un peu trop.

Quelques instants plus tard, le lion s’annonça, et ramena sa femme à la tanière conjugale comme s’il n’a rien entendu.

Dès leur arrivée, il alla chercher une épée et la présenta à son épouse : tiens cette épée lui dit-il, ce qu’elle fit d’un air surpris.

- Maintenant, tu dois me frapper par cette épée de toutes tes forces !

- Comment puis-je faire cela, est-ce possible ?!

- Puisque je te le demande, il faut le faire !

- Impossible, je ne me sens pas capable de te faire du mal !

Mais, devant l’air insistant et menaçant que prit le lion, elle dut obéir et lui asséna un grand coup d’épée lui causant une blessure dangereuse.

Quelques jours plus tard et après que sa blessure fut cicatrisée, le lion appela sa femme, et sur un ton grave et attristé il lui dit :

- Rends toi compte ma chérie, le coup d’épée ne fait vraiment pas de mal puisqu’il guérit par le temps, mais le coup de la langue ne guérit jamais.

Sur ce, il se jeta sur elle et la broya.

 


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Rédigé par orange8454

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