jardin

Publié le 13 Septembre 2012

5 mois après je retourne au Maroc en famille pour les villes impériales, je ne m'en lasse pas.

Le périple recommence par Marrakech, ensuite Meknès, Fès, Rabat, Cassablanca et retour sur Marrakech.

Un petit tour historique pour ce nouveau voyage.

 

MARRAKECH – la perle du sud ou ville rouge -

 

Ville phare des Almoravides au XIème siècle, elle a jadis prêté son nom au Maroc, elle en perpétue la magie. Oasis aux portes du désert, joyau au pied de l'Atlas, c'est Marrakech, l'éblouissante et superbe capitale du Sud Marocain.

Tout converge vers la place Jemaa el Fna. Musiciens, danseurs, guérisseurs, écrivains publics, conteurs, vendeurs d'oranges pressées ou de graines grillées, offrent un spectacle hallucinant.

Puis les gargotiers s'installent. Alors les quinquets et les étoiles s'allument et les fumets des viandes rôties, du couscous, de la harira, des beignets emplissent l'air de la nuit. Dans la médina, le spectacle continue avec ses souks, labyrinthe d'ombre et de lumière, ramifié à l'infini sous des treillages de roseaux, festival marocain de couleurs, de sons, de parfums qui invitent à suivre le rythme de la foule, à pénétrer plus avant dans le dédale.

Et soudain, au détour d'une étroite ruelle, par une porte entrebaîllée, se révèle un palais au vaste patio où chante une fontaine : Palais de la Bahia qui s'ouvre sur des jardins embaumant le jasmin et l'oranger ou Dar Si Saïd, aujourd'hui musée des arts marocains.
Tout est à voir à Marrakech : la beauté froide et muette des tombeaux saâdiens, la médersa Ben Youssef, les majestueux vestiges du palais el Badii, construit par Ahmed el Mansour avec les matériaux les plus précieux, or, onyx, marbre d'Italie, troqués contre leur poids en sucre...

La visite des jardins fournit une occasion rêvée de parcourir Marrakech en calèche. Jardin de la villa Majorelle où pépient joyeusement des oiseaux de toutes espèces. La Ménara et son pavillon qui mire ses proportions parfaites dans les eaux languissantes de son bassin, tableau inoubliable sous le soleil couchant. La Palmeraie et ses 13 000 hectares de palmiers, d'orangers, d'oliviers, de pommiers...

Défendue par ses immenses remparts ocres, veillée depuis 800 ans par sa fière Koutoubia, Marrakech conserve intacte la faculté d'émerveiller.

Palais de la Bahia

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Rédigé par orange8454

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Publié le 13 Septembre 2012

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Palais de Beylerbeyi

En passant le pont du Bosphore, vous avez sûrement eu le regard attiré par un élégant bâtiment de marbre rococo au milieu d’un jardin entouré de bassins. C’est le Palais de Beylerbeyi, palais d’été des sultans ottomans. Les visites sont uniquement accompagnées. Après la visite, nous vous recommandons de vous promener le long des quais dans le quartier de Beylerbeyi, de déguster un verre de thé face au Bosphore, et si vous en avez encore le temps, visitez la mosquée.

Situé sur la rive asiatique, Beylerbeyi existe depuis l’époque byzantine. D’après le célèbre voyageur du 18ème siècle İnciciyan, Constantin le Grand y fit ériger une croix. Ce lieu fut connu alors sous le nom de “Istavroz Bahçesi“ (jardin de la croix). Sous le règne ottoman, cette place devint un parc impérial. İnciciyan rapporte qu’au 16ème siècle, le nom de Beylerbeyi a été donné à cet endroit, parce que Mehmet Pacha qui détenait le titre de Beylerbeyi (Gouverneur Général) y fit construire une maison de campagne. Les sultans y firent bâtir eux aussi plusieurs maisons, pavillons d’été et en 1829 le sultan Mahmut II, fit édifier un palais en bois au bord de l’eau. Un incendie l’ayant ravagé, le sultan Abdülaziz en 1865, fit démolir le bâtiment et construire à son emplacement le palais actuel que l’on connaît, fantaisie en marbre blanc au milieu d’un jardin de magnolia. La raison de l’existence du grand bassin derrière le palais n’est pas pour les plaisirs nautiques du sultan, mais tous simplement un réservoir d’eau en prévision des incendies.

Petits renseignements sur le Palais de Beylerbeyi:

Conçu par le célèbre architecte ottoman Sarkis Balyan, le palais servit de résidence d’été aux sultans, et par la suite de demeure aux personnalités étrangères en visite dans la capitale ottomane. Le Prince de Serbie, le Roi du Monténégro, l’Empereur d’Iran, l’Impératrice Eugénie de France sont parmi les hôtes royaux qui y séjournèrent. Le sultan destitué, Abdülhamid II, passa les six derniers mois de sa vie à Beylerbeyi et y mourut en 1918.

Les intérieurs du palais sont une synthèse des différents styles orientaux et occidentaux, mais l’agencement des pièces correspond à celui des maisons traditionnelles turques ; aux quatre coins, des pièces fermées donnant sur un sofa central. La décoration et l’ameublement du Selamlık (appartement des hommes) ou appartement commun, sont plus sophistiqués que ceux du Harem (appartement des femmes). Le concept de la salle à manger qui n’existait pas dans le Palais de Topkapı, entre en usage dans la vie ottomane par le Palais de Beylerbeyi.

Le palais est constitué de deux étages et d’un rez-de-chaussée comprenant les cuisines et offices. Le palais à trois entrées, six salons officiels, et 26 plus petites pièces. Les sols sont recouverts de nattes de paille provenant d’Egypte, protégeant ainsi les occupants de l’humidité en hiver et de la chaleur en été. Sur ces nattes sont disposés de grands tapis et kilims pour la plupart fait à Hereke. De superbes candélabres en cristal de Bohème, des pendules françaises, des vases en porcelaine chinoise, japonaise, française et turque (Yıldız) forment l’ensemble des accessoires.

Une autre caractéristique qui différencie le Palais de Beylerbeyi des autres palais ottomans de même période, est le jardin en terrasses sur la colline derrière le bâtiment. Il y a deux pavillons sur ces terrasses: Sarı Köşk (Kiosque Jaune) au bord d’un bassin sur la terrasse supérieure et Mermer Köşk (Kiosque de Marbre) avec sa fontaine intérieure et ses murs en marbre, qui donnent une sensation de fraîcheur pendant les étés torrides. Le Kiosque de marbre, le grand bassin de la terrasse supérieure, et le tunnel sont les seuls vestiges de l’ancien palais de bois.

L’attrayant Ahır Köşk (Ecuries) est un exemple fascinant des écuries de palais ottoman et d’un intérêt particulier, étant le seul bâtiment de la sorte qui soit conservé dans son état d’origine.

L’ancienne route côtière passait sous un long tunnel, construit au temps de Mahmut II (1808-1839), de façon à ce que le palais ne soit pas séparé du jardin en terrasse. Ceci est un exemple unique, les autres palais et résidences étant reliés à leurs jardins ou parcs par des ponts. Ce tunnel est aujourd’hui une cafétéria et un point de vente de livres, cartes postales, souvenirs pour touristes. Les jardins sont ouverts pour des réceptions privées.

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Rédigé par orange8454

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